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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 14:00

 

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18 octobre 2019

 

«Les fleurs oubliées»: d’engagement et de transmission

 

Par François Lévesque / Le Devoir

 

«Albert fut jadis un agronome à la solde de Transgenia, une multinationale spécialisée dans les pesticides. Pénitent et vivant désormais en réclusion sur son voilier, il s’est depuis converti à l’apiculture. Avec son neveu Jerry, il pollinise les toits de la métropole, en plus de produire un hydromel délicieux. Percevant en Albert un héritier, et las du paradis, voilà que le frère Marie-Victorin revient parmi les vivants. À la bande s’ajoutent bientôt une puissante avocate et une journaliste militante. Ce, tandis qu’un peu partout, des champs de maïs transgéniques où peinent des travailleurs mexicains sont incendiés. Délirante prémisse que celle du film Les fleurs oubliées ? On n’en attend pas moins d’André Forcier !»

 

Dans Les fleurs oubliées, au tour de Roy Dupuis d’être entouré d’un essaim de femmes extasiées. Lorsqu’on aborde ladite séquence, le comédien sourit, hésite, puis se lance : «C’est sûr que le personnage est un peu basé sur moi, Marc-André ne s’en est pas caché… Ce détail-là correspond plus à ma jeunesse, où j’étais un peu suivi, comme ça ; Marc-André s’amuse avec ça. Quoique je le soupçonne d’être jaloux», lance l’acteur à la blague.

 

«Mais sérieusement, qu’un cinéaste de sa trempe, pour qui j’ai un respect infini, m’écrive un rôle, c’est un tel cadeau : je ne connais pas beaucoup d’acteurs qui refuseraient d’apparaître dans un de ses films. Quand il t’offre un rôle, c’est comme de te faire donner un bonbon : il ne te reste qu’à le déballer et à le savourer.»

 

Où se situe le comédien qui, dans les faits, n’a jamais hésité à joindre l’action à la parole en matière de luttes environnementales ?
 

«Je dirais que je me trouve au milieu. Il y a quelques années, j’étais devenu pessimiste, mais là je constate que la révolution écologique est, de toutes les révolutions de l’histoire de l’humanité, celle qui se déroule le plus rapidement. Un exemple tout simple : les sacs de plastique. Une fois qu’on s’est mis à en parler, ça n’a pas pris une génération avant que des actions concrètes soient entreprises ; c’est pas réglé, mais bon. L’information circule plus vite qu’avant… En même temps, je nous vois nous entêter, comme société, dans des projets qu’on sait néfastes…»

 

«À l’époque, poursuit-il, quand on a fait le documentaire Chercher le courant, on est arrivé à la conclusion que le projet de la Romaine est, un, ruineux, deux, pas idéal sur le plan environnemental, et trois, un désastre pour la biodiversité. La biodiversité dont on se sacre un peu parce qu’il ne s’agit pas de nous, les humains, alors qu’en termes d’importance, c’est encore plus préoccupant que les changements climatiques ; les abeilles, on en a besoin. Mais bref, les libéraux perdent aux élections, le PQ embarque et le gouvernement Marois envoie des spécialistes faire une étude qui confirme nos conclusions… Tout ça pour aller de l’avant quand même, parce que c’est une machine trop grosse pour être arrêtée. Même si on sait qu’elle nous est nuisible, collectivement. Et quand je vois ça, je me dis qu’on est peut-être là où on mérite d’être.».....................................

 

Source :

https://www.ledevoir.com/culture/cinema/565017/d-engagement-et-de-transmission

 

 

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Published by TeamRDE - dans Les fleurs oubliées