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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 07:39


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2013/03 - «Cyanure» / Déconstruire le mythe du gangster



14 mars 2013


 

Roy  Dupuis / Cyanure

Déconstruire  le  mythe  du  gangster

 


Par ALEXANDRE DUGUAY
 




Roy Dupuis n’en est pas à son premier rôle de bandit, mais dans Cyanure de Séverine Cornamusaz, il campe un criminel à mille lieues du modèle hollywoodien.

 

En plus d’avoir été interpellé par cette idée, exposée du point de vue de l’enfant, d’une réunion entre un ex-détenu et son fils qu’il n’a jamais connu, un des éléments du scénario ayant également donné envie à Roy Dupuis d’incarner Joe était de défaire cette image préconçue du gangster américain fantasmée par son fils Achille (Alexandre Etzlinger). Dans le récit coécrit par la Suissesse Séverine Cornamusaz et le Québécois Marcel Beaulieu, Achille, qui admire son père malgré tout, réalisera qu’il n’est en fait qu’un simple truand qui n’a rien d’extraordinaire.

 

«Joe est complètement mésadapté. Il a passé 15 ans de sa vie en dedans, il est incapable d’avoir des responsabilités et ne sait même plus comment vivre à l’extérieur. L’aspect plus réaliste de ces gens en milieu carcéral apporte une certaine dureté. Je pense qu’ici, on tombe dans quelque chose de beaucoup plus cru. Au départ, Joe s’en “câlice” de son fils. Il profite de lui, de sa naïveté pour tenter de reconquérir sa blonde. Personnellement, c’est un univers assez sombre que je n’avais jamais vraiment exploré.»

 

Malgré cette lourde réalité dépeinte dans le film et qui soulève, selon Roy Dupuis, plusieurs sujets importants tels que l’état du système carcéral, notre responsabilité envers les anciens détenus ou tout simplement la famille, l’acteur apprécie le ton plus poétique amené par la réalisatrice à travers le personnage d’Achille. «En voyageant entre la réalité et l’imaginaire de l’enfant et en ajoutant des séquences qui viennent de l’univers des mangas, Séverine allège ce qu’elle raconte. Pas que je n’aime pas faire des films plus lourds, mais là, je trouvais ça intéressant. Il y a aussi de l’espoir quelque part, parce que Joe est aimé.»

 

Si la relation tumultueuse entre Joe et la mère d’Achille, interprétée par Sabine Timoteo (finaliste pour la meilleure interprétation féminine au Prix du cinéma Suisse pour ce rôle), est une des pierres angulaires de cette histoire de famille déchirée, c’est d’abord la dynamique père-fils qui se retrouve au cœur du second long métrage de Séverine Cornamusaz. Roy Dupuis partage ainsi plusieurs moments avec Alexandre Etzlinger, qui en est à ses tout premiers pas au cinéma.

 

«Séverine m’a caché à Alexandre, dit-il d’emblée. La première fois qu’il m’a vu, c’est lors de la scène où je rentre à la maison. C’était le fun comme rapport», affirme Dupuis en se remémorant quelques moments partagés avec le jeune comédien. Il se souvient notamment de cette anecdote où Etzlinger, un peu inquiet avant de tourner une séquence intime se déroulant avec sa petite amie dans la piscine, est allé vers le comédien expérimenté afin de se faire rassurer au sujet de certains détails d’ordre technique. «On a eu de beaux échanges, renchérit-il. Il était curieux, très attentif et ne voulait pas se tromper, un peu comme ce qu’on observe de son personnage dans le film.»

 


Source:

http://voir.ca/cinema/2013/03/14/roy-dupuis-cyanure-deconstruire-le-mythe-du-gangster/

 

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 22:44


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Photo © Pedro Ruiz - Le Devoir

Photo © Pedro Ruiz - Le Devoir

«De CyanureRoy Dupuis affirme aimer l’idée de déboulonner le mythe du gangster à l’américaine à travers le regard du fils.»

 




9 mars 2013 


Roy  Dupuis  entre  lumière  et  ténèbres 

Le  comédien  veut  choisir  la  justesse  plutôt  que  les  rôles  voyants 

 

Par François Lévesque 

 


Dans Cyanure, une coproduction Canada-Suisse destinée à un public adolescent, Roy Dupuis incarne deux variantes du même personnage: le gentleman cambrioleur fantasmé par son fils de 14 ans et le pauvre type, dans la réalité, qui ne fait pas grand effort pour recouvrer le droit chemin à sa sortie de prison. D'office, on pourrait voir là un désir d'ajouter un truand supplémentaire à une liste déjà longue dans la filmographie récente du comédien. Il n'en est rien, explique le principal intéressé au Devoir. L'évadé de prison Jean-Paul Mercier dans le diptyque Mesrine, le voleur en goguettes dans Les doigts croches, l'agent immobilier sans scrupule dans Coteau rouge, le médecin qui a envoyé paître Hippocrate dans Roche Papier Ciseaux: la part d'ombre inhérente aux rôles de crapules serait-elle donc irrésistible pour un acteur? 

 

«C'est pas que je sois particulièrement attiré par ces personnages-là, mais ce sont des marginaux, et parce qu'ils sont marginaux, ils vivent des situations inusitées, souvent extrêmes. Et ça, c'est l'fun à jouer. Pour ce qui est du registre... la lumière m'intéresse autant que les ténèbres», assure Roy Dupuis. Vedette de Manners of Dying, dans lequel il campe un condamné à mort dont le destin funeste est décliné en moult versions, le comédien n'est par ailleurs pas étranger à la mécanique de la variation du personnage. 

 

«Pour ce qui est de Cyanure, poursuit-il, le film parle surtout de la famille. Il est raconté du point de vue d'un fils qui retrouve un père qu'il n'a jamais connu, mais qu'il a imaginé. Je n'ai pas d'enfant, mais c'est un thème qui me préoccupe, comme celui du milieu carcéral et de la réinsertion. Mon personnage a été en dedans trop longtemps. Il n'arrive pas à s'ajuster à la liberté. En même temps, j'aimais l'idée qu'on déboulonne le mythe du gangster à l'américaine à travers le regard du fils. Et puis, les passages plus fantaisistes que la réalisatrice voulait intégrer pour illustrer les pensées du petit, je trouvais ça intéressant.» 

 

L'éloge  de  la  justesse

 

Après un long silence puis une dernière hésitation, l'acteur se lance, son regard bleu perçant soudain très animé: «Maintenant, je fais les films plus pour l'histoire que pour le rôle. Je regarde l'ensemble. Ça s'est fait graduellement, depuis sept ou huit ans. C'est quelque chose dont j'ai pris conscience. Si on me propose un beau personnage complètement flyé dans une intrigue que je trouve banale, je vais passer. Désormais priment le récit, le sujet, la vision du cinéaste.» 

 

«Jeune comédien, par exemple, je ne crois pas que j'aurais joué le personnage de Roche Papier Ciseaux [présentement à l'affiche] comme ça. Il est en retrait, il essaie de disparaître parce qu'il n'est pas bien avec ce qu'il fait. Il était écrit comme ça et je l'ai joué comme ça: effacé. Il ne s'agit pas d'un rôle voyant. Et ce n'est plus ce qui compte pour moi. Ce qui compte pour moi maintenant, c'est la justesse. C'est incarner exactement ce qui est sur la page tout en étant en harmonie avec le reste de la distribution. Oui, c'est ça. Aujourd'hui, j'aspire à la justesse.» 

 

Lorsqu'on lui fait remarquer qu'il n'a jamais donné l'impression de craindre l'intériorité, pas plus qu'on ne lui connaît une propension au cabotinage, Roy Dupuis sourit à demi, encore plongé dans ses pensées. «Au fond, j'ai peut-être toujours joué comme ça, instinctivement. J'ai reçu une bonne formation. Mais à présent, c'est un choix conscient. Je ne suis plus dans le "trip" d'acteur. Je veux juste apporter ma contribution au tout, à l'équipe, au film.»

 

 

Source:

http://www.ledevoir.com/culture/cinema/372667/roy-dupuis-entre-lumiere-et-tenebres

 




 

«De CyanureRoy Dupuis affirme aimer l’idée de déboulonner le mythe du gangster à l’américaine à travers le regard du fils.»

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 12:50


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13 octobre 2004

 

Roy Dupuis

«C'est la première fois que j'ai un projet à long terme»

 

Par François Hamel

 

2004/10 - Roy Dupuis: «C'est la première fois que j'ai un projet à long terme»


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     Source:

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 11:48


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14 mars 2013

 

Véronic  DiCaire,  Mado  Lamothe,  Roy  Dupuis,  etc.  auront  leur  statue  de  cire  au  nouveau  musée  Grévin  de  Montréal

 

Par Sandrine Vincent

 


Le musée ouvrira ses portes le 19 avril prochain et honorera 30 personnalités québécoises d’une statue de cire à leur effigie. La métropole a été choisie comme hôte du tout premier musée Grévin hors de France. Le deuxième sera inauguré l'an prochain à Prague, en République tchèque.

 

Selon Radio-Canada, 120 statues au total seront exposées au 5e étage du centre Eaton. Marie-Mai, Céline Dion, René Angélil, Ginette Reno, Véronic DiCaire, Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Jean-Pierre Ferland, Diane Dufresne, Stéphane Rousseau, Mado Lamothe, Roy Dupuis, Julie Payette, Chantal Petitclerc, Maurice Richard et Guy Lafleur, côtoieront Marie-Antoinette, Jacques Cartier, Maisonneuve, Frontenac, et des représentants des Premières Nations...............

 

Source:

http://www.nightlife.ca/arts-culture/veronic-dicaire-mado-lamothe-roy-dupuis-etc-auront-leur-statue-de-cire-au-nouveau-musee



NO COMMENT...

 

2013/04 - Musée Grévin: un désastre nommé Roy Dupuis


19 avril 2013


Vedettes  de  cire  au  Musée  Grévin

 

Par VÉRONIQUE LAUZON / La Presse

 


Pour la première fois, le Musée Grévin s'implante à l'extérieur de la France, soit au cinquième étage du Centre Eaton, au centre-ville de Montréal.

 

Hier soir avait lieu la grande ouverture du Musée, qui présente 120 statues de cire, dont celles de Marie-Antoinette, Roy Dupuis, Jacques Cartier et Céline Dion.

 

Plusieurs personnalités qui ont maintenant leur double étaient présentes pour voir le résultat.

 

Source:

http://www.lapresse.ca/arts/arts-visuels/201304/18/01-4642141-vedettes-de-cire-au-musee-grevin.php#Slide-4-box-0

 

 

2013/04 - Musée Grévin: un désastre nommé Roy Dupuis
2013/04 - Musée Grévin: un désastre nommé Roy Dupuis

... ou comment «Le plus bel homme du Québec» fut transformé en mort-vivant...!

 




 
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 19:32


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13 avril 2013

 

Pour  ses  50  ans...

Roy  Dupuis,  parti  pour  deux  mois...  en  couple

 

Par Yves Boudreau


 

2013/04 - Roy Dupuis amoureux? «Plus oui que non!»


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Source:

Article Magazine Allô Vedettes



 


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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 12:37

Historique complet du film (Articles / Contenus officiels / Photos & Vidéos)


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2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX / Catégorie
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 23:19


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2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
Photo: Agence Premier Rôle

Photo: Agence Premier Rôle



Roche-Papier-Ciseaux

 


Site officiel: http://rpc-lefilm.com/

Page officielle: https://www.facebook.com/RochePapierCiseaux.LeFilm/



Genres/Catégories: Drame 

Réalisation: Yan Lanouette Turgeon 

Scénario: André Gulluni et Yan Lanouette Turgeon

Pays: Canada / Québec 

Durée: 120 min 

Langue: français 

Lieux et dates de tournage: Montréal et environs  / Baie-James - Du 6 mai au 2 juin 2012 

Première: 21 février 2013 (31e édition des Rendez-vous du cinéma québécois) 

Sortie en salle: 22 février 2013

Autres titres: Rock Paper Scissors

 Musique: Ramachandra Borcar (Prix Jutra 2014: Meilleure Musique Originale)

