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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 13:11


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2010-09-rescapés

 

 

11 septembre 2010


Roy  Dupuis,  l'anticonformiste


Par Carolyne Marengo

 



Il incarne, au grand écran, le complice québécois du célèbre criminel français Jacques Mesrine (Vincent Cassel), dans Mesrine - L’Instinct de mort. À l’opposé, au petit écran, il joue à l’inspecteur policier dans la télésérie à suspense Les Rescapés. Rencontre avec un comédien anticonformiste.  

 

Du jour au lendemain, votre personnage dans Les Rescapés est transporté de l’an 1964 à 2010 avec ses proches. Aimeriez-vous vivre l’expérience de voyager dans le temps?

Je ne sais pas... En fait, c’est sûr que si la possibilité se présentait, je ne vois pas pourquoi je refuserais. C’est quand même quelque chose d’exceptionnel. On aimerait tous un peu savoir vers quoi on se dirige, de quoi on aura l’air dans le futur, dans 200 et 300 ans, si on est encore là.

D’un autre côté, je suis quelqu’un de mon époque. J’aime le présent et je trouve que les moments que l’on vit présentement sont importants à bien des niveaux. Très importants, même. Je crois que l’on est en train de vivre une des grandes évolutions de l’espace humain. En espérant que l’on réussisse à passer au travers...

 

Surtout avec les conflits au Moyen-Orient et les hypothèses qu’une troisième guerre mondiale se pointe à l’horizon...

Je pense que ce n’est pas vraiment là que ça se passe, mais plutôt en Occident. Je vois plus l’Occident comme étant le problème sur la planète en ce moment; mais attention: aussi la solution.

 

Les grandes périodes du passé ne vous intriguent pas?

Le passé, c’est romantique. En même temps, on a déjà une petite idée de ce qu’il est. C’est sûr qu’on peut toujours en apprendre sur lui, découvrir si le tout s’est vraiment déroulé comme on le prétend. Cependant, je suis quand même plus fasciné par le futur.

 

Plusieurs comédiens affirment qu’ils aiment incarner des policiers, car ils réalisent du coup un rêve de garçon. Est-ce votre cas?

Non, pas du tout. Je suis un peu anticonformiste. J’aime être à l’avant-garde. Oui, j’aime travailler en groupe, mais la police, ce n’est pas quelque chose qui m’attire au départ.

 

Vous vous rangez plutôt du côté des rebelles?

Je considère que les artistes – si nous en sommes, nous, les comédiens – sont là pour apporter un point de vue différent sur le monde, sur la vie, et non pour renforcer ce qui est déjà présent.

 

Au cinéma, on peut vous voir dans la saga Mesrine, où vous incarnez un criminel. Sur ce tournage, vous avez, pour la première fois en 25 ans, travaillé avec Vincent Cassel. Vos retrouvailles ont-elles été particulières?

Non, ça allait de soi. C’était un peu le même genre de gars que j’avais rencontré 25 ans auparavant; celui qui m’avait finalement présenté Paris. C’est par lui que j’ai découvert la Ville Lumière. À la base, il semblait être resté le même: le gars qui aime son métier, qui est intéressé et intéressant.

 

Que retenez-vous du tournage?

Plein de petits détails. C’est sûr qu’il y avait beaucoup de moyens. Cela nous a permis d’avoir le temps de faire les choses, ce qu’on a rarement ici (ce qui n’est pas mauvais non plus, parce que parfois, c’est bon d’être pressé; ça provoque les affaires). Mais là, on avait le temps de faire les choses, d’explorer les scènes, de les pousser à fond.

 

Avez-vous eu droit à un traitement royal?

Oui, on était bien traités. On avait droit à un chauffeur, on logeait dans un bon hôtel... C’était bel et bien un tournage avec des moyens!

 

Ce genre de traitement est-il rare lorsque vous travaillez dans des productions québécoises?

Je ne suis pas mal traité au Québec, mais la réalité n’est pas la même. J’ai quand même des chauffeurs ici, mais je n’ai pas besoin de rester à l’hôtel; je suis chez moi. Je n’ai pas besoin d’être nourri non plus; je m’en occupe personnellement.  

Disons que les conditions de tournage de Mesrine se rapprochaient un peu plus de celles que j’avais connues lors du tournage de Nikita.

 


Source:

http://divertissement.sympatico.ca/artsetculture/entrevues/

 



 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues