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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 22:15

Historique complet du film (Articles / Contenus officiels / Photos & Vidéos)



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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:45


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Jack  Paradise

 

Genres/Catégories: Fiction / Film sur fond de musique de jazz

Réalisation/Scénario: Gilles Noël

Pays: Canada, Québec
 
Langues: français / anglais
 
Année de sortie ou diffusion: 20 février 2004
 
Durée: 97 min
 
Autres titresJack Paradise - Les Nuits de Montréal

Titre de travailLes Nuits de Montréal

Source originale: Richard Langlois (d'après une idée originale de)

Direction artistique: Louise-Marie Beauchamp

Costumes: Nicoletta Massone

Images: Sylvain Brault

Scripte: Thérèse Bérubé

Maquillage: Marie-Angèle Brettner-Protat

Musique: James Gelfand / Daniel Mercure

Prise de son: Claude Hazanavicius

Producteur: Anouk Brault / Aimée Danis

Société de distribution: K-FILMS AMÉRIQUE (QUÉBEC)

Société de production: NANOUK FILMS (QUÉBEC) / VERSEAU INTERNATIONAL INC.
 

 




 

 

Interprétation:

 

Roxan Bourdelais  (Jack enfant)

Benoît Dagenais  (Janvier Paradis)

Dorothée Berryman  (Tante Jeanne)  (Blanche, 1993 / Free Money, 1998 / Les Invasions
barbares
, 2003)

 
2004-berryman dorothee
 

Gregory Hlady  (Gino O' Connor)  (L'Homme idéal, 1996 / The Last Chapter II, 2003 / Manners of Dying, 2004)


Gregory-Hlady
 
 
Geneviève Rioux  (Gisèle)  (Roméo et Juliette, 1989)
 
 
JP-53
 

Marie-France Lambert  (Sandra)
 

 
2003-06-7J-MF
 


Philippe Charbonneau  (Louis Paradis à 16 ans)

Tyrone Benskin  (Winston White)

 
Marc Beaupré  (Willy)

Hugo St-Cyr  (Dan Langlais)

Larry Day  (Commerçant)  (Maurice Richard, 2005) 



Roy Dupuis  (Jack Paradise) et Dawn Tyler Watson  (Curly Brown)
 
 


 

Gardi Fury  (Babe)

Jayne Heitmeyer  (Sinead)

Warren 'Slim' Williams  (Bob Monk)

Fabienne Colas

Lydia Moore


 



                

 


 
 
Synopsis:



Dans un club de jazz de Montréal, quatre musiciens évoquent le parcours exceptionnel de leur ami et collègue, le pianiste blanc Jack Paradise.
 


Tout commence en 1929 où Jacques Paradis enfant (Roxan Bourdelais), fils d'un petit commerçant sans envergure, court dès qu'il peut chez sa tante Jeanne (Dorothée Berryman) dans le faubourg Saint-Antoine - le quartier noir de Montréal -, laquelle l'initie à l'amour de la musique et du piano. Femme libre, pianiste de jazz pour un auditoire de déficients mentaux qu'elle gardiennait, cette ancienne prostituée - atteinte d'une maladie incurable - fascinait son neveu qui adorait jouer à quatre mains avec elle. La «musique de neg», tant méprisée par son père, coule déjà dans les veines du p'tit gars qui traîne dans le bas de la ville en rêvant de devenir une idole des nuits interlopes de la métropole.
 


 

 


Dans la ruelle derrière le club Terminal, il fait la connaissance de Curly Brown (Dawn Tyler Watson), une fillette noire frondeuse qui rêve d'aller chanter à New York. À sa majorité, sa mère quitte son père, et lui fait de même. À force de travail, de passion et de conviction, le petit "Frenchie" du quartier Saint-Henri - aussi appelé Griffintown ou Faubourg Saint-Antoine selon les appartenances ethniques - séduit son entourage et s'immisce dans le milieu des musiciens noirs anglophones, réussissant à faire swinguer la clientèle des meilleurs clubs de la ville.


