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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:27


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27 août 1994 


La  rentrée  culturelle
Cinéma  québécois
 


... Toujours dans la foulée du FFM qui le lançait hier, le film de Charles Binamé, le réalisateur de la télésérie Blanche, arrive avec «C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues».


Le film met en scène Lucie Laurier dans le rôle d'une jeune collégienne à l'âme tourmentée en une Amérique endeuillée au lendemain de la mort de Kennedy. Aux côtés de Roy Dupuis, elle entonnera la complainte du mal d'amour. Un thème qui se veut urbain, sans fard, jonglant avec l'envie d'en finir et le désir éperdu de se rapprocher, bref un blues. Il sera en salle dès le 9 septembre.
 

Source:
Odile Tremblay 
Archives  www.ledevoir.com


 

1994-chili-07     1994-Chili-4


 

 
Festival  des  films  du  monde  (FFM)
Hors  compétition

C'était  le  12  du  12  et  Chili  avait  les  blues 
 

Par Bernard Boulad



Homme de télévision et réalisateur de nombreux films publicitaires, Charles Binamé est maintenant connu du grand public grâce à Blanche, la fameuse télésérie à succès qu'il a dirigée et dont on parle encore dans les chaumières.


Avec C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues (quel titre!), il tourne pour la première fois pour le grand écran à partir d'un scénario écrit par José Fréchette, l'auteure d'On a marché sur la lune de Johanne Prégent, un joli court métrage. Tous les espoirs étaient donc permis. Malheureusement, l'exercice est loin d'être concluant, surtout par la faute d'un scénario inepte.
 

Toute l'action du film est concentrée dans une soirée au cours d'une tempête de neige qui paralyse la ville entière. On est au mois de décembre 1963 et les trains ne circulent plus. Dans une gare, les voyageurs doivent prendre leur mal en patience. Parmi eux, Chili (Lucie Laurier), une couventine révoltée, et Pierre-Paul (Roy Dupuis), un vendeur d'aspirateurs, dans le genre bon gars, pas brillant. Leur rencontre est plutôt inusitée puisqu'il la surprend dans la toilette, un pistolet dans la bouche. Ils commencent alors à jouer au chat et à la souris puis finiront, de façon très prévisible, dans les bras l'un de l'autre.
 

Si vous voulez voir révélés les mystères du Scotch tape, des Chiclets et des Life Savers, vous aurez sans doute bien du plaisir à suivre les dialogues insipides de ces personnages sans profondeur qui, à coup de banalités, de généralités et de métaphores bidons, sont supposés évoquer le charme suranné des années soixante. Des clichés en voulez-vous, en voilà.


De la mort de John Kennedy à Marlon Brando, en passant par Soeur Sourire, le Vietnam et le hoola-hoop, le film de Binamé passe le répertoire complet de tous les poncifs de l'époque pour nous faire croire qu'on est bien en 1963.


Car, il est vrai que rien, ni dans le comportement des personnages, ni dans ce qu'ils disent ne peut laisser imaginer que le Québec est à l'aube de la Révolution tranquille. Nous avons ainsi droit à des couventines finement maquillées et drôlement délurées, des soeurs très permissives, des armes à feu facilement accessibles. Bref, rien qui nous permet de croire un instant à cette histoire à la nostalgie ringarde et à la psychologie primaire.
 

Ni comédie, ni drame, un peu des deux, C'était le 12 du 12... cherche constamment son équilibre et ne le trouve pas. Sans véritable tension dramatique (rien de plus mortel pour un huis clos), ponctué d'anecdotes et de personnages secondaires caricaturaux, le film traîne en longueurs et sombre dans l'ennui. Roy Dupuis et Lucie Laurier font les doux yeux mais rien ne passe. Et les belles images de Pierre Mignot ne peuvent rien y faire. Dommage.
 
