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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:04


2010-11-RF-Poster




22 octobre 2010

Plusieurs  artistes  sur  scène  pour  la «Fondation  Rivières»


Un spectacle réunissant de nombreux artistes en soutien à la Fondation Rivières sera présenté le 14 novembre à la Sala Rossa, à Montréal.

Yann Perreau - seul au piano -, François Papineau, Damien Robitaille, Sophie Cadieux et Christian Bégin font partie des artistes qui monteront sur la scène. Roy Dupuis, président d'honneur, lira pour sa part un texte de Dominic Champagne. Christian Vanasse animera la soirée, dans une mise en scène d'Isabelle Brouillette.

Les artistes proposeront tout au long de la soirée des performances inédites sous la direction musicale du Jazzbin Band.

La Fondation Rivières est un organisme sans but lucratif dont la mission est d'oeuvrer à la préservation, la restauration et la mise en valeur du caractère naturel des rivières.

Les billets pour la soirée bénéfice sont disponibles auprès de la billetterie Articulée (1 866 844-2172) et sur le réseau Admission.
 

Source:

http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/201010/22/01-4335209-plusieurs-artistes-sur-scene-pour-la-fondation-rivieres.php

 

 

2010-10-30-JDM-01    


30 octobre 2010


ROY DUPUIS

«Tu  vois  la  rivière  la  Romaine  et  tu  t'en  souviens  toute  ta  vie»


Par Michelle Coudé-Lord

 

Isabelle Brouillette et Roy Dupuis convient les citoyens à un grand spectacle le 14 novembre prochain, à la Sala Rossa à Montréal.

Un endroit sympathique de 250 places.

L’an prochain, Roy Dupuis est prêt à reprendre son rôle de Maurice Richard et à patiner sur la glace du Centre Bell pour tenir la soirée de financement à cet endroit.

Le vrai rêve quoi!

«Nous sommes en pleine révolution écologique, la plus rapide de l’histoire de l’humanité. Notre implication est essentielle si nous voulons obtenir les vraies réponses», confie en entrevue au Journal de Montréal, le citoyen engagé Roy Dupuis.

Isabelle Brouillette, vedette du téléroman Destinées, parle de son implication pour cette soirée sous le signe «de la générosité.»

«Les gens nous donnent 40$ pour que la Fondation Rivières continue à vivre et nous, nous leur donnons un spectacle unique en cadeau. Je ne suis pas une scientifique, je ne fais pas de politique. Je suis une actrice qui veut aider du monde qui se démène comme des fous. C’est une soirée de solidarité.

Le débat entourant ces barrages hydroélectriques est complexe. Hydro-Québec, c’est notre fierté, nous ne sommes pas contre, mais pourquoi ne pas voir les autres solutions qui nous préservent nos rivières?» questionne Isabelle Brouillette, sous les yeux affirmatifs de Roy Dupuis.


S’INFORMER,  ARGUMENTER  ET  DISCUTER...


Lui est impliqué dans la Fondation depuis 2003.

«Je suis la voix des sans voix. J’ai étudié en sciences pures avant de bifurquer en arts. J’aurais pu être un physicien. Je suis curieux de nature. Pour moi, l’écologie se base sur la science et ça fait partie de l’évolution de la conscience humaine. On consomme déjà deux fois plus qu’un pays du Nord comme la Norvège. Or, il y a d’autres solutions comme les panneaux solaires. Ceux qui dirigent, ceux qui ont le pouvoir, les industries, ne m’ont jamais amené des arguments solides. Nous ne sommes pas contre Hydro-Québec, nous voulons juste nous asseoir avec eux pour qu’ils nous expliquent.

Actuellement, ils ne font que tirer sur le messager, nous enlever notre crédibilité. La Fondation Rivières, ce sont des scientifiques, des experts qui font tout bénévolement. Moi, je suis là pour inciter les gens à s’informer, à réagir», explique l’acteur vedette.


LE  CITOYEN  ENGAGÉ


Enfant de l’Abitibi, Roy Dupuis parle de ses rivières avec passion.

«La Romaine, c’est notre rivière la plus pure, la plus naturelle. Il n’y en a plus beaucoup dans le monde de cette beauté-là. En se battant pour les rivières, on se bat pour notre survie, notre poésie et pour la beauté du monde. C’est à la fois un sujet concret, urgent, mais aussi poétique», affirme-t-il.

Il est fier que les artistes soient là, debout, à préparer cette soirée pour la Fondation Rivières.

«La révolution écologique est déjà en marche, elle est en train de s’opérer. Je reste positif par rapport à cela parce que, pour moi, les solutions sont là. Il s’agit juste de les appliquer. Je ne veux pas juste chialer, je préfère essayer de m’impliquer et faire quelque chose», ajoute Roy Dupuis, bien appuyé dans ses propos par sa complice Isabelle Brouillette.

Il se dit au service de cette fondation tout simplement. Mais comment voit-il le rôle de l’artiste?

«Un artiste n’a jamais été pour moi un amuseur public. C’est quelqu’un qui apporte une vision à la société, un questionnement constant. J’invite les gens à s’informer, ils seront alors plus éclairés sur les enjeux. Nous ne sommes que des voix qui parlent pour ceux qui se battent en silence», conclut un Roy Dupuis combattant.


Les artistes qui participent à ce spectacle du 14 novembre sont Isabelle Brouillette, Roy Dupuis, Dominic Champagne (lisez son texte à la page suivante), Yann Perreau, François Papineau, Damien Robitaille, David Savard, Sophie Cadieux, Christian Bégin, Émile Proulx-Cloutier, sous la direction musicale du house band, le Jazzbin Band.

