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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 21:29


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Mai 1999
 

ROY  DUPUIS  –  Notre  homme  à  Toronto



Par Isabelle Massé 

 
 

1999-Armand-Trottier-b

 


Difficile d’amorcer une conversation avec Roy Dupuis. D’abord parce qu’on est peut-être un peu trop distraite par la beauté de cet homme qui vient de fêter ses 36 ans. Banale comme amorce pour parler d’un comédien qui a admirablement percé le marché américain? Peut-être. Mais on vous défie, Mesdames, de regarder le beau Ovila Provonost dans les yeux pendant plus de cinq secondes sans vous emparer d’une paire de ciseaux pour découper sa photo! 



Fait-il toujours autant tourner les têtes depuis qu’il passe ses semaines à incarner Michael, l’entraîneur de Nikita, sur un plateau torontois? «Disons que je ne suis pas Leonardo Di Caprio!»,lance-t-il en riant.
 

Difficile donc d’entretenir une conversation avec Roy Dupuis, l’homme ayant réussi à dresser un immense mur entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle. Un tour de force, si l’on considère qu’il a plus d’une fois été la cible d’une certaine presse légère.


«On a déjà écrit que j’étais un ancien chanteur western qui avait passé un an dans le coma!, se rappelle-t-il en grillant une cigarette. Je n’ai jamais trouvé intéressant de parler de moi. J’ai gardé ma vie pour moi. Je n’aime pas me mettre en boîte, car j’évolue. Je préfère parler des personnages à qui je donne une âme et mon sang. Je ne sens pas que j’ai beaucoup de choses à dire présentement. À l’époque de Being at Home with Claude, j’avais le goût de parler du film, car mon personnage d’Yves m’a beaucoup nourri.»
 

Et ce Michael qu’il incarne depuis trois ans dans Nikita pour la télé anglophone?


«J’ai eu un peu de réticences à accepter le rôle, car c’était une adaptation du film de Luc Besson, une histoire qui a marqué. Je tenais à savoir si les producteurs américains allaient être respectueux envers les personnages du réalisateur français. C’est un des rôles les plus difficiles que j’ai eu à jouer. Ce n’est pas évident d’entrer dans la peau d’un personnage et de tout enlever. Michael est un homme qui a tué je ne sais combien de personnes. C’est un perfectionniste. On peut lui demander demain matin d’éliminer son voisin et il va le faire sans poser de questions. La meilleure façon pour lui de faire son travail, c’est de ne jamais laisser personne savoir qui il est vraiment. Michael, c’est donc de l’antiperformance. Lorsque je le joue, je m’intériorise, je reste neutre. Au départ, les producteurs n’étaient pas convaincus qu’il fallait que j’incarne le personnage de cette façon. Mais finalement, ça a fonctionné. Et Michael a pris de plus en plus d’importance avec les années.»
 

Si tout va bien – lire, si la série génère d’assez grosses cotes d’écoute chez l’Oncle Sam – Roy Dupuis devrait incarner son impassible personnage pendant encore deux ans.
 

«Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si long, mais tant mieux si ça continue. Ça ouvre des portes. Au départ, on voulait que je m’engage pour sept ans. J’ai finalement signé pour un an avec quatre années d’option. Lorsque j’ai accepté le rôle, ça faisait cinq ans que le téléphone sonnait de Los Angeles. Je refusais systématiquement toutes les propositions. Je ne voulais pas quitter la ville pendant des mois. Petit à petit, je me suis dit qu’il serait intéressant de travailler dans un autre marché.»
 

En s’exilant à Toronto, on a l’impression que Roy Dupuis a voulu se faire oublier un peu. Ou du moins ralentir. Il n’a pourtant jamais autant travaillé.


«Je reviens au Québec tous les week-ends. Je me promène moins dans la rue, c’est tout. La ville, je l’ai faite! Je demeure à la campagne maintenant. Je me suis acheté une maison, il y a quelques années, et c’est devenu mon projet à long terme. Entre chaque saison de Nikita, je passe mon temps à la retaper.»
 

S’il accepte un rôle entre-temps, c’est que ce rôle en vaut vraiment la peine. «Il faut que ce soit artistiquement trippant.» Il a récemment pris six jours de vacances pour incarner le Rocket dans un documentaire produit par Robert-Guy Scully.


«Maurice Richard est quelqu’un d’important. Il a enterré le qualificatif de "petits Canadiens français" que nous étions. Il est devenu un symbole de réussite. Malgré lui, je crois, il a contribué au réveil de la nation. Il a été responsable d’une des premières révoltes des Québécois. C’est pour ces raisons que j’ai accepté le rôle.»


Peut-être aussi parce que Roy Dupuis aimerait bien un jour réaliser des documentaires.


«J’ai quelques sujets en tête. J’aimerais bien partir avec ma caméra sans avoir de contraintes de temps. J’ai envie de vérités. Tourner des téléséries, c’est vidant. Il faut se donner pendant 18 heures par jour. C’est une vie de moine. La simplicité m’attire. Les choses non dites aussi.»


Tiens, tiens! Il pourrait bien être le sujet de son premier documentaire!
 


Source:
Article La Presse/Arts et Spectacles du 1er mai 1999

 

 

 

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Published by TeamRDE - dans Rencontres et entrevues

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