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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 21:05


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23 août 2007

Pluie de stars à Toronto!

Roy Dupuis et Vincent Cassel (prochainement réunis dans le film L'Instinct de Mort) seront présents au 32e Festival international du Film de Toronto (du 6 au 15 septembre).

.... Roy Dupuis est aussi attendu pour la présentation de deux oeuvres: Shake Hands with the Devil (J'ai serré la main du diable), dans lequel l'acteur incarne le général Roméo Dallaire, et Emotional Arithmetic, le film de clôture, dans lequel il partage la vedette avec Susan Sarandon et Christopher Plummer.»

(Le Journal de Montréal)


 
2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto
2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto

 

9 septembre 2007
 

L'histoire  écrite  en  lettres  de  sang
 

Par Normand Provencher
 



«Vous  devez  me  garder  vivant,  c’est  un  ordre!»
 


TORONTO - C’est la dernière phrase prononcée par le lieutenant-général Roméo Dallaire (Roy Dupuis) dans l’adaptation de son autobiographie, J’ai serré la main du diable.
 

Dépressif, les traits tirés, le haut gradé militaire est au bout du rouleau. Il l’était encore davantage, au début du film, lorsqu’une psychologue lui demande s’il a encore envie de vivre. Entre ces deux phrases, c’est l’histoire d’un témoin du génocide rwandais, hanté par les fantômes de la tragédie, que raconte le film de Roger Spottiswoode, dont la première a eu lieu hier, au Festival de Toronto.
 

Tourné en anglais, J’ai serré la main du diable (Shake Hands with the Devil) est sans doute le film qui contribuera à donner un nom à Roy Dupuis sur la scène internationale. Il ne se contente pas de jouer le rôle de Roméo Dallaire, il est Roméo Dallaire. Il habite complètement son personnage, ce haut gradé militaire canadien débarqué en 1993 au Rwanda avec des Casques bleus de l’ONU. La suite, tout le monde la connaît. Les Hutus ont pris les machettes et massacré plus de 800.000 Tutsis. Un génocide dans le vrai sens du mot.
 

C’est le parcours émotif du général Dallaire que raconte le film. Son courage pour négocier avec les rebelles. Sa force pour désobéir aux ordres afin de sauver des vies (plus de 30.000). Sa colère de voir la communauté internationale refuser d’intervenir. Son impuissance à en faire davantage. Et, à la toute fin, son désarroi total devant l’Histoire qui s’écrit en lettres de sang.
 

Si Dupuis est quasi irréprochable, on regrette que la mise en scène de Spottiswoode (Demain ne meurt jamais) soit si sage, conventionnelle, voire clinique, comme s’il n’avait pas réussi à trouver le ton juste ni le rythme pour faire évoluer son personnage torturé. Pas suffisant pour ne pas aimer le film, mais juste assez pour croire qu’on aurait pu faire mieux.
 


Source:
Le Soleil




 

2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto
2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto

 

11 septembre 2007


Roy  Dupuis,  Roméo  Dallaire  et  le  devoir  de  mémoire


Par Marc-André Lussier
 


TORONTO - Le général n'en revenait pas. Au lendemain de la première projection officielle de Shake Hands with the Devil, l'adaptation cinématographique du récit autobiographique qu'il a publié en 2003, Roméo Dallaire disait même être «exceptionnellement troublé» par ce qu'il a vu.


«À plus d'une occasion, j'avais carrément l'impression de me voir à l'écran! confiait hier le général à La Presse. C'est dire à quel point Roy Dupuis a su bien traduire les déchirements intérieurs qui m'ont habité. Non, mais vous avez vu ses yeux?»
 

Visiblement, le courant est passé entre les deux hommes. Qui n'hésitent pas à parler de «communion d'esprit» pour décrire les liens qui les ont unis dès leur première rencontre.
 

Shake Hands with the Devil est l'un des nombreux films à caractère politique à faire partie de la sélection torontoise. Réalisé par Roger Spottiswoode, le film repart à la trace des événements qui ont mené au génocide rwandais en 1994, à travers le regard du général Dallaire, alors commandant d'une mission des Nations unies. Surtout, le récit s'attarde aux efforts d'un homme à qui on refuse, pour des raisons politiques, les ressources nécessaires pour mener à bien sa mission.
 

«J'estime que ce film est profondément actuel pour deux raisons, affirme de son côté Roy DupuisD'abord, il y a le Darfour. Le monde ne peut se permettre de laisser aller les choses. Ensuite, le Rwanda est encore aujourd'hui très présent dans la vie du général. J'admire énormément cet homme qui, après avoir vécu de telles horreurs, est parvenu à tirer de son drame des enseignements positifs. Et qui agit de façon très concrète. Le général est un exemple pour l'humanité entière.»
 