«C’est la seule source de financement de la Fondation Rivières», rappelle Roy Dupuis. L’an dernier, la soirée avait rapporté 20 000$ - La billetterie Admission et la billetterie Articulée (514 844-2172) sont responsables de la vente des billets. Et on peut s’informer sur le site de la Fondation Rivières 

Source:

http://www.canoe.com/divertissement/celebrites/nouvelles/2010/10/28/15861921-jdm.html


2010-10-30-JDM-04





 

«C’est la confiance que vous nous témoignez et vos dons qui nous permettent de
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 Vous souhaitez faire un don en ligne? Voici l'adresse:
 
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Published by TeamRDE - dans Roy Dupuis et la Fondation Rivières
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 18:35


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2010/11 - HANK EST EN VILLE cherche financement

 



Pas  tout  à  fait  un  western


«Je galvaude un peu le terme film western, confie Fabien (Pelletier). «C'est plus un film sur le western qu'un film western. Il explique entre autres que le film renferme des thèmes classiques du western comme la dualité, la quête romanesque, la tentative pour sauver le village et l'éternel déchirement entre l'ambition et le désir de retourner au village, le dilemme entre sauver le village ou sauver sa propre peau. Mais ça se passe dans les années 50, alors il n'y a pas de chevaux et de fusils, illustre-t-il.


Hank est en ville se veut plutôt une façon de redorer le blason du western en tant que courant québécois. C'est également un hommage aux débuts du cinéma direct en plus d'être un peu une critique de la société québécoise et de son américanité.»


 

 


19 novembre 2010
 


HANK  EST  EN  VILLE
Maxime  Le  Flaguais  et  Roy  Dupuis  dans  un  western ?
 

Par Raphaël Gendron-Martin
 



Roy DupuisMaxime Le Flaguais et Geneviève Néron dans un film western typiquement québécois dont l’histoire se déroule en Beauce dans les années 50, est-ce un projet réalisable? Fabien Pelletier et les Productions Feber y croient dur comme fer et ils demandent la participation du public pour aider à financer le long métrage.
 

La recherche de financement étant de plus en plus difficile aujourd’hui, l’équipe derrière ce projet a décidé d’être proactive et d’utiliser les possibilités du web en présentant à travers des capsules toutes les étapes de production du long métrage. Un court-métrage sera bientôt conçu pour y donner un aperçu de ce que sera Hank est en ville.
 

Dans le film, une équipe de tournage de l’ONF décide de se rendre dans un petit village québécois près de la frontière américaine pour couvrir les événements qui entourent la fermeture de l’usine du village. Sur place, ils feront la rencontre de deux chanteurs western bien connus qui veulent tout faire pour emmener le grand Hank Williams dans leur village.
 

Les personnages des deux chanteurs seraient incarnés par Roy Dupuis et Maxime Le Flaguais. «C’est vraiment un bon scénario, dit ce dernier. L’histoire se déroulerait sur plusieurs années et il y aurait des scènes d’été et d’hiver.» Dans le cas de Roy Dupuis, c’est le réalisateur Fabien Pelletier qui l’a approché par le biais de son agence. «Il lui a envoyé le scénario et n’a pas eu de nouvelles pendant au moins six mois, dit Maxime. Puis il a su qu’il voulait participer au projet.».....
 


Source:
  7Jours



 

14 octobre 2010

Nouvelles en bref du projet «HANK EST EN VILLE», Roy Dupuis se joint à l'équipe!

http://www.hankestenville.com



26 septembre 2010


Western  cherche  financement


Par André Duchesne

 



Maxime LeFlaguais et Geneviève Néron seront les vedettes du film Hank est en ville!, un long métrage versant dans le genre western.



Mais avant que le film devienne réalité, il faudra du financement. L'équipe de production est à la recherche de commanditaires et invite aussi les gens qui le souhaitent à faire des contributions, indique le quotidien web Qui fait quoi. Réalisé par Fabien Pelletier, alias Feber E. Coyote, le film veut présenter une vision décalée du Québec des années 50 et de son américanité, tout en rendant hommage aux débuts du cinéma direct.



L'histoire raconte le passage d'une équipe de l'ONF dans un petit village situé près de la frontière américaine. Le groupe croise deux chanteurs western qui essaient de faire venir le grand Hank Williams au Québec. On peut en savoir plus au www.hankestenville.com

 


Source:

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/12689-western-cherche-financement.html





 

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Published by TeamRDE - dans Projets avortés
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:06


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La difficile expérience des Filles de Caleb


Embauché pour réaliser la série Les Filles de Caleb, André Melançon s'est retiré du projet avant le début du tournage.

Après le processus d'audition, André Melançon avait choisi ses deux comédiens principaux, qui n'étaient pas Roy Dupuis et Marina Orsini. Radio-Canada a rejeté son choix. Le cinéaste a préféré quitter le projet plutôt que de devoir travailler pendant trois ans sans les deux comédiens qu'il avait choisis.

« Il n'y a pas de ressentiment, ni pour eux, ni pour les producteurs, ni pour Jean Beaudin. C'est réglé. » ( André Melançon)

Après toutes ces années, il reste tout de même une petite cicatrice à la suite de cette déception, mais André Melançon refuse de dévoiler le nom des comédiens qu'il avait choisis."


http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2015/03/11/001-andre-melancon-hommage.shtml

 
 
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Published by TeamRDE - dans TÉLÉ-séries-films-romans Les Filles de Caleb
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 15:15


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1990-FDC-PremierRole-bPhoto Agence Premier Rôle

http://www.premierrole.com/index.php?www=albumphoto&lang=fr&id=9

 

 


9 octobre 2010


Roy  Dupuis  et  Ovila  Pronovost:  un  rendez-vous  de  dernière  heure


Par Linda Corbo

 


(Trois-Rivières) Roy Dupuis a bien failli rater son rendez-vous avec Ovila Pronovost.

