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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 17:42


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26 novembre 2002

 

Roy  Dupuis  dans  la  peau  d'Alexis  Labranche
 

Par Paul Villeneuve 
                        



Roy Dupuis déclare qu’il a accepté de jouer dans Séraphin – Un Homme et son Péché… pour son bon plaisir. L’acteur conserve d’ailleurs un excellent souvenir de sa participation au tournage du film de Charles Binamé. «Travailler avec Pierre Lebeau, Karine Vanasse et Benoît Brière (que je trouve génial) fut vraiment un plaisir», précise-t-il.


Roy Dupuis a lu le scénario du film et il a aimé l’histoire. «Je trouve ça l’fun qu’on se permette encore de raconter de belles histoires. C’est sûr qu’on a besoin de films de tous genres, mais pour une fois qu’on avait une belle histoire qui nous appartient, j’étais ravi d’en faire partie», souligne-t-il.
 

Plus  intense


L’acteur reconnaît néanmoins qu’il avait été sceptique lorsqu’on lui avait proposé le rôle. «Je me demandais ce qu’on pourrait encore bien faire avec cette histoire-là, mais en lisant le scénario, je me suis rendu compte que je ne la connaissais pas. J’étais quand même jeune lorsque j’avais vu des épisodes du téléroman, mais le scénario ne correspondait pas du tout aux souvenirs que j’en avais conservés. Je ne savais pas que c’était aussi profond. Dans l’histoire télévisuelle, il y avait une légèreté, que l’on retrouve à certains moments dans le film, mais cette histoire de Séraphin est plus intense que j’aurais pu l’imaginer».


Roy Dupuis croyait tellement au projet qu’il fut l’un des acteurs qui l’ont défendu auprès des institutions qui financent notre cinéma.
 
 
Une  vie  dure


Le fait que l’action du film se déroule à la fin du XIXe siècle n’a représenté aucun attrait particulier pour l’acteur.


«Non... c’est tout simplement l’histoire qui m’intéressait, peu importe l’époque au cours de laquelle elle aurait pu se dérouler. Il est quand même important que cette histoire ait lieu au début de la colonisation dans les Laurentides. C’est bien que les gens sachent d’où l’on vient et comment ce pays-là a été pensé, bâti», précise-t-il.


Roy Dupuis reconnaît que la vie, à cette époque, était dure. «Elle était plus dure qu’aujourd’hui, physiquement en tout cas. Moralement, socialement, je ne sais pas. Mais sur ces deux derniers plans, elle est probablement aussi dure aujourd’hui. Il semble y avoir plus de gens dépressifs aujourd’hui qu’à l’époque. Peut-être parce que le sens de la famille, de la communauté, du besoin des autres pour survivre est moins présent aujourd’hui», souligne-t-il.
 

Rassasié


Pour Roy Dupuis, c’est toujours un peu difficile, la première fois, de voir un film dans lequel il a joué. «Je ne me laisse pas embarquer par l’histoire. Il faudrait donc que je le revoie pour dire ce que j’en pense comme film... mais j’ai un bon feeling. La belle et grande histoire est encore là».


La beauté visuelle du film n’a par contre pas échappé à l’acteur. «Jean Lépine, le directeur de la photo, a fait du très beau travail et j’ai aussi eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui. Jean a une belle attitude. Il est un gars d’équipe», souligne-t-il.


Roy Dupuis ne peut pas vraiment identifier des scènes précises dans lesquelles il a préféré jouer, mais il déclare que les scènes les plus émotives sont évidemment les plus satisfaisantes. «Quand on passe à travers de ces scènes-là et que l’on est content de ce qui vient de se passer, on en sort rassasié», précise-t-il.


L’acteur considère que ce fut notamment un cadeau pour lui de jouer avec Benoît Brière«Benoît a un talent incroyable. Il est là, toujours présent. Nous avons partagé une très belle complicité. Je retravaillerais avec lui, comme avec la plupart des gens avec qui j’ai travaillé, n’importe quand».


En terminant, Roy Dupuis se garde bien de dire ce qu’il aimerait que les gens ressentent en sortant de la salle après la projection de Séraphin – Un Homme et son Péché«Je leur laisse ça à eux. Je ne veux pas leur imposer ma vision du film. Le film leur appartient maintenant», conclut-il.


En terminant, Roy Dupuis a tenu à remercier les gens de St-Charles-de-Mandeville, dont l’accueil à l’endroit de l’équipe du film a été chaleureux. Ce qui est maintenant fait.
 



Source:
Le Journal de Montréal 
 

 

 
 
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Published by TeamRDE - dans Séraphin - Un Homme et son Péché
17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 16:51


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Séraphin sur 122 écrans

Le film Séraphin - Un Homme et son Péché, qui prendra l'affiche vendredi (29/11), sera projeté sur 122 écrans du Québec. Il s'agira d'un nombre record de copies pour un film québécois.

 
2002/11 - Séraphin d'hier à aujourd'hui

26 novembre 2002

 

Séraphin  d'hier  à   aujourd'hui


Par Paul Villeneuve 
 



Après avoir marqué l’imaginaire de plusieurs générations de Québécois, il n’est pas étonnant que le plus infâme des avares de notre littérature se retrouve, aujourd’hui, encore raconté au grand écran. Ce triste personnage, vous l’aurez deviné, est bien sûr Séraphin Poudrier, «héros» du roman Un homme et son péché, de Claude-Henri Grignon (1894-1976), publié aux Éditions du Totem en 1933.
 