Roméo Dallaire, qui est aujourd'hui sénateur, est d'ailleurs l'instigateur du projet de cette adaptation cinématographique. Il y voyait une façon de prolonger la démarche entreprise avec la rédaction de ses écrits autobiographiques. Et de faire en sorte que la tragédie rwandaise ne tombe pas dans l'oubli.
 

«C'est une manière de poursuivre la mission, dit-il. Le cinéma peut atteindre des millions de spectateurs et peut aussi servir d'outil pédagogique. Une fois l'accord donné et le contrat signé, tu n'as toutefois plus aucun contrôle sur le produit final.»
 

Le général est ainsi resté discret pendant le tournage du film. Il n'a d'ailleurs pas voulu accompagner l'équipe de tournage au Rwanda, où les endroits où il a vécu lui-même ont servi de décors. Il a toutefois été consulté au fil de l'écriture des différentes versions du scénario. «Un de mes officiers a servi de conseiller technique pendant le tournage, précise le général. On m'a aussi téléphoné à l'occasion pour vérifier certaines choses.»
 

Shake Hands with the Devil est, sauf erreur, le cinquième film traitant du génocide rwandais. Hotel Rwanda et, plus près de nous, Un Dimanche à Kigali ont notamment marqué les esprits.
 

«Ce sont des films de fiction avec, en toile de fond, une base historique, fait remarquer Roméo Dallaire. Il est malheureux que notre film n'arrive pas le premier, mais je crois que les gens apprendront quand même beaucoup de choses car nous replaçons les événements dans leur contexte. Voir les autres films, c'est bien, mais le nôtre est plus près de la réalité. Surtout, on propose une réflexion au spectateur, notamment sur la façon dont nous avons laissé les politiciens prendre de si mauvaises décisions par rapport au Rwanda.»
 

«C'est un film sur l'Occident, ajoute DupuisOn y expose les mécanismes des grandes puissances qui prennent des décisions uniquement pour soutenir leurs propres intérêts. Dans ce film, on raconte la tragédie des Rwandais, mais nous racontons aussi notre propre histoire à travers eux.»
 

Shake Hands with the Devil, qui prendra l'affiche en salle le 28 septembre, souffre sans doute d'arriver quelques films plus tard (d'autant plus que la réalisation de Spottiswoode ne casse rien), mais la prestation de Roy Dupuis est carrément exceptionnelle. Le général avait bien raison d'être troublé...
 

Source:
La Presse
 


 
2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto
2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto

 

11 septembre 2007
 

Entrevue  avec  Roméo  Dallaire  et  Roy  Dupuis

Le  Rwanda  dans  le  sang
 

Par Martin Bilodeau
 


Toronto - Affirmer que la réalité dépasse la fiction, dans le cas du génocide rwandais, tient de l'euphémisme. Décrire l'événement sans dénaturer son horreur, sa folie, tient du défi. Une perception que semblaient partager le lieutenant-général Roméo Dallaire et l'acteur Roy Dupuis lors de notre rencontre hier après-midi sur une terrasse ensoleillée d'un hôtel torontois.
 

«Certaines choses sont trop absurdes ou horribles pour être transposées dans la fiction. Les gens n'y croiraient pas. Ces choses appartiennent au domaine du documentaire», affirmait l'ex-Rocket Roy Dupuis, qui incarne Dallaire dans Shake Hands with the Devil, film de Roger Spottiswoode tiré de l'autobiographie de l'ex-commandant des Casques bleus de l'ONU.
 

Pourquoi l'homme et l'interprète rencontraient-ils la presse en tandem? Ils ont semblé surpris que je pose la question et embarrassés par leur ignorance quant à la réponse. Depuis deux jours, l'homme et son double répondent en alternance aux questions des journalistes, semblent connaître à l'avance les réponses de l'autre, se regardent à peine pendant l'interview, mais laissent transpirer, séparément, leur respect mutuel. Dallaire est un homme simple qui a vu l'impossible, Dupuis, un acteur compliqué qui, vu d'ici, l'a eu facile. Qu'ils se comprennent est un miracle. Qu'ils se complètent est une évidence.
 