Nuits endiablées, cigarettes, alcool, chambres d'hôtels et prostituées sont dès lors son pain quotidien. Jack est devenu le pianiste vedette du Terminal, club de Gino O'Connor (Gregory Hlady) - un Européen faisant du blanchiment d'armes dans sa cave -, tandis que Curly, de plus en plus sous l'emprise de la drogue, y déploie ses talents vocaux. Là, plus de barrières sociales ni raciales. Dans ce microcosme coupé du monde, seule compte la musique.

 


Entre temps, tante Jeanne est décédée et Jack se voit remettre une lettre par son père dans laquelle cette femme tant aimée lui révèle être... sa vraie mère, et l'avoir confié à sa soeur pour qu'il ne grandisse pas dans une chambre d'hôtel entre deux clients...
 

 


 

Ébranlé, Jack tombe alors sous le charme de la douce et casanière Gisèle (Geneviève Rioux) qu'il épouse et qui lui donnera un fils... né sourd! Mais malgré ce mariage qui lui a donné un foyer et l'illusion d'une vie normale, le duo Jack-Curly demeure inséparable.



C'est ainsi que lorsque, après une tentative de suicide, Curly décide de partir à New York, Jack doit choisir entre ses devoirs de père de famille et l'amour qu'il porte à la chanteuse... et au jazz.




Son fils le regardera partir, tapotant quelques notes du bout des doigts sur le rebord de la fenêtre...
 

 



VOIR  AUSSI
 
Jack Paradise - «Roy & partenaires»
 
(En hommage à Dawn Tyler Watson et Dorothée Berryman)
 



 
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Published by TeamRDE - dans Films 2001-2005
30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 19:56


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2004/02 - Première de Jack Paradise
2004/02 - Première de Jack Paradise
17 février 2004 - Première du film Jack Paradise / Photos www.newscom.com

17 février 2004 - Première du film Jack Paradise / Photos www.newscom.com


18 février 2004

 


Première  de  «Jack  Paradise»
 



La Presse assistait hier au Clap, à Québec, à la première de Jack Paradise, suivie d’une conférence regroupant réalisateur, producteur et principaux interprètes. Un film de Gilles Noël, d'après une idée originale de Richard Langlois.


Jacques Paradis (Roxan Bourdelais), à l’exemple de sa tante Jeanne qu’il adore (Dorothée Berryman), aime le jazz; au point de sortir en cachette la nuit pour aller entendre la musique qu’on joue au bar voisin, le Terminal.
 

Devenu grand, il sera Jack Paradise (Roy Dupuis), le pianiste de jazz ayant réussi à pénétrer l’univers noir de la musique soul. Quelque part entre les deux mondes - le noir et le blanc - il aimera Jeanne (Geneviève Rioux), il aimera Curly (Dawn Tyler Watson)... Mais d’abord et avant tout, il aimera la musique.
 

C’est évidemment elle, le tout premier personnage de ce film qui oscille, lui aussi, entre blanc/noir et couleur, «la réflexion quant au choix ayant finalement cédé le pas à l’intuition», admettra tout à l’heure le réalisateur.
 

Des musiciens de l’orchestre de Jack Paradise, réunis autour de quelques bouteilles de champagne, se rappellent le bon vieux temps et quelques moments clés de la vie de Jack, de son enfance à sa maturité... Une vie somme toute assez banale - mariage, enfant, divorce, la routine, quoi! - mais dont le montage se superpose, sur toile de fond jazzée, à des événements mondiaux (guerre, alunissage) et régionaux (élection de Jean Drapeau à la mairie, par exemple).
 

Toute une époque nous est ainsi restituée, dont on découvre des aspects laissés dans l’ombre, comme plusieurs scènes du film, tournées dans la ruelle derrière le cabaret. Et voilà bien le deuxième personnage en importance de ce film, bien indiqué d’ailleurs par le sous-titre, Les nuits de Montréal.