«Je n'étais pas supposé aller à cette audition. Je partais en France cette semaine-là, où on me proposait un rôle. J'étais déjà sur le poster... J'avais dit à Jean Beaudin que ça ne me donnait rien d'y aller...»


Sur l'insistance du réalisateur, il s'y est tout de même rendu, et y a rencontré le rôle de sa vie.

«C'est le personnage qui a eu le plus d'influence sur ma vie professionnelle et personnelle», dit-il. «Il a changé ma vie.»


Roy Dupuis est tombé sous le charme. «C'était l'écriture, l'intensité... C'était un personnage romantique, mais pas très propre. Il avait de la difficulté avec l'alcool, avec la famille, tout ça m'attirait. C'était un rôle de jeune premier oui, mais en même temps, il me parlait plus que les jeunes premiers à l'américaine qui sont vides.»

 

Les soirs, après le tournage, Marina Orsini et lui regardaient les «rushes» avec Jean Beaudin.

«Je pensais que la série ne marcherait pas», avoue-t-il aujourd'hui. «L'écriture, les images, je me disais que c'était trop bon, trop intense et trop profond pour que ce soit populaire. Ce n'était pas Lance et Compte, mettons.»

 

Non seulement il s'est trompé, mais il l'a appris à ses dépens. Roy Dupuis avait alors 25 ans, et était très peu conscient de son pouvoir de séduction. «Pas à ce point-là en tous cas», souffle-t-il.

«Ça s'est passé en une nuit», raconte le comédien. «J'habitais le Carré Saint-Louis et le lendemain (de la diffusion) tout le monde me connaissait. Je me souviens d'être allé jouer au hockey à Québec et c'était fou. En un soir, j'étais devenu la face, le sex-symbol, et les filles... ça n'avait pas d'allure.»

 

Roy Dupuis explique qu'il a grandi en Abitibi, petit bled où tout le monde se connaissait, avant qu'il ne déménage dans un coin de Laval. «Je suis arrivé en ville à 14 ans et je trippais sur l'anonymat. J'aimais la liberté que ça me procurait et j'ai perdu tout ça en une nuit.»


Dès lors, toutes les fois qu'il voulait parler de son jeu d'acteur, on lui parlait de son statut de sex-symbol. «C'est ça que je trouvais le plus dommage. Mes idoles personnelles, ce ne sont pas des sex-symbol... Sauf peut-être Jim Morrison, et moi c'est le poète que j'aime.»

 

Pendant le tournage, il n'avait aucune idée de ce qui allait lui arriver, mais il dégustait une atmosphère qui, pour lui, n'a jamais été égalée par la suite en terme d'intensité, incluant sa complicité avec Marina Orsini.

«On ne s'entendait pas du tout. J'ai rushé tout le long...», blague-t-il. «Mais non. Tout allait de soi avec Marina. Jean Beaudin est en partie responsable de ça. Ça a été une chance de travailler avec elle. Il y avait quand même des scènes intenses, et on se nourrissait bien l'un et l'autre.»

 

Si bien que la tentation d'une véritable relation entre eux s'est pointée. «C'est pas moi qui vais dire le contraire», dit-il en riant.

Ceci dit, il n'adhère pas à la thèse de sa comparse, qui considère que la passion à l'écran aurait peut-être été moins vive, le cas échéant. «Je pense pas, moi. Même que ça peut aider à aller encore plus loin dans l'intimité», argue-t-il. «C'est comme ça que j'ai connu ma blonde...»

 

Ceci dit, quand Roy Dupuis se remémore la fameuse scène torride où Ovila Pronovost approchait Émilie Bordeleau pendant qu'un étalon montait une jument devant eux, ses souvenirs sont bien différents de ceux des téléspectateurs.

«C'est moi qui l'ai dressé cet étalon-là», affirme-t-il, non sans fierté, avant d'élaborer sur la complicité qu'il a développée avec cette bête. «C'était mon bébé», dit-il. «Il y a un dialogue qui s'installe et à un moment donné, c'est comme s'il te dit: "dis-moi qui je suis". Il y a ce lien-là qui est nouveau et intense.»

 

Bref, l'étalon avait trois ans, et n'avait jamais accouplé une jument de sa vie avant le rendez-vous qu'on lui avait réservé sur ce plateau.

«Cette fameuse scène-là, je suis dans la grange avec lui. Je le tiens et lui, il la sent, la jument...»

Au signal, l'acteur devait l'amener dans le parc rejoindre la «convoitée». Mais au moment de s'y rendre enfin, on a crié «Coupez!».

«Il a fallu que je le ramène à la grange! Ils ont fait ça deux fois, pauvre petit. J'ai réussi à le faire virer mais il marchait de côté et me regardait en voulant dire... C'est là que j'ai vu comment ça pouvait être attachant un cheval. C'était rendu mon cheval.»

 

Ayant grandi en Abitibi, Roy Dupuis avait l'habitude des paysages dans lesquels il se retrouvait. «La Mauricie est très belle, avec son côté vallonneux. Mais on était dans notre bulle, là-bas.»