Interviewé quelques minutes plus tôt, Roger Spottiswoode, qui a réalisé le film, me parlait de l'humilité de Dallaire, et de sa consigne, avant le tournage: «Racontez mon histoire, racontez le Rwanda, mais, de grâce, ne faites pas de moi un héros», lui aurait-il dit. Le cinéaste a obéi et fait de lui... un ange. Dont les paroles, les gestes, la résistance, la désobéissance, sont d'une cohérence presque suspecte sur le plan dramaturgique. Supérieur à Un Dimanche à Kigali, inférieur à Shooting DogsShake Hands with the Devil raconte le génocide à travers le regard mêlé d'autorité et d'impuissance du général -- des émotions duelles que Dupuis communique toutefois avec une réserve touchante.
 

«Il y a eu plusieurs films sur le Rwanda jusqu'ici, rappelle celui qui affirme avoir le Rwanda dans le sang. Mais celui-ci montre la vraie toile de fond, montre ses vrais joueurs et raconte comment ceux-ci ont permis au génocide de se produire, voire même d'empêcher d'agir ceux qui voulaient l'arrêter. Aucun autre film n'y est parvenu, et Hotel Rwanda [dont la carrière avait démarré ici en 2004] ne s'en approche même pas», s'exclame Dallaire....
 

.... La veille de son départ pour l'Afrique, Roy Dupuis a passé six heures en compagnie de Dallaire, sur le campus de l'école militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu. «Il s'est ouvert à moi et m'a dit des choses qu'il n'a pas dites à beaucoup de gens. Il m'a expliqué qu'être général n'était pas pour lui un job, mais une vocation. Il m'a parlé du langage physique des généraux, m'a fait comprendre que le commandement, l'autorité, la confiance, passent par les yeux». C'est avec ce bagage que l'acteur a pris l'avion le lendemain, conscient qu'au-delà du rôle à jouer, au sens propre du terme, il aurait aussi un rôle à jouer, au sens figuré.
 

Avec cette oeuvre de mémoire, Roméo Dallaire souhaite tout particulièrement «rejoindre les moins de trente ans, qui ont une perspective du monde plus large et émancipée que les générations qui les ont précédés. J'aimerais leur communiquer l'importance des droits humains, les amener à comprendre que les individus peuvent influencer les politiciens, les convaincre que les hommes forment une grande famille».
 

Roy Dupuis, qui pour sa part milite depuis plusieurs années pour l'environnement, ne tarit pas d'éloges pour celui qui a inspiré le rôle le plus difficile qui lui a été donné de jouer jusqu'ici: «Il a su transposer l'horreur en actions positives. Pas juste en paroles. En cela, il est un exemple pour nous tous.»
 
Source:
Le Devoir
 


 
2007/09 - Shake Hands with the Devil / Première au Festival international du Film de Toronto

 

20 septembre 2007
 

Rwanda,  je  me  souviens
 

Par Manon Dumais
 


Dans Shake Hands with the Devil, de Roger Spottiswoode, Roy Dupuis revit le génocide rwandais en prêtant ses traits au lieutenant-général Roméo Dallaire. Rencontre au Festival international du Film de Toronto avec le sénateur, l'acteur et le réalisateur.
 


«Encore un film sur le génocide rwandais», soupireront certains à quelques jours de la sortie en salle de Shake Hands with the Devil où Roger Spottiswoode donne vie aux douloureux souvenirs du lieutenant-général Roméo Dallaire, souvenirs que ce dernier, avec la collaboration du major Brent Beardsley, avait publiés en 2003 sous le titre français J'ai serré la main du diable - La faillite de l'humanité au Rwanda.


«Je dirais aux gens qui en ont assez des films sur le génocide rwandais, avance le réalisateur, que celui-là se penche aussi sur le Darfour. C'est plus un film sur l'avenir que sur le passé, qui nous pousse à nous demander comment nous pouvons changer cela, faire une différence. Il s'agit d'un film sur notre engagement envers le monde. Et c'est aussi un film qui témoigne combien il est rare que nous rencontrions des personnages aussi complexes, courageux et remarquables que le sénateur Dallaire.»
 

Roy Dupuis abonde dans le même sens: «L'une des raisons pour lesquelles j'ai accepté de faire ce film-là, c'est que ce n'est pas un film sur le Rwanda. C'est un film sur l'Occident, sur les grandes puissances du monde qui n'ont rien fait ou, comme le dit si bien le titre du livre, sur la "faillite de l'humanité". Pour moi, c'est l'aspect du film le plus important, à part bien sûr le personnage lui-même et ce qu'il y a vécu. Je n'ai jamais eu l'impression d'exploiter la souffrance des Rwandais pour en faire un film, comme d'autres l'ont fait. Je pense que c'est aux Rwandais de le faire»....
 