L’atmosphère des années d’avant-guerre est donnée dès les premières images, à travers quelques documents d’archives. Gilles Noël racontera tantôt que l’économie de moyens - dont il est loin de se plaindre! - se trouve souvent à l’origine du choix des images, force à la créativité et favorise un résultat final peut-être plus original. En témoigne la scène de la fermeture du Terminal, par exemple, où un seul plan sur Jack et Curly suffit à tout expliquer; ou encore, ces gros plans filmés à l’intérieur du club (en studio, donc), forcément traversés de personnages, et qui rendent ainsi parfaitement compte d’un lieu «qui bouge».
 

Finalement - et curieusement! - les acteurs occupent peu d’espace; mais ils le remplissent bien. Ils disent peu de choses; à commencer par Roy Dupuis, dont le jeu n’en est pas moins toujours aussi juste et naturel. La musique s’exprime pour lui, pour eux tous. Dorothée Berryman tient ici un tout petit rôle; c’est pourtant à elle qu’on doit le moment le plus émouvant du film.


Un reproche: il y a si peu de répliques… et on les entend parfois mal!
 
 

En  conférence  de  presse 



L’histoire est très librement inspirée de la vie du père de Richard Langlois. «J’ai vécu avec un père obsédé par la musique. Cette passion est très présente dans le film, et j’en suis très content.»


Bob Langlois, l’un des premiers musiciens à s’intégrer aux Noirs, a joué au piano-bar du château Frontenac! Mais Jack Paradise est une pure fiction. Et ça n’est pas rien de l’avoir rendu si crédible qu’au sortir du visionnement, on se demande si le personnage a réellement existé...


Oui, Roy Dupuis aime bien le jazz, mais en dilettante. «Mon défi, c’était de me croire! La musique de James m’y a beaucoup aidé.» Il a longuement écouté le musicien, il a longuement visionné ses mains sur le piano. Ça a tout de même été beaucoup plus difficile, pour l’acteur, de faire du handsync, comme il dit, que de jouer tout court!
 

Pour Dawn Tyler Watson, chanter n’était pas un problème, puisqu’il s’agit de son véritable métier. «Mais refaire devant la caméra ce que je venais de faire en studio, ça, c’était difficile! Surtout quand je venais d’improviser. Un bip se retrouvait parfois à la place d’un bop!», dit-elle avec son air de petite fille espiègle.


Pour Dorothée Berryman, le défi a été de tout tourner en un seul jour, le tournage du film entier en ayant occupé vingt-quatre. «It’s now or never», s’est-elle dit en arrivant le matin sur le plateau. Il était très plaisant, bien sûr, de s’y présenter en sachant que le rôle avait été écrit... en pensant justement à elle! Contrairement aux autres comédiens, son défi musical consistait à tout faire en même temps, chansons et répliques. Mais c’est surtout du côté de l’histoire que des surprises l’attendaient.


Elle avait, évidemment, déjà effectué des recherches musicales de ce type, mais jamais sur Montréal. «J’ai découvert plein de choses! Par exemple, Duke Ellington allait prendre un verre au Terminal à la fin de la veillée, vous vous imaginez!», raconte-t-elle avec spontanéité. «Ça a nourri une passion qui était déjà attisée...» Ça, on n’en doute aucunement!
 

Dans 60 salles du Québec à compter du vendredi 20 février. Au Clap, à Québec, jusqu’au 10 avril. 
 


Source:
 

 

 

21 janvier 2004 

 

Lancement  de  la  bande  sonore  de  «Jack  Paradise»



Lancement mardi à Montréal de l'album de la bande sonore du film Jack Paradise - Les Nuits de Montréal mettant en vedette Roy Dupuis et Dawn Tyler Watson. Le lancement a eu lieu en soirée dans les studios de Musimax à Montréal.


