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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 18:45


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2004/12 - À l’affiche: «C'est pas moi, c'est l'autre!»

 



17 décembre 2004
 

 
Soir  de  comédie - Première,  jeudi  16  décembre  2004
 


Lucie Laurier et Roy Dupuis ont défilé hier sur le tapis rouge déroulé devant le cinéma Impérial afin d'assister à la première de la comédie C'est pas moi, c'est l'autre!, dans laquelle ils tiennent la vedette.


Le film, réalisé par Alain Zaloum, met aussi en vedette Luck MervilCaroline NéronBenoît Brière et bien d'autres. Il prendra l'affiche au cinéma dès le 24 décembre.
 

Source:
Journal Métro


 


 

2004/12 - À l’affiche: «C'est pas moi, c'est l'autre!»
2004/12 - À l’affiche: «C'est pas moi, c'est l'autre!»


Décembre 2004
 


À  l’affiche - «C'est  pas  moi,  c'est  l'autre!»
 


Par Stéphane Chartrand
 




Après une année des plus chargées avec les sorties de Jack ParadiseMonica la Mitraille et Mémoires affectives, on reverra Roy Dupuis au grand écran pendant les fêtes, dans une comédie policière intitulée C’est pas moi, c’est l’autre!.
 


«Au départ, mon personnage, Vincent, est un petit voleur si on veut, qui en est encore, à la fin de la trentaine, à faire des piaules, et qui, finalement, se retrouve dans une situation dangereuse», confie Roy Dupuis.



Les ennuis de Vincent débutent lorsqu’il commet un vol par effraction dans une maison et y dérobe un tableau qu’il croit sans valeur. Après s’en être départi pour une bouchée de pain dans une vente de garage, il apprend que le fameux tableau dissimulait en fait 50.000 $. Cette somme, on s’en doute, est d’origine douteuse, et l’affaire se complique pour Vincent lorsque son propriétaire, Carlotta, chef de la mafia marseillaise, débarque à Montréal et se met en chasse, en compagnie de son homme de main, Marius, pour retrouver le magot et celui qui l’a volé. Par un concours de circonstances étonnant, Vincent est remarqué par des policiers qui pensent avoir affaire à Claude, leur collègue parti en vacances. Profitant d’une ressemblance frappante avec le policier, Vincent «emprunte» temporairement l’identité de ce dernier et passe ainsi de voleur à flic, et va même jusqu’à tomber amoureux de la policière Lucie, jouée par la belle Lucie Laurier.


«Je joue celle avec qui il doit faire équipe. Le personnage de Claude, qui est en fait le vrai policier sensé être en vacances, je ne l’aime pas du tout, je le trouve macho, je le trouve prétentieux, misogyne. Donc, quand Vincent fait équipe avec moi, je suis abrupte, sur la défensive», raconte Lucie Laurier. Si son personnage éprouve des doutes à l’égard de Vincent, Lucie – la comédienne – n’en a pas eu quant au film: «J’ai été très chanceuse parce qu’on m’a offert le rôle. Après la première lecture du scénario, qui est très drôle, j’ai senti qu’il y avait quelque chose et j’ai eu envie de faire partie du film, alors que le premier rôle masculin n’était pas encore choisi. J’ai pensé que si ça pouvait donner un aussi bon film que le scénario, ça allait être super!» raconte la comédienne.....
 

.... C’est l’histoire qui a intéressé Roy Dupuis, mais aussi et surtout la distribution imposante: «Ma rencontre avec Alain a été plaisante, j’ai trouvé le scénario intéressant, les gens qui allaient y participer aussi, dont Anémone que je respecte beaucoup, Michel MullerLuck Mervil et Lucie Laurier. Ça me semblait une belle gang.»



Si les cinéphiles ne sont pas habitués de voir Luck Mervil au cinéma, ils devront s’attendre à une belle rencontre, toujours selon Roy Dupuis«Luck est arrivé vraiment avec le goût de jouer ce personnage, qui l’inspirait énormément. Il est arrivé avec beaucoup d’idées, c’était bien l'fun. C’est le meilleur chum de Vincent, mon personnage, son partenaire dans le crime.»



