Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 21:30


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Semaine du 11 au 18 février 2012

 

La  grande  passion  de  Roy  Dupuis

Deux  mois  en  Inde

 

Par Yves Boudreau

 

En 2013, Roy Dupuis aura 50 ans. Il fait partie de notre décor culturel depuis plus de 25 ans, et avec ses allures de grand adolescent, il continue à jouer et à travailler. Depuis le 1er février, il a repris son rôle de Gérald Boivin dans Les Rescapés, mais il se passe bien d'autres choses dans la vie de Roy.

 

Pour Roy Dupuis, chaque année est remplie de beaux projets profession­nels. Que ce soit à la télé ou au cinéma (un peu moins au théatre depuis quelques années), il parvient toujours à laisser sa marque. En 2012, il revient sur le plateau de la série Les Rescapés pour tourner la troisième et dernière année de cette histoire qu'il affectionne particulièrement: «Les Rescapés, dit-il, est une télésérie qui a été conçue pour trois saisons. C'est à la fin que tous les morceaux du casse-tête se placent. Comme tous les thril­lers, toutes les réponses sont données à la fin. J'aime les affaires un petit peu compli­quées. La deuxième année, on commence à mettre les choses en place. Là, même avec les deux premiers épisodes, on sait où on s'en va.»

 

Un  peu  de  politique

 

Sans trop dévoiler l'intrigue, on peut dire qu'en voyageant dans le temps, le personnage de Roy Dupuis passe à travers diffé­rentes décennies du Québec. Au début de la deuxième saison, il se retrouve en 1980, le 20 mai, fameux jour du référendum pour la souveraineté. Roy, qui avait 17 ans à l'époque, a aimé tour­ner ces scènes qui lui ont rappelé une foule de souvenirs:

 

«J'étais trop jeune pour voter, mais j'étais là. Je n'avais pas le visage peinturé, mais j'étais là. J'avais les cheveux longs. Les jeunes avec qui je travaille dans la série n'ont pas connu cette époque, mais ils connaissent leur histoire. En tant qu'acteurs, ils ont sans doute fait aussi quelques recherches pour se placer dans l'époque. Je me sou­viens très bien de cette effervescence nationale. C'est évident que cette effervescence a pris un peu le bord depuis. Disons qu'elle s'est endormie. Je n'ai aucune idée si elle va revenir. Le référendum était là parce qu'il y avait quelqu'un. Il y en a eu à ce moment, avec Lévesque en tête, et quelques-uns après. Il y a eu Bourgault, puis il y a eu une montée. Et puis, il ne faut pas oublier Maurice Richard qui nous a aidés à prendre conscience de notre identité. Ce n'était pas voulu dans son cas. C'était involontaire, mais il a soudé tout un peuple. En regar­dant en arrière, je me rends compte que j'ai été impliqué dans l'histoire politique du Qué­bec à travers mes différents rôles. C'est d'ailleurs pour ça que j'aime Les Rescapés. C'est une façon intelligente et divertissante d'explorer les changements importants qui sont survenus dans la société québécoise. De 1963 à 2010, ç'a brassé sans qu'on s'en rende vraiment compte. C'est pour ça que c'est intéressant de visiter différentes époques. On verra jusqu'où ça va nous mener.»

 

 

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Sa  passion  pour  l'lnde

 

Maintenant que Roy Dupuis a terminé de tourner Les Rescapés, il a décidé de poursuivre le voyage qu'il avait com­mencé l'an dernier en Inde: «C'est mon deuxième voyage là-­bas. L'an passé, je suis parti cinq semaines. C'est assez pour commencer à comprendre un peu le pays. C'est ce qui m'a donné le goût d'y aller plus long­temps. L'an dernier, je suis reve­nu pour tourner mes films et mes séries, et là, je continue mon voyage. Je débarque à Bom­bay et après ça, on verra. Je voyage sans savoir où je vais aller. Surtout que là j'ai deux mois. Je peux m'installer, com­mencer à regarder les guides. Je pars seul. L'an passé, j'avais visi­té le Rajasthan. J'ai un ami qui a souvent voyagé en Inde et qui m'a dit de commencer par le Rajasthan, puis Delhi. Je voyage avec un sac à dos. La dernière fois que j'y suis allé, j'ai eu un chauffeur pendant une semaine. Je vais sûrement le revoir, mais il ne peut pas me prendre comme client parce que je ne vais pas dans son secteur. C'est le fun parce que les chauffeurs connaissent des endroits que tu ne verrais jamais sans eux.