Il n'est revenu qu'une fois ou deux, dit-il, pour faire du canot au parc de la Mauricie. La région n'en demeure pas moins le berceau de sa vie professionnelle. «Disons qu'après ça, je n'ai jamais manqué de contrat!», sourit-il.

 

Source:

  Le Nouvelliste 

 http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/week-en/201010/08/01-roy-dupuis-et-ovila-pronovost


 

1990-Roy-Dupuis-1er-rolePhoto Agence Premier Rôle

http://www.premierrole.com/index.php?www=albumphoto&lang=fr&id=9

 

 
 

Ce  qu'en  dit  le  réalisateur,  Jean  Beaudin

 

(Trois-Rivières) Le réalisateur Jean Beaudin survolait le Québec en hélicoptère lorsqu'il a choisi la Mauricie pour y tourner Les Filles de Caleb. «Je regardais les endroits où on pouvait faire un 360 degrés sans fils électriques. Quand j'ai vu ce coin-là, avec ses montagnes et ses lacs, ça a été un coup de coeur. C'était un paysage qui avait le côté campagne, très 1800-1900.»


Ce jour-là, il était toutefois loin de se douter que pendant sa diffusion en 1990 et 1991, sa série monopoliserait 95% des téléspectateurs qu'il était possible d'atteindre au Québec.

 

Jean Beaudin travaillait déjà avec Marina Orsini sur le téléroman L'Or et le Papier et avait noté la ressemblance entre son énergie et celle d'Émilie Bordeleau. Quant à Ovila, les auditions se sont succédées, jusqu'à Roy Dupuis.


«J'ai vu des centaines de comédiens, mais quand je suis arrivé à lui... Il y avait d'abord son talent d'acteur, mais aussi, il y avait un match entre Marina et lui. Je sentais une chimie entre les deux qui m'indiquait qu'on pourrait croire en cette histoire d'amour incroyable.»

 

Sur le plateau de tournage, se souvient-il, la chimie s'est matérialisée. Quand il parle des moments marquants du tournage, il évoque la scène où Ovila reconduit Émilie à l'école, la naissance de leur amour.


«Quand on a regardé les rushes le soir, j'ai compris que ça allait marcher à mort. C'était écoeurant», souffle-t-il. «J'en ai des frissons encore 20 plus tard. Puis il y a eu le moment avec le cheval. Leur fébrilité, on la sentait à 1000 pieds de distance. Ce sont des moments que je n'oublierai jamais.»

 

Après le succès des Filles de Caleb, dont il entend parler encore après 20 ans, Jean Beaudin a tourné Being at Home with Claude, avec Roy Dupuis. Il a ainsi marqué la coupure qui se devait, en se plongeant dans un drame tout à fait contemporain cette fois.

 

Marina Orsini et lui sont demeurés très proches. «Quand je la vois, c'est comme hier.» Mais il ne voit plus vraiment Roy Dupuis.


«À l'époque, il était très jeune. C'était le gars un peu bum, un peu wild, très renfermé, on n'a pas développé de relation intime mais Dieu que je l'ai aimé cet homme-là. Il était et il est encore d'une droiture... Et il comprend la dramatique de manière inouïe.»


Le cinéaste suit aujourd'hui sa carrière à distance et avec plaisir. «Il est engagé, il est profond. C'est devenu un très beau gars.»

 

Source:

Linda Corbo / Le Nouvelliste

LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR:

 La Mauricie, le coup de coeur de Jean Baudin

 


1990-lfdc-ebay-2Photo © Michel Gauthier

 


Ce  qu'en  dit  sa  partenaire,  Marina  Orsini

 

(Trois-Rivières) De Marina Orsini, on connaissait alors la Suzie Lambert de Lance et Compte. Son Émilie Bordeleau est née à Saint-Jean-des-Piles alors que la comédienne n'avait que 21 ans, en 185 jours de tournage qu'elle n'est pas prête d'oublier. «Il est arrivé tellement de choses sur ce plateau. Des histoires d'amour, des divorces, des naissances, des ruptures» Et le décès de son père, d'un cancer généralisé.

 

Jean Beaudin est devenu son grand complice, Nathalie Mallette sa grande amie, et Roy Dupuis son Ovila. «Roy restera toujours une personne extrêmement spéciale dans ma vie et dans mon coeur. Quand on se voit, encore aujourd'hui, il y a la même complicité.»

 

Si Émilie Bordeleau et Ovila Pronovost ont marqué le Québec par leur histoire d'amour, c'est que la chimie était au rendez-vous entre les comédiens, dit-elle. «On avait une affinité, une chimie qui passait à l'écran. C'est comme si on savait comment l'autre fonctionnait. Ce n'est pas quelque chose que tu peux inventer, ça. C'est là. Tous les deux, on est des personnalités bouillantes, passionnées, alors le plaisir était là.»


Et bien que plusieurs Québécois les voyaient déjà unis dans la vie, il n'en fut rien. «On aurait peut-être voulu, mais on avait déjà nos vies amoureuses chacun de notre côté», sourit-elle. «Et peut-être que si on était devenu un vrai couple pendant le tournage, ça n'aurait pas été si fort à l'écran.»

 

Source:

Linda Corbo / Le Nouvelliste

LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR:

 Un personnage de haut calibre

 


1990-FDC-PremierRole-aPhoto Agence Premier Rôle

 http://www.premierrole.com/index.php?www=albumphoto&lang=fr&id=9





 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues Les Filles de Caleb
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:19


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26 août 2010

André Forcier tournera à Longueil les images de «Coteau rouge», du 13 septembre au 8 octobre. Il s’agit du second long métrage produit par les Films du Paria après «Je me souviens». Roy Dupuis et Mario St-Amand, qui étaient tous deux au générique de ce film, seront à nouveau de la partie.

