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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:53


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28 novembre 1992


Marie-Josée Croze: mes amours avec Roy Dupuis


Par Pierre Plante
 

1992/11 - Marie-Josée Croze: mes amours avec Roy Dupuis

 


Cet  article  fait  partie  d'une  collection papier privée de 635 pages  de journaux  &  magazines  anciens  (1990-2013)  qui  est  actuellement  en  vente  sur E-Bay.

 

 

Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 




Source:
Article Magazine 7 JOURS

 

 

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Published by TeamRDE - dans Vie privée-Vie publique
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 13:11


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2010-09-rescapés

 

 

11 septembre 2010


Roy  Dupuis,  l'anticonformiste


Par Carolyne Marengo

 



Il incarne, au grand écran, le complice québécois du célèbre criminel français Jacques Mesrine (Vincent Cassel), dans Mesrine - L’Instinct de mort. À l’opposé, au petit écran, il joue à l’inspecteur policier dans la télésérie à suspense Les Rescapés. Rencontre avec un comédien anticonformiste.  

 

Du jour au lendemain, votre personnage dans Les Rescapés est transporté de l’an 1964 à 2010 avec ses proches. Aimeriez-vous vivre l’expérience de voyager dans le temps?

Je ne sais pas... En fait, c’est sûr que si la possibilité se présentait, je ne vois pas pourquoi je refuserais. C’est quand même quelque chose d’exceptionnel. On aimerait tous un peu savoir vers quoi on se dirige, de quoi on aura l’air dans le futur, dans 200 et 300 ans, si on est encore là.

D’un autre côté, je suis quelqu’un de mon époque. J’aime le présent et je trouve que les moments que l’on vit présentement sont importants à bien des niveaux. Très importants, même. Je crois que l’on est en train de vivre une des grandes évolutions de l’espace humain. En espérant que l’on réussisse à passer au travers...

 

Surtout avec les conflits au Moyen-Orient et les hypothèses qu’une troisième guerre mondiale se pointe à l’horizon...

Je pense que ce n’est pas vraiment là que ça se passe, mais plutôt en Occident. Je vois plus l’Occident comme étant le problème sur la planète en ce moment; mais attention: aussi la solution.

 

Les grandes périodes du passé ne vous intriguent pas?

Le passé, c’est romantique. En même temps, on a déjà une petite idée de ce qu’il est. C’est sûr qu’on peut toujours en apprendre sur lui, découvrir si le tout s’est vraiment déroulé comme on le prétend. Cependant, je suis quand même plus fasciné par le futur.

 

Plusieurs comédiens affirment qu’ils aiment incarner des policiers, car ils réalisent du coup un rêve de garçon. Est-ce votre cas?

Non, pas du tout. Je suis un peu anticonformiste. J’aime être à l’avant-garde. Oui, j’aime travailler en groupe, mais la police, ce n’est pas quelque chose qui m’attire au départ.

 

Vous vous rangez plutôt du côté des rebelles?

Je considère que les artistes – si nous en sommes, nous, les comédiens – sont là pour apporter un point de vue différent sur le monde, sur la vie, et non pour renforcer ce qui est déjà présent.

 

Au cinéma, on peut vous voir dans la saga Mesrine, où vous incarnez un criminel. Sur ce tournage, vous avez, pour la première fois en 25 ans, travaillé avec Vincent Cassel. Vos retrouvailles ont-elles été particulières?

Non, ça allait de soi. C’était un peu le même genre de gars que j’avais rencontré 25 ans auparavant; celui qui m’avait finalement présenté Paris. C’est par lui que j’ai découvert la Ville Lumière. À la base, il semblait être resté le même: le gars qui aime son métier, qui est intéressé et intéressant.

 

Que retenez-vous du tournage?

Plein de petits détails. C’est sûr qu’il y avait beaucoup de moyens. Cela nous a permis d’avoir le temps de faire les choses, ce qu’on a rarement ici (ce qui n’est pas mauvais non plus, parce que parfois, c’est bon d’être pressé; ça provoque les affaires). Mais là, on avait le temps de faire les choses, d’explorer les scènes, de les pousser à fond.

 

Avez-vous eu droit à un traitement royal?

Oui, on était bien traités. On avait droit à un chauffeur, on logeait dans un bon hôtel... C’était bel et bien un tournage avec des moyens!

 

Ce genre de traitement est-il rare lorsque vous travaillez dans des productions québécoises?

Je ne suis pas mal traité au Québec, mais la réalité n’est pas la même. J’ai quand même des chauffeurs ici, mais je n’ai pas besoin de rester à l’hôtel; je suis chez moi. Je n’ai pas besoin d’être nourri non plus; je m’en occupe personnellement.  

Disons que les conditions de tournage de Mesrine se rapprochaient un peu plus de celles que j’avais connues lors du tournage de Nikita.

 


Source:

http://divertissement.sympatico.ca/artsetculture/entrevues/

 



 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues
11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 09:03
 
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Published by TeamRDE - dans TÉLÉ-séries-films-romans La Femme Nikita
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 09:56


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2010-09-04-LaPresse

«Roy Dupuis a beau être âgé de 47 ans, son côté aventurier ne s'est pas calmé. Au contraire.»

