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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 18:33


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Août  2009


Pour souligner le 75e anniversaire de naissance des jumelles Dionne, ARTV rediffuse, du 16 octobre au 6 novembre, cette minisérie en quatre épisodes réalisée par Christian Duguay qui relate l’histoire véridique qui a choqué le Canada dans les années 1930.


Lorsque des quintuplées viennent au monde dans une pauvre famille rurale de l’Ontario, le médecin du village n’hésite pas une seconde et prend la famille à sa charge. Il aide à s’occuper des bébés... qu’il transforme rapidement en monstres de foire. Le gouvernement s’en mêle à son tour, et les bébés deviennent à eux seuls une industrie de plusieurs millions de dollars.
Comment le pauvre couple réussira-t-il à récupérer ses enfants et à reprendre sa vie en main?



Avec: Céline Bonnier (Elzire Dionne), Roy Dupuis (Oliva Dionne), Beau Bridges (Dr Allan Roy Dafoe) et plusieurs autres.



 
1994-JD-B
 


«Tu dois nous trouver les jumelles Dionne!» Elles étaient cinq. Une rareté! N'empêche, en 1993, les réalisateur et producteur de Million Dollar Babies (Christian Duguay et Bernie Zukerman) ont fait une grande demande à Lucie Robitaille: leur dénicher des filles qui pourraient incarner les célèbres quintuplées canadiennes! «Je n'ai pas réagi sur le coup, se rappelle la directrice de casting. Mais, les semaines de recherche avançant, j'ai presque viré folle!»
 


Et pour cause! Lucie Robitaille s'est déplacée jusqu'aux États-Unis dans l'espoir de dégoter ses perles rares, a cogné à la porte de plusieurs associations de quintuplés et propriétés privées. «J'ai fini par trouver trois fillettes aux États-Unis et trois à Ottawa, raconte-t-elle. À trois semaines du tournage, on avait ainsi une solution intéressante, mais pas parfaite. On a finalement choisi trois autres filles, on a teint leurs cheveux et on n'y a vu que du feu! J'ai passé un an sur ce projet.»


                    

 
 

                     Le 28 mai 1934, Madame Elzire Dionne (Céline Bonnier) donne naissance à cinq filles près du village de Corbeil, en Ontario. L'événement apportera à la famille Dionne une célébrité mondiale.
 

Les Dionne ont déjà cinq enfants lorsque survient la naissance des jumelles (Yvonne, Annette, Cécile, Émilie et Marie) qui deviendront rapidement de véritables vedettes. Des centaines d'articles et même quelques films seront réalisés à partir de leur histoire. Des milliers de touristes se déplacent pour les voir à «Quintland», faisant d'elles les Canadiennes les mieux connues dans le monde entier au cours des années 30.



Au cours des années 90, trois des soeurs - les deux autres étant décédées - entreprendront des démarches afin d'obtenir du gouvernement ontarien une compensation pour les revenus générés par leur popularité. Le premier ministre Mike Harris acquiescera finalement à leurs demandes.

 

Source:
http://www.bilan.usherb.ca/bilan/pages/evenements/20150.html


 

 


 





Le  tragique  destin  des  quintuplées  Dionne:  histoire  vraie

      


 


- Le 28 mai 1934, à Corbeil - un village peu connu près de North Bay (Ontario) qui doit son nom à Jean-Baptiste Corbeil, d'Orléans -, entre 3h00 et 6h00 du matin, Elzire Legros-Dionne, alors âgée de 24 ans et épouse d'Oliva Dionne (31 ans), donne naissance à cinq bébés filles, prématurées d'environ 2 mois (les cinq bébés pesaient 13 livres et 5oz au total). Ce fut Yvonne qui naquit la première, puis Annette, Cécile, Émilie et enfin Marie, la petite dernière. Les deux premières ont été mises au monde par des sages-femmes, Mmes Legros et Lebel. Le Dr Alan Roy Dafoe (qui aurait fait naître plus de 1700 bébés) s'est occupé des trois autres. Les chances de donner naissance à des quintuplés identiques étaient, à l’époque, d’une sur 57 millions, et leurs chances de survie encore moindres.



- Mme Dionne en était alors à sa 7ème grossesse; avant les jumelles, elle avait déjà eu six enfants: Ernest [1923], Rose [1926], Thérése [1927], Daniel [1931] et Pauline [1933], mais leur sixième fils, Léo, décéda à l'âge de deux mois, suite à une pneumonie. Après, elle en aura trois autres. Ovila Dionne n'était toutefois pas qu'un pauvre petit fermier. Né en 1903 à Corbeil, il avait étudié pendant neuf ans. Il avait appris l'anglais et avait travaillé à l'entretien des chemins de fer de la Canadian Northern Railway.



- Afin de subvenir aux besoins de sa famille, Oliva Dionne signe un contrat avec des promoteurs de Chicago. En échange d'une aide financière (250 $ pour 30 semaines), le père accepte de présenter les jumelles lors de l'Exposition Century of Progress de Chicago. Mais le lendemain, il se rétracte et répudie le contrat.
 



«Les médias dépeignirent Oliva Dionne au pire comme un profiteur cupide et au mieux comme un être stupide. Oliva consulta le docteur Dafoe qui lui aurait apparemment dit d'en profiter, car il y avait peu de chance que les quintuplées survivent. De façon plutôt hypocrite, le médecin devait se présenter par la suite comme le grand défenseur des quintuplées contre le monde extérieur, y compris leurs parents.» (David Welch, de l'Université d'Ottawa, dans Les Jumelles Dionne: cinq petites Franco-Ontariennes dans un contexte d'exclusion sociale.)



- Avant même d'en discuter avec sa femme, il parla avec le curé de Corbeil, l'abbé Daniel Routhier. Ce dernier, qui souhaitait faire construire une nouvelle église pour sa paroisse, devient l'agent des Dionne pour 7% du contrat pour financer la construction de son église. Oliva Dionne obtiendrait 23% et l'Exposition Century Progress, le reste. On estime le montant total du contrat à 32.600 $, soit 7.500 $ pour Dionne.



- Rapidement, le gouvernement ontarien s'en mêle et retire la garde des quintuplées aux parents, de peur qu'ils fassent des enfants une activité commerciale. Or, c'est précisément ce que l'Ontario fera des jumelles Dionne... L'hôpital Dafoe est construit de l'autre côté de la rue de la maison des Dionne. Devant la présence accrue de curieux venus de partout (en 1937, on compte 3.000 visiteurs par jour), celui-ci est vite transformé en «QUINTLAND», un parc entièrement aménagé non seulement pour héberger les enfants, mais aussi pour accueillir cette manne de touristes. Le public pouvait «contempler» les jumelles une demi-heure deux fois par jour (11h00-11h30 et 16h00-16h30). Pour l'occasion, les petites filles sont coiffées et habillées comme des princesses...