Photographie: Jonathan Decoste

Costumes: Carmen Alie

1re assistante à la réalisation: Carole Doucet

Production: Christine Falco

Société de production: Les Films Camera Oscura  http://www.cameraoscurafilms.com

Financement: Téléfilm Canada, SODEC, Fonds Harold Greenberg, Société Radio-Canada,
Fonds Quebecor

Distribution: Filmoption International www.filmoption.com




Résumé: Boucane, un jeune autochtone, quitte sa réserve en direction de Montréal. Il accepte l'invitation de Normand de conduire son camion, qui contient une cargaison suspecte, jusqu'à la métropole en échange de quelques billets. Lorenzo, un vieil Italien sans le sou, doit s'occuper de sa femme, atteinte de la maladie d'Alzheimer. Épuisé de collecter canettes et fer pour amasser de l'argent, il est recruté par Muffin pour participer à une roulette russe nouveau genre. Quant à Vincent, un ancien médecin travaillant pour la pègre chinoise, il tente de s'affranchir de cette organisation criminelle. Ces trois histoires s'entrecoupent et s'influencent avec, comme trame de fond, un Québec moderne et corrompu.

 

Interprétation:

Roy Dupuis (Vincent)

Remo Girone (Lorenzo)

Samuel (Samian) Tremblay (Boucane)

Roger Léger (Normand)

Frédéric Chau (Muffin)

Réjean Lefrançois (Jovial)

Louis Champagne (Bobby)

Fanny Mallette (Clara)

France Pilotte (Pierrette)

Hugues Frenette (Martin)

Marie-Hélène Thibault (Beverley)

Victoria Zinny (Rosa Maria)


 





 


 

2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
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2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX
2013/02 - ROCHE PAPIER CISEAUX

 





 



 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 19:25


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2013-03-11-LPresse-c

 


 

9 mars 2013

 

Roy  Dupuis

De  belles  histoires

 

Par Marc-André Lussier

 



Vingt-cinq ans qu'il incarne l'idéal masculin québécois à l'écran. Dans toutes ses différences et ses diversités. De la même manière qu'il peut imposer son autorité à l'écran avec une grande économie de moyens, comme dans le très beau Roche Papier Ciseaux par exemple, Roy Dupuis sait très bien qu'il n'a pas besoin d'y aller de grandes sorties publiques pour se faire comprendre. Il est Roy Dupuis. Pas besoin d'en rajouter.

 

Son engagement social, notamment pour la cause environnementale, est bien connu. Le climat d'ébullition dans lequel a baigné le Québec l'an dernier n'a évidemment pas laissé indifférent cet homme dont le coeur est placé à gauche. 

 

«Le printemps érable est à mon sens beaucoup plus significatif que ce que certaines personnes, et certains médias, ont bien voulu le laisser croire, dit-il. Il s'est passé chez nous quelque chose de très important. Et j'ai l'impression que c'est loin d'être fini. Je crois même que les gens sont encore tous sur le bord de leurs balcons!»

 

Président et porte-parole de la Fondation Rivières, une organisation vouée à la préservation des cours d'eau, l'acteur connaît bien la difficulté de mobiliser une population. Aussi a-t-il été impressionné de voir le nombre de Québécois qui sont descendus dans la rue l'an dernier pour faire entendre leur insatisfaction.

 

«Vous vous rendez compte?, demande-t-il. Plus de 200.000 personnes dans la rue pour une seule manifestation! C'est comme si tout s'était cristallisé d'un coup et que les gens étaient tous sortis ensemble spontanément. J'y vois un signe très encourageant. J'ai d'ailleurs toujours tendance à voir l'aspect plus positif des choses. Quand des gens me disent qu'il ne sert à rien de militer pour la cause environnementale parce que le mal est déjà fait et qu'il est déjà trop tard, je réponds que c'est simplement une justification pour ne rien faire. Des solutions, il y en a. On peut faire quelque chose. Rien n'est encore irréversible.»