 
 
2010/10 - «Coteau  Rouge»: Roy Dupuis et Céline Bonnier en tournage à Longueuil
2010/10 - «Coteau  Rouge»: Roy Dupuis et Céline Bonnier en tournage à Longueuil
2010/10 - «Coteau  Rouge»: Roy Dupuis et Céline Bonnier en tournage à Longueuil
2010/10 - «Coteau  Rouge»: Roy Dupuis et Céline Bonnier en tournage à Longueuil
Photos © Remy Boily

Photos © Remy Boily


7 octobre 2010



«Coteau  Rouge»  d’André  Forcier:  Roy  Dupuis  et  Céline  Bonnier  sont  en  tournage  à  Longueuil



Par Raphaël Gendron-Martin 

 

2010/10 - «Coteau  Rouge»: Roy Dupuis et Céline Bonnier en tournage à Longueuil


EXCLUSIF. Treizième étage d’un immeuble à Longueuil donnant sur le centre-ville de Montréal. Donald Pilon est en grande conversation avec Roy Dupuis et Céline Bonnier. «Coupez! Donald, peux-tu me jouer ça un peu plus western?», demande le réalisateur Marc-André Forcier. Bienvenue sur le plateau de tournage de Coteau Rouge!

 

Pourquoi un film sur Coteau Rouge, le nom d’un ancien chemin et secteur de Longueuil? «C’est le quartier où j’habite, répond le réalisateur, qui a même tourné quelques scènes dans sa propre maison. C’est le quartier ouvrier de Longueuil. Ils ont changé le nom pour le boulevard Sainte-Foy en 1957 parce que la rue avait une mauvaise connotation. Les anciens du coin l’appellent encore Coteau Rouge. J’aime ce nom-là!»

 

Tourner  sur  un  petit  budget 

 

Pour ce long métrage, dont le tournage de 21 jours devrait se terminer le 13 octobre, et dont la sortie est prévue pour juin 2011, le cinéaste n’a bénéficié que d’un maigre budget de 1.250.000 $, le même que pour son film précédent, Je me souviens. Il n’y a qu’en 2005, avec Les États-Unis d’Albert, que Forcier avait pu se desserrer légèrement la ceinture, avec un budget de 5 millions, gracieuseté d’une aide de la France et de la Suisse.
 

Malgré tout, la distribution comprend de gros noms, dont Mario Saint-Amand, Gaston Lepage, Paolo Noël, en plus de Donald, Roy et Céline. «Tous les acteurs ont accepté de recevoir le même salaire, mentionne Mario Saint-Amand. C’est dire à quel point on aime tourner avec André.»
 

À noter que la Ville de Longueuil a ouvert toutes grandes ses portes à l'équipe de tournage, mettant même à sa disposition les effectifs du Service de sécurité incendie, qui ont supervisé certaines cascades dans l'eau, comme nous l’indique Thérèse David, qui dirige le nouveau Bureau de la culture de Longueuil. «J’étais cassé pour ce film, donc j’étais conscrit pour rester chez moi, explique le réalisateur. Je me suis dit que j’allais tourner un film qui se passe dans mon quartier. C’est comme ça qu’est née l’idée.»

 

«André  est  un  de  nos  grands  cinéastes»

 

Avec des films comme L’eau chaude, l’eau frette, KalamazooLe vent du Wyoming, La comtesse de Bâton Rouge et Je me souviens, Marc-André Forcier, de son vrai nom, s’est taillé une place parmi les réalisateurs les plus originaux, distinctifs et reconnus de sa profession.
 

«André est un de nos grands cinéastes, par la richesse de son écriture, mentionne Roy Dupuis, entre deux bouchées, à l’heure du souper. Ce sont des cinéastes qui sont assez rares aujourd’hui. Pour expliquer un film de Marc-André Forcier, il faut connaître son œuvre, un peu comme Fellini et Hitchcock. Son cinéma survit longtemps. Il fait des festivals et voyage à travers le monde. On peut revoir du Marc-André Forcier et ça ne vieillit pas», conclut-il.
 

«Les films de Forcier, c’est de la poésie fantaisiste cinématographique. Ce sont des personnages qu’on ne peut pas jouer ailleurs», dit Céline Bonnier, qui en est à son quatrième film avec le réalisateur. «L’intelligence de Forcier, c’est d’aller dans ce qui existe pour vrai et de tisser à l’intérieur de ça des univers complètement fous, ajoute Mario Saint-Amand. C’est un univers crédible qui se tient tout le temps.» 

 

Synopsis  de  «Coteau  Rouge»

 

Les Blanchard sont une famille de la classe ouvrière qui habite Coteau Rouge. Ils essaient de garder leur intégrité lorsqu’un développeur immobilier, Éric Miljours (Roy Dupuis), annonce qu’il veut détruire les maisons du quartier pour en faire des condos. Pendant ce temps, la femme de Miljours, Hélène (Céline Bonnier), demande à sa propre mère, Micheline (Louise Laparé), d’agir comme mère porteuse, car elle ne peut avoir d’enfant.
 

Ajoutez à cela un esturgeon géant qui «nettoie» les déchets dans le fleuve et vous vous retrouvez avec une histoire éclatée comme seul Marc-André Forcier sait en écrire.

 


Source:

 http://lecourrierdusud.canoe.ca


2010-10-07-Courier-du-Sud


Avec aussi:


France Castel
Bianca Gervais
Sylvain Massé
 
 

 
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Published by TeamRDE - dans Coteau Rouge
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 21:19


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27 janvier 1996

 

Roy Dupuis: marginal et philosophe

 

Par Sylvain Prevate

 

1996/01 - Roy Dupuis: marginal et philosophe

 


Cet  article  fait  partie  d'une  collection papier privée de 635 pages  de journaux  &  magazines  anciens  (1990-2013)  qui  est  actuellement  en  vente  sur E-Bay.

 

 

Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 




Source:
Article TV Hebdo

 

 

 

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Published by TeamRDE - dans Rencontres et entrevues Screamers
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 19:31


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13 janvier 1996

 

Roy Dupuis dans tous ses états

 

Par Thérèse Parisien

 

1996/01 - Roy Dupuis dans tous ses états

 


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Article TV Hebdo

 

 

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:53


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28 novembre 1992


Marie-Josée Croze: mes amours avec Roy Dupuis


Par Pierre Plante
 

1992/11 - Marie-Josée Croze: mes amours avec Roy Dupuis

 


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Source:
Article Magazine 7 JOURS

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 13:11


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2010-09-rescapés

 

 

11 septembre 2010


Roy  Dupuis,  l'anticonformiste


Par Carolyne Marengo

 



Il incarne, au grand écran, le complice québécois du célèbre criminel français Jacques Mesrine (Vincent Cassel), dans Mesrine - L’Instinct de mort. À l’opposé, au petit écran, il joue à l’inspecteur policier dans la télésérie à suspense Les Rescapés. Rencontre avec un comédien anticonformiste.  

 

Du jour au lendemain, votre personnage dans Les Rescapés est transporté de l’an 1964 à 2010 avec ses proches. Aimeriez-vous vivre l’expérience de voyager dans le temps?

Je ne sais pas... En fait, c’est sûr que si la possibilité se présentait, je ne vois pas pourquoi je refuserais. C’est quand même quelque chose d’exceptionnel. On aimerait tous un peu savoir vers quoi on se dirige, de quoi on aura l’air dans le futur, dans 200 et 300 ans, si on est encore là.

D’un autre côté, je suis quelqu’un de mon époque. J’aime le présent et je trouve que les moments que l’on vit présentement sont importants à bien des niveaux. Très importants, même. Je crois que l’on est en train de vivre une des grandes évolutions de l’espace humain. En espérant que l’on réussisse à passer au travers...

 

Surtout avec les conflits au Moyen-Orient et les hypothèses qu’une troisième guerre mondiale se pointe à l’horizon...

Je pense que ce n’est pas vraiment là que ça se passe, mais plutôt en Occident. Je vois plus l’Occident comme étant le problème sur la planète en ce moment; mais attention: aussi la solution.

 

Les grandes périodes du passé ne vous intriguent pas?

Le passé, c’est romantique. En même temps, on a déjà une petite idée de ce qu’il est. C’est sûr qu’on peut toujours en apprendre sur lui, découvrir si le tout s’est vraiment déroulé comme on le prétend. Cependant, je suis quand même plus fasciné par le futur.

 

Plusieurs comédiens affirment qu’ils aiment incarner des policiers, car ils réalisent du coup un rêve de garçon. Est-ce votre cas?

Non, pas du tout. Je suis un peu anticonformiste. J’aime être à l’avant-garde. Oui, j’aime travailler en groupe, mais la police, ce n’est pas quelque chose qui m’attire au départ.

 

Vous vous rangez plutôt du côté des rebelles?

Je considère que les artistes – si nous en sommes, nous, les comédiens – sont là pour apporter un point de vue différent sur le monde, sur la vie, et non pour renforcer ce qui est déjà présent.

 

Au cinéma, on peut vous voir dans la saga Mesrine, où vous incarnez un criminel. Sur ce tournage, vous avez, pour la première fois en 25 ans, travaillé avec Vincent Cassel. Vos retrouvailles ont-elles été particulières?

Non, ça allait de soi. C’était un peu le même genre de gars que j’avais rencontré 25 ans auparavant; celui qui m’avait finalement présenté Paris. C’est par lui que j’ai découvert la Ville Lumière. À la base, il semblait être resté le même: le gars qui aime son métier, qui est intéressé et intéressant.

 

Que retenez-vous du tournage?

Plein de petits détails. C’est sûr qu’il y avait beaucoup de moyens. Cela nous a permis d’avoir le temps de faire les choses, ce qu’on a rarement ici (ce qui n’est pas mauvais non plus, parce que parfois, c’est bon d’être pressé; ça provoque les affaires). Mais là, on avait le temps de faire les choses, d’explorer les scènes, de les pousser à fond.

 

Avez-vous eu droit à un traitement royal?

Oui, on était bien traités. On avait droit à un chauffeur, on logeait dans un bon hôtel... C’était bel et bien un tournage avec des moyens!

 

Ce genre de traitement est-il rare lorsque vous travaillez dans des productions québécoises?

Je ne suis pas mal traité au Québec, mais la réalité n’est pas la même. J’ai quand même des chauffeurs ici, mais je n’ai pas besoin de rester à l’hôtel; je suis chez moi. Je n’ai pas besoin d’être nourri non plus; je m’en occupe personnellement.  

Disons que les conditions de tournage de Mesrine se rapprochaient un peu plus de celles que j’avais connues lors du tournage de Nikita.

 


Source:

http://divertissement.sympatico.ca/artsetculture/entrevues/

 



 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 09:56


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2010-09-04-LaPresse

«Roy Dupuis a beau être âgé de 47 ans, son côté aventurier ne s'est pas calmé. Au contraire.»

