Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:03


Chers visiteurs,

Pour une consultation facile et rapide, je vous invite à naviguer par la page
PLAN  DU  SITE.

Pour recevoir les derniers articles mis en ligne, pensez aussi à vous abonner à la Newsletter.

 




TRUE  WEST  en  bref


«True West» est une pièce de l'américain Sam Shepard, traduite par Pierre Legris, et mise en scène par Brigitte Haentjes qui dirige ici Roy Dupuis pour la troisième fois.


La troupe se produisit à la NCT (Nouvelle Compagnie Théatrale, salle Denise Pelletier) du 18 janvier au 17 février 1994.
 

Interprétation:

LeeRoy Dupuis

Austin: Norman Helms

Saul Kimmer: Brian Dooley

La mère: Janine Sutto


____________________________________________________________________

 

 



27 avril 1993
 
 
Théâtre - Le  vent  souffle  du  côté  de  la  NCT
 

Par Robert Lévesque
 


À certains moments, pour des raisons qui doivent un peu au hasard et beaucoup au travail, un théâtre parmi les autres ressort de l'ensemble et semble avoir un bon vent dans les voiles. Aujourd'hui ce vent souffle du côté de la Nouvelle Compagnie Théâtrale.
 

Brigitte Haentjens, qui a pris la succession de Guy Nadon à la direction artistique, a réussi en une saison le difficile sauvetage de cette compagnie où tout allait à vau-l'eau après les trois échecs artistiques de la saison Nadon, suivis de la démission fracassante du comédien qui n'a passé qu'un an et demi à la barre de ce théâtre...
 

... La saison prochaine pourrait être aussi solide. Haentjens mijote une seconde équation universel-actuel en mettant à l'affiche à la fois Shakespeare et deux contemporains, Bernard-Marie Koltès (mort en 1989) et Sam Shepard...
 

... Après le Koltès, Haentjens met en scène la meilleure pièce de Sam Shepard, «True West».


Haentjens a l'art de créer l'événement et de composer ses affiches: pour ce Shepard elle a réussi à mettre sous contrat le comédien Roy Dupuis, la star du cinéma québécois qui est aussi et d'abord, ne l'oublions pas, un comédien de théâtre qui a souvent travaillé avec Haentjens (pour «Le Chien» de Dalpé, «Un Oiseau vivant dans la gueule» de Delisle).


Dupuis fera duo avec le comédien Norman Helms dans cette pièce sur deux frères dont l'un est scénariste et l'autre cambrioleur...
 


Source:
Archives Le Devoirwww.ledevoir.com

 

 
____________________________________________________________________

 
Photo:

http://premierrole.com/comediens/roy-dupuis-2/
 




14 janvier 1994
 

 
Roy  Dupuis  chez  Sam  Shepard
 

Par Robert Lévesque
 


Avec Scoop III et «True West», la rentrée télévision et la rentrée théâtre - deux mondes - se chevauchent chez Roy Dupuis, le comédien le plus connu du grand public parmi ceux qui sont sortis de l'École nationale de Théâtre dans les années 80.


Un comédien particulier, qui a ses preuves à faire, alors qu'il est déjà piégé dans la machine médiatique simpliste et agressive qui veut faire de lui un Brando (sans son Kazan...), un sexe symbole, ou rien de moins qu'un acteur-culte!
 

L'entreprise médiatique et commerciale grotesque échappe heureusement au monde plus honnête du théâtre où, là, Roy Dupuis, à 30 ans, est un comédien comme un autre, la Nouvelle Compagnie Théâtrale lui ayant proposé de jouer le rôle de Lee dans «True West» de Sam Shepard sans mettre en branle une opération particulière, sans soudoyer les rédactions (on me proposait une entrevue avec le comédien Norman Helms qui joue le rôle d'Austin à ses côtés!), sa gueule de star éberluée n'est pas sur l'affiche, et dans les Cahiers de la NCT aucun article n'est consacré à la «star».
 

Roy Dupuis a peu joué au théâtre: un spectacle en plein air avec des copains de l'École nationale, une tournée d'Harold et Maude avec Viola Léger, un Roméo au TNM avec une certaine balourdise, un rôle secondaire dans un Sam Shepard au Quat'Sous (Fool for Love), puis, sous la direction de Brigitte Haentjens qui le dirige maintenant dans «True West», il a connu ses deux meilleures performances à la scène avec Le Chien de Jean-Marc Dalpé à Fred-Barry et Un Oiseau vivant dans la gueule de Jeanne-Mance Delisle au Quat'Sous.
 

