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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 22:24


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Par la suite, les chemins de Roy Dupuis et Macha Grenon se croiseront encore trois fois, dans:
 

- L'Homme idéal, 1996 (Virginie)

- Maurice Richard - Histoire d'un Canadien, 1999 (Lucille Richard)

- Les Invasions barbares, 2003 (Arielle)

 


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11 juillet 1997
 

Du  petit  écran  à  la  scène
 


SHERBROOKE - Depuis qu'elle est toute jeune, Macha Grenon savait qu'elle voulait être comédienne. Une volonté qu'elle était incapable de raisonner mais qu'elle ressentait, tout simplement.
 
 
«Une passion comme celle-là ne s'explique pas de façon raisonnable. Et chacun des nouveaux rôles décuple la passion, une passion qui est faite du plaisir que l'on a à prendre conscience que l'on peut jouer des personnages différents et à se rendre compte qu'il reste encore tellement de choses à apprendre.»
 

Or, Macha Grenon n'est pas du genre à s'asseoir sur ses lauriers. Et, en plein coeur d'une carrière qui l'a propulsée en tête d'affiche des plus grosses séries pour la télévision, en plus de lui réserver de très beaux rôles au cinéma, la voilà fin prête à effectuer un grand saut au théâtre.
 

Elle s'y adonnera tout l'été alors qu'elle est de la distribution de la production Cinq Filles avec la même robe de l'auteur américain Alan Ball qui est présenté au théâtre Palace de Granby. Mais il aura fallu à la fois une conjoncture propice et la présence d'André Brassard, qui assume ici la mise en scène, pour que la comédienne accepte de se prêter à l'exercice.
 

«Je me connais, je suis une perfectionniste. Je me disais si je viens au théâtre, je le ferai bien et je ne me consacrerai qu'à cela. Je ne pense pas que j'aurais voulu faire une télésérie comme Scoop, en me levant à 4 ou 5h tous les matins, et jouer au théâtre le soir. Mais cet été, il n'y avait rien d'autre que le tournage de la minisérie The Sleep Room qui vient d'être achevé et, surtout, il y a eu André Brassard dont la présence sur cette production a fait pencher ma décision. C'est un homme pour lequel j'ai une grande admiration, et j'étais très heureuse de travailler avec lui.»
 

Un bonheur qui, pour Macha Grenon, se double du plaisir de jouer un beau personnage de composition, celui de Vicky, une lesbienne féministe qui ose affirmer, avec fraîcheur et humour, sa différence.
 

«Je cultive en moi le désir de créer, de me mettre dans la peau d'un nouvel individu, car il n'y a aucun intérêt à se jouer soi-même ou à jouer toujours le même personnage, même s'il faut aussi savoir puiser en soi. Pour y arriver, il faut être motivé à travailler, à se poser des questions, à avoir des rêves et à s'appliquer à surpasser les limites de son imaginaire. C'est le but que je me fixe à chaque fois.»
 

De Stéphanie Rousseau à laquelle elle a été intimement liée pendant quatre saisons et, aussi, très assimilée, Macha Grenon dira qu'elle est une femme très différente et que depuis Scoop, elle a eu l'occasion d'explorer plein de nouvelles avenues, notamment avec son personnage de Paméla dans Ces enfants d'ailleurs, qui lui ont permis de se détacher de l'éditrice de L'Express.
 

«Il me faut toujours porter en moi le goût du défi mais également la crainte, celle qui me force à me demander si je vais être capable de me dépasser. Il ne faut pas que la situation soit trop confortable car je considère que pour qu'un acteur reste éveillé et pour qu'il continue à aimer son métier, il lui faut aller vers ce qui lui fait peur parce que le risque force les gens à évoluer.»
 

Dans cet esprit, il est possible de ne pas être à la hauteur, mais la crainte de se casser la gueule n'habite aucunement la comédienne qui se dit d'abord et avant tout motivée par un désir d'évolution. «Je n'ai pas d'image publique à préserver ou, plutôt, la seule qui me tienne à coeur est celle de l'honnêteté et de l'engagement à l'égard de ceux pour lesquels je travaille.»
 

Et, de cette première expérience au théâtre, Macha Grenon dira qu'elle lui fait connaître une réelle communion avec un public qui se vit dans l'instantanéité - une communion qui, au cinéma, s'exprime plutôt avec l'équipe.
 


Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com




 

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