 

Photo © Robert Skinner / La Presse

 


4 septembre 2010


«Roy  Dupuis:  le  roi  des  rescapés»


Par Nathalie Petrowski

 


De retour au petit écran après huit ans d'absence, Roy Dupuis incarne à la SRC dans Les Rescapés Gérald Boivin, inspecteur de police et père de famille de 1964, parachuté en 2010. Pour l'incarner, il s'est inspiré d'un seul homme: son père.

 

Il y a quelques mois, Roy Dupuis a été invité avec tous les autres comédiens des Rescapés à voir un premier montage des premiers épisodes de la série. Quand les lumières se sont éteintes et qu'il s'est vu apparaître à l'écran, Roy Dupuis a eu un choc. «C'est mon père que j'ai vu apparaître. Le chapeau, la moustache, le complet, cette façon très autoritaire de décider de tout pour tout le monde. En me voyant, j'ai fait ouch! Encore maintenant, j'ai de la misère à me regarder», laisse tomber l'acteur de 47 ans dans la salle à manger de son agent. N'empêche qu'aujourd'hui, par cet après-midi caniculaire de 2010, avec sa chemise à carreaux, son jean délavé, sa barbe poivre et sel et ses yeux bleu eau de mer, Roy Dupuis ne ressemble plus du tout au monsieur coincé, autoritaire et déphasé qu'il incarne à l'écran.

 

Je lui fais remarquer que ce n'est pas la première fois qu'il cite son père comme source d'inspiration. Avant Gérald Boivin, il y a eu Maurice Richard et Roméo Dallaire, deux hommes que Roy a interprétés au cinéma et dont il a dit qu'ils ressemblaient tous les deux à son père.

 

«C'est vrai, concède Roy, ce sont trois hommes de la même génération, mais Maurice Richard, je l'ai connu et côtoyé. Même chose avec le général Dallaire, de sorte qu'en construisant leurs personnages, j'ai pu m'inspirer des modèles vivants que j'avais sous les yeux. Mais Gérald Boivin est un personnage de fiction. Pour l'interpréter, j'ai été obligé de plonger dans mes souvenirs les plus intimes. Et je peux vous dire que Gérald, c'est mon père. Il vient d'une époque où tu ne t'obstinais pas avec des hommes comme lui. T'allais à l'église. T'allais en vacances dans la place où lui voulait aller. C'était le petit roi de la maison. Il avait toujours raison.»

 

Sans doute parce que le petit roi chez les Dupuis ne voulait pas céder un iota de son pouvoir et qu'il refusait de reconnaître certains de ses torts, il a fini par perdre sa famille. Ça s'est passé un matin de 1977 à Kapuskasing, où les Dupuis ont vécu trois ans après avoir quitté Amos, en Abitibi. Profitant du fait que son mari était sur la route et ne rentrerait pas de la journée, Rina Thiffault a réveillé ses trois enfants et leur a demandé de faire leurs valises et d'emporter avec eux «la moitié de la maison». Roy avait alors 14 ans. Trente ans plus tard, il raconte l'incident avec un détachement mêlé d'étonnement amusé. «On s'est sauvés parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Mon père n'était pas un monstre, mais c'était un homme autoritaire et ça, ça ne se change pas du jour au lendemain. Ça se change à l'autre génération, à la mienne en fin de compte.»

 

Plus  ça  change,  moins  c'est  pareil

 

Longtemps, Roy Dupuis a entretenu une relation tourmentée avec ce père disparu subitement de sa vie et avec lequel il s'est plus ou moins réconcilié vers la fin. Mais ce n'est pas pour lui rendre hommage qu'il s'est lancé dans le projet des Rescapés. Du moins pas consciemment.

 

«Je l'ai fait parce que j'aimais l'audace du propos et de la structure. Ça m'a surpris, cet objet-là. L'histoire des Rescapés est à la fois drôle et mystérieuse et puis elle parle des changements importants qui ont eu lieu dans la société québécoise depuis 40 ans. J'avoue que c'est une réflexion que je n'avais pas eue avant, mais qui m'a immédiatement attiré. En même temps, c'est une des rares fois dans ma vie où j'ai accepté d'embarquer dans un projet sans savoir où je m'en allais et sans connaître le milieu ni la fin. C'est assez particulier à vivre.»

 

Dupuis fait allusion non seulement à l'histoire éclatée des Rescapés, mais au fait que la deuxième saison n'a pas encore été écrite. Le scénariste Frédéric Ouellet a bien sûr une idée de l'endroit où il veut aller, mais il ne l'a pas encore complètement développée. Vu l'aspect insolite de la série, les personnages pourraient se déployer dans mille directions différentes la saison prochaine. C'est cette mer infinie de possibilités dont parle Roy Dupuis et qui, de toute évidence, ne semble pas lui déplaire.

 

Un  homme  à  la  mer

 

Il faut dire qu'il y a chez Roy Dupuis un côté aventurier qui ne s'est pas calmé avec l'âge. Au contraire. Pour la première fois de sa vie d'ailleurs, l'aventurier a un projet à long terme: celui de faire le tour du monde en voilier avec une caméra pour éventuellement tourner un documentaire.