 

Cette fois, en arrivant, la seule chose que je sais est le nom de mon hôtel. Après, je vais voir. Il faut faire confiance aux gens de la place. Je n'aime pas me pré­parer d'ici, avec des agences d'ici. Il y a de bonnes agences là-­bas. Ce qui me fait du bien dans ce pays, c'est la liberté des gens. Ici, il faut surveiller chaque geste qu'on fait. C'est normal, on a des responsabilités à prendre, on se surveille les uns les autres. Ici, on ne peut pas uriner dans une ruelle, même la nuit, sans se faire remarquer et même dénoncer. Là-bas, ils ont cette liberté. C'est troublant, mais cette mentalité me fait du bien.»

 

Roy aurait pu continuer à nous parler de son voyage pen­dant des heures tellement il est passionné par ce pays. Lui qui a la réputation d'être un homme de peu de mots est intarissable quand il parle de voyage.

 

Deux  films  cette  année

 

Roy Dupuis doit revenir au mois de mai pour reprendre le travail. Il pourra enfin commencer à jouer dans le projet de Yan Lanouette-Turgeon, Roche-papier­-ciseaux. Ça fait plus de cinq ans que ce projet est en marche, mais comme cela arrive souvent, le financement a tardé à venir. Le premier tour de caméra se donnera en mai: «Le premier film de Yan Lanouette-Turgeon a enfin eu son financement. Ça fait longtemps que ce projet est en marche, mais comme on doit toujours attendre l'argent, on n'a pas le choix. Dès mon retour de l'Inde, je commence à tour­ner. J'espère que je n'aurai pas trop maigri. L'an dernier, j'étais revenu avec 15 livres en moins. Tu fonds là-bas. Je dois faire attention, même si je connais un peu le pays, pour ne pas en revenir malade. Mais ça devrait aller.»

 

Roche-papier-ciseaux mettra également en vedette Fanny Mallette et le rappeur autochto­ne Samian. Le film raconte l'his­toire d'une amitié entre un jeune autochtone et un caïd dépressif. Autour de ces deux personnages gravitent un Italien qui veut venir en aide à sa femme et un méde­cin qui a perdu son droit de pratique et qui se fait harceler par un groupe de Chinois. On fera aussi la rencontre d'un mafieux. C'est un film où les différentes histoires viendront s'entrecho­quer.

 

Pas  de  nouvelles  de  Coeur  de  pirate

 

En 2011, en plus de tourner Les Rescapés, Roy Dupuis a passé quelque temps en Suisse pour tourner dans un film de Séverine Cornamusaz, Cyanure. À ce sujet, le comédien avait racon­té à Allô Vedettes: «J'ai été pressenti pour tenir le rôle principal dans Cyanure, un film de Séverine Cornamusaz. J'in­terprète le rôle d'un homme qui est en prison et qui a un fils qu'il n'a jamais vu. Ce fils de 12 ou 13 ans attend impa­tiemment la sortie de prison de son père pour vivre une vie familiale normale avec ses parents. Mais mon personnage, qui a promis à ce fils qu'il n'a jamais vu de ne plus jamais vivre sans lui, éprouvera des difficultés d'adaptation en dehors des murs de sa prison. C'est un film dur, mais très humain. Il est consideré davan­tage comme une tragicomédie qu'une tragédie.»

 

Depuis son retour de Suisse, il semble très content du résultat de son tour­nage: «Ç'a bien été, ce fut un beau tournage. Je sais qu'il reste quelques petites scènes à terminer, mais moi, mon tra­vail est fait.»

 

Quant au film qu'il doit tour­ner avec Béatrice Martin, mieux connue sous le nom de Coeur de pirate, il n'a eu aucune nou­velle de la production. Il faut dire que le projet commence à peine, et que le financement est toujours difficile et long à obtenir: «Je ne sais pas ce qui va se passer avec ça. Moi, je n'ai pas vraiment de nouvelles. Le projet est peut-être encore vivant. Coeur de pirate semble dire que le projet est toujours là, mais je n'ai pas eu de nou­velles. Il faut dire que j'étais en Suisse pendant deux mois et demi. Quand la nouvelle est sor­tie, j'étais là-bas. Puis, il y a eu le temps des Fêtes. Donc, je n'en ai pas entendu parler, mais ça semble toujours être bien là.»

