Samedi 21 novembre 2009
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26 août 2007
ROY DUPUIS
Hydro ne perd rien pour attendre
Par Brigitte McCann
Faute de temps, Roy Dupuis a remis à cet automne son combat contre la dérivation de la rivière Rupert, aux côtés des Cris du Nord québécois.
Le combat de Roy Dupuis prend des allures de course contre la montre. Les travaux de cinq milliards de dollars pour dériver la rivière vierge
vers la centrale Eastmain-1-A durent depuis sept mois déjà dans le nord du Québec. Est-il trop tard pour les stopper?
L'acteur, qui mène sa campagne depuis des mois, a reçu un appel à l'aide officiel des chefs Cris de trois villages (Nemaska, Chisasibi et Waskaganish) situés sur la partie de la rivière Rupert
qui sera handicapée par le détournement. «Pour la première fois, ils m'ont invité
eux-mêmes à monter les rencontrer officiellement», indique Roy Dupuis, encouragé par cette marque de confiance.
Manque de temps
Mais il ne pourra y répondre avant le mois d'octobre en raison de ses engagements professionnels. «Je vais y aller dès que je vais en avoir le
temps», affirme l'acteur militant, qui est le vice-président de la Fondation Rivières.
«Oui, je suis un peu fatigué», avouait-il la semaine passée.
Mais pas au point de ne pas saisir une occasion de dénoncer le projet de la rivière Rupert dans les médias. «Hydro-Québec
est gérée comme une compagnie privée!» déplore-t-il.
Roy Dupuis croit dur comme fer que la dérivation n'est pas nécessaire. Mais en octobre, ne sera- t-il pas trop tard
pour agir? «Il n'est pas trop tard pour transmettre l'information»,
répond le vice-président de la Fondation Rivières.
Michel Gauthier, président de l'organisme sans but lucratif, est du même avis. «Les travaux
ne sont pas encore irréversibles; l'eau n'est pas encore dérivée», assure-t-il. «On va faire ce qu'on peut, on va agir et
on va voir», ajoute Roy Dupuis.
Super-occupé
Roy Dupuis est plus en demande que jamais au cinéma depuis qu'il a joué Roméo Dallaire dans J'ai serré la
main du diable, l'an dernier.
Au moment où Le Journal de Montréal l'a rencontré, la semaine dernière, il était au milieu d'un sprint de travail de plusieurs semaines. Il complétait sa dernière journée de
tournage de Timekeeper (budget: 6M$), de Louis Bélanger. Le lendemain, il s'envolait vers Montréal pour doubler en
français J'ai serré la main du diable (budget: 11 M$). Et puis, il était attendu en France pour
tourner L'Instinct de mort (52 M$) aux côtés de Gérard Depardieu et Vincent Cassel, dont le tournage débute le 20 août.
Roy Dupuis aura donc tourné dans quatre grandes productions depuis le printemps.
Son mois de septembre sera aussi ponctué de deux lancements importants: celui de Emotional Arithmetic au Festival des films de
Toronto le 15, suivi de celui de J'ai serré la main du diable au Canada et aux États-Unis le 28.
La rivière Rupert coule sur 700 kilomètres à 1.000 kilomètres au nord de Montréal. Sa dérivation vers Eastmain-1-A en diminuera le débit de 50 à 70% sur près de 300 kilomètres, asséchant les
territoires de chasse de villages Cris.
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