C'est au théâtre plus qu'à l'écran, et en particulier sous la direction de Haentjens, que l'on a vu Roy Dupuis doté d'une certaine «présence», d'un talent de comédien. C'est là, plus que dans ses films (Being at home with Claude et Cap Tourmente) où il joue gros et faux avec une diction molle et une présence floue, que Roy Dupuis pourra peut-être trouver sa forme, une nature, un état, et il y a fort à parier qu'il saura défendre ce personnage de Shepard, Lee, un bum qui débarque chez son frère universitaire et rangé planchant sur un projet de scénario, dans une pièce qui renouvelle l'universel combat des frères ennemis.
 

Sam Shepard est avec David Mamet l'un des deux plus intéressants dramaturges américains actuels (ils sont les successeurs des Albee, Williams, Miller, et de l'ancêtre O'neill). Il a écrit «True West» au début des années 80. John Malkovitch a défendu le rôle de Lee à Chicago. À New York, ce fut Dennis Quaid. À Paris, Richard Bohringer. À Montréal, Robert Toupin s'est cassé la gueule dans une production ratée, au Rialto il y a quelques années (sous le titre Une vraie vue).


À la NCT la semaine prochaine on assistera donc à sa véritable création au Québec...
 

... Avec une quarantaine de pièces, dont seules trois ont été produites à Montréal (Fool for LoveA Lie of the Mind et «True West»), Sam Shepard, aussi acteur (The Right Stuff) et scénariste (le Paris,Texas de Wenders), beau et doué, a produit une oeuvre percutante qu'hélas les théâtres québécois n'ont pas vraiment fait retentir.
 

Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com
 

____________________________________________________________________

 




26 janvier 1994
 

Théâtre - Oui,  Roy  Dupuis  est  bon!  (mais  il  est  le  seul)

«True  West»  de  Sam  Shepard  n'est  pas  vraiment  là  sur  la  scène  de  la  NCT



Par Robert Lévesque



Eh bien oui, il est bon, Roy Dupuis. Le problème, c'est que dans  «True West», il est le seul à l'être; le seul à avoir une présence en scène, et même une certaine grâce dans le geste, dans la dégaine, qui fait oublier, lorsque c'est à lui, la pesanteur et les errements incroyables d'une mise en scène superficielle qui dessert la pièce de Shepard au point de la rendre insuffisante, apparemment simpliste.


 

Brigitte Haentjens sait bien mettre en confiance ce comédien naturel qu'est Roy Dupuis, et sous sa direction, voilà un comédien très exceptionnel, dont on saisit les intentions du personnage et dont on entend fort bien le texte (contrairement à ce qu'on dit...), mais dans cette production de la pièce de Shepard on dirait que le travail de Haentjens s'est limité à entraîner cet acteur, aux dépens de la compréhension de la pièce.


Dupuis entre en scène, avec un long riding-coat, sa gueule de poussière, sa bière fraîche, et dès sa première colère, son lancer de la canette, on croit au personnage, qui revient du désert. Dupuis est un vrai acteur. Mais il y a quelque chose qui ne fonctionne pas du tout dans cette mise en scène de «True West», et qui devient évident dès que l'affrontement entre les deux frères va se préciser.
 

Il s'agit, pour comprendre, et je vous l'explique, d'un affrontement sans merci entre deux frères, d'une négociation serrée et tragique. L'un, Lee, est un vagabond qui vit de vols, qui erre, qui traverse le désert du Mojave, et qui ce jour-là débarque dans la maison familiale (le père, alcoolique, est parti depuis longtemps, la mère est en voyage en Alaska) et tombe sur son frère, Austin, qui s'est installé dans le bungalow californien le temps d'écrire en paix un scénario de film, longuement négocié avec un producteur. 


Austin est le gars qui a réussi, un gars qui fonctionne dans l'univers dépeint par Altman dans ses films sur Hollywood. Un gars qui l'a. Lee est le perdant. Le gars qui ne l'a pas. Et toute la pièce va devenir une sorte de transfiguration, une rencontre de miroirs, où Austin perdra l'assurance qu'il affichait, et Lee la détresse qu'il traînait. Lee propose des idées de film, il va intéresser le producteur qui vient voir Austin, un producteur qui va faire confiance à Lee.


Tout est là. Dès ce moment, Lee et Austin vont l'un l'autre se mettre en état de siège. Lee voudra être sûr que Austin va l'aider à écrire ses idées, ce dont il est incapable. Et Austin va vouloir contrôler Lee, ne pensant qu'à s'en défaire pour sauver le plus possible de son estime de soi, de sa figure de gagnant.


La pièce se termine dans une apocalypse sans vainqueurs...
 


Source:
Archives Le Devoir -  www.ledevoir.com





 

Partager cet article

Repost 0
Published by TeamRDE - dans Roy au théâtre

Présentation

  • : ROY DUPUIS EUROPE
  • ROY DUPUIS EUROPE
  • : ROY DUPUIS, exclusivement vôtre. Pour vraiment tout savoir sur cet extraordinaire acteur et comédien québécois.
  • Contact

Recherche