 

Photo © Robert Skinner / La Presse

 


4 septembre 2010


«Roy  Dupuis:  le  roi  des  rescapés»


Par Nathalie Petrowski

 


De retour au petit écran après huit ans d'absence, Roy Dupuis incarne à la SRC dans Les Rescapés Gérald Boivin, inspecteur de police et père de famille de 1964, parachuté en 2010. Pour l'incarner, il s'est inspiré d'un seul homme: son père.

 

Il y a quelques mois, Roy Dupuis a été invité avec tous les autres comédiens des Rescapés à voir un premier montage des premiers épisodes de la série. Quand les lumières se sont éteintes et qu'il s'est vu apparaître à l'écran, Roy Dupuis a eu un choc. «C'est mon père que j'ai vu apparaître. Le chapeau, la moustache, le complet, cette façon très autoritaire de décider de tout pour tout le monde. En me voyant, j'ai fait ouch! Encore maintenant, j'ai de la misère à me regarder», laisse tomber l'acteur de 47 ans dans la salle à manger de son agent. N'empêche qu'aujourd'hui, par cet après-midi caniculaire de 2010, avec sa chemise à carreaux, son jean délavé, sa barbe poivre et sel et ses yeux bleu eau de mer, Roy Dupuis ne ressemble plus du tout au monsieur coincé, autoritaire et déphasé qu'il incarne à l'écran.

 

Je lui fais remarquer que ce n'est pas la première fois qu'il cite son père comme source d'inspiration. Avant Gérald Boivin, il y a eu Maurice Richard et Roméo Dallaire, deux hommes que Roy a interprétés au cinéma et dont il a dit qu'ils ressemblaient tous les deux à son père.

 

«C'est vrai, concède Roy, ce sont trois hommes de la même génération, mais Maurice Richard, je l'ai connu et côtoyé. Même chose avec le général Dallaire, de sorte qu'en construisant leurs personnages, j'ai pu m'inspirer des modèles vivants que j'avais sous les yeux. Mais Gérald Boivin est un personnage de fiction. Pour l'interpréter, j'ai été obligé de plonger dans mes souvenirs les plus intimes. Et je peux vous dire que Gérald, c'est mon père. Il vient d'une époque où tu ne t'obstinais pas avec des hommes comme lui. T'allais à l'église. T'allais en vacances dans la place où lui voulait aller. C'était le petit roi de la maison. Il avait toujours raison.»

 

Sans doute parce que le petit roi chez les Dupuis ne voulait pas céder un iota de son pouvoir et qu'il refusait de reconnaître certains de ses torts, il a fini par perdre sa famille. Ça s'est passé un matin de 1977 à Kapuskasing, où les Dupuis ont vécu trois ans après avoir quitté Amos, en Abitibi. Profitant du fait que son mari était sur la route et ne rentrerait pas de la journée, Rina Thiffault a réveillé ses trois enfants et leur a demandé de faire leurs valises et d'emporter avec eux «la moitié de la maison». Roy avait alors 14 ans. Trente ans plus tard, il raconte l'incident avec un détachement mêlé d'étonnement amusé. «On s'est sauvés parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Mon père n'était pas un monstre, mais c'était un homme autoritaire et ça, ça ne se change pas du jour au lendemain. Ça se change à l'autre génération, à la mienne en fin de compte.»

 

Plus  ça  change,  moins  c'est  pareil

 

Longtemps, Roy Dupuis a entretenu une relation tourmentée avec ce père disparu subitement de sa vie et avec lequel il s'est plus ou moins réconcilié vers la fin. Mais ce n'est pas pour lui rendre hommage qu'il s'est lancé dans le projet des Rescapés. Du moins pas consciemment.

 

«Je l'ai fait parce que j'aimais l'audace du propos et de la structure. Ça m'a surpris, cet objet-là. L'histoire des Rescapés est à la fois drôle et mystérieuse et puis elle parle des changements importants qui ont eu lieu dans la société québécoise depuis 40 ans. J'avoue que c'est une réflexion que je n'avais pas eue avant, mais qui m'a immédiatement attiré. En même temps, c'est une des rares fois dans ma vie où j'ai accepté d'embarquer dans un projet sans savoir où je m'en allais et sans connaître le milieu ni la fin. C'est assez particulier à vivre.»

 

Dupuis fait allusion non seulement à l'histoire éclatée des Rescapés, mais au fait que la deuxième saison n'a pas encore été écrite. Le scénariste Frédéric Ouellet a bien sûr une idée de l'endroit où il veut aller, mais il ne l'a pas encore complètement développée. Vu l'aspect insolite de la série, les personnages pourraient se déployer dans mille directions différentes la saison prochaine. C'est cette mer infinie de possibilités dont parle Roy Dupuis et qui, de toute évidence, ne semble pas lui déplaire.

 

Un  homme  à  la  mer

 

Il faut dire qu'il y a chez Roy Dupuis un côté aventurier qui ne s'est pas calmé avec l'âge. Au contraire. Pour la première fois de sa vie d'ailleurs, l'aventurier a un projet à long terme: celui de faire le tour du monde en voilier avec une caméra pour éventuellement tourner un documentaire.

 

Dupuis a commencé à faire de la voile il y a huit ans. «À un moment, je suis parti en vacances sur mon voilier. Au bout de deux semaines, je ne comprenais pas pourquoi il fallait que je revienne. Enfin, je savais bien que j'avais des engagements qu'il fallait que je respecte, mais c'est comme si toutes ces choses avaient perdu de leur importance en cours de route. Je suis revenu malgré tout et c'est là que le projet de partir sans date de retour a germé. Cela dit, je ne pars pas parce que je suis poussé par le besoin d'accomplir un défi sportif ni parce que je brûle de faire quelque chose de marquant avant de crever. Non. Quand je navigue, je ne me pose pas de questions du genre: "à quoi a servi ma vie". Je suis entièrement absorbé par le moment présent et tous mes malaises existentiels sont effacés.»

 

Après avoir pris la décision de faire le tour du monde, Dupuis est parti à la recherche d'un voilier plus solide et capable de dominer les vents et les courants violents. Il a trouvé dans le port de Québec un voilier de 44 pieds avec dériveur intégral en aluminium. Le voilier appartenait à Mike Horn, un explorateur sud-africain qui, en 2004 notamment, a fait le tour du cercle polaire à pied, à vélo, en kayak, en ski et en voilier.
 

 

2008-Voilier-DanielLemaire

Le voilier de Mike Horn...

Photo © Daniel Lemaire

Source:

  http://forums.voileabordable.com/read.php?8,476199,476904


 

                 

Traduzione italiana: «Poco dopo aver preso la decisione di fare il giro del mondo, Dupuis si è messo in cerca di una barca a vela più robusta, in grado di dominare i venti e le forti correnti. Ha trovato, nel porto di Quebec, una barca di 44 piedi [14,5 metri circa] armata di una deriva integrale in alluminio.

La barca apparteneva a Mike Horn, un esploratore sud-africano che tra l'altro, nel 2004, ha fatto il giro del circolo polare a piedi, in bicicletta, in canoa [kayak], sugli sci e in barca a vela.»

*

English translation: «Having made the decision to go around the world, Dupuis went looking for a sailboat more sturdy and able to dominate winds and violent currents. In the Port of Quebec, he found a 44 feet's [about 14,5 meters] boat with an aluminum integral centerboard.

The sailboat was owned by Mike Horn, a South African explorer who, in 2004, went around the Artic Circle by foot, bike, kayak, ski and sail.»

 

 

 


Dupuis a racheté le voilier qui avait été légèrement endommagé lors du périple polaire. Il le retape avec un ébéniste tous les hivers depuis. Il prévoit partir à l'automne 2011 ou au plus tard l'automne suivant. Il partira seul, mais sa blonde, la comédienne Céline Bonnier, de même que des amis viendront le rejoindre à l'occasion.

 

2008-Voilier-de-Roy

... racheté par Roy Dupuis.

Photo: http://www.desertsail.com/summer2008_01.html
 

 

                 

Traduzione italiana«Dupuis gli ha ricomprato l'imbarcazione la cui era stata leggermente danneggiata all'epoca del viaggio polare. Da quel giorno, la sta rimettendo a posto, ogni inverno, con l'aiuto di un ebanista [falegname]. 

 Pensa di partire nell'autunno 2011 o, al più tardi, l'anno successivo. Partirà da solo, ma la sua compagna, l'attrice Céline Bonnier, cosi come alcuni amici, verranno occasionalmente a raggiungerlo.»

*

English translation«Dupuis bought back the boat which had been slightly damaged during the polar trip. Since then, he does it up every winter with the help of a cabinetmaker [carpenter].
He plans to leave in Autumn 2011 or, at the latest, one year later. He will leave alone, but his girlfriend, actress Céline Bonnier, as well as some other friends will occasionally join him.»
 

 


 

«C'est pas une course que je fais, plaide-t-il. Je veux voir le monde, des pays, des cultures, des civilisations. Je veux pouvoir m'arrêter longtemps et souvent. J'ai trop voyagé sur le rush en me disant: "ah, si j'avais le temps!" Là, je vais le prendre le temps. Cela dit, ça se peut très bien qu'au bout de trois mois, je me retrouve perdu au milieu du Pacifique en ne pensant qu'à rentrer, mais ça m'étonnerait.»

 

Les  rivières

 

Pendant qu'il sera parti, Roy Dupuis abandonnera en quelque sorte «ses rivières», tous ces cours d'eau menacés par la pollution et les promoteurs et dont il est devenu un ardent défenseur et un porte-parole ultra médiatisé par le truchement de la Fondation Rivières.

 

«D'abord, ce ne sont pas mes rivières, mais nos rivières à nous tous, répond-il, et puis je ne suis pas tout seul dans cette aventure ni dans la Fondation. Mais mon tour de voilier ne changera rien au fait que je suis plus impliqué socialement que je ne l'ai jamais été. Et plus je m'implique, plus je me rends compte qu'on peut parfois, pas toujours mais parfois, faire une différence. La récupération, le compostage, la révolution écologique, tout cela, ça n'est pas rien. Moi, j'avais le choix: ou bien je ne faisais rien et je continuais d'en profiter en attendant la fin, ou bien j'essayais de mourir fier en sachant que j'aurai peut-être modestement contribué à préserver la beauté du monde. Est-ce qu'il est trop tard? Je ne sais pas. Je sais seulement que j'ai choisi de dire et de croire qu'il n'est pas trop tard.»

 

Roy Dupuis lance ces derniers propos avec des étoiles dans les yeux et du feu dans la voix. S'il avait les cheveux plus courts et une moustache, on pourrait croire qu'il est un rescapé des années 60. Mais ça serait mentir. À 47 ans, avec le vent du large qui l'appelle et ce nouvel idéalisme écologique qui l'anime, Roy Dupuis est décidément un homme de son temps.

 

Source:

La Presse

 http://www.cyberpresse.ca/arts/dossiers/rentree-tele-automne





 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:28


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2010-09-RoyFA300

 



1er septembre 2010


Roy Dupuis - Père de famille dans «Les Rescapés»

«J’étais  tanné  d’être  dans  mes  valises»


Par Marie-Hélène Goulet

 



Grâce à la série Les Rescapés de Radio-Canada, Roy Dupuis fait un retour au petit écran qui ravit bien des téléspectateurs. Selon l’acteur, le tournage lui a permis de poser ses valises un instant.

 

«J’ai fait beaucoup de cinéma, ces dernières années, et ça comporte beaucoup de voyagement. En général, c’était agréable, mais j’étais tanné d’être dans mes valises. J’avais envie de passer un peu de temps chez moi. La série m’a permis de le faire, du moins, le temps d’un été», avoue-t-il, tout sourire.

 

Un  père  autoritaire,  mais  présent

 

Roy Dupuis, qui incarne un chef de famille autoritaire dans la série, adore rappeler aux gens la réalité des années 60, si différente, mais pas si lointaine. Lui-même, qui est né en 1963, reconnaît son père à travers le personnage de Gérald Boivin: «Pour tenir ce rôle, je suis allé puiser dans les modèles que j’ai eus, c’est sûr. Mon père était autoritaire, comme les autres hommes de son époque, et il était le boss de la maison, du moins pensait-il l’être. Il ne m’a jamais demandé où je voulais aller pour les vacances. Il décidait, et on suivait. Je n’étais pas malheureux pour autant.»

 

Le père de l’acteur, un voyageur de commerce, était très présent pour ses enfants, contrairement à beaucoup de ses semblables, comme l’enquêteur Gérald Boivin, qui se donnaient corps et âme au travail. «Je n’ai pas eu un père absent. C’est sûr que nous n’avions pas de grandes conversations, car ça ne se faisait pas, mais il était toujours là pour nous conduire à nos pratiques de hockey ou de natation. Il était très présent», se souvient Roy.

 

Le  phénomène  des  enfants-rois

 

Bien qu’il n’ait pas d’enfant, Roy Dupuis est très heureux de constater que des liens plus égalitaires se sont formés entre les générations, depuis les années 60, et il est toujours ravi de voir ses amis intégrer leurs petits aux réceptions, au lieu de les reléguer à la fameuse «table des enfants.» Par contre, même s’il estime que le rapport parent-enfant s’est amélioré, il est loin d’être certain que son statut à travers les familles recomposées soit une très bonne chose.

 

«Dans le cas des familles éclatées, j’ai l’impression que plusieurs parents essaient d’acheter l’amour de leur enfant, ce qui crée beaucoup d’enfants-rois. Je trouve que les parents sont parfois un peu gagas et qu’ils ont beaucoup trop recours aux bébelles et à la consommation. Quand j’étais jeune, nous avions peut-être moins de jouets que les enfants d’aujourd’hui, mais nous utilisions sûrement un peu plus notre imagination qu’eux», souligne Roy.

 

Pas  de  cigarette  pour  lui

 

En se métamorphosant en père de famille moustachu, Roy Dupuis a subi une véritable transformation qui le situe à mille lieues des personnages plus séduisants qu’il a joués dans sa carrière. Des joues plus rebondies accentuent même la chose. Cette transformation ne repose pas seulement sur la vision du réalisateur, Claude Desrosiers, mais bien sur une évolution dans la vie personnelle de son comédien.

 

En effet, au début du tournage, Roy venait tout juste d’arrêter de fumer. Il avait donc pris un peu de poids. D’ailleurs, si les autres personnages, y compris celui de Guylaine Tremblay, allument cigarette sur cigarette, l’enquêteur Boivin n’en porte jamais une à ses lèvres.

 

«Je ne pouvais pas le faire, car je venais tout juste d’arrêter de fumer, et ça aurait été trop dur pour moi. J’en ai discuté avec Claude Desrosiers, et nous avons convenu que le fait de ne pas fumer allait bien avec la rigueur du personnage. C’est de loin l’homme le plus droit de la série, quelqu’un qui tient à ses principes», explique-t-il.

 

En fait, Gérald Boivin y tient tellement que, même si son fils Charles (Maxim Gaudette) rêve de devenir policier, il n’est pas question pour lui qu’il intervienne en faveur de son fils pour qu’il puisse réaliser son rêve. Est-ce que l’année 2010 va dégeler un peu cet homme si respectueux de la loi? «On verra bien. Il n’est pas facile à dégeler, notre Gérald», laisse tomber son interprète avec un brin d’humour.

 


Source:

7Jours

 http://7jours.canoe.ca/tele/nouvelles





 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 20:18


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Automne 2010


Les  Rescapés  -  «Prisonniers du temps» 


Par Annie Hogue

 



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Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 

Source:
Article Magazine TV Hebdo




 
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Published by TeamRDE - dans Les Rescapés
24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 12:31


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1er septembre 2010
 

«Les  Rescapés»

 

Par Luc Bertrand

 


Le 31 août 2010 avait lieu un visionnement de presse de la série «Les Rescapés».

 

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Mettant en vedette Guylaine Tremblay (Monique Boivin) et Roy Dupuis (Gérald Boivin) «Les Rescapés» est une oeuvre écrite par Frédéric Ouellet et réalisé par Claude Desrosiers. Elle est produite par Joanne Forgues des Productions Casablanca inc. et Marc Poulin d’Avenue Production inc. 

 

Dans l’esprit de la série, le site Radio-Canada.ca/rescapes propose une expérience unique: une sorte de voyage dans le temps où la musique nous plonge au cœur de cette période et où nous voyons vraiment à quoi ressemblait la vie en 1964. Il se développe sur deux grands axes complémentaires. L’axe musical met en valeur treize clips originaux et inédits qui reprennent, avec des artistes d’aujourd’hui, les chansons marquantes et les plus grands succès de cette époque. 

Ensuite, l’axe de divertissement, plus informatif et participatif, présente d’une manière originale la vie quotidienne à cette époque.

 

Les Rescapés, c’est l’aventure d’une famille éclatée qu’un voyage dans le temps force à se rapprocher. Pour le succès de cette époque... Pour le meilleur et pour le pire... À suivre à la Télévision de Radio-Canada dès le mardi 7 septembre à 21h.

 

On y retrouve dans la distribution, dans les principaux rôles:
 

 

Roy Dupuis  (Gérald Boivin)

Guylaine Tremblay  (Monique Boivin)

Benoît Girard  (Horace Boivin)

Maxim Gaudette  (Charles Boivin)

Ève Lemieux  (Jeanne Boivin)

Antoine L’Ecuyer  (Marco Boivin)

Yan England  (Viateur Bolduc)

Serge Houde  (Ben McRae)    (Manners of dying, 2005)  

Denis Gravereaux  (Chabanel

Céline Bonnier  (Gina McRae)

Pierre-Alexandre Fortin  (Rémi Casgrain)

Mélissa Désormeaux-Poulin  (Thérèse Desbiens)

Alexis Martin  (Matisse, enfant)

Yvan Benoit  (François, le nouveau proprio) 

Catherine-Anne Toupin  (Mélanie)

Normand Canac-Marquis  (Père Denis Doyon)

Yan Rompré  (Vendeur chez Supertel)

Franco Montesano  (Alberto)

Suzanne Clément  (Consuela)

Roger La Rue  (Jean-Paul, un itinérant)

François Létourneau  (Stéphane Harton)

Myriam LeBlanc  (Élizabeth Fournier)

Patrick Goyette  (Bobby Despins)    (Les Filles de Caleb [Ovide Pronovost], 1990)

Marie Charlebois  (Commandant Bernier)    (Le Marché du Couple, 1990)

Marie-Chantal Perron  (Marguerite)    (C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues, 1994)

Blaise Tardif  (Fred Chabot)

Daniel Thomas  (Frère Laviolette)

Louis-Olivier Mauffette  (Théo Boivin)

Tony De Santis  (Panzini)

Mani Soleymanlou  (Fabrice)

Mathieu Blanchard  (Pat)

Isabel Dos Santos  (Héléna Harton)

 


Les interprètes des chansons sont:

 

Bobby Bazzini, Elisabethe Blouin-Brathwaiate, Coeur de Pirate, Catherine Durand, Elisapie Isaac, Pierre Lapointe, Stéphanie Lapointe, Catherine Major, Yann PerreauDamien Robitaille, Stefie Shock, Vincent Vallières et Andrée Watters

 


Les Rescapés, qui compte 13 épisodes d’une heure, prendra l’affiche à la Télévision de Radio-Canada, le mardi à 21h à compter du 7 septembre 2010.

 


Source:

 http://www.info-culture.biz


 


 


 2010-09-R-I




1er septembre 2010
 

 

«Réalise-t-on vraiment qu'on ne vit pas du tout dans le même monde qu'en 1964? Transportés en un éclair 46 ans plus tard, les Boivin le constateront durement. Ils prennent le Stade olympique pour une soucoupe volante, ne comprennent pas pourquoi on vend des condoms à la station-service, et sont convaincus que Montréal est envahie par les Russes. Voilà quelques-uns des plus savoureux anachronismes explorés dans Les Rescapés.

 

L'oeuvre commence en 1964, en noir et blanc, avant la révolution sexuelle. Par une intervention divine qu'on comprendra plus tard, les membres de la famille sont transportés malgré eux dans l'avenir. Leur premier contact avec la réalité de 2010: la chanson Hawaïenne des Trois Accords, qu'ils entendent à la radio. Le choc. Il leur faudra plusieurs autres confrontations avec cette nouvelle réalité pour comprendre qu'ils ont effectué un saut dans le temps.

 

Invraisemblable, tout ça? Les acteurs sont si bons, l'auteur si inspiré et le réalisateur si inventif qu'on y croit et qu'on se laisse transporter par cette histoire hors du commun. Roy Dupuis et Guylaine Tremblay forment un couple aussi improbable que crédible, et les trois acteurs qui jouent les enfants, Maxim Gaudette, Ève Lemieux et Antoine L'Ecuyer, sont d'une grande justesse. Benoît Girard est truculent dans le rôle du grand-père, vieux grincheux moqueur, sûrement plus futé qu'il en a l'air. Tout ce monde semble tout droit sorti des années 60. On a d'ailleurs confié les textes à un linguiste pour s'assurer que les acteurs utilisaient des mots courants en 1964.

 

Interviendront deux policiers d'aujourd'hui, dont une incarnée par Céline Bonnier - la conjointe de Roy Dupuis dans la vraie vie -, comme par hasard la fille de l'ancien patron de Boivin (Serge Houde), toujours vivant, mais croulant dans un foyer pour personnes âgées.

 

Trouvaille intéressante: chacun des 13 épisodes d'une heure se conclut par le clip d'une chanson des années 60 reprise par un artiste d'aujourd'hui. Ainsi, Bobby Bazini reprend Sittin' on the Dock of the Bay d'Otis Redding, Coeur de pirate, Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy, Pierre Lapointe, Elle était si jolie d'Alain Barrière, et Yann Perreau, Oh non des Hou-Lops. Les chansons et les clips seront disponibles sur le site Internet de l'émission, de même que les versions originales de l'époque.»

 

Source: 

Richard Therrien / Le Soleil

 Les Rescapés à Radio-Canada: transportés dans le futur



  


VOIR  AUSSI  LE  VIDÉO-CLIP:
 

2010-09-R-I-Video
http://fr.video.canoe.tv/les-rescapes/

 


«La nouvelle série Les Rescapés de Radio-Canada regorge de potentiel. Son réalisateur Claude Desrosiers, qui a brillamment mis en images Aveux, n'a pas perdu sa touche magique. Son scénariste Frédéric Ouellet signe des dialogues savoureux. Et ses deux interprètes principaux,Guylaine Tremblay et Roy Dupuis, crèvent le petit écran. Particulièrement Guylaine Tremblay, qui excelle autant dans les scènes comiques que dans celles plus tragiques. Quel talent.


Le saut dans le temps de la famille Boivin provoque une cascade de cocasseries: ils ne reconnaissent pas du tout ce Montréal moderne «envahi par les chars russes». Ils critiquent le prix de l'essence (gang de voleurs!), confondent le Stade olympique avec une soucoupe volante et prennent les squeegees pour des martiens.


La question qui rythme l'oeuvre de Frédéric Ouellet se lit comme ceci: les Boivin voudront-ils revenir dans leur ancienne vie de 1964 après avoir goûté à la modernité de 2010...?»

 

Source:

Hugo Dumas / La Presse

 Les Rescapés: quiproquos à gogo

 

 




 

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Published by TeamRDE - dans Les Rescapés
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 11:36


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2010-09-Roy-Guylaine

 



31 août 2010


«LES  RESCAPÉS»

«Guylaine  est  une  des  raisons  pourquoi  j’ai  accepté  le  projet»


Par Marie-Hélène Goulet

 


Peu de gens auraient imaginé Guylaine Tremblay et Roy Dupuis comme mari et femme au petit écran; pourtant, ils formaient dès le départ le tandem de rêve des producteurs des Rescapés. La nouvelle série de Radio-Canada est d’ailleurs bourrée d’événements incroyables, auxquels on croit grâce à sa grande qualité. «Le défi de ce projet-là c’est qu’il soit crédible et on y arrive grâce à deux acteurs aux palettes d’émotions très larges», avoue d’emblée le réalisateur Claude Desrosiers.

 

Il est vrai que la prémisse de la série, qui a germé d’une idée du producteur Marc Poulin, mais qui a été complètement remaniée par l’auteur Frédéric Ouellet (Grande Ourse), est difficile à croire. On y retrouve Gérald Boivin (Roy Dupuis), un enquêteur qui tourne en rond sur une affaire d’incendiaire, et sa famille en 1964. Mis au repos forcé par ses patrons, le policier part en vacances vers Old Orchard, mais, juste avant, souhaite rencontrer un mystérieux informateur (Yan England) sur le Mont-Royal. Là, l’étrange personnage, aidé d’un phénomène météorologique bizarre, propulse le clan 46 ans plus tard, soit en 2010.