 

Ce film, dont le titre de tra­vail est Ada, serait tourné en Afrique et raconterait l'histoire d'une femme de 18 ans qui part à la recherche de son père paléontologue. Les produc­teurs, en plus de chercher du financement, tentent de trouver des coproducteurs européens, français ou belges. Si les Français acceptent, il est possible que Gérard Depardieu fasse partie de la distribution.

 

Célibataire  depuis  peu

 

On ne pouvait pas quitter Roy sans lui parler de son nouveau statut de célibataire. On sait que Céline Bonnier et lui vivaient ensemble depuis plu­sieurs années et qu'ils ont déci­dé de se quitter. Évidemment, cette séparation a compromis le tour du monde que Roy et Céline prévoyaient faire en voi­lier. Pour l'instant, ce projet est vraiment sur la glace (ce qui n'empêche pas Roy de voyager). Quand on demande au comédien de nous commenter sa séparation, lui qui est si loquace quand il parle de voya­ge se ferme comme une huître. On sent un malaise, car il n'ai­me pas parler de sa vie privée: «Oui, je vis seul à la campagne. Je n'ai même pas de pied-à-­terre à Montréal. Quant à ma séparation, ça va. Ça s'est bien passé. On continue à travailler ensemble. Ça va.» On n'en saura pas plus.

 

Une  autre  année  chargée

 

Pour Roy, l'année 2012 res­semblera sensiblement aux années précédentes. Après ses tournages au cinéma, il reprendra son rôle dans la série Les Rescapés: «Je ne connais pas encore les dates officielles, mais je sais que nous allons tourner un peu plus longtemps parce que nous vou­lons faire des scènes d'hiver. Je devrais donc travailler une par­tie de l'automne et un petit bout de l'hiver.»

 

Évidemment, bien des choses peuvent se passer d'ici là. On sait que Roy est souvent demandé à l'extérieur du Qué­bec. Les gens se souviennent encore de son rôle de Michael dans La Femme Nikita qui était présentée aux États-Unis et en Europe. Il ne manquera jamais de travail et il pourra poursuivre sa quête de voyage «pour voir comment ça se passe ailleurs», comme il dit.

 

Source:

Article Magazine Allô Vedettes

 
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Par TeamRDE - Publié dans : Roy Dupuis: rencontres et entrevues
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 20:56

 

15 février 2012

 

«Charles rencontre le frère Laviolette afin qu’il l’éclaire sur les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse. Gérald veut retrouver des informations sur des survivants de La Ligue. Monique craint qu’il découvre des informations compromettantes pour elle. Viateur apprend des informations déconcertantes sur sa famille.»



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Par TeamRDE - Publié dans : Les Rescapés II
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 18:45


17 février 2012


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Si Roy Dupuis voyage dans le temps dans Les Rescapés, à Radio-Canada, loin des projecteurs, il parcourt le monde. Nous l'avons rencontré quelques jours avant son départ pour l'Inde, où il restera plusieurs semaines.

 


Roy  Dupuis  -  Deux  mois  en  Inde


Par Marie-Hélène Goulet

 


Roy
, on nous a dit que vous partiez prochainement en voyage. Où allez-vous?

Je vais passer deux mois en Inde.

 

Pourquoi avez-vous choisi cette destination?

J'y suis allé cinq semaines l'année dernière et, à mon retour, je me suis rendu compte que je m'y étais juste saucé le gros orteil. Il y a plusieurs choses à découvrir là-bas. Je suis parti alors que je commençais tout juste à comprendre comment la vie s'y déroule. C'est vraiment intense et riche, et j'ai envie d'approfondir ce voyage-là. Aussi, en voyage, on en apprend plus sur qui on est.


Où irez-vous précisément?

J'ai vu une partie du Nord l'an dernier, et là, je vais passer deux mois à visiter le Sud.


Grâce à Nikita, vous avez des admirateurs partout dans le monde. Est-ce le cas en Inde?

Certaines personnes m'ont reconnu mais n'insistent pas quand je leur dis que ce n'est pas moi. Parallèlement, dès que je sors des sentiers battus et que je visite des endroits moins achalandés par les touristes, tout le monde me traite comme si j'étais une star.