.... Personnifié par Nick Nolte dans Hotel Rwanda de Terry George, premier film portant sur le génocide mais malheureusement tourné en Afrique du Sud, puis par Guy Thauvette dans Un Dimanche à Kigali de Robert Favreau, d'après le roman de Gil Courtemanche, Roméo Dallaire, qui porte encore en lui le deuil de ces milliers d'hommes, femmes et enfants qu'il n'a pu sauver en ce mois d'avril 1994, croit que ce film rend enfin justice à ce qu'il a vu au Rwanda....
 

.... UN  HOMME  ET  SA  MISSION
 

En plus de relater ce que le lieutenant-général a vécu au Rwanda, le film de Spottiswoode évoque le choc post-traumatique du militaire, le sentiment d'impuissance ressenti face aux Rwandais et celui d'incompréhension face au monde entier qui tournait le dos à la tragédie. Malgré toute la souffrance qu'il ressent encore aujourd'hui, l'homme est demeuré profondément attaché à ce pays, ayant même planifié d'aller y vivre un an avec sa femme. Pour Dallaire, il est hors de question de reléguer le génocide rwandais aux oubliettes. Jusqu'à sa mort, le génocide vivra en lui.
 

«Ce qui est intéressant aussi dans le film, explique Roy Dupuis, c'est qu'il s'agit du présent pour le général. Des fois, un son ou une odeur suffisent à lui faire revivre le génocide. Ce ne sont pas des flash-back, c'est comme s'il y était. Shake Hands with the Devil est doublement actuel puisque c'est aussi la réalité du Darfour.»
 

Le sénateur Dallaire poursuit: «Je pense que le film donnera un sens des responsabilités aux gens. Même si l'on vit le Darfour aujourd'hui, le film reflète un certain optimisme. Il ne faut pas laisser ce génocide tomber dans l'oubli et Shake Hands with the Devil est l'un des instruments absolument essentiels pour cela. Ma mission est de faire en sorte qu'on n'oublie jamais ce génocide, mais je suis maintenant très engagé auprès des enfants-soldats afin d'empêcher qu'on continue d'envoyer les enfants à la guerre; ce sera d'ailleurs le sujet de mon deuxième livre. Cependant, lorsque les occasions se présenteront pour parler du génocide, j'en serai, que ce soit ici, aux États-Unis, en Europe, ou partout dans le monde»....
 

.... L'ÉTOFFE  D'UN  HÉROS
 

Peu d'années après avoir enfilé la sainte flanelle, Roy Dupuis se retrouve une fois de plus à se glisser dans la peau d'un héros de chez nous. À ce mot, Roméo Dallaire, attentif aux propos de son interprète, esquisse un geste de protestation de la main. Pas plus qu'il ne l'avait fait pour Maurice Richard, Dupuis n'a cherché à imiter l'homme qu'il devait incarner.
 

«Je ne travaille jamais comme cela, confie l'acteur, je pars d'en dedans. J'ai pu voir sept heures d'archives de lui avant les événements, des images tournées par les soldats là-bas, pour avoir accès à son énergie. Lors de notre dernière rencontre au campus militaire de Saint-Jean, nous nous sommes retrouvés dans une chapelle transformée en musée militaire. Ç'a été une rencontre extraordinaire où il s'est ouvert à moi.»
 

Dupuis poursuit: «Le personnage est beaucoup plus complexe, plus profond au départ que celui de Richard. Ç'a été le travail le plus tough, le plus rough et le plus difficile que j'ai eu à faire, mais en même temps, tout ça et même la pression que je ressentais servaient à nourrir le personnage. Lorsqu'il est allé au Rwanda, Roméo sentait la pression. La mission qu'il m'avait donnée, c'était de ne pas oublier le génocide. C'est la première fois que je fais un film où je sens clairement l'intention.»
 

Devant le travail accompli par Dupuis, Spottiswoode, rencontré séparément, ne tarit pas d'éloges: «Roy est remarquable! Oui, il ressemble à Dallaire, mais c'est parce que son jeu vient de l'intérieur que l'on sent tout le personnage. Je ne dis pas que je ne me suis pas impliqué, mais Roy connaissait si bien le personnage, il le défendait avec tant de courage et d'assurance qu'il est devenu Dallaire. Roy est de la trempe des Ed Harris, Gene Hackman et Robert Duvall, des acteurs sérieux, intelligents, qui savent de quoi ils parlent».....
 


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