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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 20:52


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2004/10 - Mémoires affectives - Le goût d’être bien chez soi
2004/10 - Mémoires affectives - Le goût d’être bien chez soi


23 octobre 2004

 

«Mémoires  affectives» - Le  goût  d'être  bien  chez  soi
 

Par Luc Perreault
                              



Un  «nous»  inclusif


Au moment de choisir l'interprète d'Alexandre, le choix de Roy Dupuis s'est vite imposé. Celui-ci avait l'âge du personnage; Leclerc par ailleurs s'ennuyait de l'interprète de Being at Home with Claude et de Cap Tourmente.


«Je cherchais un gars de 40 ans qui pouvait être autant cérébral qu'organique. Il y a quelque chose de très animal chez Roy. En même temps, il se passe quelque chose en haut du cou. Il ne joue jamais à être intéressant, à être plus fort que le film.»


Il le décrit comme un acteur généreux qui se livre complètement. C'est Dupuis qui a eu l'idée de faire bégayer Alexandre, une idée pas toujours facile d'application, étant donné qu'on tournait dans le désordre. Pendant deux jours, avant le tournage, le metteur en scène et son acteur ont lu le scénario ensemble, ce qui devait entraîner plusieurs changements. «Il me demandait tout le temps: "pourquoi ci, pourquoi ça?". J'ai pris l'acteur le plus questionneur de la planète.»
 

Aux yeux de Dupuis, présent lors de l'interview, son personnage se trouvait coupé d'une bonne partie de sa mémoire même avant l'accident. «Le film traite des relations père-fils, d'un homme qui se cherche, ce qui est le cas de beaucoup d'hommes d'aujourd'hui, mais aussi de la violence de certains hommes. C'est sûr, reconnaît l'acteur, que ce personnage est proche de moi. Il se situe entre l'enfant et l'adulte, bon vivant, proche de la nature, sportif.»
 

Parmi les autres personnages, il faut souligner la présence fort attachante d'une policière, Pauline. La performance de Rosa Zacharie rappelle celle de Frances McDormand dans Fargo des frères Coen, un rapprochement qui ne l'étonne guère puisqu'elle a joué dans une satire de ce film au théâtre, FrigoFargo, soit dit en passant, le dernier film ayant pour cadre l'hiver vu par Francis Leclerc. La présence de Rosa Zacharie, assure-t-il, n'est pas accidentelle. Fille d'un immigrant libanais, celle-ci a passé son enfance sur la Côte-Nord. Leclerc le pure laine tenait à faire une place dans son film à des néo-Québécois. «Dans ce film, ce sont des gens venus d'ailleurs, Rosa ou Maka Kotto, qui viennent en aide au pauvre Québécois.»
 

Il a aussi fait appel aux Premières Nations. Le monologue du chasseur dans le film est dit en innu, un clin d'oeil à notre héritage amérindien. Bien qu'il traite de ses racines, son «nous» est inclusif.


«Ce sont les racines, conclut-il, qui servent de lien entre Jeune fille à la fenêtre et Mémoires affectives. Ne croyez pas que ce dernier traite de politique ou incite à voter PQ. Il traite juste d'un Québec où l'on se sent chez soi. Cet été, j'ai tourné à Kamouraska. Je m'y sentais bien. Je suis bien partout au Québec où il y a le fleuve. À Montréal, les buildings le cachent. Beaucoup d'enfants ne le voient pas. J'ai un fils de presque 4 ans. Je ne manque jamais l'occasion de lui faire voir le fleuve. Ce goût d'être bien chez soi, j'ai dû l'hériter de mon père.»
 


Source:

 
 

 
 

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Published by TeamRDE - dans Mémoires affectives