À  la  radio


Bien reçu par la critique, ce roman qui dépeignait les mœurs paysannes vers la fin du XIXe siècle dans la région des Laurentides fut, six années plus tard, adapté pour la radio. Le premier épisode du feuilleton radiophonique Un homme et son péché fut diffusé sur les ondes de Radio-Canada le 11 septembre 1939. Les auditeurs ont alors pu entendre les voix de Séraphin (Hector Charland), Donalda (Estelle Mauffette), Alexis (Albert Duquesne) et de tous les autres personnages de leur entourage. L’émission était alors diffusée à raison de trois épisodes/semaine, d’une durée de 15 minutes chacun. La popularité de l’émission, qui serait diffusée à la radio de Radio-Canada durant vingt-quatre années, soit jusqu’en 1963, fut bientôt en ondes cinq jours/semaine.


Le 25 février 1963, CKVL commença à son tour à diffuser le feuilleton, mettant cette fois en vedette Jean-Pierre Masson, Andrée Champagne et Gabriel Gascon, que les téléspectateurs connaissaient déjà pour les avoir découverts dans le téléroman Les Belles Histoires des pays d’en haut. L’émission a tenu les ondes de CKVL jusqu’en 1965.
 

À  la  télé


Successivement réalisé par Bruno Paradis, Fernand Quirion et Yvon Trudel, le téléroman Les belles Histoires des pays d’en haut, qui compta 495 épisodes, fut diffusé à Radio-Canada du 8 octobre 1956 au 25 mai 1970. Ce qui en fait l’émission la plus populaire jamais présentée à notre petit écran. Depuis le 22 septembre dernier, Radio-Canada diffuse des épisodes des Belles Histoires les dimanches à 16 heures.
 

Au  grand  écran


Les personnages d’Un homme et son péché se sont par ailleurs retrouvés au grand écran bien avant aujourd’hui. Mettant en vedette Hector Charland, Nicole Germain et Guy Provost, le long métrage Un Homme et son Péché prit l’affiche le 28 janvier 1949. Une année plus tard, soit le 17 février 1950, on présenta la deuxième adaptation cinématographique du roman, tout simplement intitulée Séraphin. Le film mettait encore une fois en vedette Hector Charland, Nicole Germain et Guy Provost. Claude-Henri Grignon y jouait même un rôle secondaire.


Et voici que Québec-Amérique nous propose maintenant Séraphin – Un Homme et son Péché, qui prendra l’affiche partout au Québec à compter du 29 novembre...
 



Source:
Le Journal de Montréal 

 
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 16:03


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19 novembre 2002
 

Une  expérience  unique  pour  les  comédiens
 

Par Michelle Coudé-Lord
 


Première, hier soir au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, du film très attendu Séraphin – Un Homme et son Péché, de Charles Binamé, dont le tournage a commencé brutalement le jour même où New York était attaqué, le 11 septembre 2001!

 
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
2002/11 - Première de Séraphin / Une expérience unique pour les comédiens
 

Hier soir, Pierre Lebeau se rappelait comment il s’est senti ce jour-là. «Troublé et mal en dedans.» Ce qui ne l’a pas empêché d’embarquer totalement dans cette histoire de Séraphin Poudrier en 2002! Le comédien était soudainement fort heureux de ne pas avoir écouté certains de ses amis qui lui avaient conseillé de ne pas toucher à ce rôle pouvant faire mal à sa carrière... «Ils craignaient que je sois marqué du sceau de gros méchant. Or, pour moi, ce personnage sombre, troublant et très souffrant est un des moments forts de ma carrière d’acteur. Et je me dis que les gens sont capables de faire la part des choses. Je ne crois pas que Karine Vanasse (Donalda) reçoive des paniers de provisions chez elle et que, moi, certaines personnes veuillent me donner une raclée après avoir vu le film.»
 


Le  «pouvoir»


Le couple vedette de la soirée, Roy Dupuis (Alexis) et Karine Vanasse (Donalda), parlait d’une expérience très forte de tournage.


«C’est une histoire intense, passionnelle, dure et romantique. Il fallait la raconter. De plus, Séraphin est aussi très actuel car jamais nous n’avons été aussi individualistes, axés sur le profit et le gain propre. Nous vivons dans un monde rongé par la maladie du pouvoir et de l’argent. Or, Alexis, c’est tout le contraire. C’est la liberté de l’homme. Il est à mi-chemin entre la civilisation occidentale et autochtone. Alexis est beaucoup moins tourmenté et plus équilibré que mon ancien personnage d’Ovila», a ajouté en souriant Roy Dupuis.


À quelques pas de lui, Karine Vanasse multipliait les entrevues. À 19 ans, ce rôle de Donalda va marquer sa carrière. «Elle est incroyable du début à la fin. À son âge, avoir la chance de jouer un tel rôle est un énorme cadeau. Elle est vouée à une très grande carrière», confie Marie Tifo en se jetant dans les bras de la jeune comédienne. Marie Tifo incarne Délima Greenwood dans ce film: «C’est le Roméo & Juliette des temps modernes. Un grand film romantique populaire.»


Rémy Girard, le père Laloge, parle de l’importance de reprendre les grands classiques québécois. «J’espère que les jeunes viendront voir ce film qui n’a rien à voir avec la télésérie. L’histoire est différente.»