Jack Paradise - Les Nuits de Montréal nous fait revivre l'univers enfumé des boîtes de jazz montréalaises des années folles. Le film de Gilles Noël, qui sortira le 20 février, raconte la vie de l'un des premiers musiciens blancs francophones à se mesurer avec des jazzmen anglophones.


L'album fait des liens entre des grandes périodes de l'évolution de la société au XXe siècle et des courants musicaux. Au menu, on a des pièces de ragtime, de swing, de be bop et de hard pop. Le compositeur James Gelfand s'est inspiré des plus grands musiciens de l'époque pour composer ses mélodies. Entre autres, on a une nouvelle version de Swanee, la célèbre chanson de George Gershwin. Cette pièce a aussi un lien avec Montréal car c'est au Studio RCA Victor que Gershwin l'a lui-même enregistrée pour la première fois, en 1919.
 

Source:
Presse Canadienne 
 




 
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12 février 2004

 

Roy Dupuis au Paradis

 

Par Jean-Philippe Gravel

 

2004/02 - Roy Dupuis au paradis2004/02 - Roy Dupuis au paradis


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Source:
 
Article journal ICI


 
 


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31 janvier 2004


Roy  Dupuis - Un  homme  et  sa  passion

Entrevue / Un  tournage  n'attend pas  l'autre


 

2004/01 - Roy Dupuis / Un tournage n'attend pas l'autre


Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


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Source:
Article LE JOURNAL DE QUÉBEC


 
 
 
 

 


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2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise


12 mai 2003

 

ROY  DUPUIS  à  la  belle  époque  du  jazz  montréalais


Par Marc Gadoury
 



Dans  un  film  de  Gilles  Noël



Le tournage de Jack Paradise, un long-métrage écrit et réalisé par Gilles Noël avec Roy Dupuis dans le rôle principal, est actuellement en cours à Montréal. Le film retrace la belle époque du jazz montréalais à travers le personnage de Bob Langlois alias Jack Paradise.
 

Outre Dupuis, la distribution est aussi composée de Dawn Tyler Watson, Dorothée Berryman, Geneviève Rioux, Roxan Bourdelais, Johanne-Marie Tremblay, Benoît Dagenais et Gregory Hlady.
 

Jack Paradise raconte l'histoire d'un amour interdit, celle d'un pianiste blanc, Jack Paradise (Dupuis) et d'une chanteuse noire, Curly Brown (Dawn Tyler). Le film s'inspirera parfois de la grande tradition des comédies musicales et d'autres fois il évoquera les différents styles de jazz du siècle et ce, dans l'univers du jazz montréalais de 1929 à 1970.
 

Jack Paradise est produit par Nanouk Films et Verseau International et le film bénéficie d'un budget de 2,8 millions $US. Le tournage doit se terminer à la fin du mois.
2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise
2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise
2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise
22 mai 2003 - Photos http://agencequebecpresse.photoshelter.com/

22 mai 2003 - Photos http://agencequebecpresse.photoshelter.com/



Entrevue - Roy  Dupuis  est  Jack  Paradise




Nous avons découvert un Roy Dupuis totalement débarrassé de son statut de sex-symbol. Honnête, sincère, généreux, fiable, il s'est plié au jeu parfois ingrat de l'interview. En attendant la sortie du film Jack Paradise (Les Nuits de Montréal) de Gilles Noël en février 2004...
 

Comment cette aventure cinématographique a-t-elle débuté?
Disons qu'elle a des origines théâtrales. Cela remonte à l'époque où j'étais étudiant au secondaire V. J'habitais à Sainte-Rose (Laval) avec ma mère, professeure de piano. Un jour, une de ses anciennes élèves, accompagnée de son copain, est venue nous rendre visite. Comme le couple ne voulait pas passer la soirée à la maison, nous sommes allés voir le film Molière d'Ariane Mnouchkine. À la sortie du cinéma, je savais déjà ce que je voulais. Au collège, j'étudiais les sciences pures. Et pourtant, ce jour-là, après avoir assisté à la simple projection d'un film, j'ai opté pour le théâtre. Avec une copine, nous avons monté Le Malade imaginaire de Molière. Par un concours de circonstances, je me suis retrouvé à l'École Nationale de Théâtre où je suis resté pendant quatre ans.
 