- Afin que les jumelles ne puissent pas voir les visiteurs, une muraille (une sorte de moustiquaire, tintée de l'extérieur) fut construite; mais elles pouvaient entendre les gens parler et s'exclamer... Bien que «Quintland» soit situé en face de la maison familiale, les Dionne n'étaient pas autorisés à les voir. Des infirmières s'occupent d'elles avec beaucoup d'attention. C'est d'ailleurs à l'intérieur de cette pouponnière qu'elles passeront les plus belles années de leur vie.



«Le Dr Dafoe et les infirmières avaient peur des microbes et craignaient que les jumelles n’attrapent un rhume ou une autre maladie et que leur vie soit en danger. Ce fut certainement un moment de préjudice en Ontario. Les Canadiens français, en général, ont été vus comme étant de moindre qualité que les Canadiens anglais, surtout dans les esprits de l'élite anglaise», indique Mme Toms, en ajoutant toutefois que si un fonctionnaire ou une célébrité était de passage, cette personne était autorisée à voir et à prendre les jumelles si elle le souhaitait, alors que les parents devaient souvent porter des gants et un masque.

(Amy Toms, directrice du musée des Jumelles Dionne)



En 1935, l'Assemblée législative de l'Ontario adopte le Dionne Quintuplets Guardianship Act (loi de mise sous tutelle) dans le but de mieux protéger les jumelles contre l'exploitation commerciale et assurer leur développement, leur bien-être et leur éducation. Elles deviennent «les pupilles du roi Georges V jusqu'à l'âge de 18 ans», mais cela changera en cours de route car les Dionne se sont battus pour récupérer leurs enfants et finalement obtenir gain de cause. Les quintuplées ont neuf ans quand ils les reprendront.



- Le sixième anniversaire des fillettes annonce leur prochaine entrée à l'école. Appuyés par le directeur de l'Association canadienne-française d'éducation de l'Ontario, les parents réussissent à leur assurer une éducation française et catholique, et sélectionnent les religieuses [soeur Saint-Alexis de Rome, née Laurencia Boyer, et soeur Jean-Marie Vianney, née Yvonne Lemire], deux anciennes enseignantes des écoles séparées de North Bay. Leur première institutrice est Gaétane Vézina. (Précisons que certaines personnes, qui avaient un intérêt financier, pensaient que pour captiver l'imagination des anglophones du Canada et des États-Unis, les quintuplées devaient parler anglais et paraître américaines. En 1941, l'inspecteur Harold Edwin Amoss avait en effet entrepris des démarches pour ajouter une enseignante anglophone à l'école privée).



C'est donc ainsi que, pendant près de dix ans - jusqu'à ce qu'elles soient rendues à leur famille (en novembre 1943) et que «le site touristique» soit alors fermé pour être transformé en école privée - que le gouvernement permettra à la population de venir à «Quintland» admirer les quintuplées. «L'attraction», qu'on disait plus populaire que les chutes du Niagara, a rapporté à la province des revenus évalués à l'époque à plus d'un demi-million de dollars.



Mais le retour à la maison est difficile. Les cinq fillettes, plus habituées au «vedettariat» qu'à une normale vie de famille, ne sont pas acceptées par leurs frères et soeurs; leurs parents sont pour elles des inconnus. Et le Dr Dafoe n'est plus: il est décédé un an plus tôt.



Le gouvernement de l'Ontario fait construire une gigantesque maison (qui compte 19 pièces, dont 7 salles de bain) pour le couple Dionne et ses 12 enfants. Mais il y règne une atmosphère glaciale... Les quintuplées vivent malheureuses dans cette demeure où des querelles éclatent constamment et où, brimées, méprisées, bousculées et soumises, elles subissent chaque jour reproches, menaces, intimidations et violences physiques et morales, qui vont jusqu'à des tendances incestueuses de la part d'Oliva. En plus de l'école, il leur faut aussi entretenir toute la maison. Bref, elles n'ont pas fini d'être exploitées...



À dix ans, Émilie, la plus fragile, fait sa première crise d'épilepsie, ce que l'on garde secret, cette maladie étant très mal vue à l'époque.



1948-1952. Pour leurs études secondaires, Le gouvernement Ontarien autorise Oliva Dionne à puiser à même les fonds des quintuplées pour transformer l'école primaire (l'ex-pouponnière) en pensionnat «pour jeunes filles de bonne famille» et à fonder ainsi Villa Notre-Dame, qui reste dirigée par les mêmes Soeurs de l'Assomption. Les élèves sont quinze en tout. Un soulagement pour les jumelles qui ne rentrent à la maison que le week-end et qui retrouvent la paix qu'elles ont connue autrefois entre ces mêmes murs. Mais leur bonheur sera de courte durée. Un an plus tard (elles ont 14 ans), Oliva Dionne parvient à les ramener sous le toit familial, par peur de perdre son emprise sur elles ou qu'on divise à nouveau la famille. Seule Émilie pourra rester pensionnaire vu ses problèmes de santé. Pour les quatre autres, les humiliations quotidiennes reprirent jusqu'à leurs dix-huit ans.



- Septembre 1952. Les jumelles se dirigent vers l'Institut familial de Nicolet, toujours dirigé par les Soeurs de l'Assomption, afin d'entreprendre une formation en Art domestique. Si elles respirent et jouissent enfin d'un peu de liberté, elles apprécient toutefois moins la matière enseignée. En effet, l'institut les prépare à devenir de bonnes ménagères et mères de famille...



- Septembre 1953. Annette, Cécile et Émilie fréquentent l'Institut pour une seconde année, tandis qu'Yvonne, intéressée par des cours de chimie, s'inscrit au Collège Marguerite-Bourgeoys, à Montréal, pour y suivre un cours d'infirmière. Quant à Marie, son choix se porte vers... le couvent. Elle entre chez les Servantes cloîtrées du Très-Saint-Sacrement, à Québec. Elle y restera moins d'un an. Son état de santé est trop fragile.



Pour la première fois de leur vie, les jumelles se retrouvent séparées. La douleur pour Yvonne, Cécile, Annette et Émilie est immense. L'année d'après (1954), cette dernière entre alors à son tour dans les ordres, chez les Oblates de Marie-Immaculée (à l'Hospice de l'Accueil-Gai de Sainte-Agathe-des-Monts), un couvent qui a pour mission de s'occuper des prêtres malades et âgés. Quelques mois plus tard, le 6 août, les religieuses la retrouve sans vie au petit matin, étouffée dans son oreiller suite à des crises d'épilepsie à répétition. Elle avait 20 ans.



Elles ne trouveront aucun réconfort de la part des membres de leur famille...



- Septembre 1954. Marie et Annette ont repris leurs études: elles fréquentent le Collège Marguerite-Bourgeoys à Westmont, Marie en littérature, Annette en musique. Cécile suit les traces d'Yvonne et toutes deux poursuivent leurs études d'infirmière, à l'hôpital Notre-Dame-De-l'Espérance, où elles partagent la même chambre. Les deux institutions ne sont quà 6 km l'une de l'autre, de sorte qu'elles se voient souvent. Mais Marie a beaucoup de difficultés à surmonter la mort d'Émilie, elle demeure taciturne, repliée sur elle-même. Elle retournera passer sept mois à la maison, dans la soumission...
 


- Mai 1955. Les jumelles ont 21 ans: elles sont majeures... et ont appris qu'elles disposent d'un capital de l'ordre de 1.710.000 $ chacune! Ce n'est que sur insistance de la part de leur mère qu'elles finiront à la longue par signer un papier autorisant l'ingérence de leur père dans la gestion de leurs fonds, à leur désavantage bien entendu. Cécile fréquente alors Laurent qui deviendra son mari, et Annette, Gérard, qu'elle épousera par la suite aussi. Mais les deux mariages tourneront à l'échec.



- Septembre 1955. Yvonne et Cécile poursuivent leurs études d'infirmière. Annette fréquente l'Institut familial en pédagogie et en psychologie. Marie, elle, a la vocation et retourne au couvent..., mais pour peu de temps. Sa santé s'est à nouveau dégradée, les Soeurs ne veulent plus la garder. Nouvel échec cuisant... Elle louera alors son premier appartement à Montréal avec Annette. Quelques mois plus tard (mai 1956), elle ouvrira une boutique de fleurs; mais n'ayant pas droit à l'utilisation de ses fonds, cela se fera avec beaucoup de difficultés, et elle finira par devoir mettre clé sous porte.



- 25 décembre 1955. Les quatre soeurs affrontent leur père qui a étalé leur crise familiale dans les journaux...
 



Épilogue



- Marie décède à presque 36 ans, le 3 mars 1970. Elle a été infirmière jusqu'en 1970, s'est séparée en 1973 et a eu trois fils.



- Yvonne (la seule des trois survivantes et restée célibataire) s'est éteinte le 23 juin 2001, à l'âge de 67 ans, emportée par un cancer.



- Annette (Annette c'est mariée avec Mr Germain Allard) et Cécile (*Cécile, mariée à Philipe Langlois, a eu cinq enfants.) sont toujours en vie et ont fêté leurs 75 ans... le 28 mai 2009. Elles résident dans la région de Montréal.



- On estime qu'en neuf ans (1934-1943) , «Quintland» a accueilli 3 millions de visiteurs, venus y dépenser leurs précieux dollars en pleine dépression économique.



- Dans les années 1990, les trois sœurs encore en vie, ont entrepris des démarches pour obtenir du gouvernement ontarien une compensation pour les revenus générés par leur popularité. Le premier ministre Mike Harris acquiesça à leur demande. En 1998, les jumelles ont reçu des excuses et un dédommagement de 4 millions de dollars.



- La maison familiale, où les jumelles Dionne n'ont pratiquement jamais vécu, a été déménagée au centre-ville de North Bay et transformée en musée. Il contient des artefacts datant de leur enfance tels que carosses, robes, livres, coupures de journaux et magazines, reproductions de cartes postales...



- Oliva Dionne s'est éteint le 15 novembre 1979, à l'âge de 76 ans, et Elzire, quelques années plus tard, le 22 novembre 1986, alors âgée de 77 ans.



- «Les jumelles disent dans leur livre On était cinq que leur histoire est devenue une légende telle que nul ne peut raconter exactement ce qui s'est passé»

(Amy Toms, directrice du Musée des Jumelles Dionne)


 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 16:15


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15-21 mars 1997


Méga première pour «J'en suis!»

 


1997-03-15-EV-2


Cet article fait partie d'une 
collection papier privée de 627 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 



Source:

Article journal ÉCHOS VEDETTES 

 

 
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Published by TeamRDE - dans Films 1996-2000
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:45


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1994/11 - MILLION DOLLAR BABIES/Les Jumelles Dionne


Million  Dollar  Babies



Genres/Catégories: Drame autobiographique / Télésérie


Réalisation: Christian Duguay


Auteurs & scénaristes: Suzette Couture / Stuart Foxman / John Nihmey


Pays: Canada / États-unis


Durée: 3 heures 20 min (2 épisodes)


Première diffusion en version anglaise: 20 et 22 novembre 1994 (USA / Canada)


Version française: 26 octobre 1995


Autres titresLes Jumelles Dionne (Québec) - Cinq bébés à la une (France) - Der Mutter entrissen (Allemagne) - Cinco Gémeas Que Valem Milhões (Portugal)


Direction artistique: François Séguin


Musique originale: Christopher Dedrick


Images: David Franco


Costumes: Renée April


Sociétés de production: Téléfilm Canada - Bernard Zuckerman Productions - CBS Entertainment Production - CINAR - Canadian Broadcasting Corporation (CBC)

 

 


Résumé: À l'époque de la grande dépression, la naissance des quintuplées Dionne est accueillie comme un vrai miracle. Dupés, Oliva (Roy Dupuis) et Elzire Dionne (Céline Bonnier) abandonnent leurs enfants aux mains du gouvernement qui les transforme en attraction internationale très lucrative. Horrifiés par la situation, les Dionne réclament leur droit d'élever leurs enfants et seront prêts à tout pour prouver au monde entier que l'amour est plus fort que la peur et plus important que l'argent. Une des histoires les plus scandaleuses de l'histoire du Canada racontée sur grand écran. Pour la première fois, les survivantes Dionne racontent leur version des faits. 




Interprétation:


Roy Dupuis (Oliva Dionne)

Céline Bonnier (Elzire Dionne)

Beau Bridges (Dr. Allan Roy Dafoe)

Sean McCann (Premier Mitch Hepburn)

Monique Spaziani (Marie, infirmière)

James B. Douglas

Ginette Reno (Madame Legros, sage-femme) 

Renée Girard (sage-femme)

Domini Blythe (Lena de Keyzer, infirmière)

Kate Nelligan (Helena Reid, journaliste)

Martin Drainville (Clovis Dionne)

Pierre Curzi (Alphonse Fortier, l'épicier)

Rémy Girard  (Martin Poulin, avocat)

Marcel Sabourin (Le Père Nadeau) (Hélène et Alexis, 1989 / Jésus de Montréal, 1989)



 





 



 


 




 

 

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Published by Michèle - dans TÉLÉ-séries-films-romans Million Dollar Babies
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:15


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1995 jumelles-dionne




19 novembre 1994
 

Télévision  -  Les  jumelles  Dionne  à  CBS 


Par Paule des Rivières 
 


Rarement histoire aura-t-elle captivé à ce point l'opinion publique, à une époque où les médias de masse découvraient l'ivresse de leur pouvoir. Nous sommes en 1934, dans un bled déprimé du nord de l'Ontario. Une mère de 25 ans qui a déjà cinq enfants met au monde cinq minuscules filles, identiques, pesant à peine deux livres chacune. En moins de deux, les quintuplées Dionne devinrent les enfants les plus célèbres au monde. Les curieux se déplaçaient par milliers pour voir Annette, Marie, Yvonne, Émilie et Cécile, enlevées à leurs parents, placées dans une maison-hôpital et transformées en bêtes de cirque.
 

La tragique histoire des quintuplées est racontée dans une minisérie en deux épisodes, qui débute demain soir sur les ondes de CBC et de CBS à 21h. Cinar, de Montréal, est co-producteur de la série, avec le producteur torontois Bernard Zuckerman. Suzette Couture, de Toronto, a écrit le scénario. Elle a «inventé» une journaliste new-yorkaise cynique et sans scrupules (jouée par Kate Nelligan), qui illustre la désastreuse influence des médias, qui avaient besoin, en cette époque de grande dépression, de héros et de méchants.
 

Le réseau américain CBS a rapidement accepté de se joindre au projet, en posant comme exigence principale qu'un comédien américain ait un rôle important, et en demandant d'approuver le nom du réalisateur. Ce dernier, Christian Duguay, est déjà connu aux Etats-Unis, et il n'y eut pas de débat autour de son nom.


CBS a choisi d'envoyer Beau Bridges à Montréal, où la série a été tournée. Il incarne le docteur Roy Dafoe, qui mit les enfants au monde, en obtint rapidement la tutelle, et devint, avec l'aide des médias et du gouvernement ontarien, une célébrité et un homme très riche.
 

Une  infinie  tristesse
 

L'entente avec CBS apporte des préventes intéressantes et beaucoup d'argent à la production. Près de 10 millions de dollars pour moins de quatre heures, ce n’est pas de la tarte. Et l'argent se voit à l'écran. Les décors ne sont pas en carton et les figurants ne se comptent plus. Aucun détail n'a été négligé pour bien camper l'époque.
 

Et surtout, les comédiens sont excellents, à commencer par Roy Dupuis, dont on serait tenté de dire qu'il articule mieux en anglais qu'en français. Le comédien rend très bien la transformation que subit son personnage au fil des neuf premières années de vie des quintuplées.
 

Dupuis est le père des quintuplées, un père dépassé par les événements qui perd la garde des filles lorsqu'il veut montrer ses filles à l'Exposition universelle de Chicago. La série met à jour les intérêts politiques qui se cachent derrière le départ des filles de la maison, sur fond d'effarante manipulation médiatique. Mais le téléfilm - comme le veut le genre - joue avant tout sur les émotions, les vôtres.


Il faut dire que l'histoire est d'une infinie tristesse, révoltante. Elle l'est encore plus lorsque l'on sait que les trois soeurs toujours vivantes, Annette, Cécile et Yvonne, ont été forcées récemment de lever le voile sur leur intimité pour garnir leurs coffres à sec. Elles ont notamment donné une entrevue au National Enquirer, en juin dernier, moyennant une somme que le magazine Saturday Night établit à 13.000 $.


Les trois soeurs, qui vivent à Saint-Bruno, ont lu et approuvé le scénario de Million Dollar Babies. Et demandé qu'on les paie pour l'utilisation de leur vie privée. Une entente fut conclue, qui leur assura une somme d'argent. En revanche, on leur demanda de jouer le jeu de la promotion, auquel elles ont systématiquement refusé de se prêter pendant les 30 dernières années. Elles se sont notamment rendues sur les lieux du tournage cet été pour la préparation du «making of» de la minisérie. Et cette semaine, elles donnent une entrevue à la revue Maclean's.
 

Si, 60 ans après leur naissance, elles se battent encore pour récupérer les sommes qui, estiment-elles, leur sont dues, en 1941, à sept ans, elles valaient un million de dollar. L'argent provenait des innombrables produits que les quintuplées ont contribué à faire vendre et aussi de leurs deux «parades» quotidiennes devant les curieux qui se pressaient pour les voir. Le gouvernement ontarien, qui était en charge de la tutelle des soeurs, se graissa généreusement la patte.
 

Un  gros  marché
 

Pour tourner la série, le producteur a commandé à une firme britannique cinq petites bébés prosthétiques, sorte de robots en latex jouant les nouveaux-nés. Plus vrais que vrais. Il était clair dès le départ que les établissements de santé ne laisseraient pas les caméras perturber la routine de bébés prématurés. L'équipe a également déniché deux groupes de triplées, un du Maryland, l'autre de la région d'Ottawa. Les six filles se ressemblent et un passage chez le coiffeur et le maquilleur a accentué ou caché les différences.
 

La série a été tournée exclusivement en anglais, même si plusieurs personnages sont, dans l'histoire, de langue française. Il aurait été beaucoup trop coûteux, estime la productrice de Cinar, Micheline Charest, de tourner dans les deux langues. Les producteurs ont aussi brièvement envisagé de faire parler les Français en français et les Anglais en anglais. «Mais nous n'aurions eu ni le marché américain ni les revenus qui lui sont attachés et qui, ne l'oublions pas, représentent 50% des revenus mondiaux», souligne Mme Charest. Elle est par ailleurs fière du fait que l'accent de tous les comédiens québécois a été accepté tel quel par les Américains. «Ce ne fut pas une bataille et il ne fut jamais question de les doubler».


La version française sera présentée à Radio-Canada à l'automne. Il avait été question, à un moment, de la présenter simultanément à l'originale, au printemps, mais CBS, soucieux de ses cotes en période de sondages sur les cotes d'écoute, a demandé que la série soit présentée dès novembre.
 

Pour Mme Charest, la présentation de Million Dollar Babies est l'aboutissement d'une démarche entreprise il y a sept ans, lorsqu'elle a acheté les droits du livre Time of Their Lives: The Dionne Tragedy, de John Nihmey et Stuart Foxman. «J'avais senti que le potentiel était sans limite».
 

Une chose est certaine, la minisérie replacera les soeurs Dionne sous les feux des médias et relancera de douloureuses querelles: les autres membres de la famille Dionne déclarent cette semaine à la revue Maclean's qu'ils bondiront si l'image de leur père, qu'ils estiment déjà profondément massacrée, n'est pas réhabilitée dans Million Dollar Babies.
 

Mme Charest a beau dire que la minisérie n'est pas scrupuleusement fidèle à la réalité, ses assurances n'atténueront pas les passions.
 


Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com
 



 
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:50
 
 
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Novembre-Décembre 1993



BLANCHE

ENTRE LE ROSE ET LE GRIS 

 



1993-11--Blanche-1

 

Source:

Article Magazine TV Hebdo / Téléromans
 
 
 

 

Cet article fait partie d'une collection papier privée de 640 pages de

journaux & magazines (1990-2016) qui est

actuellement EN VENTE SUR E-BAY.

 

 


 
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Published by TeamRDE - dans TÉLÉ-séries-films-romans Blanche
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 19:37


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1993-Blanche05


Série tirée du best-seller
Les Filles de Caleb II: Le Cri de l'oie blanche
de la romancière québécoise Arlette Cousture.



Fille d'Émilie (Marina Orsini) et Ovila Pronovost (Roy Dupuis), Blanche (Pascale Bussières), sous une apparence douce et réservée, possède la même farouche détermination que sa mère. A dix-sept ans, elle quitte son village pour la ville avec une seule idée en tête: devenir médecin. 

Mais au Québec, en ce début du XXe siècle, les hommes sont rois et maîtres des facultés de médecine.


L'université refusant de l'admettre, Blanche se résigne à devenir infirmière dans un grand hôpital de Montréal. Sa condition la fait souffrir et elle ira même jusqu'à douter de sa raison de vivre. Et bien que l'amour se présente plus d'une fois sur son chemin, elle refusera toujours de vivre à l'ombre d'un mari. Parviendra-t-elle un jour à concilier mariage et vocation?

Blanche repart à zéro et se lance dans l'aventure en devenant infirmière de brousse en Abitibi, là où elle se retrouve seule à soigner des centaines de colons qui l'appellent «Dr Pronovost». Elle y fait la rencontre de son futur époux, Clovis Lauzé, qui l'accompagnera sur cette route qu'elle s'était tracée pour elle-même et qu'elle empruntera à son heure...


 
 

   
  

Épisode 1


Émilie est retournée vivre à Saint-Tite avec ses enfants. De son côté, Ovila s'est installé en Abitibi et ne donne presque plus de nouvelles. Blanche, qui a dix ans, souffre de la séparation de ses parents et elle espère ardemment que son père reviendra un jour.
 

La pauvreté force Émilie à placer Blanche au couvent avec le statut d'orpheline. La fillette, timide et réservée, subit les sarcasmes des autres couventines. Au cours des années, elle prouve cependant sa valeur au point qu'elle rafle tous les premiers prix lors de sa graduation. Émilie rêve de voir sa fille à l'université, bastion masculin à l'époque. De son côté, Blanche, maintenant âgée de dix-sept ans, rêve du beau Napoléon Frigon dont elle est tombée amoureuse. Lorsque celui-ci la présente à ses parents, notables de Trois-Rivières, il lui fait la surprise d'annoncer leurs fiançailles sans l'avoir consultée. Furieuse, Blanche se révolte et lui annonce qu'elle n'est pas prête à l'épouser tout de suite et qu'elle ne laissera qui que ce soit décider de son sort. Comme sa mère, Blanche est bien décidée à tracer elle-même son destin.
 

 

 

 

Épisode 2


Blanche enseigne avec Émilie dans une petite école de rang de Saint-Stanislas. Elle n'a pas le talent de sa mère pour l'enseignement, et loin de Napoléon (son bien-aimé) qui est retourné au collège, les jours lui semblent interminables.


Brusquement, Émilie abandonne l'école et part pour l'Abitibi, et c'est un bavardage d'enfant qui révèle à Blanche la raison du départ mystérieux de sa mère. Émilie a en effet appris qu'Ovila (Roy Dupuis) s'apprêtait à se remarier. En Abitibi, elle réussit enfin à retrouver son époux qui vit avec une indienne. En se voyant, les deux êtres se rendent compte que leur rupture ne sera jamais achevée...




Blanche-a


- Ovila... J' t'ai cherché partout...
 

- J' t'ai attendu longtemps.


- Tu boîtes?


- Un accident de chasse.
 

- C'est pas vrai, hein Ovila? Dis-moi que c'est pas vrai...
 

- Émilie...
 

- Tu peux pas marier quelqu'un d'autre Ovila! T'en as une, une femme, moi, Émilie Pronovost!


Blanche-b

 

- Ça fait longtemps qu' t'as arrêté de vouloir être ma femme... Si tu l'étais encore, tu serais venue rester ici avec moi.
 

- Et nos enfants? On les aurait nourris comment Ovila? Avec des branches puis des roches? Ça fait huit ans qu'ils t'attendent à Saint-Tite. Huit ans. Tu sais ce que c'est? De se faire demander jour après jour: "Où il est papa"? "Quand est-ce qu'il revient?" Sais-tu ce qu' c'est que d'envoyer ces p'tits travailler à l'usine parce qu'y a rien dans le garde-manger?
Tes enfants passent pour des orphelins, Ovila.
La pauvreté et puis la honte, c'est le seul pain que tu leur as donné...



Blanche-c

 

- J' t'ai attendue tellement longtemps.... Si t'étais venue rester ici avec moi et puis les p'tits, on aurait bâti une maison. On aurait...


- Arrête de te raconter des histoires, Ovila!!!


- T'as jamais cru en moi, Émilie....

Chaque fois qu' j' regardais les yeux de ma femme, tout ce que j' voyais, c'était mes fautes... T'avais beau essayer... J'ai jamais été à la hauteur de ses espérances; ça fait qu' j'ai arrêté d'essayer...

Redonne-moi ma liberté, Émilie.


- Même si je voulais Ovila... Même si j' voulais t' la rendre ta liberté, j' pourrais pas; elle ne m'a jamais appartenu.