 

L'influence  amérindienne

 

À ses yeux, la société québécoise est l'une des plus démocratiques du monde. Il loue l'influence des Amérindiens à cet égard. «Les ancêtres des Québécois francophones viennent de France, mais j'ai l'impression que notre conception de la vie et notre vision du monde ont été beaucoup plus influencées par la culture amérindienne, fait-il remarquer. En tout cas davantage que ce que l'éducation catholique et les institutions officielles nous ont enseigné. En France, la société est encore très hiérarchisée. Je me rappelle que le chauffeur qu'on m'avait assigné sur une production européenne était ému aux larmes quand je l'ai invité à ma table! Il m'a dit que jamais cela n'arrivait sur les plateaux français. Chez nous, ces divisions hiérarchiques n'existent à peu près pas. Les Amérindiens ont eu une grande influence sur ce que nous sommes, notre façon de vivre, notre philosophie, notre vision de la politique et du pouvoir. Ce sera d'ailleurs là le sujet d'un documentaire auquel je participerai bientôt, un peu sur le modèle de Chercher le courant

 

Une  exigence

 

Si le citoyen est très actif, l'acteur l'est tout autant. Dans la discussion actuelle à propos du cinéma québécois, Roy Dupuis se range résolument du côté des créateurs.

 

«Il faudra toujours défendre le cinéma d'auteur, dit-il. C'est de ce côté-là qu'on prend des risques, qu'il y a de la nouveauté, que la créativité s'exprime, qu'on trouve plus de poésie et de profondeur. C'est bien de se poser des questions et de rester alerte, mais il ne faut quand même pas virer fou parce que certains films ont connu moins de succès l'an dernier. Personnellement, je ne me pose jamais de questions à propos du potentiel commercial d'un film, ni même de sa qualité à l'arrivée. Ce n'est pas mon job.»

 

Invité à préciser sa pensée, Roy Dupuis explique qu'il est simplement à la recherche de "belles histoires". Il souligne aussi sa capacité à détecter s'il peut trouver son compte ou pas dès qu'il commence à lire un scénario. «Quand je suis entré à l'École nationale de théâtre, je ne connaissais rien de la culture. C'est là que j'ai fait la rencontre de bons auteurs et que j'ai découvert de très grands textes. Je suis sorti de là plus exigeant. Aujourd'hui, je ne veux plus jouer pour simplement jouer. Il faut que j'adhère à l'histoire qu'on raconte, même si le rôle est moins important. Et puis, il faut aussi que l'écriture appartienne vraiment au cinéma. Cela devient de plus en plus rare, car on la distingue de moins en moins de celle de la télé.»

 

À l'aube de la cinquantaine, Roy Dupuis est aujourd'hui en pleine possession de ses moyens. Si l'action citoyenne est bien présente dans sa vie, il ne se voit quand même pas franchir le pas et jouer un rôle politique. «On m'a déjà approché, c'est-à-dire qu'on a tâté le terrain, mais même si on ne peut jamais dire jamais, je suis très loin de ça. Je n'ai jamais été à l'aise avec les discours», conclut-il avec un grand sourire.

 


Source:

http://www.lapresse.ca/cinema/cinema-quebecois/entrevues/201303/11/01-4629735-roy-dupuis-de-belles-histoires.php

 


2013-03-09-LPresse

 




 

 

2013-03-11-LPresse-c

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 22:03


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2013/02 - Roy Dupuis, l'acteur qui raconte des histoires

 


23 février 2013 


Roy  Dupuis:  l'acteur  qui  raconte  des  histoires

 

Par FRANÇOIS HOUDE / Le Nouvelliste

 



(Trois-Rivières) N'importe quelle production peut s'assurer d'une bonne visibilité et même d'un achalandage intéressant aux guichets par la seule présence de Roy Dupuis à son générique. Le problème, c'est de convaincre l'interprète d'embarquer dans l'aventure.

 

Ce n'est un problème que dans la mesure où Roy Dupuis a le choix de ses rôles et qu'il n'adhère pas forcément aux films qui auront le plus de succès ou qui vont lui rapporter le plus d'argent.

 

«Le critère qui fait la différence quand je lis un scénario, explique-t-il, c'est qu'il me surprenne. Je ne recherche même pas un personnage intéressant: ce qui m'intéresse le plus, c'est l'histoire, le film dans son ensemble. J'aime raconter des histoires.»