Et puis vous avez entamé une carrière à la télévision et au cinéma. Entre les deux formes d'expression pour un comédien, le théâtre et le cinéma, laquelle vous met plus à l'aise et vous permet d'être plus combatif?
Je dois avouer que je m'ennuie du théâtre, particulièrement des répétitions. Car c'est là un processus de création incroyablement édifiant. L'art de jouer sur la scène permet au comédien d'explorer différentes avenues, de foncer sur plusieurs directions, de voir les différentes facettes d'un personnage. Au cinéma, il ne possède pas assez de temps pour établir ces liens particuliers. Sans oublier qu'au théâtre, il y a une pression que je trouve saine et énergétique. Par contre, au cinéma, on peut grandement apprécier le côté immédiat de la création filmique. Au théâtre, elle est presque indicible lorsqu'on joue sur scène.
 

Très jeune, vous avez commencé une carrière cinématographique, que vous poursuivez d'ailleurs, avec des réalisateurs de renom. Cette particularité, accompagnée d'attributs corporels non négligeables, vous a octroyé dès le début un statut de sex-symbol. De quelle façon assumez-vous cette dualité?
En effet, il y a l'acteur et il y a l'image publique. Pourtant, je crois faire bien des efforts pour que la représentation que le public se fait de moi ne trahisse pas mes véritables intentions. Mais, en même temps, cela dépend de qui regarde. Parfois, un premier regard, une première impression peuvent demeurer ancrés dans l'imaginaire collectif.
 

Sur ce point, je suppose que vous n'acceptez pas la majorité des rôles qu'on vous propose?
Il y a l'art, bien entendu, mais aussi l'argent. Souvent, on est obligé, notamment au début d'une carrière, d'accepter d'incarner des personnages que plus tard, on aurait refusés. Mais très vite, je me suis habitué à lire les scénarios avant d'accepter de jouer. J'en ai même refusés. Il y a le personnage, bien sûr, mais aussi le récit. Il faut qu'il m'intéresse, quitte à ce que le personnage ressemble à celui que j'ai incarné précédemment. Dans un sens, un acteur est un serviteur. Il doit être au service du réalisateur, émotivement et surtout intellectuellement. À partir du moment où je lis un scénario qu'on me propose et qui me plaît, il est impératif que je rencontre le réalisateur pour qu'on partage des idées sur le personnage. La qualité première d'un réalisateur, c'est de faire en sorte que les personnages transportent le récit, l'histoire qu'il veut raconter. Pour ma part, une fois le costume endossé, une fois le personnage incorporé, mes idées deviennent claires et précises. Le dialogue est possible.
 

Selon le film, arrive-t-il qu'un personnage demeure en vous longtemps après le tournage?
Absolument. Il y a parfois des personnages accaparants qui ne vous quittent plus. Ce fut le cas, entre autres, de celui que j'incarnais dans Being At Home With Claude de Jean Beaudin. Yves m'a poursuivi pendant longtemps.
 

Dans Jack Paradise (Les Nuits de Montréal), votre tout dernier film où vous tenez le rôle principal, l'action se passe à une époque que vous n'avez pas connue. Comment vous êtes-vous inspiré pour mener à bien votre mission?
J'ai vu énormément de films d'archives. Ce que j'ai découvert et que je ne connaissais absolument pas, c'est la folie qui régnait à cette époque dans l'univers nocturne. Comme si les interdits imposés par la puissante force religieuse de l'époque explosaient une fois la nuit venue. Les oiseaux de nuit avaient un appétit féroce pour la vie. Une fois les lumières du soir allumées, ils devenaient de vrais déchaînés.
 