Si le crime ne paie pas... il suscite des rencontres pour le moins inattendues! 
 



Source:
 Magazine En Primeur 





 
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 18:05


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2004/10 - Roy Dupuis en voleur et en policier pour le temps des Fêtes
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2004/10 - Roy Dupuis en voleur et en policier pour le temps des Fêtes
2004/10 - Roy Dupuis en voleur et en policier pour le temps des Fêtes


21 octobre 2004


Roy  Dupuis  en  voleur  et  en  policier  au  cinéma  pour  le  temps  des  Fêtes
 

Par Agnès Gaudet
 



On verra Roy Dupuis au cinéma cet hiver non pas une, mais deux fois. Il a tourné les rôles de jumeaux identiques dans la comédie policière C’est pas moi, c’est l’autre!, cet été à Montréal, aux côtés de Lucie Laurier, de Luck Mervil et de l’actrice française Anémone. Le film sortira pour Noël.
 


On aura du Roy Dupuis à se mettre sous la dent pour le temps des Fêtes. Deux Roy Dupuis pour le prix d’un, puisque le comédien a tourné les rôles de deux jumeaux identiques dans C’est pas moi, c’est l’autre!, une coproduction France/Canada/Angleterre de près de 6 M$. La sortie du film a été devancée au 25 décembre, pour profiter de la période des vacances des Fêtes, alors que très peu de comédies seront à l’affiche.


Amoureux  de  Lucie


Le scénario est très original. Vincent (Roy Dupuis), un petit voleur pas trop malhonnête, s’est emparé d’un tableau dans une maison qu’il écoule dans une «vente de garage» pour 2,50 $, alors que 50.000$ avaient été cachés à l’intérieur par son propriétaire, Carlotta (Anémone), un membre de la mafia marseillaise qui se lance évidemment à la recherche du tableau.

Suivant les conseils de son copain Dieudonné (Luck Mervil), Vincent se déguise en prêtre pour échapper à ses poursuivants. Il est remarqué par deux policiers qui le prennent pour leur collègue Claude – le frère jumeau qu’il ne connaît pas –, qui était en vacances. 

Vincent n’a d’autre choix que de devenir policier. Dans l’exercice de ses fonctions, il tombe amoureux de Lucie, une jolie policière (Lucie Laurier) et ne veut plus être hors la loi, jusqu’au jour où il concocte un plan d’extorsion.


Grosse  distribution


L’actrice française Anémone, qui a joué dans plus de 60 films, tient le rôle d’une femme au cœur de glace et à l’accent marseillais très prononcé. Michel Muller interprète Marius, son homme de main, ancien lanceur de couteaux surnommé «Chiche Kebab»Benoît Brière y est aussi, dans la peau d’un Belge. Caroline NéronEmmanuel Auger et Ghyslain Tremblay sont aussi de la distribution.


Le film est un scénario de Luis Furtado. Il a été réalisé par Alain Zaloum et distribué par Yves Dion d’Équinoxe Films, qui a vendu Mambo Italiano dans 51 pays. C’est pas moi, c’est l’autre! est produit par Chuck Smiley de Screen People.



Source:
Le Journal de Montréal
 



 
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:22


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9 octobre 2004


C’est  pas  moi,  c’est  Roy  Dupuis!
 

Par Philippe Beauchemin
 
 
2004/10 - C’est pas moi, c’est Roy Dupuis!


Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


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Source:
Article Magazine Échos Vedettes n° 42  

 
 


 


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4 août 2004
 

Lucie Laurier et Roy Dupuis se donnent la réplique dans «C'est pas moi, c'est l'autre!»


 

2004/08 - C'est pas moi, c'est l'autre! / Tournage


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Source:
Article Journal LE DEVOIR




 


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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 19:21


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31 janvier 2004 
 
Sa  passion:  la  voile


Par Michel Therrien  




Bien que son emploi du temps ne laisse pas beaucoup d’espace vierge dans son agenda pour ses projets personnels et ses passe-temps, Roy Dupuis ressent de plus en plus l’appel de la mer.
 

S’il adore son métier, Roy Dupuis éprouve de plus en plus la nécessité de prendre une vraie pause entre ses nombreux projets. «Je me rends compte que je ne me suis jamais vraiment arrêté et qu’il faudrait que je parte.»


Et il a envisagé la chose, surtout depuis qu’il s’est découvert une véritable passion pour la navigation. «Je voudrais partir un an et faire un tour du monde en voilier. Mon départ dépendra de la qualité des scénarios que je vais recevoir.»
 

En  couple  ou  en  groupe
 

Selon l’emploi du temps de sa conjointe, Céline Bonnier, il partirait avec elle ou en compagnie d’amis. «Une chose est sûre, l’appel est fort».


Il y a maintenant deux ans, Roy Dupuis s’est découvert un cœur de marin. «Pour moi, la voile c’est juste la plus belle façon de voyager que j’ai vécue.» Pour s’adonner pleinement à son nouveau dada, le comédien s’est donc offert un premier voilier l’an dernier. «Je me cherche toutefois un nouveau voilier marin qui soit plus sécuritaire pour faire une bonne ride.»
 

La  simplicité  extraordinaire 
 

Dans un tout autre ordre d’idées, Roy Dupuis souhaiterait aussi réaliser un documentaire. «Le documentaire est une chose qui m’intéresse énormément, et celui que je prépare, quand j’ai un peu de temps, s’intéressera au vrai monde et à la vraie vie.»


Roy Dupuis explique son choix de thématique du fait qu’il s’est toujours intéressé aux choses qu’on ne voit pas. «Je veux montrer les gens qui font des choses qui nous semblent d’une simplicité presque banale, mais qui le font avec beauté et dont l’importance est incroyable.»


Par le fait même, cela lui permettrait de proposer une quête «à l’inverse du pouvoir».
 


Source:
Article Le Journal de Montréal

 


 
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Published by TeamRDE - dans Rencontres et entrevues
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 18:19


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2004/2005 - Manners of Dying/L'Exécution

 


«Film plutôt méconnu, tourné à Québec en seulement 19 jours avec un budget microscopique, Manners of Dying n’en est pas moins un film troublant qui étudie avec acuité le comportement des humains en situations de crise. Roy Dupuis offre ici une performance inoubliable et des plus intenses.»
 


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Manners  of  Dying



Genres/Catégories: Fiction / Drame psychologique

 
Réalisation: Jeremy Peter Allen
 
Scénario: Jeremy Peter Allen, d'après la nouvelle de Yann Martel du même titre
 
Pays: Canada, Québec
 
Autres titres: L'Exécution
 
Langues: anglais / français
 
Dates et lieu de tournage: 3 - 28 septembre 2003 / Maison Gomin, Québec-Ville
 
Premières mondiales: 31 octobre 2004 (23e Festival international du Cinéma en Abitibi-Témiscamingue, Canada) / 11 Mai 2005 (Marché du Film de Cannes, France)
 
Première locale: en ouverture des Rendez-vous du Cinéma québécois, le 17 février 2005 à Montréal) / le 21 février 2005 à Québec-Ville
 
Année de sortie ou diffusion: 4 mars 2005 (Canada, Québec)
 en VF
 
Durée: 104 min
 
Direction artistique: Jean Le Bourdais
 
Images: James Gray
 
Montage images: Jeremy Peter Allen
 
Prise de son: Pierre Bouchard
 
Conception sonore: Jérôme Boiteau (Studio Expression)
 
Costumes: Isabel Poulin
 
Coiffure: Marie-Josée Jacob
 
Maquillage: Brigitte Bilodeau
 
Musique: Éric Pfalzgraf
 
Producteur: Yves Fortin
 
Société de distribution: CHRISTAL FILMS DISTRIBUTION (QUÉBEC)
 
Société de production: PRODUCTIONS THALIE (QUÉBEC)

 
 

Résumé: Kevin Barlow mourra à l'heure et de la manière prévues par le règlement. Harry Parlington, directeur de la prison de Cantos, y veillera. Le curé Preston servira d'appui spirituel si nécessaire. Le docteur Lowe pourra fournir des calmants pour évacuer la tension. Les gardiens, vétérans de multiples éxécutions, ont l'habitude de travailler avec efficacité et précision. Tous les aspects de l'opération semblent bien planifiés, jusqu'à ce que Barlow, personnage aux multiples facettes, exprime une dernière volonté aussi imprévue que déroutante. Un étrange duel s'engage entre le condamné à mort et le directeur de prison. Parlington voit sa poigne s'affaiblir alors que les dernières heures deviennent un labyrinthe de morts possibles. (Rendez-vous du Cinéma québécois)

 
 

Interprétation:
 
Roy Dupuis  (Kevin Barlow)

Gregory Hlady  (Le cuisinier)  (Jack Paradise, 2004)

Serge Houde  (Le directeur, Harry Parlington)

Kevin McCoy  (Robbie)

Anthony Robinow  (Le Père Preston)

Vlasta Vrana  (Docteur Lowe)



 
 


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Published by TeamRDE - dans Manners of Dying-L'Exécution
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 16:50

Historique complet du film (Articles / Contenus officiels / Photos & Vidéos)



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2004/10 - MÉMOIRES AFFECTIVES / Catégorie
 
 
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 13:43


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2005/11 - Les vies internationales de «Manners of Dying»

 


Les  vies  internationales  de  «Manners  of  Dying»,
 avec  Roy  Dupuis
 

Manners of Dying, premier long métrage du cinéaste québécois Jeremy Allen, mettant en vedette Roy Dupuis, vient de récolter deux récompenses lors de la 11e édition du Festival Cinéma Tout Écran, qui se tenait à Genève, en Suisse, du 31 octobre au 6 novembre.


Le film, sélectionné en compétition internationale, a obtenu une Mention spéciale du Jury international ainsi que le Prix du Jury Jeunesse.




Tournée  des  festivals


Depuis sa sortie au Québec au printemps dernier, Manners of Dying (L'Exécution) a été présenté dans de nombreux festivals internationaux, notamment en Inde, en Chine, à Taiwan, en Australie et au Luxembourg. En janvier prochain, le film sera présenté au Festival international de Fajr, en Iran.



Source:
http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2005/11/09/001-manners-prix.asp


 

 

4 novembre 2005

 

Attendre  sa  mort...  mais  comment?



Par Bernard Léchot (Swissinfo, Genève)
 



L'acteur canadien Roy Dupuis et le réalisateur Jeremy Peter Allen sont à Genève pour présenter «L'Exécution» dans le cadre de Cinéma tout écran.
 


Rencontre. Et discussion autour d'un film consacré à la peine de mort bien sûr, mais surtout aux multiples façons d'aborder une situation... extrême.



Que ferais-tu si tu savais que tu devais mourir dans quelques heures? La question est classique, et les réponses en général témoignent du désir de chacun de profiter une dernière fois de la vie. Mais profiter de la vie est difficile lorsqu'on est coincé entre les quatre murs d'une cellule, et que votre exécution, par injection, est planifiée pour minuit.



Le cinéaste canadien Jeremy Peter Allen est parti, sur un coup de cœur, d'un récit de l'écrivain Yann Martel pour réaliser «Manners of Dying», «L'exécution» en français. L'histoire d'un directeur de prison qui raconte à une mère, dans une lettre qu'il dicte, les dernières heures de son fils, Kevin Barlow (interprété par Roy Dupuis).



Mais grâce à un habile subterfuge narratif, ce n'est pas un récit que le spectateur va découvrir, mais huit. Huit comportements que Kevin Barlow a pu - aurait pu - avoir, de la soumission à la rébellion, de l'élan mystique à la dérision. Toute une gamme de réactions possibles qui, de scène en scène, se heurtent à deux constantes: la fermeté du directeur (interprété par un très humain Serge Houle), et le formalisme d'un abominable rituel administratif.
 


Kevin Barlow, un rôle en or... Il est rare pour un comédien de pouvoir donner huit approches différentes d'une même situation!

Roy Dupuis: Absolument. Et en plus, c'est une situation extrême. Et nous les acteurs, on aime bien toucher aux extrêmes, aux situations plus denses, plus intenses, plus tordues des fois. Là, j'étais comblé!



Comment se prépare-t-on à un rôle pareil?

Roy Dupuis: J'ai eu la chance de parler avec le dernier condamné à mort qu'il y a eu au Canada. Qui n'est donc pas mort! Il était en liberté conditionnelle, et on m'a permis de le rencontrer. Il m'a donné beaucoup d'informations sur le milieu carcéral, mais aussi sur ce qu'un individu tel que lui a pu ressentir... Il a quand même vécu trois journées dans sa vie où il était censé être exécuté le soir même.

Pour moi, il a été une source d'information très importante. Pour «créer une base». Le reste, c'est du travail avec le réalisateur et les indications du scénario. Et puis, réussir à s'abandonner. On dit souvent que jouer, cela demande de la concentration. Moi, j'ai plutôt l'impression que ça demande un abandon.



Mais là, il y avait toute une gamme d'interprétations à développer!

Jeremy Peter Allen: Il était tout de même important que le spectateur comprenne bien que c'est toujours le même personnage, les facettes différentes d'un même personnage. L'idée était de montrer qu'on a toutes ces facettes là en nous, et qu'on ne sait jamais laquelle va ressortir lorsqu'on est placé dans une situation extrême.



Swissinfo: Le film a été tourné dans une prison désaffectée...

Jeremy Peter Allen: Premièrement, ce sont de vrais barreaux, des vrais murs, solides. Quand on cogne dessus, ils ne tombent pas! Un studio n'aurait jamais donné le même résultat. Ensuite, entrer dans un lieu comme ça, qui a servi à incarcérer des gens, c'est un peu mystérieux à expliquer, mais il y a quand même quelque chose qui suinte des murs, une angoisse, une douleur, qui imprègnent l'équipe et les comédiens, et qui contribuent chez chacun à aller chercher l'énergie appropriée pour les scènes.



Qu'a ressenti, non pas le comédien, mais l'homme Roy Dupuis, en étant couché, sanglé, sur une table d'exécution?

Roy Dupuis: Je n'ai jamais essayé en tant qu'homme! Il y avait un comédien qui travaillait, tout simplement. En tant que comédien, je me suis nourri de la table quand ils m'ont attaché pour la première fois. Pour moi, c'est loin d'être négatif, c'est même positif de ressentir un malaise à ce moment-là. J'avais à chercher le plus «d'informations» possibles, et donc tout – les lieux, les objets, les gestes – devenait de l'information. Cela me faisait vivre des sensations qui servaient l'histoire. Et donc ce que ressentait Kevin.



Le fait que le condamné soit en position de crucifié suscite quoi chez vous?

Jeremy Peter Allen: La table du film est inspirée des vraies tables de salles d'exécutions aux États-Unis. Cette image de crucifixion, on n'a pas cherché à la souligner. Effectivement, si on creuse un peu, on sait que ceux qui appuient la peine de mort, c'est souvent la droite chrétienne... et que Jésus a subi une exécution. Il y a une ironie qui est évidente. Mais le film laisse le public tirer ses conclusions. Même si nous sommes opposés à la peine de mort, on n'a pas fait ce film pour développer notre point de vue. On voulait que cela reste vague, un peu complexe, au niveau moral. Que le spectateur soit forcé de se poser des questions. La table en forme de croix est un élément sur lequel le spectateur peut s'interroger.



Roy Dupuis, votre regard sur la peine de mort a-t-il évolué avec ce film?

Roy Dupuis: Je me suis rendu compte, en tournant le film, que j'avais toujours été contre la peine de mort, mais sans avoir jamais vraiment approfondi la question. Cela allait de soi d'être contre. Et à force de parler, notamment avec l'un des gardiens – joué par un vrai gardien – ça a renforcé ma position. Maintenant, je peux dire que pour moi, la peine de mort, c'est comme si la société donnait raison aux criminels. Dans le sens où la mentalité d'un criminel, c'est qu'il peut régler ses problèmes en éliminant quelqu'un. Par conséquent, si la société fait la même chose, c'est comme de dire aux citoyens: oui, vous pouvez régler vos problèmes en tuant des gens. En gros, c'est là où j'en suis arrivé.




Source:
http://www.swissinfo.org/fre/swissinfo.html?siteSect=108&sid=6212721&cKey=1131089026000 


 


2010-02-FIFDH



23 février 2010


FIFDH (Festival du Film et Forum international sur les Droits humains) / Genève (Suisse)
 

Maison des Arts du Grütli - En collaboration avec le 4ème Congrès contre la peine de mort à Genève, projection du film MANNERS OF DYING de Jeremy Peter Allen.