Benoît Brière, qui joue Jambe de bois, abonde dans le même sens. «C’est une histoire d’amour impossible, intemporelle. Un Homme et son Péché mettra un baume sur nos propres histoires d’amour, qui sont moins compliquées.»
 

Maudit  argent…


Une seule chose peut se rapprocher du Séraphin de l’époque: c’est la question d’argent... Charles Binamé, le réalisateur, rappelait hier soir à quel point le tournage fut compliqué à cause des budgets restreints... «On n’a jamais assez d’argent au Québec pour faire de beaux et grands films...» Les 6 M$ du budget ont été obtenus à l’arraché par les producteurs Guy Gagnon, d’Alliance Atlantis, et Lorraine Richard, de Cité Amérique. Tant au fédéral qu’au provincial, les gouvernements ne croyaient pas à un Séraphin des temps modernes...


«On nous disait que le public ne se déplacerait pas pour voir une Donalda...», raconte Guy Gagnon, tout sourires hier en ce soir de première et, surtout, de grande victoire. Après trois gros refus des gouvernements, les millions sont apparus.


«Ils ont compris que ça en valait la peine. Les années passent, mais les histoires d’amour restent et sont éternelles», rappelait avec justesse Louise Portal, Delphine Lacoste dans ce film.
 

Un  Séraphin  qui  affronte  Harry  Potter  le  magicien  sur  les  écrans...


Les producteurs espèrent des recettes de 3 M$! Le budget de promotion est de un million, du jamais vu! «Ça me faisait bien rire qu’aujourd’hui on parlait de pauvres recettes de 28 M$ pour le premier week-end de Harry Potter. De quoi faire retourner dans leur tombe tous les Séraphin du monde entier!», concluait le producteur.



Source:
Le Journal de Montréal 
 
 
Photo © http://www.louisejobin.com/parcours.htm

Photo © http://www.louisejobin.com/parcours.htm

 
 
 
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:47


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Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché
Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché

Roy Dupuis à la table ronde autour du film Séraphin - Un homme et son péché

 


10 novembre 2002
 

Le  «making  of»  d'Un  Homme  et  son  Péché


Par Claude Langlois                                                      




Rarement un «making of» m'aura autant donné le goût de voir un film. Comme dirait l'autre, Raconte-moi... Un Homme et son Péché, que présente Radio-Canada aux Beaux Dimanches ce soir à 19h30, va vous donner le goût irrépressible d'aller voir le film de Charles Binamé qui sort bientôt sur nos écrans, ou je vous rends votre argent.


Film qui n'est pas un condensé des Belles histoires des pays d'en haut qui a passionné tout le Québec pendant seize ans à la télé, mais qui est plutôt l'adaptation du roman «Un homme et son péché» de Claude-Henri Grignon duquel avait été tirée la série et qui, somme toute, est assez différent de ce qu'ont connu les téléspectateurs...


Pari


Vous verrez dans le «making of» de ce soir les comédiens parler avec passion de leur personnage, de leur fierté d'avoir été choisis pour jouer dans cette histoire mythique, en quelque sorte, qui est au cœur de notre culture populaire. Vous serez fascinés de voir la justesse du casting, justement, la qualité générale de la production, la grande sensibilité de la musique de Michel Cusson.


Bref, à en juger par ce qu'on voit ce soir dans ce «making of» réalisé par Pierre Gagnon et sans même avoir vu le film, on peut déjà conclure que Charles Binamé a réussi son pari en s'attaquant à ce monument de notre imaginaire collectif, et on ne se trompe guère, je crois, en prédisant que son film Un Homme et son Péché sera un grand succès.



Source:
Le Journal de Montréal 




 
 
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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 14:57


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2001/11 - Séraphin, Donalda et Alexis au grand écran


15 août 2001 



Un  Séraphin  plus…  sensuel


Par Suzanne Gauthier
 

C’est le sexy Roy Dupuis qui campera Alexis Labranche, et c’est à la mignonne Karine Vanasse qu'on aurait confié le rôle de la douce Donalda dans Séraphin, film que Charles Binamé tournera à compter du 10 septembre.
 


Le  bel  Ovila
 

Après avoir fait se pâmer la province avec son personnage d’Ovila dans Les Filles de CalebRoy Dupuis se retrouvera dans la peau du prince charmant de Donalda dans le nouveau Séraphin, Alexis Labranche, ce personnage qui fut entre autres campé par Guy Provost.


Un Homme et son Péché et Les belles histoires des pays d’en haut ne nous ont pas habitués à des scènes sensuelles, mais lorsqu’on a un Roy Dupuis et une Karine Vanasse dans son objectif...
On nous dit donc qu’il y aura au moins un moment qui fera frémir les téléspectatrices québécoises, un fantasme qu’un des deux amoureux fera en rêve!
 

Un  beau  palmarès
 

Mis à part sa participation dans la télésérie Les Filles de CalebRoy Dupuis a de beaux succès à son palmarès: Nikita - Maurice Richard - Les Jumelles Dionne - Scoop, et c’est sans parler de sa participation à des pièces de théâtre et à plusieurs longs métrages.
  

Dans l’immédiat, mis à part Séraphin, qui sera tourné vers la mi-septembre, l’acteur de 38 ans sera aussi de la production du Dernier Chapitre, une télésérie tournée en français et en anglais portant sur les motards, que la SRC et CBC diffuseront l’an prochain.
 