 

Dupuis a commencé à faire de la voile il y a huit ans. «À un moment, je suis parti en vacances sur mon voilier. Au bout de deux semaines, je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je revienne. Enfin, je savais bien que j'avais des engagements qu'il fallait que je respecte, mais c'est comme si toutes ces choses avaient perdu de leur importance en cours de route. Je suis revenu malgré tout et c'est là que le projet de partir sans date de retour a germé. Cela dit, je ne pars pas parce que je suis poussé par le besoin d'accomplir un défi sportif ni parce que je brûle de faire quelque chose de marquant avant de crever. Non. Quand je navigue, je ne me pose pas de questions du genre: "à quoi a servi ma vie". Je suis entièrement absorbé par le moment présent et tous mes malaises existentiels sont effacés.»

 

Après avoir pris la décision de faire le tour du monde, Dupuis est parti à la recherche d'un voilier plus solide et capable de dominer les vents et les courants violents. Il a trouvé dans le port de Québec un voilier de 44 pieds avec dériveur intégral en aluminium. Le voilier appartenait à Mike Horn, un explorateur sud-africain qui, en 2004 notamment, a fait le tour du cercle polaire à pied, à vélo, en kayak, en ski et en voilier.
 

 

2008-Voilier-DanielLemaire

Le voilier de Mike Horn...

Photo © Daniel Lemaire

Source:

  http://forums.voileabordable.com/read.php?8,476199,476904


 

                 

Traduzione italiana: «Poco dopo aver preso la decisione di fare il giro del mondo, Dupuis si è messo in cerca di una barca a vela più robusta, in grado di dominare i venti e le forti correnti. Ha trovato, nel porto di Quebec, una barca di 44 piedi [14,5 metri circa] armata di una deriva integrale in alluminio.

La barca apparteneva a Mike Horn, un esploratore sud-africano che tra l'altro, nel 2004, ha fatto il giro del circolo polare a piedi, in bicicletta, in canoa [kayak], sugli sci e in barca a vela.»

*

English translation: «Having made the decision to go around the world, Dupuis went looking for a sailboat more sturdy and able to dominate winds and violent currents. In the Port of Quebec, he found a 44 feet's [about 14,5 meters] boat with an aluminum integral centerboard.

The sailboat was owned by Mike Horn, a South African explorer who, in 2004, went around the Artic Circle by foot, bike, kayak, ski and sail.»

 

 

 


Dupuis a racheté le voilier qui avait été légèrement endommagé lors du périple polaire. Il le retape avec un ébéniste tous les hivers depuis. Il prévoit partir à l'automne 2011 ou au plus tard l'automne suivant. Il partira seul, mais sa blonde, la comédienne Céline Bonnier, de même que des amis viendront le rejoindre à l'occasion.

 

2008-Voilier-de-Roy

... racheté par Roy Dupuis.

Photo: http://www.desertsail.com/summer2008_01.html
 

 

                 

Traduzione italiana«Dupuis gli ha ricomprato l'imbarcazione la cui era stata leggermente danneggiata all'epoca del viaggio polare. Da quel giorno, la sta rimettendo a posto, ogni inverno, con l'aiuto di un ebanista [falegname]. 

 Pensa di partire nell'autunno 2011 o, al più tardi, l'anno successivo. Partirà da solo, ma la sua compagna, l'attrice Céline Bonnier, cosi come alcuni amici, verranno occasionalmente a raggiungerlo.»

*

English translation«Dupuis bought back the boat which had been slightly damaged during the polar trip. Since then, he does it up every winter with the help of a cabinetmaker [carpenter].
He plans to leave in Autumn 2011 or, at the latest, one year later. He will leave alone, but his girlfriend, actress Céline Bonnier, as well as some other friends will occasionally join him.»
 

 


 

«C'est pas une course que je fais, plaide-t-il. Je veux voir le monde, des pays, des cultures, des civilisations. Je veux pouvoir m'arrêter longtemps et souvent. J'ai trop voyagé sur le rush en me disant: "ah, si j'avais le temps!" Là, je vais le prendre le temps. Cela dit, ça se peut très bien qu'au bout de trois mois, je me retrouve perdu au milieu du Pacifique en ne pensant qu'à rentrer, mais ça m'étonnerait.»

 

Les  rivières

 

Pendant qu'il sera parti, Roy Dupuis abandonnera en quelque sorte «ses rivières», tous ces cours d'eau menacés par la pollution et les promoteurs et dont il est devenu un ardent défenseur et un porte-parole ultra médiatisé par le truchement de la Fondation Rivières.

 

«D'abord, ce ne sont pas mes rivières, mais nos rivières à nous tous, répond-il, et puis je ne suis pas tout seul dans cette aventure ni dans la Fondation. Mais mon tour de voilier ne changera rien au fait que je suis plus impliqué socialement que je ne l'ai jamais été. Et plus je m'implique, plus je me rends compte qu'on peut parfois, pas toujours mais parfois, faire une différence. La récupération, le compostage, la révolution écologique, tout cela, ça n'est pas rien. Moi, j'avais le choix: ou bien je ne faisais rien et je continuais d'en profiter en attendant la fin, ou bien j'essayais de mourir fier en sachant que j'aurai peut-être modestement contribué à préserver la beauté du monde. Est-ce qu'il est trop tard? Je ne sais pas. Je sais seulement que j'ai choisi de dire et de croire qu'il n'est pas trop tard.»

 

Roy Dupuis lance ces derniers propos avec des étoiles dans les yeux et du feu dans la voix. S'il avait les cheveux plus courts et une moustache, on pourrait croire qu'il est un rescapé des années 60. Mais ça serait mentir. À 47 ans, avec le vent du large qui l'appelle et ce nouvel idéalisme écologique qui l'anime, Roy Dupuis est décidément un homme de son temps.

 

Source:

La Presse

 http://www.cyberpresse.ca/arts/dossiers/rentree-tele-automne





 

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