____________________________________________________________



Pendant ce temps à Saint-Stanislas, Clément, un des frères de Blanche, revient du chantier atteint d'une grave pneumonie. Blanche le soigne et l'amène à l'hôpital de Trois-Rivières où elle fait la connaissance du docteure Gauthier, une femme médecin, phénomène très rare à l'époque. En parlant avec elle, Blanche découvre sa vocation, et lorsqu'elle informe Napoléon qu'elle veut étudier en médecine, le jeune homme se sent trahi. Il ne comprend pas que Blanche veuille reporter la date de leur mariage de plusieurs années ni qu'elle ait une autre vocation que celle de devenir son épouse. Leur position respective étant irréconciliable, ils rompent.


 

Blanche-vip-a

Blanche-vip-b

 



 

Épisode 3
 

Le registraire de la faculté de médecine de l'Université de Montréal a tôt fait de mettre un terme au grand rêve de Blanche. Il refuse de l'inscrire, car la médecine, lui dit-il, n'est pas une profession féminine. Blanche est dévastée: elle a rompu avec Napoléon qu'elle aime toujours, elle a quitté l'enseignement et se retrouve devant rien.
 

Sur les conseils de sa sœur Marie-Ange chez qui elle habite à Montréal, elle se résigne à entreprendre des études en secrétariat. Cependant, le cours, qui met l'accent sur les quatre volontés du patron et la soumission de la secrétaire, choque Blanche et l'ennuie profondément.
 

Elle rend alors visite à son frère Paul au séminaire de Montréal qui lui apprend que Napoléon est devenu prêtre à la suite de leur rupture. Cette nouvelle bouleverse Blanche, et Paul, touché par la détresse de sa sœur, ne sait comment l'aider.
 

La jeune femme entretient pourtant son rêve en prenant l'habitude d'aller s'asseoir dans le parc en face de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu pour regarder aller et venir les internes. Lors de l'une de ces promenades, elle fait la rencontre de Marie-Louise, une jeune fille délurée venue de la campagne pour s'inscrire au cours de soins infirmiers à l'Hôtel-Dieu. Blanche décide de faire de même et à défaut d'être médecin, elle sera infirmière!

 


Épisode 4
 

Le cours de soins infirmiers est ardu, mais la chaude amitié de Marie-Louise constitue un soutien précieux pour Blanche qui s'avère être une infirmière douée. Grâce à son attention constante, une patiente victime d'un accident cérébral sort peu à peu du coma. Le jeune interne, Pierre Beaudry, remarque son talent. Il est attiré par la jeune fille qui, toutefois, pense toujours à Napoléon.
 

Marie-Louise, pas plus que son amie, n'est à l'abri des amours impossibles. En effet, elle a le coup de foudre pour Paul, le frère de Blanche, qu'elle rencontre lors d'un dîner chez Marie-Ange. Blanche tente de la dissuader de poursuivre ce rêve, mais Marie-Louise s'entête, persuadée que Paul n'est pas à sa place au séminaire.
 

Blanche se sent un peu délaissée par Marie-Louise jusqu'à ce qu'un incident les rapproche. À la demande d'un médecin, la jeune infirmière accepte pour rendre service de faire la toilette d'une morte, chose qu'elle n'a jamais fait auparavant. Après quelques minutes, elle panique et s'enfuit. Germaine, une élève jalouse des bons résultats de Blanche, se moque publiquement de son attitude. Marie-Louise la remet à sa place et défend vigoureusement son amie, geste d'affection qui touche profondément Blanche.
 



Épisode 5


Il ne reste que six mois avant que Blanche et Marie-Louise terminent leur cours. Les deux complices font le serment de fêter leur graduation au Ritz Carlton en trinquant au champagne. Moins chanceux que sa soeur, Paul apprend qu'il ne deviendra jamais prêtre, le séminaire l'ayant renvoyé en raison de son diabète. Désespéré, il annonce à Blanche qu'il a décidé de s'exiler comme son père. Malgré l'insistance de Blanche, il refuse obstinément de voir un médecin et compte prendre le train pour l'Abitibi l'après-midi même.
 

Quand Marie-Louise apprend la nouvelle, elle court à la gare lui avouer son amour et tente de le retenir. Touché, il part en promettant de lui écrire. En revenant vers l'hôpital, Marie-Louise se fait frapper par un camion. Blanche apprend la terrible nouvelle au moment où l'on va opérer son amie gravement blessée. Elle veille sur elle toute la nuit mais à l'aube, Marie-Louise meurt. Pour lutter contre son chagrin, Blanche se consacre corps et âme à son travail. Pierre Beaudry tente de lui apporter réconfort et soutien.
 

L:année scolaire terminée, Blanche tient sa promesse et fête sa graduation au Ritz, en tête à tête avec la photo de Marie-Louise.

 


Épisode 6
 

La crise économique fait rage à Montréal. Blanche se sent impuissante devant la misère qui l'entoure, surtout lorsqu'elle rencontre par hasard Georges, le mari de Marie-Ange. Son beaufrère est en effet réduit à effectuer de basses besognes depuis qu'il a perdu son commerce et sa maison.
 

La jeune femme, qui a quitté l'hôpital après sa graduation, travaille comme infirmière en service privé chez monsieur Parizeau, un vieil homme riche et grognon. Sa liaison avec Pierre Beaudry est devenue plus sérieuse, du moins pour le médecin qui la courtise assidûment. Pourtant, Blanche n'est pas à l'aise dans cette relation, car ses idéaux divergent de ceux de Pierre. De plus, elle n'apprécie guère la façon dont ses collègues considèrent le métier d'infirmière.
 

La soeur hospitalière lui fait alors une proposition: un village de colons en Abitibi a besoin d'une infirmière. La jeune femme hésite devant l'ampleur de la tâche et doute de ses capacités, car elle occuperait là-bas ni plus ni moins que le poste de médecin. Et puis, l'Abitibi c'est le pays d'Ovila, un pays que sa mère a en horreur...
 

Lorsqu'elle parle à Pierre de l'opportunité qui se présente à elle, ce dernier ne comprend pas pourquoi elle veut s'isoler si loin de lui. Il tente de l'en dissuader, mais doit se rendre à l'évidence: la jeune infirmière ne partage pas ses sentiments. C'est la rupture. Blanche se retrouve donc encore une fois seule dans la grande ville...

 


Épisode 7


Blanche rencontre Napoléon Frigon, maintenant prêtre dans un quartier défavorisé de Montréal. Constatant qu'elle l'aime toujours, elle décide de partir pour l'Abitibi.
 

Alors que le train fait escale à Hervey Jonction, Émilie vient faire ses adieux à sa fille. Blanche fait un premier arrêt à La Sarre, où sa sœur Alice et son frère Émilien sont maintenant installés. Elle les quitte ensuite pour Grandbois où elle a été engagée. À son arrivée, elle constate que les colons vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Il y a beaucoup à faire et la construction du dispensaire n'est même pas encore terminée.
 

Son frère Paul, qui travaille au magasin général La Cache, la met en garde contre le curé Fredette et l'agent des terres, monsieur Duhaime, qui mènent tout dans la région. Pour le moment, la construction de l'église passe avant celle du dispensaire. Blanche va voir Duhaime et insiste pour accélérer les choses, mais elle se rend tout de suite compte que l'agent des terres et le curé sont des adversaires de taille qui ne s'en laissent pas imposer.
 

Finalement, Blanche obtient gain de cause et la construction du dispensaire est complétée. Elle se rend alors chez la famille Ladouceur où elle aide à mettre au monde un dixième enfant.

 


Épisode 8
 

Le curé Fredette refuse l'absolution aux femmes qui «empêchent la famille». L:état de santé de madame Ladouceur étant en jeu, Blanche décide de le confronter. Le curé reste intraitable: la contraception est absolument condamnée par l'Église! La tension monte et l'infirmière perd patience. C'est Clovis Lauzé, un agent du c.P. (Canadian Pacific) chargé d'ouvrir une colonie au Lac Turgeon, qui met fin à la dispute.
 

Lorsque Clovis est de passage à Grandbois, l'usage veut qu'il loge au dispensaire. Un jour, Clovis vient chercher Blanche, car les ouvriers du chantier du Lac Turgeon ont besoin de ses services. Au cours du voyage en canot, ils se sentent attirés l'un vers l'autre.
 

Dès son arrivée, Blanche constate que les ouvriers sont atteints de gonorrhée. Comment cette maladie s'est-elle propagée alors qu'il n'y a aucune femme au chantier? L:infirmière découvre qu'un des jeunes garçons est en fait une fille prénommée Thérèse. Celle-ci explique à Blanche que monsieur Duhaime, chez qui elle a travaillé comme bonne, a abusé d'elle et l'a forcée ensuite à travailler au chantier. Confirmant les soupçons de Blanche, elle avoue qu'elle ne fait pas que la cuisine pour les ouvriers du chantier et la supplie de la ramener avec elle à Grandbois. Blanche accepte.

 


Épisode 9
 

Furieux de voir revenir Thérèse, Duhaime tente de la faire renvoyer, mais Blanche refuse, si bien que la tension monte entre elle et l'agent des terres.
 

Un soir de grande tempête, Blanche attend impatiemment le retour de Clovis. Mais lorsque celui-ci se présente, c'est pour l'emmener au chevet de Paul qui souffre de gangrène. Devant l'urgence de la situation, elle n'a d'autre choix que d'amputer elle-même la jambe. Assistée de Clovis et de Thérèse, Blanche procède à l'opération. Au petit matin, Paul est sauvé. Émus d'avoir traversé cette aventure ensemble, Clovis et Blanche s'embrassent.
 

Amoureuse pour la première fois depuis Napoléon, Blanche attend avec fébrilité le retour de Clovis qui s'est encore une fois absenté.

 



 

Épisode 10
 

Les retrouvailles de Blanche et Clovis sont interrompues par un drame: madame Ladouceur, qui a accouché prématurément, meurt sans que la jeune infirmière ne puisse rien n'y faire. Au cimetière, Blanche accuse le curé d'avoir tué madame Ladouceur. Entre l'infirmière et le curé Fredette, la guerre est maintenant ouverte.


À La Sarre, au mariage de sa sœur Alice, Blanche retrouve sa mère qui revoit Ovila pour la première fois depuis de longues années. Les ex-époux passent une nuit ensemble. Au petit matin avant de partir, Émilie fait promettre à Ovila de ne plus jamais chercher à la revoir puisque «leur amour n'est pas fait pour vieillir»...

 

 

Blanche-d-b



- Est-ce que le père de la mariée peut demander à la mère de la mariée de danser?


- Çlui ferait bien plaisir.

 

Blanche-d-c

 


- Après qu' tu sois partie, j'ai pas été capable de manger pendant une semaine. Fou, hein...


- Elle t'a laissé à cause de ça?


- Pas juste pour ça.


- Ah non, pourquoi?


- Tu m' croiras pas...


- Essaie.


- Elle était tannée de m'avoir toujours à la maison. C'est vrai... Avec l'âge, j'ai perdu le goût de courir les bois. J' bouge plus!


(rires) - Moi aussi, Ovila!
 

 
Blanche-e-b



- Émilie, avec tout le temps qui a passé, tu penses qu'on serait capables de vivre ensemble?


(pause) - On est plus vieux, mais on n'est pas plus sages...

On aura essayé toute notre vie, Ovila. Mais qu'est-ce tu veux, notre amour, il est pas fait pour vieillir.
 


Blanche-f-b


- J' veux que tu m' promettes que c'est la dernière fois qu'on se voit.


- J' te l' promets... J' te l' promets...



Blanche-g

 


Pendant ce temps, Paul, qui est resté au dispensaire avec Thérèse, lui fait une touchante déclaration d'amour. De son côté à La Cache, Clovis a une violente altercation avec Duhaime qu'il accuse de voler les marchandises des colons. Duhaime se défend en menaçant de faire renvoyer Blanche.

Clovis va alors retrouver son aimée. Après lui avoir fait une maladroite demande en mariage, il tente de lui faire comprendre que sa position est en danger. Duhaime répand des ragots sur leur relation et la somme de se débarrasser de Thérèse d'ici dix jours. Le jeune homme demande également à Blanche de quitter l'Abitibi pour s'installer avec lui en Gaspésie où on lui a offert un nouvel emploi. Butée, Blanche répond qu'elle ne peut quitter Grandbois parce que ce serait de la lâcheté de sa part. Interprétant la réaction de Blanche comme un refus de l'épouser, Clovis s'en va, déçu. Désemparée, Blanche le regarde s'éloigner sans tenter de le retenir.

 

De retour au dispensaire, Blanche apprend avec stupeur que Paul et Thérèse veulent se marier. Elle ne peut s'empêcher d'éprouver une immense tristesse, car elle va se retrouver seule encore une fois...

  

Blanche-vip-c

Blanche-vip-d
 



 

Épisode 11


La cérémonie de mariage de Paul et Thérèse se déroule dans la simplicité et la gaieté. Ils font leurs adieux à Blanche et vont s'établir à La Sarre. Le curé Fredette, sensible à la tristesse et à la solitude de Blanche, lui fait comprendre qu'il est disponible si elle a besoin d'aide. Blanche, touchée, lui sourit. Entre eux, c'est le début de la paix.
 