 

 

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2005/03 - Roy Dupuis au coeur de la peine capitale


13 mars 2005


ROY  DUPUIS:  AU  COEUR  DE  LA  PEINE  CAPITALE


Par Claude Couillard




Son rôle de condamné à mort dans Manners of Dying a été le plus exigeant de sa carrière, avoue Roy Dupuis. Rare rencontre.

 
Marcher  sur  un      fil...


«C'est probablement le personnage le plus intense au niveau physique, émotif, intellectuel», raconte l'acteur de bientôt 42 ans, reconnu pour son jeu total, qui a pourtant eu son lot de rôles exigeants. Rappelons seulement celui, incarné tant sur scène qu'au grand écran, du jeune prostitué fou d'amour de Being at Home with Claude. Dans Manners of dying (L'Exécution, en français), Roy Dupuis devient Kevin Barlow, condamné qui meurt huit fois, de façon différente. Un scénario et une structure pas banals qui l'ont séduit, adaptation astucieuse d'une nouvelle de l'auteur montréalais Yann Martel (L'histoire de Pi).
 
 
Dernier  condamné  à  mort


Tout un défi pour un acteur, aussi talentueux soit-il, que d'apprivoiser et de personnifier un personnage aussi délicat. «C'est pas juste mourir. C'est quelqu'un qui sait qu'il marche vers la mort», explique le lauréat du Jutra 2005 du Meilleur acteur, pour illustrer l'univers mental dans lequel il s'est immergé.


Roy Dupuis a réussi à rencontrer le dernier condamné à mort du Canada, Réal Chartrand. «Il a vécu trois jours de sa vie où il était censé mourir, le soir». L'énergie, et non l'histoire particulière, de ce survivant d'une pratique révolue de ce côté-ci de la frontière l'a nourri, dit-il. «Dans certaines scènes, il faut plonger, tout simplement.»

 

«Pour moi, le fait que la société accepte de régler le problème qu'elle a avec quelqu'un en l'éliminant, c'est un peu adopter la mentalité du criminel.»
 
 
Qualité  du  scénario


Acteur polyvalent, Roy Dupuis slalome constamment entre les films grand public (SéraphinMonica la Mitraille pour les plus récents) et ceux de réalisateurs encore peu connus (Mémoires affectives de Francis Leclerc, Manners of Dying de Jeremy Peter Allen...). Amour du risque? Foi en la relève?


«C'est tout simplement le scénario, lance Roy Dupuis
Dans le cas de Manners of Dying, par exemple, c'était évident que la personne qui avait écrit ce scénario avait quelque chose entre les deux oreilles. Ça me tentait de la rencontrer.»
 
 
Contre  la  peine  capitale


La préparation et le tournage du film n'ont fait que renforcer ses positions, nettement contre la peine de mort. «Avant le film, j'étais contre. Mais je ne m'étais pas vraiment posé toutes les questions», réalise Roy Dupuis. Sur le plateau, l'acteur a eu l'occasion de jouer - et d'échanger - avec un policier à la retraite, un autre toujours en service et un ancien gardien de prison.


«Ça a précisé ma position», a-t-il constaté, plus abolitionniste que jamais.
«C'est prouvé que dans les États américains où il y a la peine de mort, ce n'est pas là qu'il y a le taux de criminalité le plus bas, dit-il. C'est souvent l'inverse. Ça engendre un cercle de violence.»
 


Source:


 
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2005/02 - Coup d'envoi des 23es Rendez-vous avec «Manners of Dying»

 

17 février 2005
 

Coup  d'envoi  des  23es  Rendez-vous  avec  «Manners  of  Dying»


Par Odile Tremblay 



C'est ce soir que démarrent les 23es Rendez-vous du Cinéma québécois qui, à Montréal puis à Québec, présentent 166 films de formats divers mais aussi des tribunes de discussions et de rencontres au Bistro SAQ de la Cinémathèque. Quelques primeurs sont à découvrir du côté du long métrage, mais aussi du documentaire et du court métrage. En clôture et en ouverture, elles sont bien sûr au rendez-vous des Rendez-vous.