 

Une  mère  qui  s’ennuie

 

Complètement déroutée, la famille resserre ses liens avec la pudeur de mise en 1964. On y découvre Monique (Guylaine Tremblay) une femme rangée derrière son homme, mais qui comble son ennui en volant les pilules de son beau-père (Benoît Girard). «Au cours des épisodes, les gens vont s’apercevoir que Monique était infirmière et aimait être dans l’action avant de marier son Gérald. Après, elle s’est complètement dédiée à sa famille, mais les enfants ont grandi, elle vieillit et s’ennuie. Elle n’est pas dans une très bonne période», explique Guylaine Tremblay qui passe du désespoir à la détermination d’une mère consolante en deux temps trois mouvements.

 

Ce talent qu’à Guylaine à l’écran a beaucoup attiré Roy Dupuis dans le projet, car, en plus des textes, elle est une des causes de son retour à la télévision.

 

«Guylaine est une des raisons pourquoi j’ai accepté le projet. Je n’avais jamais joué avec elle, mais je respecte beaucoup son travail. En plus, on m’avait souvent dit comment il est plaisant de travailler avec elle. Généralement, quand on a du plaisir à regarder une personne jouer, c’est qu’on va avoir du plaisir à jouer avec elle», affirme Roy Dupuis.

 

Une  époque  inspirante

 

Frédéric Ouellet, quant à lui, a eu un réel plaisir à imaginer cette famille typique des années 60 larguée à notre ère. N’ayant pas connu l’expo, lui-même, l’auteur, est un véritable passionné de cette période et collectionne une foule de disques vinyle de l’époque yéyé. En pleine écriture de la deuxième saison, il nous promet que bien des aventures attendent les Boivin au cours de leur périple dans le futur: «Ils vont tout faire pour essayer de retourner en 1964 et le mystère qui les entoure va les forcer à bouger et vivre des situations inusitées pour eux.»

 

Ensemble, les membres du clan Boivin s’apercevront que les cigarettes pour tous, les femmes bien soumises et l’oppression du clergé n’ont plus leur place dans le Québec de 2010. C’est à voir dès le mardi 7 septembre 21 h à Radio-Canada.

 


Source:

7Jours

 http://7jours.canoe.ca/tele/nouvelles/2010/08/31/    





 

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Published by TeamRDE - dans Les Rescapés
21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 19:10


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Août 2010


«Les  Rescapés» - Arrachés  de  leur  époque!


Par François Trépanier




2010-08-La-Semaine-6 

 


Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 

 

 


«Gérald aura besoin de l'aide de son frère Théo (Louis-Olivier Mauffette).

Céline Bonnier, Pierre-Alexandre Fortin, Alexis Martin, Suzanne Clé­ment, Catherine-Anne Toupin et François Létourneau sont parmi les autres acteurs à participer à cette nouvelle série.»




 

«Cette série permet d’explorer comment les relations entre les gens ont évolué, raconte Roy Dupuisparticulièrement la relation hommes-femmes qui a beaucoup changé en 50 ans.» 


«C’est l’une des raisons qui m’ont poussé à jouer dans cette série, confie l’acteur, c’est vraiment un projet particulier.»




 
 
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Published by TeamRDE - dans Les Rescapés
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 18:51


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2010-07-Rescapés Photo François Roy, La Presse

«Roy Dupuis n'exclut pas la possibilité de voir le militant prendre un jour le pas sur l'acteur.»

 

  

28 juillet 2010

 

«Roy Dupuis: jouer du fusil»

 

Par Marc-André Lussier

 



Plus de deux ans après l'avoir tourné, Roy Dupuis verra enfin ce soir L'instinct de mort dans le cadre du Festival Fantasia. Dans ce premier volet du diptyque Mesrine, l'acteur incarne Jean-Paul Mercier, complice québécois du célèbre caïd français.

 

Roy Dupuis arrive sur le plateau de la nouvelle série télévisée Les Rescapés. Il n'a pas encore l'allure du personnage des années 60 qu'il aura au moment où tournera la caméra; seule une petite moustache naturelle trahit ce voyage dans le temps. Pour l'heure, la star québécoise a les pieds bien ancrés dans le présent. Et la tête déjà projetée dans l'avenir.

 

Le présent, ce sont les films. Dont, bientôt, le prochain Marc-André Forcier [Les États-Unis d'Albert, Je me souviens). L'avenir, c'est cet appel du large qui l'amènera à entreprendre un voyage autour du monde sur son bateau, idéalement pendant cinq ans. «Je ne me suis jamais senti aussi vivant que quand je me suis retrouvé en mer, explique-t-il. C'est un appel très fort. On se retrouve seul en communion avec des éléments beaucoup plus grands que soi. Pour la première fois de ma vie, j'ai un projet à long terme!»

