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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 19:26


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7 février 1992



Première  du  film  «Being  at  Home  with  Claude»




Ce long-métrage de fiction en couleur et en noir et blanc est réalisé par Jean Beaudin et produit par Louise Gendron et Doris Girard.
 
Parmi les interprètes, on retrouve Roy DupuisJacques Godin et Gaston Lepage. La première de Being at Home with Claude se déroule dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois.


Un jeune prostitué montréalais se livre à la police après avoir tué son amant. L'inspecteur qui mène l'enquête tentera de découvrir ce qui a poussé l'homme à l'assassinat.


Dans le film, on déborde un peu du huis clos initial à deux personnages de la pièce de théâtre de René-Daniel Dubois, qui a ici été adaptée pour le grand écran.
 


Source:


 

Claude-b

 


 




Mars 1992


Par Élie Castiel
 


... Et loin d’y porter quelque jugement moral, le cinéaste l’assimile au vécu collectif, lui retirant ainsi sa marginalité. Hétérosexualité et homosexualité deviennent alors des variantes sexuelles, des composantes égales de l’équilibre social. Mais ceci ne semble être que le regard posé par l’auteur de l’œuvre théâtrale et par le cinéaste qui a délibérément choisi d’en tirer une version cinématographique. En plus de quelques flash-backs révélateurs sur la relation entre les deux amants, le film raconte en détails les derniers moments de la lutte verbale entre l’inspecteur et le jeune criminel. Après son crime et quelques jours d’errance à travers la ville, Yves (Roy Dupuis) se livre à la police.
 

Being at Home with Claude est un film qui doit se voir avec les yeux du cœur et l’ouverture de l’esprit. C’est une œuvre profondément humaine sur la réhabilitation de l’être et le portrait d’un jeune marginal qui commence à saisir le sens d’un sentiment jamais éprouvé. Dans cette révélation réside sans doute son pardon.
 

Lorsqu’Yves déclare à l’inspecteur les raisons qui l’ont poussé jusqu’au crime, la vérité éclate dans un discours amoureux. La durée de l’hésitation, l’ambivalence des sentiments, l’excitation des sexes et le plaisir charnel sont exprimés devant un enquêteur rendu presque impuissant à l’écoute d’une confession d’une franchise inattendue. C’est ce qui fait la force du texte de Dubois et de l’adaptation de Jean Baudin.
 

Mais tout cela est rendu possible grâce aussi à la remarquable prestation de Roy Dupuis dont l’intensité dramatique relève de la pure performance. Il confirme, dans Being at Home with Claude, qu’il est l’un des comédiens québécois les plus prometteurs de sa génération. Jean-François Pichette affiche une élégance et un raffinement dans son jeu. Le rôle que remplit Jacques Godin lui permet d’ajouter une variante saisissante à son registre déjà imposant.
 

Qu’a-t-il gardé, Jean Baudin, de la théâtralité de l’œuvre? Pour éviter la pièce filmée, la caméra de Thomas Vamos se meut selon le rythme des personnages. Les mouvements sont brusques, nerveux, parfois imprécis, gauches. Le gros plan sur le visage d’Yves exprime la sensation et la contre-plongée sur un corps immuable ou en déplacement le rend plus vulnérable ou aguerri. Tout en restant fidèle à l’œuvre de René-Daniel Dubois, le réalisateur réussit à transformer la théâtralité en lui conférant des composantes stylistiques et à créer une mobilité qui la place dans un rituel cinématographique d’une rare précision.
 

Et c’est aussi dans le texte que l’on retrouve la force de l’œuvre, un dialogue dont l’hyperréalisme n’est en fin de compte que la représentation d’une réalité sociale.
 

Being at Home with Claude renouvelle à la fois la thématique et le style de Jean Baudin et le place parmi les plus importants cinéastes québécois.
 


Source:
Article magazine Séquences



Claude-a
 


 
 



23 novembre 1992
 

Cinq  Génies  pour  les  films  québécois
 

Par Suzanne Dansereau - PC
 


TORONTO - Les films québécois ont récolté cinq prix - le quart des nominations - au Gala des Prix Génie, hier soir à Toronto. Mais le Québec n'a pas obtenu celui du meilleur film, qui est allé à Naked Lunch de David Cronenberg...
 

... Le film Being at Home with Claude, de Jean Beaudin, mettant en vedette Roy Dupuis etJacques Godin, a remporté un seulGénie, celui de la meilleure musique (Richard Grégoire). Godin était en nomination mais pas Dupuis, snobé par ses pairs...
 

... La Sarrasine de Paul Tana était le film québécois qui avait eu le plus de nominations, soit 10, suivi de Léolo et Being At Home With Claude avec neuf nominations chacun...
 

... Finalement, malgré un départ prometteur, les films québécois n'auront pas été très honorés - seulement cinq prix sur une vingtaine - lors de cette 13e remise des Prix Génie.


En guise de consolation, on parle de plus en plus sérieusement de produire la soirée des Génies à Montréal l'an prochain.

 

Source:
© 1992 - Archives Le Devoir
 

 
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
1992/02 - Première du film «Being at Home with Claude»
 
 
 

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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Being at Home with Claude

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