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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:39


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2003-IB-Roy-Steph

 
 


«Dans Les Invasions barbares, Denys Arcand fait à nouveau preuve de l’esprit et du cynisme qui sont sa marque de commerce, tant à travers le regard sans complaisance que posent ses personnages sur leur propre vie que par le tableau implacable qu’il brosse de certaines de nos institutions: les systèmes de santé, d’éducation et de justice, les syndicats, l’Église.
Malgré l’humour et la satire qui s’en dégagent, le film 
Les Invasions barbares aborde avec délicatesse et sensibilité des sujets comme la mort, l’amour, l’amitié, et la complexité des liens qui unissent les êtres humains».

 

 


16 avril 2003


Denys  Arcand  au  pays  des  barbares


Par Odile Tremblay



Irritant exercice que celui d'atterrir à Ex-Centris au milieu de la faune médiatique docile devant une conférence de presse de Denys Arcand. Il accompagne son dernier film, Les Invasions barbares, lequel apporte une suite, comme chacun l'a compris, au désormais classique Déclin de l'Empire américain. Pressenti pour atterrir en compétition officielle au prochain Festival de Cannes, Les Invasions barbares prendra d'abord l'affiche chez nous le 9 mai sur 120 écrans....


.... Dans ce film, les générations s'affrontent, les baby-boomers y vieillissent, Rémy (le tombeur de ces dames) agonise sur un lit d'hôpital, la religion est de la cérémonie des adieux. Aussi au menu: l'amour, la famille, l'argent, les idéaux de gauche, la culture et la non-culture, la drogue, l'euthanasie....

.... En cours de tournage, Denys Arcand avoue avoir versé des larmes. Ému par son propre texte, par l'interprétation des comédiens? Ému, en tout cas. «Dans les films, il faut un peu rêver, et j'ai voulu écrire ma mort rêvée»...


.... Denys Arcand avait envie depuis 20 ou 25 ans de faire un film qui aborderait la maladie et la mort, mais il trouvait déprimants les divers scénarios qu'il pondait sur la question. «Puis, un jour, par une grâce du ciel, je me suis demandé: "Et si ça arrivait au personnage de Rémy Girard dans Le Déclin?"»....


C'est Stéphane Rousseau qui incarne le fils de Rémy, riche et inculte, si différent de papa. En plus d'avoir épaté le cinéaste en audition, l'humoriste, aux yeux d'Arcand, possédait l'aisance issue du succès et de l'argent dont le personnage se nourrit....


.... Mais qu'est-ce qu'un barbare? Le fils inculte, mais encore? «Ceux qui appartiennent à une autre civilisation: les Irakiens, les immigrants, ceux qui ont attaqué le World Trade Center», répond Arcand. L'autre, en quelque sorte.


Le cinéaste révélait hier à quel point les idéologies ont été importantes pour les intellectuels de sa génération, non seulement dans un Québec qui émergeait de sa noirceur mais pour tous les Occidentaux des années 60. Dans son film, si les idéaux se sont avérés des écrans de fumée, les personnages, au moins, le reconnaissent. Arcand voulait leur opposer la génération d'en dessous, plus straight que ses aînés. «Ils veulent se marier, faire de l'argent. Le contraire de nous.»


Marie-Josée Croze incarne la fille (droguée) du personnage joué par Louise Portal. Aux yeux du cinéaste, elle est aussi une sorte de légataire, créature symbolique appelée à garder l'appartement rempli de livres du défunt, comme les moines conservaient jadis les manuscrits, sans les lire, pour la suite du monde.


Et si ce film qui invite à une mort paisible et entourée allait changer la perception d'Arcand face à la mort? Il est trop tôt pour le dire, répond le cinéaste. Sans doute, mais il faudra décanter.


Allez savoir...



Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com



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«Rémy Girard tient ici son plus grand rôle, tour à tour roublard, lucide, sentimental, tendre, fanfaron, fantastique, vraiment. Stéphane Rousseau se révèle très juste en fils pragmatique. Louise Portal et Dominique Michel, les anciennes maîtresses, sont criantes de vie et de générosité. Dorothée Berryman demeure bien soudée à son rôle d'épouse, désormais divorcée mais toujours attachée au roi des coureurs. Le couple Mitsou-Pierre Curzi se défend à merveille. Marie-Josée Croze en jeune droguée est fort émouvante, et Isabelle Blais en fille des mers apporte un moment de vraie transe sentimentale au dénouement. Lumineuse aussi la présence de Johanne Marie Tremblay en soeur charité et celle de Gilles Pelletier qui brade les biens du culte.»
(Odile Tremblay - Archives Le Devoir)



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«Les  Invasions  barbares»  -  La  mort  rêvée


Par Jocelyne Depatie 
 


Denys Arcand a réussi l'impossible: nous faire passer du rire aux larmes en nous racontant l'histoire d'une mort annoncée. À voir absolument: Les Invasions barbares.
 
Défier la mort
 
Le cinéaste s'est demandé pendant 25 ans comment faire un film sur la mort qui soit à la fois grave et rempli d'humour. Après l'écriture de quatre ou cinq scénarios, jugés trop déprimants à son goût, Arcand a eu l'idée de faire revivre la joyeuse bande du Déclin de l'Empire américain. Dix-sept ans plus tard, il allait faire mourir Rémy, «ce jouisseur impénitent, celui qui avait le plus grand appétit de vivre», et réunir à son chevet ses vieux amis. Avec ces personnages, des intellectuels capables de défier la mort en continuant de fêter, de boire et de fumer, Arcand était certain que l'humour parviendrait à éclipser le désespoir.
 
Les retrouvailles du père et du fils
 
Rémy (Rémy Girard), divorcé, début de la cinquantaine, est cloué sur un lit d'hôpital, se mourant d'un cancer en phase terminale. Son ex-femme, Louise (Dorothée Berryman), rappelle d'urgence son fils Sébastien (Stéphane Rousseau), qui mène une brillante carrière de courtier à Londres. Même s'il s'est éloigné de son père depuis des années, il accepte de venir à Montréal avec sa fiancée.
 
Le pouvoir de l'argent
 
Sébastien, qui roule sur l'or, ne reculera devant rien pour adoucir les derniers jours de Rémy. Il lui fera aménager une chambre luxueuse à l'hôpital, le conduira aux États-Unis pour passer des examens, réunira ses amis Claude (Yves Jacques), Diane (Louise Portal), Dominique (Dominique Michel) et Pierre (Pierre Curzi), organisera un séjour à la campagne, ira jusqu'à trouver de l'héroïne pour calmer ses douleurs.
 
La mort idéale
 
Denys Arcand, qui a tourné plusieurs scènes dans un hôpital désaffecté, brosse un portrait plutôt négatif du système de santé. «J'ai toujours été habité par la peur des hôpitaux, dira-t-il, sans doute parce que j'y ai accompagné mon grand-père, mon père et ma mère, tous morts du cancer.» Aussi a-t-il voulu que son film soit réaliste, même s'il contient une grande part de fantaisie. Il ne s'en cache pas, avec ces Invasions barbares, c'est sa propre mort qu'il a voulu décrire, la mort idéale, celle à laquelle il rêve.
 
 
Source:
 

2003-IB-affiche-b


 

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Published by Michèle - dans Films 2001-2005
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