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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 21:06


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2009/03 - Entrevue: «Je me souviens»


4 mars 2009

 

Entrevue:  «Je  me  souviens»
 

Par Karl Filion
 



André Forcier présente cette fin de semaine son nouveau long métrage, Je me souviens, qui raconte l'histoire de l'émergence d'un syndicat dans une mine de l'Abitibi au début des années 50. Le réalisateur s'est entouré d'acteurs qu'il connaît bien pour ce nouveau film, plus réaliste que ses précédents.
 

Discussion avec André Forcier, Rémy Girard, Céline Bonnier, Pierre-Luc Brillant et Roy Dupuis.
 

.... Céline  Bonnier 
 

«J'ai fait Le Vent du Wyoming avec Forcier il y a quand même douze ans.» 
 

A-t-il changé depuis?
«Non, pas vraiment. C'est les budgets des films qui ont changé, je pense qu'il y en a de moins en moins. Il a toujours des scénarios intéressants, fleuris, ce n'est jamais banal ce qu'il propose. C'est toujours très, très, très référé, il y a de la rigueur, c'est rare qu'on lit des scénarios comme ça.» 
 

C'est moins «fabuleux» que ses films précédents.
«Effectivement, mais il y a plus de références historiques québécoises... Il y en a tout le temps de toute façon. Il est dans la poésie. C'est sûr que quand Forcier m'appelle, sans savoir ce que ça va être, je sais que ça ne sera pas banal, que ce sera un personnage coloré.» 
 

Est-ce que le tournage est amusant?
«C'est drôle des fois, mais d'autres fois c'est moins drôle. Comme on n'a pas le budget adéquat, on tourne en moins de jours, pas assez longtemps, donc ça donne des plateaux stressés.» 
 

Qu'est-ce qui vous plaît dans cette écriture?
«C'est proche de la théâtralité. Il y a quelque chose dans l'expression, la parole, comme une liberté proche de l'écriture théâtrale, avec plus de poésie, un autre genre de narration que le réalisme qu'on voit souvent au cinéma. Moi, c'est vraiment mon univers, ça stimule mon nerf créatif. Il y a de la liberté là-dedans, j'ai envie de faire partie de ça.» 
 

Avez-vous conscience du public en tournant le film?
«En le faisant, non. On le sait parce qu'on connaît les films de Forcier, mais pour moi, le bonheur se mesure à l'expérience que je suis en train de vivre là, l'univers dans lequel je baigne et ce que je suis en train de partager avec l'artiste qui m'offre ça. Donc je m'en fous, sur le plateau. Mais après, je souhaiterais de tout mon coeur qu'il y ait plus de monde qui s'intéresse à ça. Il s'agit juste d'avoir une curiosité...» 
 

.... Roy  Dupuis
 

C'est un film plus réaliste dans la filmographie du réalisateur, est-ce pour vous une préparation différente?
«Des personnages plus réalistes, ça fait longtemps que j'en joue, c'est pas une préparation différente. Ce qui est différent avec les films et les histoires de Marc-André, c'est que premièrement tu ne changes pas un mot. C'est déjà écrit, c'est poétique, même si c'est réaliste, les mots sont quand même choisis. Ça se rapproche un peu du théâtre, à ce niveau-là. Au théâtre, tu ne changes pas un mot quand tu veux. Au cinéma, quand on joue un personnage réaliste, on peut facilement modifier les phrases pour les faire siennes, pour les rendre plus justes. Mais avec Marc-André, tu ne touches pas à ça, parce qu'il a sa musicalité.» 
 

«Deuxièmement, même si c'est un film réaliste, ça ne l'est jamais vraiment, et en général, quand je travaille un personnage, je vais avoir envie de scruter la réalité, d'aller puiser de l'information dans un secteur quelconque de la société, de la vie. Mais dans un film de Marc-André, j'ai juste envie d'être avec lui, de lui poser des questions, de lui faire parler de l'histoire. C'est un univers qui lui appartient.»
 


Source:

 

2009-03-jms-10

 

 

13 mars 2009



ROY  DUPUIS  -  Entre  carcan  et  liberté



«J'allais à l'église. J'ai servi la messe. Je me souviens d'avoir eu hâte d'aller chercher l'hostie; je n'en avais pas le droit parce que je n'avais pas encore fait ma première communion. Je me souviens de "la claque sur la gueule" que j'ai reçue à ma confirmation et du curé qui, de temps en temps, venait faire son tour dans la classe pour nous parler. Et c'est sûr que je me souviensde l'Abitibi, car je viens de là. Je me souviens d'un autre côté aussi: la liberté, le lac, le chalet, le hockey, le sport, la musique, le violoncelle chez les soeurs...»

 


Source:
 Magazine 7 JOURS

 

 



 

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Published by TeamRDE - dans Je me souviens