Source:
Le Journal de Québec 

 

 
2001/11 - Séraphin, Donalda et Alexis au grand écran

 

10 novembre 2001
 

Séraphin,  Donalda  et  Alexis  au  grand  écran
 

Par Paul Villeneuve 
 


Sur les hauteurs boisées de Saint-Charles-de-Mandeville se cache un village d’une autre époque avec son église, son presbytère, son magasin général, son auberge, sa forge et ses maisons. Ce village est celui de personnages qui ont marqué l’histoire littéraire, radiophonique, cinématographique et télévisuelle québécoise: Séraphin Poudrier, Donalda Laloge et Alexis Labranche.


Charles Binamé y tourne le long métrage Un Homme et son Péché, dont le scénario s’inspire du roman du même titre signé Claude Henri Grignon, publié en 1933. Ses trois principaux personnages sont incarnés par Pierre LebeauKarine Vanasse et Roy Dupuis.
 


2001-11-seraphin-tournage 
 

Le  triangle
 

La productrice Lorraine Richard (Cité-Amérique) raconte que c’est Guy Gagnon, de la maison de distribution Alliance Atlantis Vivafilm, qui lança, au cours d’un lunch, l’idée que «ce serait l’fun de tourner un film qui serait quelque chose de classique». «Un Homme et son Péché, quand on y pense, est l’un de nos grands classiques», souligne la productrice.


Charles Binamé déclare qu’il a entendu parler de ce projet dès le retour de lunch de Lorraine Richard. La productrice et le réalisateur ont d’abord consacré deux jours de travail à schématiser le projet. «Notre souvenir de cette œuvre était très lié au téléroman, qui a duré quatorze années et qui comptait énormément de personnages. Lorsqu’on veut en faire un long métrage, l’histoire doit par contre être bien concentrée. Le trio est le cœur même de l’histoire. Donalda en est la princesse, Alexis, le chevalier. Et Séraphin, l’ogre. C’est le triangle», souligne Lorraine Richard.
 
 
Les  personnages
 

On avait donc conclu que le long métrage s’approcherait beaucoup du roman, dont l’action se déroule sur un an et un jour. Dans le film, on la situe deux années avant l’inauguration du «p’tit train du Nord». Tout le monde attend le train. Antonine Maillet a collaboré à la première version du scénario. Par la suite, Pierre Billon et Charles Binamé ont pondu la version définitive à partir du travail qui avait été fait.


Dans le long métrage, le public retrouvera une douzaine d’autres personnages qui ont fait la popularité du téléroman. Parmi ceux-ci: le père Laloge (Rémy Girard), Bidou (Robert Brouillette), Nanette (Céline Bonnier), le père Ovide (Julien Poulin), Jambe de bois (Benoît Brière), Délima (Marie Tifo) et le curé Raudin (Normand Chouinard). On y découvrira par ailleurs un nouveau personnage en la personne de l’enseignante Delphine Lacoste (Louise Portal). Dans le film, le marchand général ne sera plus Todore Bouchonneau, mais bien le père Laloge, qui se retrouve en mauvaises affaires par la faute de son fils Bidou. Séraphin en profitera alors pour offrir son «aide» en échange de la main de la belle Donalda.


Avec un budget d’un peu plus de six millions de dollars, on aura tourné Un Homme et son Péché en 38 jours. Il restera deux jours de tournage pour les scènes d’hiver. La sortie de Un Homme et son Péché est prévue pour décembre 2002.
 
 
«Bouleau  noir!»  -  revoici  Alexis
 

Après Gabriel Gascon et Guy Provost, c’est maintenant Roy Dupuis qui incarne le personnage d’Alexis Labranche, amoureux éconduit de Donalda.
 

«Alexis is back in town», lance Roy Dupuis qui, ce jour-là, tournait une scène où Alexis revient justement du bois. «L’histoire débute au printemps, mais je ne veux pas trop la raconter. Moi, je n’aime pas qu’on me raconte un film avant que je l’aie vu», souligne-t-il.


L’acteur a des souvenirs, en couleurs, des Belles Histoires.


«C’est loin, même que je ne me souviens pas d’avoir vu le téléroman en noir et blanc. Je me souviens d’ailleurs plus ou moins des personnages. Lorsqu’on m’a approché pour jouer le rôle d’Alexis, je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre. Après avoir lu le scénario et que Charles m’a dit ce qu’il voulait en faire, j’ai été intéressé», déclare Roy Dupuis.
 
 
Plus  dramatique
 

L’acteur affirme que c’est l’histoire même de Un Homme et son Péché qui l’a séduit. «Je trouve que c’est une très belle histoire, beaucoup moins diluée que dans la télésérie», précise l’acteur.
 

Selon Roy Dupuis, le film sera beaucoup plus dramatique, intense. «On verra de grandes scènes dramatiques dans le film et je pense que les gens seront surpris. J’ai été ému par ces personnages presque plus gros que nature. Et tout ça est bien écrit, juste un peu au-dessus de la réalité, presque poétique parfois, avec le langage de l’époque qui est toujours le fun à retrouver quand c’est bien fait», souligne-t-il.
 

Roy Dupuis avait travaillé avec Charles Binamé pour le film C’était le 12 du 12 et Chili avait les blues ainsi que pour la télésérie Blanche«C’est plaisant de retrouver Charles. Nous nous entendons bien et c’est un beau tournage», souligne-t-il.
 

Roy Dupuis partage la plupart de ses scènes avec la jeune actrice Karine Vanasse«Karine est une très belle actrice. Et je précise. Quand je dis belle, je ne veux pas juste dire esthétiquement ou physiquement», conclut Roy Dupuis.

 

Source:
Le Journal de Montréal 

 

 

2001-11-journaldemontreal



 

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 12:45


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Dans cette émission culturelle, diffusée le 10 septembre 2000, Roy Dupuis, aux côtés de Luc Picard, Isabelle Richer et Guylaine Tremblay rend hommage aux grands auteurs québécois.

 

 

«Quand on a réussi à attirer quelque 1,1 million de téléspectateurs pour Culture en direct, ça démontre qu'il y a un intérêt assez marqué» [pour la culture]
 

(Marc-André Côté / Les journées de la culture
Article Le Devoir du 23 septembre 2000)

 
 

 
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8 mai 1999

 

En  vedette  dans  «Nikita»

Dans  la  vie,  Roy  Dupuis  est  plus  près  d’Ovila  que  de  Michael

 

Par Paul Villeneuve

 

 

Roy Dupuis est maintenant une vedette internationale. La série Nikita, dans laquelle il partage la vedette avec Peta Wilson, est diffusée dans une cinquantaine de pays.

 

Tout comme en janvier 1996, soit lors d’une précédente interview, Roy Dupuis prend place à un bout de la table de cuisine de son agent, Hélène Mailloux, avec une tasse de café. À cette époque, Roy Dupuis ne savait pas encore qu’il ferait partie de la série Nikita et qu’elle serait diffusée en première, un an plus tard, au USA Network.

 

Physiquement,  l’acteur  n’a  pas  changé


Tout en demeurant discret, Roy Dupuis parle quand même plus qu’à l’époque où il incarnait le personnage d’Ovila dans Les Filles de Caleb. Mais cela, on l’avait déjà constaté lors de l’interview qu’il nous avait accordée à l’occasion de la sortie du long métrage Screamers, de Christian Duguay.

 

Roy Dupuis nous avait alors affirmé qu’il ne pensait pas à son avenir professionnel. «Au contraire, je pense plutôt à moi, à apprendre à me connaître parce que je n’ai pas encore eu le temps de me rencontrer. Maintenant, j’ai le temps de prendre soin de moi, de me retrouver», avait-il précisé.


Bien qu’il se soit quelque temps plus tard lancé dans l’aventure de Nikita, le natif de l’Abitibi semble s’être effectivement retrouvé.

 

Un  besoin  d’espace 

 

Le réseau TVA diffuse maintenant la première des trois séries de Nikita«En France, c’est un acteur français qui a doublé la voix de mon personnage pour la première série. Je l’ai appris lorsque j’ai su que la série était diffusée là-bas. Lorsqu’on m’a par ailleurs informé que la série le serait ici, j’ai tenu à doubler la voix de Michael», révèle le comédien.

 

Roy Dupuis reconnaît que Nikita est devenue, tout comme la série X-Files, une émission-culte. Il suffit d’ailleurs de naviguer sur Internet pour se rendre compte de l’engouement des jeunes pour la série et ses héros. Plusieurs sites à travers le monde sont d’ailleurs consacrés à l’acteur québécois.

 

Produite par la Warner Brothers, Nikita est entièrement tournée à Toronto. «C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de participer à la série. Ça me permettait de revenir au Québec plus facilement. Parce que le rôle principal est celui de Nikita, je m’attendais, au départ, à des semaines de travail de trois jours, mais, finalement, le personnage de Michael s’est développé et je dois y consacrer plus de mon temps», souligne-t-il.

 

Hollywood courtisait Roy Dupuis pour des séries depuis quelques années déjà, mais il n’avait pas envie d’aller tourner à Los Angeles. Lorsqu’il s’y est finalement rendu, ce fut uniquement pour s’assurer que les producteurs seraient respectueux du film de Luc Besson dont la série s’inspire.

 

Lorsque Roy Dupuis revient au Québec, les week-ends et à l’occasion de congés, il se rend aussitôt sur sa terre. Où? La vedette se garde bien de divulguer l’endroit où elle est située. «Si j’en juge par certaines lettres que je reçois, il y a bien des gens qui aimeraient savoir où elle se trouve», lance-t-il en riant.

 

Le comédien affirme qu’il a fait son trip de ville et qu’il a maintenant besoin d’espace. «C’est très important pour moi. J’y ai une belle petite maison qui date de 1840. J’y travaille avec mes mains et je voudrais que ça devienne une maison familiale», déclare-t-il.

 

Lorsqu’il parle du balcon qu’il y a construit, l’été dernier, et qu’il souligne qu’il ne se sent pas du tout isolé dans sa campagne, où il est entouré d’oiseaux, Roy Dupuis, vêtu d’une chemise à carreaux, nous rappelle davantage Ovila que l’agent secret meurtrier qu’il campe dans Nikita et qui porte notamment des costumes signés par le designer Jean-Paul Gaultier.

 

Le  numéro  9

 

Lorsqu’on demande à Roy Dupuis ce qui peut faire le succès de Nikita, il hésite avant de répondre. «Ben… j’imagine que c’est sa particularité, son originalité par rapport à la réalité d’aujourd’hui. On peut se demander si un organisme comme Section Un peut exister», souligne celui qui a récemment consacré de son précieux temps de vacances pour incarner, dans un documentaire, un personnage qui est, lui, très près de notre réalité québécoise: Maurice «Rocket» Richard.

 

Roy Dupuis terminera bientôt son travail sur le plateau de Nikita, mais y sera de retour si l’on annonce, ce mois-ci, le tournage d’une quatrième saison. Avec la popularité que connaît la série, le contraire serait étonnant.

 

 Source:
Article Le Journal de Montréal

 

 

 

 

«Nikita»  en  français

 

La  vraie  voix  de  Roy  Dupuis

 

Avez-vous écouté Nikita cette semaine au réseau TVA? On était en droit de craindre le pire. Quand une émission américaine nous arrive en français, traduite en France, il arrive que la différence de langage, les expressions et le ton soient tellement loin de notre façon de parler qu’on a de la difficulté à croire à ce que nous voyons et entendons à l’écran. Or, la traduction de Nikita est très bonne.

 

Avez-vous reconnu la voix de celui qui personnifie le rôle de Roy Dupuis?

Il s’agit bien de la voix de l’acteur: «Je suis le seul acteur de la série à postsynchroniser son propre personnage de l’anglais au français. Quand j’ai lu les textes en français (la traduction est faite en France), j’ai dû changer certaines expressions qui se disaient très mal et qui étaient beaucoup trop en argot parisien. Je n’étais pas capable de dire ces phrases de façon sérieuse», dit-il en substance.

 

Ceux qui ont vu le premier épisode ont eu de la difficulté à reconnaître la voix de Roy Dupuis. Bien articulé, il emprunte un accent très conventionnel. D’ailleurs, dans la série originale en anglais, Roy, dont le personnage est européen (Belge), a volontairement choisi de casser légèrement l’anglais pour donner plus de crédibilité à son rôle.

 

Par Y. B.

Source exacte inconnue ((scan article journal)

 

 

 

Et, à propos du doublage...

 

Interview  à  Vasko  Nicolov,  Directeur  de  Cinélume  (Montréal)

 

La gazette du doublage: Le doublage québécois a subi de plein fouet la concurrence européenne sur le doublage de téléséries. Cinélume a doublé par le passé des titres très connus (outre Cosmos 1999) comme Haute FinanceAstro le petit robot ou Candy. Avez-vous encore l’opportunité de travailler pour le petit écran?

 

Vasko Nicolov: En effet, comme vous dites, nous subissons la concurrence, et par ce fait même, nous doublons très peu de séries pour la télé. En même temps, je crois aussi que le fait que nous doublons autant de 35 mm, fait en sorte que nous sommes moins agressifs à avoir des télé-séries. Évidemment nous serions très heureux d’en avoir plus, mais pour l’instant je crois que le problème est plus affaire de politique que de volonté.

 

La gazette du doublage: À propos de télé-séries, il nous a été dit que sur La Femme Nikita, série doublée en France, Roy Dupuis, immense vedette québécoise, se doublait lui-même à Cinélume pour le Québec - tous les autres personnages demeurant chez vous en VFF. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi et comment?

 

Vasko NicolovRoy Dupuis demande par contrat que toute version française de ses films ou de ses apparitions télévisées devra être faite avec sa propre voix, donc peu importe où le doublage se fait, il détient ce droit. Et comme le doublage se faisait chez un ami, à la SOFI, à Paris, nous avons hérité du contrat pour l’enregistrement de la voix de Roy.

 

Source:

http://www.objectif-cinema.com/interviews/332c.php

 

 

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29 juin 2002
 

«Je  suis  prêt  à  avoir  des  enfants»


Par Michèle Lemieux 

 

2002/06 - Roy Dupuis: je suis prêt à avoir des enfants


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Source:
Article Magazine 7 Jours  




 


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Mai 2002



Rencontre  avec  Roy  Dupuis 
Cow-boy  urbain


Par Georges Privet  



Roy Dupuis a réussi à dompter sa propre fougue et son tempérament sauvage. Le voici presque serein, à la croisée des chemins...
 
 

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«S'il y a une chose que je déteste, c'est bien parler de moi», m'annonce Roy Dupuis en riant, alors qu'il s'assoit dans le salon de l'agence qui le représente, un lieu assez familier pour qu'il s'y sente à l'aise, mais suffisamment neutre pour qu'il ne révèle rien de lui. Bref, un no man's land idéal pour une star qui peut désormais difficilement sortir en public, protège soigneusement ce qui lui reste de vie privée et aborde chaque entrevue comme s'il s'agissait de traverser un champ de mines.



L'entrée en matière ne me surprend pas, car je sais déjà, pour l'avoir interviewé il y a 10 ans, que l'acteur rencontre la presse à reculons, parce qu'il le faut bien. Ouvert mais prudent, franc mais discret, Roy Dupuis est une montagne de contradictions qui semble pourtant évoluer harmonieusement. Reste qu'il est fascinant de se pencher sur ce qui a changé (et ce qui n'a pas changé) chez lui pendant ces 10 années...
 

Apprivoiser  la  célébrité
 

En 1992, Roy était (avec Marina Orsini) l'une des deux révélations des Filles de Caleb, une série bien de chez nous suivie par 80% des spectateurs québécois; un jeune acteur de 29 ans, un peu dépassé par sa popularité croissante, qui parlait si peu, si bas et si lentement qu'on avait l'impression en l'interviewant d'interroger l'esprit d'un défunt.


