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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:24


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2 décembre 2002


Binamé  nous  fait  oublier  la  série  télévisée
 

Par Michelle Coudé-Lord 
                  



L’émotion, voilà ce que l’on retient du film de Charles Binamé Séraphin – Un Homme et son Péché.


Il faut aller voir ce film, ne serait-ce que pour voir une jeune Karine Vanasse criante de vérité en Donalda et un Roy Dupuis en Alexis grandeur nature, qui nous embarquent totalement dans leur histoire d’amour déchirante. Tout y est crédible. On y croit vraiment! Le réalisateur Charles Binamé a su tourner les scènes avec justesse et émotion, au point de nous faire oublier le Séraphin du petit écran.


Les gens diront: pourquoi parler en 2002 de Séraphin, cette œuvre de Claude-Henri Grignon déjà bien ancrée dans notre mémoire collective? Les producteurs Guy Gagnon et Lorraine Richard, d’Alliance Atlantis Vivafilm et de Cité Amérique, n’avaient qu’une réponse: pourquoi pas faire revivre au cinéma ce grand classique?


Ils se sont mis à la tâche avec acharnement pour relever ce défi. Et ils ont gagné. Le financement, au départ, fut une route longue et ardue: Téléfilm Canada et la Sodec ne croyaient pas, au début, à une telle aventure dans les pays d’en haut. On n’a qu’à voir le résultat pour conclure qu’ils ont bien fait de changer d’idée. Le film a coûté 6,2 millions de dollars, l’un des plus chers jamais tournés au Québec après Les Boys et Les Dangereux.
 

Du  grand  Binamé


D’abord, il faut applaudir la réalisation de ce film. Charles Binamé voulait à tout prix rééditer cette histoire et il a su transmettre sa passion.


Ensuite, le casting est irréprochable: Benoît Brière (Jambe de Bois), dont la complicité avec Roy Dupuis (Alexis) est palpable; Rémy Girard, tout aussi crédible en père Laloge; Yves Jacques, en notaire Le Potiron, et Robert Lalonde, en docteur Cyprien; Marie Tifo, en Délima Greenwood, la sœur de Séraphin, impressionnante comme toujours malgré sa brève apparition; Céline Bonnier, en Nanette Laloge, la confidente de Donalda, si douce et si belle qu’on la voudrait aussi pour amie.
 

Séraphin…  puissant


Puis, il y a bien sûr le Séraphin de 2002, Pierre Lebeau, qu’on appelle maintenant au Québec «notre Depardieu»! Le comédien mérite tous les honneurs. Il est puissant, et l’approche du réalisateur, fort intéressante, nous le présente ainsi, tout d’un bloc. Rien à voir avec le Séraphin au dos voûté de la télévision. Celui de Charles Binamé est passionné d’argent et de belles créatures. Mais on sent aussi le déséquilibre chez cet homme qu’on craint dans tout le village.
 

Les spectateurs s’attarderont au regard de Séraphin, à son visage meurtri par des démons intérieurs, et ils seront séduits notamment par une des scènes fortes du film alors qu’il se bat, dans les bois, contre Alexis.


Pierre Lebeau dit ne pas avoir eu peur de jouer au cinéma un personnage longtemps détesté par toute une génération. Et il a parfaitement raison, car si on ne l’aime pas, on se surprend parfois à le trouver presque sympathique.
 

L’amour…


Quant à Karine Vanasse et Roy Dupuis, les grands héros de ce film, ils nous rendent tous deux avec passion cette histoire d’amour si déchirante. Roy Dupuis avait sûrement un Alexis qui dormait en lui tellement il est vrai dans ce rôle.
 

Karine  Vanasse


Quant à Karine Vanasse, cette jeune première du cinéma, elle a hérité d’un véritable moment de grâce. Marie Tifo, d’ailleurs, lui prédit déjà une carrière exceptionnelle. La comédienne est superbe et, oui, vous allez pleurer avec elle.


Décidément, ce Séraphin de Charles Binamé est une très grande histoire d’amour. Le jeune public sera-t-il de la partie? Est-ce cool ou out d’accompagner ses parents pour redécouvrir de «vieilles» histoires qui parlent d’amour et de terres défrichées par nos ancêtres? Nul doute que Séraphin saura réunir la famille le temps d’un film exceptionnel, entre deux coups de baguette magique de Harry Potter.


Séraphin – Un Homme et son Péché est une très belle réussite. Un film rendu avec passion, amour et vérité.



Source:
Le Journal de Montréal 

 
 
 
 

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Published by TeamRDE - dans Séraphin - Un Homme et son Péché