Ce genre de traitement vous dérange ici, mais pas là-bas?

Oui, car ce n'est pas du tout pour les mêmes raisons. J'ai vu très peu de timidité en Inde. Les gens y sont directs, très proches des autres. Tout le monde veut te toucher, prendre des photos avec toi. Ça leur fait tellement plaisir que ça me touche.

 

Est-ce un voyage spirituel pour vous?

Non, pas pour moi. C'est sûr que je suis curieux de découvrir la culture et la spiritualité du pays, mais je ne suis pas quelqu'un de spirituel.

 

Depuis quelques années, vous parlez d'un long voyage en voilier. Où en êtes-vous avec ce projet?

Le voilier est encore là, mais le voyage est mis sur la glace présentement, car j'ai perdu mon équipage.

 

Votre équipage?

J'ai perdu ma blonde (Roy Dupuis et Céline Bonnier se sont séparés l'an dernier, après avoir formé un couple durant 15 ans). C'est pour ça que le voyage est reporté. Je ne peux pas le faire seul. Moi, j'étais prêt à partir, mais... Je dois trouver quelqu'un qui veut partir avec moi pendant cinq ans. Ça ne peut pas être n'importe qui, pour vivre comme ça sur un bateau.

 

Il doit y avoir bien des moussaillons qui vous suivraient jusqu'au bout du monde...

Je ne veux pas faire le tour du monde, je veux voyager cinq ans en voilier, aller voir du pays. Pour moi, le milieu du Pacifique est un endroit sur la planète et le trajet pour s'y rendre fait partie du voyage. Il n'y a rien de plus vrai pour moi que de voyager, à pied ou en voilier. C'est pour ça que je m'entraîne depuis près de huit ans.

 

Source:

Article Magazine 7Jours


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Par TeamRDE - Publié dans : Roy Dupuis: rencontres et entrevues
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 18:16

 

22 février 2012


«Gérald essaie de convaincre La Ligue qu’il veut mettre la main sur Chabanel. Le commandant Bernier soupçonne Gina d’avoir un rôle à jouer dans le meurtre de Viateur. Gilles Cournoyer fait une importante révélation à Thérèse au sujet de son fils qu’elle a abandonné en 1964.» 


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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 19:05


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21 février 2012

 

Roy  Dupuis

«Je  suis  en  quête  de  la  vérité»

 

Par Érick Rémy

 

S'il y a quelqu'un que j'ai trouvé difficile à interviewer durant ma carrière, c'est bien lui. Peu importe les questions, ses réponses se limitaient souvent à quelques mots, elles étaient dépourvues d'émotion et on sentait souvent chez lui un profond désir d'en finir. Mais au visionnement de presse de la série Les Rescapés, il était plus souriant que jamais! Je me suis donc à nouveau risqué. Après quelques questions, il s'est tout à coup montré sous un jour que je ne lui connaissais pas...

 

Roy, ça fait au moins 20 ans qu'on se croise, vous et moi, et c'est la première fois que je vous vois aussi volubile et heureux. Est-ce que j'ai manqué quelques chose?

C'est vrai que j'ai fait plusieurs entrevues avec vous! S'il y a quelque chose qui a changé? À ce que je sache, non. Vous me prenez dans une bonne journée. Il y a des journées où je suis plus volubile que d'autres. Mais j'avoue que je suis souvent introverti.

 

J'ai toujours trouvé que vos réponses étaient trop courtes. Le faites-vous exprès ou est-ce votre nature profonde?

J'aime tout simplement répondre le plus clairement et le plus précisément possible. Mes réponses trop courtes sont peut-être l'origine de vos questions? (rires)

 

Vous avez l'air plus à l'aise avec les médias que vous ne l'étiez à l'époque...

Peut-être. Ce serait à vous de me le dire. (Long silence) Oui, je suis plus à l'aise qu'avant, ça me dérange un peu moins. Mais en même temps, ça dépend de la façon dont je me sens et aussi de la personne qui est devant moi. C'est une affaire qui se fait à deux.

 

Malgré toutes les entrevues que vous m'avez accordées au fil des ans, je n'ai jamais eu le sentiment de connaître Roy Dupuis...

Une des choses qui m'a le plus agacé dans le fait d'être «populaire», c'est justement d'être connu. J'ai toujours eu l'impression que plus les gens connaîtraient Roy Dupuis, moins ils croiraient aux personnages que je leur présenterais. C'est donc un peu volontaire de ma part.