 
Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com 
 

          

1994-chili-c (1)
Photo:
http://collections.cinematheque.qc.ca/filmo_repertoire.asp?tpl=repertoire&id=7110

 

 

C'était  le  12  du  12  et  Chili  avait  les  blues
  

Genres/Catégories: Film de fiction
 
Réalisation: Charles Binamé
 
Scénario: José Fréchette
 
Source originale: José Fréchette (d'après son roman LE PÈRE DE LISA, C'ÉTAIT LE 12 DU 12)
 
Pays: Canada, Québec
 
Lieu de tournage: Montréal (Canada, Québec - 15 octobre 1993/24 novembre 1993)
 
Première: 26 août 1994, Montréal (Festival des Films du Monde)
 
Sortie en salles: 9 septembre 1994, Montréal
 
Durée: 100 min
 
Langue: français
 
Autres titres: Chili's Blues
 
Assistant réalisation: Louis Bolduc
 
Direction artistique: François Séguin
 
Images: Pierre Mignot
 
Musique: Richard Grégoire
 
Photographe de plateau: Véro Boncompagni
 
Producteur: Louise Gendron / Josée Mauffette
 
Scripte: Mona Medawar
 
Société de distribution: ALLIANCE VIVAFILM (QUÉBEC)
 
Société de production: PRODUCTIONS DU CERF (QUÉBEC)

 

Chili-50-b
 
 
Résumé: Dans les toilettes d'une gare montréalaise paralysée par une tempête de neige, Pierre-Paul surprend Chili, une jolie collégienne, un pistolet dans la bouche. «C'était le 12 du 12... est aussi un hommage à Pierre Mignot, le directeur photo dont la caméra saisit les visages et l'atmosphère avec une acuité particulière.» (Gérard Boulad)

 
Chili-51

 
Interprétation:

Marie-Josée Bergeron  (Marie-Stella)

Emmanuel Bilodeau

Margot Campbell

Michel Charette

Normand Chouinard

Pierre Curzi  (Les Filles de Caleb, 1990)

Julie Deslauriers  (Cathou Barbeau)

Hugo Dubé

Roy Dupuis

Steve Gendron

Elise Guilbault   (Les Deux Gentilshommes de Vérone, 1985-86 / Sortie 234, 1988 / Cap Tourmente, 1993)

Lucie Laurier  (Danny [Les Enfants de la rue], 1987 / Les Filles de Caleb, 1990 / C'est pas moi, c'est l'autre!, 2004)

Fanny Lauzier  (La Puce)

Vincent Lemay-Thivierge

Pascale Montpetit

Joëlle Morin  (Lili Tomasso)

Brigitte Paquette

Marie-Chantal Perron  (Les Rescapés II, 2012)

Jean-François Pichette

Aron Tager

 
Source:
 
 
 
1994-Chili-Affiche     1994-Chili02

 


17 septembre 1994
 
Charles  Binamé  et  la  jeunesse  année  zéro
 
Par Odile Tremblay
 

Quand vous interrogez Charles Binamé sur son dernier film, il vous confesse quelques regrets. Un rythme de son propre aveu trop lent. Et si c'était à refaire... Mais on ne refait jamais rien. On recommence ailleurs et c'est tout.

 
C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues fut reçu avec des critiques mitigées au dernier FFM. Première grande question existentielle: est-il vraiment le film de Charles Binamé?
 

Oui et non. Oui, parce que le cinéaste de la télésérie Blanche a fait ce qu'il voulait avec le matériau qu'il avait entre les mains. Non, parce qu'il n'a pas pris le fleuve à sa source, mais l'a attrapé au vol.
 

Derrière la plomberie du film, une histoire de dernière minute. Depuis longtemps, un jeune réalisateur travaillait sur le scénario de José Fréchette. Il avait une vision, une collaboration avec la scénariste, une distribution planifiée. Tout cela fut balayé du revers de la main par Téléfilm qui demandait, quand le budget se mit à gonfler et à prendre des proportions sérieuses, que le film soit tourné par un cinéaste senior.
 

Exit le jeune débutant qui s'échinait sur le projet. Entre en scène Charles Binamé, à qui on demande de tout reprendre à zéro. Nouvelle distribution, malaise de tasser un collègue, mais l'envie de tourner, mais, mais, mais…
 

C'est plutôt avec le film qu'il est en train de faire avec trois sous et beaucoup d'impro (terminé en principe au printemps) Eldorado Fluo, que le réalisateur de la télésérie Blanche se refera vraiment une virginité comme cinéaste. Il le sait, met son énergie et ses espoirs sur ce film-là.
 

En attendant, C'était le 12 du 12... vient de sortir en salles. Le film donne la vedette à Lucie Laurier (Chili) et à Roy Dupuis (Pierre-Paul) dans une gare, au lendemain de la mort de Kennedy, quand les petites couventines se trimbalent avec des revolvers dans leur poche et que les vendeurs d'aspirateurs ont tout à coup envie de changer la vie.
 