L'univers de nuit constituait également un espace social où les barrières raciales n'existaient plus.
C'est tout à fait vrai. Jack Paradise, le personnage principal, est un passionné de musique jazz, la musique des Noirs d'Amérique. Dès le début de sa carrière, il a une profonde admiration pour un peuple qui a contribué admirablement à l'essor de la culture. Pour rendre ce personnage crédible, j'ai suivi un processus d'intellectualisation. J'ai procédé à une structure de la pensée. De par le scénario, je savais déjà quelles étaient ses valeurs, son mode de vie, sa dynamique sociale et artistique. Jack est un artiste, un musicien, un extrême de la société. Cela m'a permis d'aller plus loin dans mon personnage, de lui donner une certaine audace. Jack est aussi un silencieux, un être intérieur. Il s'exprime par le piano.
 

Vous lui avez donc permis de germer?
En effet. Et, petit à petit, je l'ai laissé décanter ses idées, ses gestes, ses interrogations. C'est à ce moment que le personnage me possédait. Par ailleurs, je ne me suis pas senti obligé de voir jouer des acteurs de cette époque. Inconsciemment, par contre, il est possible qu'un vieux film que j'ai eu l'occasion de voir m'ait laissé une certaine influence.
 

Dans le domaine du long métrage, c'est surtout au Canada que vous avez joué. Est-ce que tourner ailleurs vous intéresse?
C'est bien simple: ici, c'est chez moi. C'est ici que je me sens le mieux. J'aime voyager, mais pour l'instant, j'aimerais jouer dans un film d'auteur, ici, localement. Il y a, bien sûr, Jack Paradise, mais aussi Monica la Mitraille, de Pierre Houle (dans lequel j'ai un petit rôle) et Manners of Dying, d'après une nouvelle de Yann Martel, premier long métrage de Jeremy Peter Allen; je joue le personnage principal dans ce film tourné au Québec, en anglais.
 

Cela vous tient vraiment à coeur.
Absolument. Le cinéma d'auteur, c'est vraiment là que ça se passe...
 



Source:
 

 
 

 
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 14:10


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7 juin 2003


Roy  Dupuis  devient  jazzman


Par François Hammel


 2003-06-07-7J-2



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Source:

Article Magazine 7 Jours


 
 

 
 
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:26


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2003/03 - 18e Gala MétroStar

Dimanche 16 mars 2003

«Timidement, le comédien semblait heureux même si ses remerciements ont été brefs. Il a avoué que de recevoir un prix du public est toujours plus important et a tenu à souligner la situation mondiale terrible que nous vivons présentement.»

 

17 mars 2003

 

 
Gala MétroStar - Sophie Lorain et Guy A. Lepage couronnés
 

Par Paul Cauchon 
 


La cote d'amour du public envers Sophie Lorain est toujours aussi élevée puisque pour la troisième année de suite la vedette de Fortier a remporté le trophée MétroStar de la Personnalité féminine de l'année hier, lors de la 18e édition du Gala MétroStar sur les ondes de TVA.
 

Mais chez les hommes c'est Guy A. Lepage qui, pour la première fois, a remporté la statuette convoitée, succédant ainsi à Marc Labrèche l'année dernière. C'était la première fois que Guy A. Lepage était en nomination dans cette catégorie et ce prix vient clore l'aventure de la populaire série Un Gars une Fille, qui se termine à la fin du mois après six ans en ondes....
 

.... Sophie Lorain a également remporté le prix du Meilleur rôle féminin dans une télésérie (elle est la seule à repartir avec deux statuettes hier) alors que Roy Dupuis a mis la main sur la statuette dans la même catégorie pour son rôle dans Le Dernier Chapitre. Roy Dupuis n'avait pas obtenu de trophée MétroStar depuis dix ans et le comédien a lancé un appel à la «beauté du monde» contre la guerre....
 

