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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 21:21


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4 septembre 2008

«C'est aujourd'hui que démarre le populaire Festival International du Film de Toronto (TIFF), avec 312 films en dix jours, des stars et cinéastes en grappes et une Ville-Reine enfiévrée qui lève sa couronne au cinéma.

... C'est au TIFF que seront lancés des films comme Burnt After Reading des frères Coen, A Year Ago in Winter de Caroline Link mais aussi Un Barrage contre le Pacifique de Rithy Panh, L'Instinct de mort de Jean-François Richet, sur la vie de Mesrine, en partie tourné au Québec.

Le Devoir

 


11 septembre 2008
 

MESRINE: L'INSTINCT DE MORT
Efficace  par  moments,  décevant  dans  l'ensemble


Par Maxime Demers




Le criminel français Jacques Mesrine aurait été torturé de façon sauvage dans une prison québécoise, selon ce qu'on voit dans L'Instinct de mort, le premier de deux films sur sa vie qui a été présenté hier à Toronto, en primeur aux journalistes.


Placé en isolation à son arrivée au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, après avoir été arrêté dans le désert du Nevada puis extradé au Canada, Mesrine aurait subi pendant plusieurs jours des tortures atroces de la part des gardiens du pénitencier québécois. Pendant ces scènes, violentes à souhait, on se croirait presque dans une prison de Guantanamo Bay... Selon ce qu'on voit dans le film, Mesrine serait d'ailleurs sorti de ce séjour en prison (il s'est évadé en 1972) encore plus violent et enragé qu'avant.
 

Remarquez, les horreurs apparemment vécues par le gangster français dans ce pénitencier font peut-être partie du volet fiction du film. Car il est bien mentionné pendant le générique d'ouverture qu'il y a «une part de fiction» dans ces deux films biographiques réalisés par Jean-François Richet et coproduits par la boîte montréalaise Remstar (les nouveaux propriétaires de TQS).
 

Sinon, que dire de ce premier volet (L'Instinct de mort), qui raconte la première moitié de la carrière criminelle du célèbre criminel français? Mentionnons d'abord qu'on est loin du grand film annoncé. Très attendu (on en parle depuis des années) et doté d'un budget important (30 millions de dollars), Mesrine - L'Instinct de mort est efficace par moments mais déçoit dans son ensemble. Le scénario est ultra-linéaire et conventionnel, et la réalisation de Richet est fade et sans grande originalité.
 

On note également plusieurs longueurs, surtout dans la première partie, quand, de retour de la guerre d'Algérie, le jeune Mesrine flirte avec le milieu interlope parisien et multiplie les conquêtes amoureuses. On a affaire alors au biopic hollywoodien typique. Mais Richet n'a pas la touche magique de Scorsese...

 
Les  acteurs  sauvent  la  mise
 

La partie québécoise nous a semblé toutefois plus intéressante, plus punchée, du moins. Tous les «exploits» de Mesrine pendant son séjour québécois y passent: son enlèvement du millionnaire québécois George Deslauriers en 1969, son arrestation aux États-Unis, son emprisonnement, son évasion de Saint-Vincent-de-Paul en plein jour et son assassinat de deux gardes-chasses à Saint-Louis-de-Blanford. C'est d'ailleurs sur cette scène que le premier film se conclut (un peu en queue de poisson, il faut le dire).
 

Heureusement, il y a les acteurs qui sauvent la mise. Surtout Vincent Cassel, formidable dans la peau de Mesrine. L'acteur français s'est investi à fond dans son rôle, au point de prendre 20 kilos pour interpréter le Mesrine des dernières années.
 

Du côté des rôles de soutien, une distribution de gros calibre et plusieurs bonnes performances à souligner: Cécile de France en Jeanne Schneider (la blonde et complice de Mesrine), Roy Dupuis en Jean-Paul Mercier (le complice québécois du criminel français), Gérard Depardieu en Guido (le mentor de Mesrine), Gilbert Sicotte en George Deslauriers.
 

Soulignons d'ailleurs que le réalisateur a su éviter le piège de gommer l'accent québécois. Les personnages québécois parlent avec un accent crédible et même très prononcé (on est dans le milieu criminel à la fin des années 1960). Il faut donc s'attendre à ce que leurs répliques soient sous-titrées lors de la sortie du film en France...
 

Le second des deux films sur Mesrine (L'Ennemi public N°1) portera sur les dernières années de la vie du gangster en France. Mesrine a été abattu dans les rues de Paris le 2 novembre 1979.
Les scènes québécoises de L'Instinct de mort ont été tournées l'automne passé dans Montréal et ses environs.


Source:
Le Journal de Montréal

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Published by TeamRDE - dans Mesrine - L'Instinct de mort

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