 

Avec Roche Papier Ciseaux, il a choisi une histoire assez peu conventionnelle menée par un tout jeune réalisateur qui n'en est qu'à son premier long-métrage. «Oh, tu sais, un réalisateur, c'est un réalisateur. S'il a une bonne histoire à raconter et qu'il sait ce qu'il fait, qu'il soit jeune ou pas ne change pas grand-chose. De toute façon, tu ne peux pas savoir d'avance comment le tournage va se passer. Un tournage, c'est sur place, dans l'expérience, que tu le découvres. Il n'y a pas deux tournages semblables.»

 

Dupuis est un perfectionniste. Son expertise acquise avec près de 25 ans de travail devant les caméras lui permet de s'impliquer intensément dans les projets pour lesquels il se donne. «J'arrive avec mon point de vue sur le personnage et le film. Je m'investis. Je fais mes propositions, on en discute. Je ne pourrais pas faire autrement.»

 

Dans ce nouveau film, il interprète Vincent, un médecin asservi au crime organisé chinois auprès duquel il avait contracté des dettes de jeu. «Ma façon d'aborder le personnage, c'est en le voyant comme quelqu'un qui veut disparaître. Il ne trouve pas de solution pour amener sa vie ailleurs. Je pense que foncièrement, c'est un film sur la notion de choix. Certaines personnes ont fait de mauvais choix et elles doivent vivre avec. Il y est aussi question de hasard et de destin qui viennent élargir l'histoire, lui donner du ressort.»

 

«Vincent a un côté effacé mais il se retrouve dans des situations extrêmes. Chez lui, la gestuelle est très importante. Il a développé une grande habileté manuelle en tant que médecin qui se manifeste dans une gestuelle sur laquelle j'ai beaucoup travaillé.»

 

L'acteur peut bien analyser son jeu en termes techniques, il reste qu'au final, un personnage, on doit le faire vivre. «Tout ce que je suis comme individu nourrit l'acteur en moi. Ce que j'ai appris de la vie et ce que j'en apprends toujours déterminent comment je perçois les choses, ce que j'aime et comment je l'exprime. Cette influence est là dès la lecture du scénario. À cette étape, moi, je suis comme n'importe quel spectateur et j'essaie de m'imaginer ce que cette histoire pourrait donner au grand écran. Je me fais une vision que j'essaie de partager avec le réalisateur.»

 

«Ici, par exemple, le fait qu'on ait une histoire qui tourne autour d'un personnage amérindien, ça m'a intéressé. Les autochtones ont beaucoup à nous apprendre. Il ont tout un système social complexe et foncièrement différent du nôtre et qui mérite qu'on s'y intéresse.»

 

Il se dit très content du film dans son ensemble. «L'histoire est quelque part à mi-chemin entre la réalité et quelque chose de complètement irréel. Le film fait preuve d'audace mais demeure accessible et divertissant. La caméra est très belle également en plus d'être efficace. C'est vraiment un film bien fait, je suis fier d'y avoir participé.»

 


Source:

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/cinema/201302/22/01-4624514-roy-dupuis-lacteur-qui-raconte-des-histoires.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4624510_article_POS1

 


 


 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 11:44


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2013/02 - Roy Dupuis / L'audace de s'effacer


22 février 2013



Roy Dupuis et Roche-Papier-Ciseaux: l'audace de

s'effacer



Par YVES BERGERAS


 


Roy Dupuis ne manquait pas d'arguments au moment de défendre devant Téléfilm Canada le synopsis de Roche Papier Ciseaux, tout premier long-métrage de Yan Lanouette Turgeon et André Gulluni, dans lequel le comédien endosse le rôle d'un homme malmené par son passé, et contraint de pratiquer illégalement la médecine pour le compte d'une mafia chinoise. Il a su être convainquant.