Pour le lancement de Manners of Dying (L'Exécution) au Cinéma Impérial, une bonne partie de la chic faune montréalaise sera de la fête, même si le thème du film, l'exécution d'un condamné à mort, n'apparaît pas a priori réjouissant.
 

Bon film pourtant, qui offre son meilleur rôle à Roy Dupuis, très présent dans notre cinéma cette année. Réalisé avec un mini budget, Manners of Dying, premier long métrage de Jeremy Peter Allen, est adapté d'une nouvelle de Yann Martel.....
 

.... Le fait que ce film ait été tourné avec une caméra Super-16 puis gonflé en 35 mm crée bien sûr un flou des images. On reprochera aussi à Manners of Dying sa trop longue introduction. Le film dure une heure 44 minutes et aurait pu être raccourci à un bout ou à l'autre d'un bon vingt minutes. Ces bémols mis à part, l'histoire en volets, qui explore huit manières d'aborder son exécution, permet à Roy Dupuis de déployer un grand registre de jeu et de plonger en lui-même. Tantôt suppliant et lâche, tantôt combatif, sentimental ou mort de rire, son personnage de condamné refera chaque fois son chemin de croix: dernier repas, relations diverses avec les gardiens, le pasteur, le chef cuisinier, le médecin, mais surtout le directeur de prison, incarné tout en finesse par Serge Houde.


Étrange exercice dont on ne connaîtra jamais la nature (rêves du prisonnier?) mais qui permettra de montrer toute une faune accrochée à l'«allée de la mort», avec ses émotions, ses hantises et ses hauts le coeur. Le directeur est le fil d'Ariane reliant les sections du film. Imperceptiblement, d'un segment à l'autre, le personnage de Serge Houde, d'abord prisonnier d'une mécanique de la mort, manifeste davantage son humanité et sa révolte contre son rôle d'agent exterminateur d'État. Face aux incarnations flamboyantes de Roy DupuisHoude oppose avec finesse la gestion de la nuance, et Manners of Dying, malgré le caractère un peu artificiel du procédé, vaut vraiment le détour....


.... Rappelons que les Rendez-vous se tiendront à Montréal du 17 au 27 février à la Cinémathèque, au Cinéma de l'ONF, au Beaubien et au Quartier latin. Du 21 au 27 février, ils s'exportent à Québec au Musée de la Civilisation.
 


Source:


 

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22 février 2005
 

LES  RENDEZ-VOUS  DU  CINÉMA  QUÉBÉCOIS

Voir  un  homme  pleurer


Par Gilles Carignan
 



«Voir un ami pleurer...», chantait Brel en fermeture d'Un Zoo la Nuit, le classique du regretté Jean-Claude Lauzon. En paraphrasant à peine, on obtient l'une des surprenantes images qui traversent quelques films offerts cette semaine aux Rendez-vous du Cinéma québécois: l'homme qui pleure.


Si des acteurs déploraient il n'y a pas si longtemps l'image souvent réductrice que la télé et le cinéma renvoyaient de l'homme québécois, quelques films récents montrent que, sous la carapace du tough imperturbable, bouille une émotion qui ne demande qu'à s'exprimer.
 

Des circonstances extrêmes peuvent y contribuer, comme dans Manners of Dying, où un condamné (Roy Dupuis, encore excellent) craque à l'approche de son rendez-vous avec la mort, devant un directeur de prison (Serge Houde) qui tente, tant bien que mal, de refouler son sentiment derrière la froideur des procédures.


En présence du nouveau lauréat du Jutra du Meilleur acteur, Roy Dupuis, et du cinéaste Jeremy Peter Allen, le film a ouvert le programme local des Rendez-vous, hier soir, devant une salle comble au Musée de la Civilisation.


Il sera projeté de nouveau demain après-midi (14 h), avant de prendre l'affiche le 4 mars dans sa version française, L'Exécution. L'expérience, l'interprétation, le traitement: tout ça vaut le détour....



Source:
 Le Soleil
  

 


 
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Published by Michèle - dans Manners of Dying-L'Exécution