Entrevue
Par Christianne Chaillé
Malgré son horaire bien souvent surchargé, Roy Dupuis ne manque jamais l’occasion d’apporter sa contribution aux événements qu’organise Éric
Saint-Pierre de la Fondation Mira, à cause de son amitié pour cet homme, «ce fabuleux
personnage». «J’aime bien l’idée de réunir l’homme et l’animal, par la douceur, comme Éric le fait.»
Il était donc de la 12e édition du Défi-Vision qui a eu lieu vendredi dernier à l’Autodrome de Granby: un préambule à des vacances bien
méritées…
«Après quoi je vais commencer par rentrer à la maison. J’ai des travaux à terminer pour le mois de juillet sur la maison. Chez nous, c’est ma planète. C’est mon terrain. La maison et la terre
m’ont ancré. A partir du moment où il y a eu un bout de terre qui m’a appartenu, je me suis senti peut-être un peu plus responsable. Responsable de la planète at large. J’ai fait
souvent le tour du propriétaire. En fait, si souvent, que je suis à la veille de connaître chaque arbre même s’ils sont très "maganés" à cause du verglas.»
Depuis que Roy Dupuis a découvert la quiétude de la campagne, le langage de la terre et le plaisir d’un toit bien à lui, il cultive une nouvelle
façon d’aborder la vie, plus sereine, empreinte de continuité. Il ne manquerait que des rires d’enfants résonnant dans un ciel clair et limpide pour compléter ce tableau.
«Eh oui, j’ai envie éventuellement d’un enfant. Pas pour l’instant, mais cela fait partie de la maison, de la terre. Je ne sais pas si c’est dû à un besoin de pérennité parce que je suis rendu
à 36 ans, mais chose certaine, je trouve ça beau, la famille. Je trouve que la famille c’est très important. C’est la famille qui fait le monde.»
Un voyage en Chine
D’ici à ce que cet important projet de vie prenne forme, Roy Dupuis profitera de sa pause professionnelle actuelle pour aller découvrir encore de
nouveau horizons.
«Au mois d’août, je vais probablement voyager. Depuis trois ans, lorsque je peux durant l’été, j’aime bien faire des voyages. Cet été, j’ai envie d’aller faire un tour en Chine où ils sont en
train de construire un immense barrage, une des plus importantes structures jamais construites par les êtres humains. À cause de ce barrage, ils inonderont des centaines de villages, vieux de
3.000 ou 4.000 ans. Pour ce faire, ils ont déménagé des millions de personnes dont des gens qui étaient complètement autosuffisants, qui habitaient des villages de génération en génération et
qui ne sortaient jamais de leur coin de pays. J’aimerais aller voir ce qui va disparaître.»
Une vie de moine
Roy Dupuis admet que ces escapades à l’étranger lui sont très bénéfiques, lui qui, le restant de l’année, soit pendant huit mois et demi, fait la navette
entre Montréal et Toronto depuis le début du tournage de la populaire série télévisée Nikita.
«Présentement, je n’ai pas de rêves professionnels. Je viens de finir mon marathon: huit mois et demi de tournage c’est toujours long. La série télévisée, de la façon dont nous la faisons à
Toronto, est ce qu’il y a de plus difficile à vivre dans le métier. Enfin, selon mon expérience. Nous tournons de dix à dix-huit heures par jour, cinq jours par semaine. C’est une vie de moine.
Lorsque arrive la fin de semaine, tu n’as qu’un souhait, soit celui de te reposer afin de te ressourcer un petit peu pour avoir des forces pour la semaine qui s’en vient. Pour y parvenir, je
lis un peu. Je fais un peu de sport. Je "m’effouare". Je fais de la bouffe car j’aime bien recevoir lorsque je peux. Je ne suis pas souvent là pour mes amis. C’est pourquoi, actuellement, je
n’ai qu’une seule envie: vivre un peu. Après, on verra…»
En effet, après ses vacances il n’est pas dit qu’il reprendra le tournage de Nikita.
«On ne le sait pas encore. Tout dépendra... Je ne peux pas élaborer sur ce sujet
présentement. Il y a des projets de films sur la table. Il y en a aux États-Unis, au Québec, au Canada et ailleurs.»
Une histoire à suivre…
Source:
Article Magazine Échos Vedettes
Pour une consultation facile et rapide, je vous invite à naviguer soit par Catégories, soit par la page PLAN DU SITE.
Derniers Commentaires