 

Il ne sait pas encore quand il prendra le large. Le temps de terminer la série, de tourner le ou les films qui lui semblent essentiels. «Ce sera dans un an ou deux, peu importe. Je ne sais pas quand je pars; je ne sais pas quand je reviens non plus. Tout est ouvert!»

 

Dans le présent, il y a aussi la sortie québécoise, avec bientôt deux ans de retard, de L'instinct de mort, premier volet du diptyque Mesrine, dont une bonne partie de l'intrigue se déroule au Québec. Dupuis prête ses traits à Jean-Paul Mercier, complice québécois du célèbre caïd français, incarné par Vincent Cassel«Je vais voir le film pour la toute première fois ce soir à Fantasia! lance l'acteur. J'ai le DVD depuis longtemps à la maison, mais je ne l'ai jamais regardé. Je ne vois habituellement les films dans lesquels je joue qu'aux premières. Je ne les regarde jamais chez moi. Je n'en vois pas l'intérêt!»

 

Roy Dupuis garde un excellent souvenir du tournage, dont une bonne partie s'est déroulée à Paris, où fut notamment recréée la cour du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, lieu d'une mémorable tentative d'évasion. «J'ai beaucoup aimé travailler sous la direction du réalisateur Jean-François Richet, dit-il. J'étais surtout impressionné par les moyens dont disposait la production. Ils ont pris une journée entière juste pour placer le kodak! Je n'avais jamais vu ça!»

 

Un  truc  amusant

 

Même s'il a lu quelques articles publiés à l'époque afin de connaître un peu mieux le personnage qu'il devait incarner, l'acteur s'est surtout laissé porter par le scénario. Le tournage de L'instinct de mort a eu lieu à un moment où Dupuis enchaînait les films. «C'est un peu comme apprendre à danser, observe-t-il. Même si on se fait tirer dessus et qu'on doit jouer la souffrance, il reste que, à la base, il s'agit d'une chorégraphie. J'avais déjà joué du gun pour la série Nikita. Jouer la violence intérieure ou l'exprimer avec les mains ou un fusil, c'est pareil. Mais là, c'était juste un peu plus amusant parce qu'on avait assez de moyens pour aller jusqu'au bout des choses.»

 

Le tournage de Mesrine a aussi permis à Roy Dupuis de renouer avec Vincent Cassel, avec qui il a déjà bâti une complicité, il y a environ 25 ans... «Je sortais tout juste de l'École nationale et j'ai été embauché pour tenir un rôle dans un film français qui ne s'est finalement jamais fait. Je n'avais jamais mis les pieds à Paris de ma vie et je m'étais lié d'amitié avec Vincent, qui avait aussi un petit rôle dans ce film. C'est lui qui m'a servi de guide à l'époque. Quand nous nous sommes retrouvés sur le plateau de Mesrine, c'était un peu comme si nous nous étions quittés la veille.»

 

S'il a abordé ce métier en misant sur le simple plaisir de jouer, Roy Dupuis estime que sa responsabilité s'accentue au fil des ans. «Avec la maturité vient la responsabilité du citoyen, explique-t-il. Plus que le personnage que j'ai à jouer, c'est maintenant le projet dans son ensemble qui emportera mon adhésion ou pas. La pertinence du propos, le point de vue social, son utilité. Quand il s'agit seulement de jouer pour jouer, on dirait que ça vient moins me chercher, maintenant.»

 

Ayant plusieurs causes sociales à coeur, l'homme n'exclut pas la possibilité de voir le militant prendre un jour le pas sur l'acteur. «J'ai eu parfois du mal à composer avec la notoriété, particulièrement à l'époque des Filles de Caleb, mais l'un des avantages est de pouvoir donner une voix à des personnes qui ne pourraient pas être entendues autrement. C'est une façon de me servir de ma popularité.»

 

Ces causes le préoccupent en tout cas davantage que les débats qui ont cours actuellement à propos de notre cinématographie nationale. L'acteur n'en reste pas indifférent pour autant. «Je ne sais pas si la situation est stimulante ou pas pour le cinéma, au Québec, présentement. J'ai plutôt tendance à penser que non. Il me semble qu'on s'en va de plus en plus vers la facilité, vers les recettes, vers “l'industrie” du cinéma. Mais le cinéma, c'est aussi de l'art. Et où est l'art, là-dedans? Une vision artistique, c'est justement proposer un point de vue différent, qui va à l'encontre des recettes.»

 

«En même temps, poursuit-il, je peux comprendre les impératifs de l'industrie. Je crois qu'il reste un équilibre à trouver. Cela dit, c'est un aspect de la discussion qui ne m'intéresse pas beaucoup. Je me sens plus concerné par les questions citoyennes que par les débats sur le financement du cinéma. Je constate cependant que je lis plein de scénarios intéressants, écrits par des jeunes, qui ne seront probablement jamais réalisés.»

 

Source:

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/12157-roy-dupuis-jouer-du-fusil.html?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 




 

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Published by Michèle - dans Rencontres et entrevues