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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 20:07


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2009/07 - Entrevue: «Les Doigts croches»

 

 

30 juillet 2009
 


.... Certes, Les Doigts croches ne passera pas à l'histoire pour l'originalité de sa mise en scène, mais louons le fait que Scott, qui a dû affronter bien des tempêtes durant le tournage, n'a justement pas voulu en mettre plein la vue comme il arrive trop souvent chez les cinéastes débutants. Pas de place pour l'esbroufe dans ce road movie pédestre. On sent que le scénariste-réalisateur s'en est tenu à rendre justice au pittoresque des paysages et à mettre en valeur le talent de la distribution pour le moins surprenante. 
 


Ainsi, à la redoutable efficacité de Roy Dupuis, trop peu souvent employé dans le registre comique, s'amalgament parfaitement la truculence de Paolo Noël, personnage coloré en soi, et le sens du timing de Claude Legault, improvisateur émérite. À leurs côtés, Patrice Robitaille s'avère très attachant en grand naïf, tandis que Jean-Pierre Bergeron - mâtin, quelle voix! - s'impose autant par ses silences éloquents que par ses répliques où perce le fiel. Bien plus que les revirements et le dénouement de ce récit de rédemption, ce sont les rapports entre les personnages, lesquels se mentent et se manipulent effrontément, qui suscitent le plus grand intérêt. Qui plus est, dans ces échanges virils, Scott jongle avec bonheur avec ses thèmes de prédilection, l'argent et le pouvoir....
 


(Manon Dumais)




31 juillet 2009


Entrevue:  «Les  Doigts  croches»
 
Par Karl Filion


.... Roy  Dupuis
 


Tourner à l'étranger pendant plus de deux mois doit aider à former l'esprit d'équipe. «À partir du moment où il y a équipe, où la distribution a bien été faite, oui. Mais ça peut être l'inverse aussi. Cette fois-ci, c'était une belle gang, une belle gang de fous, mais des fous qui sont à leur place. Ce sont tous des acteurs qui sont là pour raconter une histoire.» 


Est-ce que des problèmes d'égo peuvent survenir? «Je ne pense pas que des vedettes qui ne sont pas à leur place, ça peut survivre au Québec. Le milieu est trop petit. Cette game-là ne se joue pas ici, il n'y a pas assez d'argent. Ça ne survivrait pas au Québec. Les vedettes au Québec sont là pour les bonnes raisons, parce qu'ils ont un respect pour les histoires et ceux qui les racontent.» 
 
«Travailler avec un auteur qui réalise son histoire, ça permet d'entrer plus facilement dans son univers.» 
 

Est-ce qu'il arrive que l'acteur apprenne quelque chose au réalisateur sur le personnage? «C'est supposé arriver. En général, c'est ce qui se produit. Quand moi, je travaille un personnage, j'en ai rien qu'un, et en plus, t'arrives à le sentir. Tu le vois d'un œil différent. Passer du papier à la troisième dimension ajoute quelque chose de plus. Moi, je vois le personnage en trois dimensions, grâce à l'information imaginée par l'auteur.» 
 
«Un film, c'est un travail d'équipe, en endossant son histoire et son personnage, je vais m'en inspirer des idées, des couleurs, des gestes. C'est à moi de partager ça avec les créateurs, alors on se relance la balle. C'est un travail d'équipe.» 


Leur origine est-elle importante pour mieux les comprendre? «C'est assez important d'où ils viennent pour camper ces bonshommes-là. Le quartier du "faubourg à m'lasse", c'est important, parce que le film parle de ça. D'où tu viens, ça a une grande influence sur ce que tu vas devenir. Donc, oui, pour ce film-là, de connaître un peu le quartier, c'était important.» 
 
«Pour moi, Charles, c'est le plus honnête de la gang. Mais il ne le sait pas. Il le découvre. Il n'est pas assez méchant, il n'ira jamais assez loin pour le faire comme il faut. Il est devenu un voleur pour être respecté, mais dans le fond c'est un bon gars.» 
 

Il ne change pas tellement, il se découvre... «Se découvrir, c'est changer aussi. Mais d'une certaine façon, oui. Il ne change pas, il se découvre. Il s'accepte.» 
 


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Published by Michèle - dans Les Doigts croches