 

C'est étrange que vous disiez cela, car peu importe le personnage que vous incarnez, votre forte personnalité, selon moi, finit toujours par transparaître dans vos rôles...

(Il réfléchit.) Je suis plus un acteur qu'un comédien. Si vous parliez à Francis Leclerc (NDLR: le réalisateur des Rescapés), il vous dirait sûrement l'inverse. Dans Les Rescapés, je ne me ressemble pas du tout! Gérald et moi n'avons pas la même énergie.

 

Aujourd'hui, lorsque vous choisissez des rôles, pour quelles raisons les choisissez-vous?

Jouer pour jouer m'intéresse de moins en moins. Il faut que le film ou le projet comporte une particularité, soit sur le plan social ou politique, comme le film portant sur le général Dallaire, ou celui sur Maurice Richard. Ou il faut qu'il montre un côté artistique assez intéressant ou audacieux pour que cela m'interpelle. Je vais rarement choisir un rôle pour le personnage. Je vais plutôt considérer l'histoire au grand complet. Je ne cherche pas à jouer des rôles différents, c'est l'histoire qui m'intéresse.

 

Êtes-vous généralement satisfait de vous après avoir fait quelque chose?

(Il n'hésite pas une seule seconde à répondre.) Jamais! Satisfait, c'est un gros mot. Je peux être fier, mais satisfait, jamais! Quand je suis fier de quelque chose, tant mieux, mais ensuite, je passe à autre chose. Ça ne m'empêchera pas de dormir.

 

Vous arrive-t-il, par plaisir, de revoir d'anciens films ou des séries dans lesquels vous avez joué?

Non, même que je n'ai pas vu la moitié des épisodes des Rescapés. Il y a certains films que j'ai à peine vus et d'autres que je n'ai jamais regardés.

 

L'an prochain, vous aurez 50 ans. Comment entrevoyez-vous ce passage vers la cinquantaine?

Je ne sais pas, je ne suis pas là! Quand je serai rendu là, vous me reposerez la question. (rires)

 

Quand vous ne jouez pas, que faites-vous de vos temps libres?

Je voyage. J'ai beaucoup travaillé ces derniers temps. Après Les Rescapés, j'ai tourné un film en Suisse. Je pars dimanche (le 29 janvier) en Inde pour deux mois et demi.

 

Qu'est-ce qui vous attire là-bas?

L'Inde, c'est du grand voyage. J'aime voir des choses qui sont dépaysantes et intenses. Les Hindous sont une civilisation très complexe. J'y suis allé l'hiver dernier pendant cinq semaines pour finalement comprendre que j'y avais seulement saucé le gros orteil, et ça m'a donné le goût d'y retourner plus longtemps.

 

Je le sais pour y avoir été en 2010, l'Inde, ça décoiffe...

Ce qui est très choquant, bouleversant et dépaysant pour nous, c'est de voir des choses qu'on sépare ici être mises ensemble là-bas. Par exemple, sur les routes, on peut voir des charrettes tirées à bras aux côtés d'autobus hyper modernes. Dans la rue, on peut voir quelqu'un qui est en train de mourir à côté d'un couple d'amoureux. On peut aussi voir une limousine passer devant une famille qui habite dans des bulles de carton. Et tout ça, de façon assez intense et quotidienne.

 

On va en Inde pour des raisons touristiques, spirituelles ou mystiques. Vous y allez pour quelle raison?

Pour tout ça, mais je ne suis pas spirituel. Tout le côté spirituel de l'Inde m'intéresse, mais c'est d'abord et avant tout par curiosité. C'est seulement pour comprendre ce que les gens vont chercher là-bas. J'ai mes propres explications, mais elles sont souvent trop simples. J'aime les choses qui sont ancrées dans la réalité. J'aime le plus souvent possible voir les choses telles qu'elles sont. Je suis en quête de la vérité. (sourire) On veut tous savoir de quoi on est fait, et l'Inde montre une facette de l'être humain qui est encore un peu mystérieuse pour moi. Il y a là-bas plein de choses que je ne connais pas, je veux toucher, goûter, voir et sentir les choses que je n'ai jamais touchées, goûtées ou senties avant. Pour moi, c'est ça, voyager.

 

Source:

Article Magazine Le Lundi


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