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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 21:55


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2007/10 - Rencontre d’un Roy et d’un général

 

13 ocotobre 2007
 

«J’ai  serré  la  main  du  diable»
 
Rencontre  d’un  Roy  et  d’un  général
 

Par Stéphanie Bachand
 



C’est la musique qui annonce le drame dans le tout récent film de Roger Spottiswoode, J’ai serré la main du diable. Une musique qui vous fera frissonner et trembler. Frissons d’horreurs et d’incompréhension face à un drame humain qui aurait pu être évité.
 

Le génocide rwandais de 1994 a horrifié le monde entier par sa cruauté et sa violence. Le général Roméo Dallaire a choisi, avec cette adaptation cinématographique de son livre, de devenir un général de paix. Au-delà de l’interprétation, le comédien Roy Dupuis devient le général Dallaire, le temps du film. Comment le comédien est-il passé à travers ce qu’il considère comme le rôle le plus difficile de sa vie?
 

«D’abord, ce fut mon premier contact avec l’Afrique. Je la connaissais, intellectuellement, mais découvrir et sentir la vie des gens là-bas, dans le réel, c’est autre chose. J’ai appris beaucoup, je ne connaissais pas tous les mécanismes de l’ONU, je pensais qu’ils avaient une armée au début. Les grandes puissances de ce monde pensent d’abord et avant tout à leurs propres intérêts. C’est aussi, pour moi, la rencontre d’un homme qui pourrait être un des plus grands défenseurs de la paix et un exemple pour l’humanité. Il a décidé d’agir positivement, de ressurgir de l’horreur, alors qu’il aurait pu tomber dans l’horreur, le désespoir et même choisir la mort», raconte l’interprète.
 

Il y a beaucoup d’admiration et de respect pour le général Dallaire dans la voix de Roy Dupuis. Le film démontre comment le général a été abandonné par les grandes puissances de ce monde, mais montre aussi sa profonde détermination à mener à bien sa mission.
 

«La dernière rencontre que j’ai eue avec lui, dans la chapelle du Collège militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, a été riche parce que j’ai pu m’imprégner de lui, de ce qu’il est en dedans. Lorsque je construis un personnage, je ne pars pas du physique ou de la voix, je m’inspire de ce que je ressens de l’autre personne. Je deviens une éponge de ce qu’il est, de son énergie. Le général m’a parlé de ce que c’est d’être un général, de devoir commander et porter la responsabilité de la vie de plusieurs hommes. La façon dont il disait les choses m’a inspiré.»
 

Inspiré, le bel interprète l’a été. À certains moments, selon l’angle de la caméra, on croit vraiment voir le général Dallaire dans les gestes, la démarche, mais aussi dans ce regard, profond, sensible. L’homme réussit à entrer en contact avec certains rebelles et leur fait baisser les armes d’un simple regard ou encore, d’un toucher.
 

«Je suis content de mon interprétation, le général méritait ça. Je me suis enfermé dans cet univers tout au long du tournage, j’avais une semaine de congé et je me préparais pour la semaine suivante. Je connais plus l’humain maintenant, autant son côté lumineux que son côté horrible.»
 

Le comédien a réussi à faire la coupure avec toutes ces turbulences émotives lorsqu’il a repris l’avion du retour, vers Montréal. Revenu au pays, un autre bouleversement l’attendait.
 

«J’ai eu un choc en revenant. Les inégalités de notre monde me sautaient aux yeux. Je suis plus conscient du monde dans lequel je vis. Même si je l’étais avant, je le suis encore plus maintenant. Je demeure positif et crois profondément qu’il y a des choses à faire, comme dénoncer les injustices. On vit tellement avec plein de bébelles inutiles ici.»
 

Pour continuer sa mission de paix, le général Dallaire s’implique auprès des enfants soldats, afin qu’on arrête de les envoyer sur les champs de bataille. Le comédien Roy Dupuis, de son côté, a sa propre mission, celle de nous émouvoir, dans Truffe, un film de Kim Nguyen aux côtés de Céline Bonnier, Pierre Lebeau et Jean-Nicolas Verreault. Aussi, dans Emotional Arithmetic, avec Susan Sarandon et Christopher Plummer. Le film porte un regard différent sur l’Holocauste, sur la nécessité d’oublier, de se tourner vers l’avenir et d’aller au-delà des traumatismes. Le film a été présenté en clôture du Festival des films de Toronto.
 

J’ai serré la main du diable, un film de Roger Spottiswoode, avec Roy Dupuis, Deborah Unger et Jean-Hugues Anglade.
 






 

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Published by TeamRDE - dans Shake Hands with the Devil

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