En 2002, Roy est (avec Peta Wilson) l'une des deux stars de Nikita, une série canado-américaine diffusée dans pas moins de 52 pays; une vedette établie de 39 ans qui vit sereinement sa notoriété, ne mâche plus ses mots ni ses idées, et sait précisément ce qu'il veut dire et... ce qu'il préfère taire. «Disons que tu m'as rencontré à un moment où je découvrais la célébrité, dit-il en souriant, mais où je découvrais aussi "la foire". Être connu, c'était le fun au début, mais c'est vite devenu difficile à vivre sur le plan des relations personnelles, du night life... Alors, je me suis dit à un moment donné: "Essaie donc autre chose..." Et c'est ce que j'ai fait.»


Roy nous revient donc aujourd'hui à la fois semblable et différent de l'homme qu'il était. Semblable, parce qu'il a toujours le charisme animal, la présence fauve, le mélange de grâce, de talent et de force brute qui en a amené plusieurs à voir en lui une sorte de Marlon Brando québécois. Mais il est aussi différent, parce qu'il a cessé de boire depuis six ans, a la même blonde depuis sept, est en psychanalyse depuis cinq, et a finalement trouvé la maison dont il rêvait déjà il y a 10 ans. En somme parce que le terrien vagabond qu'il a toujours été semble enfin vouloir s'enraciner. «Cette maison, c'est une de mes grandes passions, déclare-t-il fièrement. Je veux y élever des enfants et qu'elle leur appartienne après ma mort pour qu'ils se souviennent d'où je venais et d'où ils sont venus...»
 

L'Abitibi  puis  le  monde
 

L'histoire de Roy Dupuis, l'ascension quasi mythique du p'tit gars d'Amos qui a conquis le monde, a pris au fil des ans et des articles l'allure d'une histoire apprise par coeur et reprise en choeur, dont les détails varient peu ou prou, comme ceux d'un conte de fées mille fois raconté: sa naissance, le 21 avril 1963, en Abitibi, au sein d'une famille dont le père (également prénommé Roy) était commis voyageur pour Canada Packers et la mère, Rina, donnait des leçons de piano; sa jeunesse d'élève modèle et d'athlète complet, passée entre sa soeur aînée, Roxanne, et son frère cadet, Roderick, à exceller au hockey, en natation et même au violoncelle; le déménagement de la famille à Kapuskasing, en Ontario, alors qu'il avait 11 ans, puis le divorce des parents trois ans plus tard qui a mené mère et enfants à s'installer en banlieue de Montréal; le début de sa passion pour le théâtre, au moment où il voit le film Molière, d'Ariane Mnouchkine; et son entrée accidentelle à l'École Nationale de Théâtre, après qu'il eut impressionné la directrice en remplaçant (par hasard) l'ami d'une copine à une audition. «Ma carrière, c'est une suite de hasards, explique-t-il. Si mes parents n'avaient pas divorcé, si je n'étais pas parti de Kapuskasing et si je n'avais jamais vu Molière, je serais peut-être un joueur de hockey aujourd'hui...»
 


Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que la découverte de la ville a été pour ce garçon d'Abitibi un choc encore plus grand que la révélation du théâtre et du cinéma. «Il faut savoir que je suis resté à Amos jusqu'à l'âge de 11 ans. Et quand ça fait 11 ans que tu restes dans une ville de 12.000 habitants, tu commences à connaître tout le monde et tout le monde finit par te connaître. Ton rapport avec les gens n'est plus le même que si tu habites la ville, parce que tu sais que si tu fais du mal à quelqu'un, y en a une méchante gang qui va le savoir! (rires) Et ça a du bon; ça te donne une bonne base dans la vie. Sauf que, quand t'as 14 ans et que t'arrives finalement en ville, c'est incroyable l'impression de liberté que tu ressens tout à coup! Du jour au lendemain, je me suis retrouvé à rencontrer des gens et à me dire: "Je ne reverrai probablement jamais cette personne-là. Je peux lui dire ce que je veux!" (rires) J'en revenais pas quand j'ai découvert qu'on pouvait mettre 20 cennes dans un autobus et faire 20 kilomètres, puis en mettre 20 autres et traverser l'Île de Montréal. Et voir toutes ces églises, toutes ces boutiques, tous ces bars...»
 


2002-EQ-1 
 

La  liberté  de  choisir
 

Ironiquement, c'est justement le succès dont il avait rêvé qui a mis fin à cette période de liberté totale. «Le lendemain de la première des Filles de Caleb, j'ai compris en allant chercher mon pain que je n'aurais plus jamais la même vie. Là, d'un seul coup, j'avais le sentiment d'être revenu à Amos et d'avoir encore 11 ans!» (rires)


La boutade révèle toute l'ironie de la situation: celle d'un homme qui aimait par-dessus tout la liberté que lui procurait l'anonymat et qui se retrouve aujourd'hui prisonnier de la célébrité. On a souvent dit de Roy Dupuis qu'il était sauvage, et ce n'est pas faux. Mais le rencontrer, c'est réaliser qu'être «sauvage», ça ne veut pas dire seulement être fougueux et indomptable, mais aussi, paradoxalement, être farouche et craintif. «Quand je veux partir en voyage, je regarde la liste des pays où Nikita est diffusée et je m'arrange pour ne pas y aller, lance-t-il en riant. Récemment, je suis allé en Turquie avec ma blonde et ç'a été le fun parce que je ne suis pas connu là-bas.»
 

S'il vient de remonter la Côte-Nord («jusqu'à Anticosti») avec sa compagne et de longer la côte Est canadienne («pour faire le tour des fabricants de voiliers»), il passe désormais le plus clair de son temps chez lui, près de la frontière américaine, dans cette maison de ferme, construite en 1840, retraite paisible où il se voit vieillir.
 