.... À noter que Denis Bouchard était également le concepteur et metteur en scène du gala, où les présentations des différentes catégories étaient souvent très originales. Le gala était animé pour la première fois par un Stéphane Rousseau énergique qui alternait numéros humoristiques et chansons, jouant de façon habile à la fois le crooner et la vedette de Las Vegas, accompagné d'un grand orchestre dans un style très américain. En prévision du gala d'hier soir, qui est habituellement le gala le plus écouté de l'année, un million de bulletins de vote ont été remplis par des Québécois.
 


Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com
 
 


 
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 17:38


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2003/11 - L'Invitation aux Images


1er novembre 2003


À  voir  à  la  télévision  le  lundi  3  novembre  (Télé-Québec,  21h):
La  mémoire  du  cinéma


Par André Lavoie 



Elle n'a pris que quelques rides. Et au fil des ans, accumuler des pellicules ne fut jamais pour elle une honte, mais plutôt une fierté, une vocation. Son engagement lui vaut aujourd'hui une renommée internationale... mais une trop grande méconnaissance de la part de spectateurs qui la croient, à tort, réservée à une élite cinéphilique: la Cinémathèque québécoise 
fête ses 40 ans et elle ne célèbre pas qu'entre ses murs. Après une semaine de portes ouvertes où tous étaient conviés à découvrir grands classiques et coups de coeur, l'institution va faire son cinéma au petit écran dans L'Invitation aux Images, de Jocelyn Barnabé.


L'acteur Roy Dupuis agit à titre de guide officiel, mais c'est le personnel de l'organisme qui ouvre véritablement les portes de lieux où même les plus fervents habitués ne s'aventurent jamais. Des créateurs de diverses générations associés au cinéma québécois, dont le compositeur Yves Laferrière et les cinéastes Louis Bélanger, Alanis Obomsawin et Anaïs Barbeau-Lavalette, s'amusent à fouiller ses coffres, «son ventre», pour dénicher souvenirs et perles rares. Une façon originale de montrer les diverses facettes d'une institution dont la mission est souvent mal comprise alors que la programmation de ses deux salles, Claude-Jutra et Fernand-Seguin, ne représente qu'une partie de ses activités.


Parfois porté par une poésie un peu lourde et des images léchées, ce qui donne à la visite un aspect solennel et pontifiant, L'Invitation aux Images cherche surtout à mettre en lumière une institution prestigieuse qui n'a pas encore tous les moyens de ses ambitions. La fréquenter, la soutenir, se laisser bercer par les histoires, passées et présentes, qu'elle veut nous raconter, c'est faire un geste contre l'oubli, pour la continuité du cinéma. Celui d'ici comme celui d'ailleurs.


Source:
Le Devoir - www.ledevoir.com
 


2003-03-IAIm4 hr


 

Diffusé le 3 novembre 2003


SYNOPSIS



À l’invitation d’un archiviste imaginaire qui incarne l’esprit du lieu, quatre personnalités du monde du cinéma québécois et un enfant curieux partent à la recherche des trésors que protègent depuis 40 ans les voûtes de la Cinémathèque québécoise. Ils y découvrent le cinéma du cinéma, l’histoire de nos histoires, la mémoire de nos mémoires, et aussi un peu d’eux-mêmes. Car sans la Cinémathèque québécoise, c’est tout un pan de notre vie collective qui s’abîmerait sans retour sous la poussière de l’oubli.



Roy Dupuis, l’archiviste, Anaïs Barbeau-Lavalette, jeune réalisatrice, Louis Bélanger et Alanis Obomsawin, cinéastes, Yves Laferrière, musicien, et Arthur Therrien, cinéphile en herbe, sont les personnages de ce documentaire en forme d’aventure visuelle, qui a pour but de faire découvrir au public le rôle de notre cinémathèque, considérée comme la troisième en importance et en qualité dans le monde.

 

 


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 23:10

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