 

«J'ai d'abord aimé l'histoire elle-même et la manière dont elle est racontée. J'ai tout de suite senti qu'il y avait différents styles qui s'enchevêtraient. Un peu de Tarantino; un peu de western-spaghetti; un côté fable; et [la patte] d'un cinéma européen d'une certaine époque. Ça transpirait à la lecture», fait valoir Roy Dupuis, séduit autant «par la facture cinématographique du scénario» que par les personnages eux-mêmes. «C'est un film plein d'audace, un beau mélange entre le film d'auteur et le film commercial, car il est plein de poésie, mais tout en restant divertissant. Tout ça méritait d'être donc porté au grand écran», indique celui qui s'est impliqué très tôt dans ce projet d'envergure.


 

«Il y a aussi le fait qu'on parte du Nord du Québec avec un Amérindien et qu'on traverse tout le territoire pour se retrouver en ville, un endroit qu'on sent cosmopolite: il y a la pègre chinoise, l'histoire de cet Italien, et les Québécois à travers tout ça. Je trouvais que ça dressait un beau portrait, assez moderne, du Québec d'aujourd'hui», ajoute-t-il.


 

Un portrait plutôt sombre, alors... Et parfois «intense», évoque-t-on, en souvenir des noeuds qui se sont formés dans notre estomac, face à certaines scènes. «Intense? Tu trouves?» s'en amuse-t-il, énigmatique. «Bah! Pour nous, les comédiens, c'est jamais aussi intense que ce que vous, vous vivez, en le regardant!» rassure-t-il.


 

Évidemment, «durant certaines scènes, il fallait vivre des émotions, mais c'a été un tournage très plaisant! Puis, c'est ce qu'on cherche, nous, les acteurs: plus c'est intense, plus on aime ça» souligne celui qui reconnaît aimer «faire les choses qui sont en marge, dans l'extrême.» Ceci dit, «avec ce personnage-là, j'ai plutôt fait l'inverse, car c'est quelqu'un de très effacé, [Vincent]. Pour moi, ce qui transpirait de la réalité du personnage, c'est son envie de disparaître. Comme il ne voit pas de solution à son problème, il ne veut tout simplement ne plus être là... mais en même temps, il refuse de mourir, parce qu'il attend un enfant.»


 

Ce rôle, il l'a donc joué à l'économie d'énergie, en s'efforçant consciemment «de ne pas déplacer trop d'air», et «sans trop se poser de questions, parce que lui-même a arrêté de s'en poser», dit-il en riant. «C'est du minimalisme; ça se passe dans l'oeil. Le texte passe beaucoup par le corps, plutôt que par la parole, note-t-il, [car] c'est un personnage qui est toujours en train de manipuler quelque chose, que ce soit un corps, une seringue ou une valise».


 

Acteur d'instinct, Roy Dupuis est plus que convaincu d'avoir misé sur le bon cheval. [On pardonnera cette métaphore équestre après avoir vu le film.] «Pour un premier film, c'est franchement assez réussi», affirme-t-il, ravi d'avoir découvert en Yan Lanouette Turgeon un réalisateur qui, pour avoir signé moult courts-métrages, «connaît très bien ses outils», et qui «est très clair et direct».


 

Roy Dupuis n'a jamais vu cette collaboration comme un risque plus grand qu'à l'accoutumée. «En réalité, c'est toujours un pari, quelle que soit la notoriété du réalisateur ou la qualité du scénario, souffle-t-il. Un film, je vois cela comme une partie de hockey: ça se joue sur la glace. C'est vivant. Tout le monde a beau s'être pratiqué et savoir ce qu'il a à faire... c'est sur le plateau qu'il faut le faire. Puis, des fois, ça ne colle pas...» soutient l'interprète de Maurice Richard.


 

Or, «c'était un beau plateau. Yan a vraiment bien choisi sa distribution et a su bien s'entourer, tant au niveau de la musique que de la direction photo. Et c'est une des jobs les plus importantes d'un réalisateur», estime ce comédien amateur de rivières autant que de montagnes, et qui soufflera cette année cinquante bougies... non pas sur un plateau de tournage, mais «sur les pentes de l'Himalaya» dans le cadre d'un trek en Inde et au Népal.

 


Source:

http://www.lapresse.ca/le-droit/arts-et-spectacles/201302/22/01-4624415-roy-dupuis-et-roche-papier-ciseaux-laudace-de-seffacer.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4624514_article_POS2





 

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Published by TeamRDE - dans Roche-Papier-Ciseaux