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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 12:51


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2005/03 - Roy Dupuis au coeur de la peine capitale


13 mars 2005


ROY  DUPUIS:  AU  COEUR  DE  LA  PEINE  CAPITALE


Par Claude Couillard




Son rôle de condamné à mort dans Manners of Dying a été le plus exigeant de sa carrière, avoue Roy Dupuis. Rare rencontre.

 
Marcher  sur  un      fil...


«C'est probablement le personnage le plus intense au niveau physique, émotif, intellectuel», raconte l'acteur de bientôt 42 ans, reconnu pour son jeu total, qui a pourtant eu son lot de rôles exigeants. Rappelons seulement celui, incarné tant sur scène qu'au grand écran, du jeune prostitué fou d'amour de Being at Home with Claude. Dans Manners of dying (L'Exécution, en français), Roy Dupuis devient Kevin Barlow, condamné qui meurt huit fois, de façon différente. Un scénario et une structure pas banals qui l'ont séduit, adaptation astucieuse d'une nouvelle de l'auteur montréalais Yann Martel (L'histoire de Pi).
 
 
Dernier  condamné  à  mort


Tout un défi pour un acteur, aussi talentueux soit-il, que d'apprivoiser et de personnifier un personnage aussi délicat. «C'est pas juste mourir. C'est quelqu'un qui sait qu'il marche vers la mort», explique le lauréat du Jutra 2005 du Meilleur acteur, pour illustrer l'univers mental dans lequel il s'est immergé.


Roy Dupuis a réussi à rencontrer le dernier condamné à mort du Canada, Réal Chartrand. «Il a vécu trois jours de sa vie où il était censé mourir, le soir». L'énergie, et non l'histoire particulière, de ce survivant d'une pratique révolue de ce côté-ci de la frontière l'a nourri, dit-il. «Dans certaines scènes, il faut plonger, tout simplement.»

 

«Pour moi, le fait que la société accepte de régler le problème qu'elle a avec quelqu'un en l'éliminant, c'est un peu adopter la mentalité du criminel.»
 
 
Qualité  du  scénario


Acteur polyvalent, Roy Dupuis slalome constamment entre les films grand public (SéraphinMonica la Mitraille pour les plus récents) et ceux de réalisateurs encore peu connus (Mémoires affectives de Francis Leclerc, Manners of Dying de Jeremy Peter Allen...). Amour du risque? Foi en la relève?


«C'est tout simplement le scénario, lance Roy Dupuis
Dans le cas de Manners of Dying, par exemple, c'était évident que la personne qui avait écrit ce scénario avait quelque chose entre les deux oreilles. Ça me tentait de la rencontrer.»
 
 
Contre  la  peine  capitale


La préparation et le tournage du film n'ont fait que renforcer ses positions, nettement contre la peine de mort. «Avant le film, j'étais contre. Mais je ne m'étais pas vraiment posé toutes les questions», réalise Roy Dupuis. Sur le plateau, l'acteur a eu l'occasion de jouer - et d'échanger - avec un policier à la retraite, un autre toujours en service et un ancien gardien de prison.


«Ça a précisé ma position», a-t-il constaté, plus abolitionniste que jamais.
«C'est prouvé que dans les États américains où il y a la peine de mort, ce n'est pas là qu'il y a le taux de criminalité le plus bas, dit-il. C'est souvent l'inverse. Ça engendre un cercle de violence.»
 


Source:


 

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Published by TeamRDE - dans Manners of Dying-L'Exécution