À l'origine de C'était le 12 du 12…, se trouve un scénario de José Fréchette. José Fréchette, c'est la romancière du très remarquable Père de Lisa. C'est aussi la scénariste du merveilleux court métrage Au Clair de la Lune de Johanne Prégent. La même José Fréchette qui signait le scénario de Soho de Jean-Philippe Duval, lancé au FFM.
 

Il en parle comme d'un scénario très littéraire avec les défauts et les qualités du genre. Sur des dialogues très stylisés, «qu'il est difficile de rendre naturels». Un texte presque encombrant à force de se tenir tout seul, que Binamé voulait humaniser au maximum.
 
 
La  brisure  du  miroir
 

«C'était le 12 du 12..., c'est la jeunesse année zéro, explique le cinéaste. La brisure du miroir. Avec la mort de Kennedy, les illusions sont tombées, comme le mythe du héros salvateur s'effondrait à Dallas. On a arrêté de croire que l'Amérique opérait de nobles causes.»
 

Charles Binamé s'est plu à observer la collision entre un train (lui) et un bateau en dérive (elle). «Chili est un personnage avec une conscience de l'injustice qui est blessée par elle. Pierre-Paul vit encore dans le passé, quand Chili est notre contemporaine. C'est l'éclosion de la conscience de Pierre-Paul qui se joue ici.»
 

En Lucie Laurier, il dit avoir trouvé la Barbie à la tête cassée qui compose la fibre du personnage. Ensemble, ils ont beaucoup travaillé le sous-texte, l'émotion. «Je me promenais avec Lucie sur la rue en crachant sur tout le monde, en guise d'apprentissage au cynisme et à la dérision.» Quant à Roy Dupuis, il lui a gardé la bride au cou, comme à un cheval rétif, l'empêchant d'en faire trop, de prêter son magnétisme à un personnage qu'il fallait garder en sourdine.
 

Pour Binamé, le film est davantage celui d'un âge que d'un individu. Un âge où l'on quitte le rivage des certitudes pour plonger dans cet ailleurs appelé la condition adulte. Un âge qui étend sa nappe d'huile à une petite troupe de désastres possibles: ces couventines dans une gare et ces personnages secondaires qui sont la toile de fond de C'était le 12 du 12... Avec chacun sa douleur en bandoulière. Comme cette femme étrange incarnée par Élise Guilbault qui parle avec le vison de son manteau. «L'hyper-piège d'un film comme ça, c'est la caricature.» Il a cherché à créer des personnages aux antipodes du cirque, «véhiculant une humanité qui les dépasse».
 

Un film comme ça, c'est l'habituelle série de contraintes qui sont le pain quotidien d'un cinéma désargenté. Un budget de 2,4 millions de dollars «avec une gare qui essaie d'être pleine». Mais encore faut-il payer une armada de figurants. Alors, on rogne un peu ici. Et voilà. Un document d'époque, c'est cher. Il faut trouver des accessoires, des costumes, des coiffures. «Et quand chaque paquet de gomme est une pièce de musée...»
 

Mais contraintes ou pas, tournage pris au vol ou pas, Binamé qu'il défendra jusqu'au bout le film de commande. C'était le 12 du 12… n'est nullement son oeuvre la plus personnelle, mais un film sur lequel il a posé son regard de cinéaste. Donc, il l'assume.
 

Source:
Archives Le Devoirwww.ledevoir.com 
 
 
  

 

VOIR  TOUTES  LES  PHOTOS  DU  FILM
EN  
DIAPORAMA  GRAND  FORMAT  SUR


Chili-00

https://picasaweb.google.com/CETAITLE12DU12




LISEZ  LE  RÉSUMÉ  DÉTAILLÉ  DU  FILM  SUR


Films-du-Qu-bec

http://filmsquebec.over-blog.com/article-resume-detaille-film-cetait-12-du-12-chili-avait-blues-38530828.html

 


1994-Chili-Musique
 LA  MUSIQUE  DU  FILM  EST  ÉGALEMENT  TÉLÉCHARGEABLE  SUR


http://www.amazon.fr/Cétait-Chili-Premièr-Édition-Discographique/dp/B0026YIAX2
 

 

 


              
 

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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995