De fait, on a l'impression que l'expérience de Nikita, qui s'est étalée sur cinq ans et l'a forcé à faire la navette entre l'Ontario et le Québec, l'a poussé à regarder ses choix de plus près et à redéfinir ses priorités. «Après Nikita, je me suis remis en question. J'avoue que j'ai trouvé ça long. Pas à cause du projet lui-même, mais parce que ça se faisait loin de chez moi. Puis il y a le fait que ma blonde travaillait ici. Ça a un peu compliqué les choses.»


Ajoutez le décès de son père et celui de sa grand-mère (âgée de 104 ans!), tous deux survenus en décembre 2000, et vous avez le portrait d'un homme qui était prêt à rentrer chez lui et à se rappeler au souvenir des siens.


Roy s'est-il ennuyé du Québec? «Dans un certain sens, oui. Aujourd'hui, je pense qu'il n'y a rien qui peut m'allumer autant que l'écriture d'ici, que la réalité d'ici, que les gens d'ici...» 


À preuve, il nous est revenu après cinq ans d'absence avec deux projets québécois: la série Le Dernier Chapitre, dans laquelle il campe Ross Desbiens, un riche biker qui cherche à s'éloigner de la violence du monde des motards criminalisés; et Un Homme et son Péché, un long métrage qui sortira à Noël dans lequel il incarne le bel Alexis, celui qui tombera dans l'oeil de la tendre Donalda et s'attirera les foudres du vieux Séraphin Poudrier. Deux projets on ne peut plus différents qui reflètent les deux pôles de sa personnalité: le Roy des villes, avec son blouson de cuir, sa Harley et sa réputation de fauve urbain; et le Roy des champs, avec son amour des choses vraies, son besoin de racines et ses rêves de campagne tranquille.
 

«C'est effectivement deux mondes que je connais. Quand j'ai lu le scénario du Dernier Chapitre, avec ses histoires de drogue et de motards, ça m'a parlé tout de suite. Et dans Un Homme et son Péché, j'ai eu l'impression de redécouvrir quelque chose d'essentiel, de fort, de basic...»
 

Créatif  et  instinctif
 

On est pourtant loin du théâtre expérimental ou des films un peu plus risqués qui ont permis à Roy de s'imposer. On pense entre autres aux pièces Le Chien et True West, au long métrage Being at Home with Claude... S'ennuie-t-il du théâtre, du cinéma d'auteur, d'oeuvres un peu plus sombres et audacieuses?


«C'est sûr que je m'ennuie des planches. Passer du théâtre au cinéma ou à la télévision, c'est un peu comme passer d'un gros gâteau au chocolat à une diète de biscuits soda. (rires) Enfin, j'exagère, mais c'est vrai que ça me manque. Et j'aimerais bien faire des films d'auteur. Mais on dirait qu'il existe un phénomène très particulier de "kétainisation" au Québec, qui fait que certains créateurs ne t'appellent plus quand ils voient ta photo dans des magazines populaires. Et ça, ça m'a collé à la peau dès Les Filles de Caleb, même si j'ai fait Being at Home tout de suite après. Un de mes anciens chums qui fait du cinéma m'a dit à un moment donné: "Pourquoi t'en fais pas du cinéma d'auteur?" Je lui ai répondu: "J'en chie pas, moé, des films d'auteur! Appelez-moi, puis j' vais en faire!» (rires)
 

Alors que l'entrevue touche à sa fin, je demande à Roy ce qu'il considère comme sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. La réponse ne se fait pas attendre: «Je ne le sais pas et je ne veux pas le savoir!» Quelques secondes plus tard, il revient sur la question et y répond d'une manière très révélatrice. «En fait, il y a une bonne raison pour laquelle je ne veux pas le savoir. Avant d'entrer à l'École Nationale de Théâtre, il m'arrivait souvent de chanter. À l'École, on m'a appris à le faire. Et depuis ce temps-là, je ne suis absolument plus capable de chanter.» 
Un ange passe. «Alors je me dis que je suis un être instinctif, qu'il y a des choses qu'il vaut mieux que je ne sache pas, des questions qu'il vaut mieux que je ne me pose pas.»
 

Tandis que je ramasse mes affaires et qu'il me raccompagne au dehors, Roy semble soudainement se détendre, comme si le fait de m'avoir vu ranger mon magnétophone l'avait débarrassé d'un fardeau. Il se met à me parler librement des films qu'il voit en série pour rattraper son retard depuis la fin de Nikita (il vient de découvrir Dancer in the Dark, qu'il a adoré); de ses parties de hockey, sport auquel il s'est enfin remis; des documentaires («la seule chose que je regarde à la télé...») qu'il rêve de réaliser; de la salle de montage qu'il a fait construire chez lui; des mille et une choses qu'il vient de passer pendant une heure et demie à s'empêcher de me parler. Puis il me laisse, souriant et soulagé, pour retourner à un monde où il n'a pas à fuir le regard du public et les questions des journalistes, et où il vit en roi anonyme d'une terre sans nom. Sauvage et libre.
 


Source:
Article Magazine Elle Québec



 

 

 

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9 mars 2002

 
À  Paul  Arcand
Roy  Dupuis  parle  de  son  passé  rock'n'roll
 
 
2002/03 - Roy Dupuis parle de son passé rock'n'roll


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Source:
Article Échos Vedettes du 9 au 15 mars 2002
 



 


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