Duhaime commet l'erreur de tenter d'inciter le curé à commettre une action malhonnête. Lhomme d'église comprend alors que les accusations de fraude pesant contre l'agent des terres sont fondées. Or les colons font justement circuler une pétition demandant le renvoi de Duhaime, pétition que le curé accepte de signer.
 

Visiblement affectée par sa rupture avec Clovis, Blanche laisse par inadvertance de la ouate dans la plaie d'un de ses patients, causant une infection qui aurait pu être fatale. Puis, par une nuit de grand froid, elle se réveille brusquement: le dispensaire est en flammes. Elle se jette par la fenêtre, tombe dans la neige et perd conscience. Monsieur et madame Demers la recueillent et l'emmènent à La Cache pour la soigner.
 

La jeune femme se remet de ses blessures au moment où Clovis revient faire une dernière visite en Abitibi. Prenant son courage à deux mains, elle va à sa rencontre. Clovis est arnical, rnais sans plus, et alors que Blanche tente maladroitement de se rapprocher de lui, il lui répond froidement qu'en ce qui le concerne, leur histoire est oubliée. Pourtant, plus tard, par l'entremise de Paul, Clovis fait parvenir à la fernme qu'il airne encore une trousse médicale afin de rernplacer celle qu'elle a perdue lors de l'incendie.
 

Blanche décide alors d'aller le retrouver à la gare où il doit prendre le train à l'aube. Quand elle le voit arriver, les mots lui rnanquent. Elle finit pourtant par risquer le tout pour le tout et demande à Clovis de l'épouser. Fou de joie, il accepte.
 

De retour à Saint-Stanislas pour les préparatifs du mariage, Blanche et Émilie ont un émouvant tête-à-tête. Les années passent. Par un triste jour de pluie, Blanche, Clovis et leur petite fille Élise, de rnêrne que toute la farnille Pronovost se retrouvent à Saint-Stanislas, en grand deuil. Émilie vient de mourir. Désormais, elle vit dans le cœur de ceux et de celles qui l'ont aimée...
 

 

 

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Published by TeamRDE - dans TÉLÉ-séries-films-romans Blanche
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:21


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Janvier 1994



EN  ANGLAIS  SEULEMENT

 


 1994-11-Allo-Vedettes



Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 



Source:

Journal ALLÔ VEDETTES du 8-15 janvier 1994

 

_____________________________________________________________________________________________

 


19 novembre 1994
 

1994-11-19-LeLundi-2


«Les célèbres jumelles Dionne, celles qui appartiennent désormais à l'histoire de notre pays, ont célébré leur soixantième anniversaire le 28 mai dernier. L'événement a été largement souligné par les médias. Ce jour-là, elles ont constaté encore une fois qu'il ne leur serait jamais permis de vivre dans l'anonymat. Maintenant, c'est l'Amérique tout entière qui revit leur incroyable destin grâce à la minisérie Million Dollar Babies


Par Lyne Rouillé




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Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 

Source:

Article Magazine LE LUNDI 





 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:47


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1996-AL-poster Aire  libre
 


Genres/Catégories: Film de fiction
 
Réalisation: Luís Armando Roche
 
Scénario: Jacques Espagne / Luís Armando Roche
 
Pays: Canada, Québec / France / Venezuela
 
Langues: Espagnol / Français
 
Langue de tournage: Espagnol
 
Année et lieux de tournage: Mars-Avril 1995 / Caracas (Venezuela)

Année de production: 1995
 
Sortie en salle: 1996 / 25 juin 1997 (France)
 
Durée: 1h 36'
 
Autres titres: Out in the Open / Passage des hommes libres / Passage of Free Men
 
Direction artistique: Gérald Römer
 
Costumes: Éva Ivanji
 
Images: Vitelbo Vasquez
 
Montage images: Esperance Ruiz
 
Musique: Federico Ruiz
 
Son: Ismaël Cordeiro / Louis Dupire (Conception)
 
Montage sonore: François Dupire / Alice Wright
 
Producteurs: Suzanne Girard / Morelba Pacheco / Marie-Françoise Roche / Henrique Vera
 
Société de production: Morelba Productions / Producciones 800 C.A. (Venezuela) / Productions Bleu Blanc Rouge (Québec)
 
Distributeur France: Colifilms Distribution
 
Vente à l'étranger: KWA- Kevin Williams Associates

 


Interprétation:
 
Carlos Cruz  (Pedro Montanar)
 
1995-AL-CarlosCruz
Armando Gota

Sacha Hidalgo

Roy Dupuis (Aimé Bonpland)  et  Dora Mazzone  (Ana Villahermosa) 

 

Dimas Gonzalez

Victoria Robert

Christian Vadim  (Baron von Humboldt)
 
Wolfgang Preiss

Orlando Urdaneta
 


Sources:

Québec Audiovisuel

 
  

 

 


Synopsis:


Le film évoque la jeunesse des deux hommes. Lorsque Alexandre Von Humboldt, qui consacre ses dernières forces à rédiger l'aboutissement de ses découvertes, apprend avec surprise la mort de son ami Aimé Bonpland qu’il n’a pas revu depuis 50 ans et qui est retourné sous les tropiques pour compléter ses collections, mais surtout pour étudier les Indiens, les Métis et les Péons et au milieu desquels il vient de s'éteindre, il se souvient de leurs moments de vie commune à la lumière de quelques-uns des faits les plus marquants de leur voyage au Venezuela: leur jeunesse, leur enthousiasme, leur désir de nouvelles connaissances scientifiques et humaines, la prédilection de Bonpland pour le terrain et sa passion pour les femmes, le choix d’Alexandre de se lancer dans la publication de leur voyage et sa recherche des honneurs.


Au tournant du XIXe siècle, ces deux grands scientifiques naturalistes européens, humanistes, démocrates convaincus, partent dans la partie Nord du continent sud-américain à la recherche de nouvelles plantes et de minéraux, mais aussi de la mythique rivière Casiquiare qui ferait communiquer l'Orénoque et l'Amazone. Ils devront affronter la réalité, souvent belle mais aussi impitoyable, de sorte que ce voyage au «Pays des merveilles» se transformera en parcours initiatique qui les marquera à jamais. En plein coeur de la jungle, accompagnés d'un jeune maître d'école vénézuélien, ils se retrouvent vite impliqués dans la politique locale et deviennent des observateurs primaires des crimes commis par les Espagnols sur la population indienne.


«Au-delà du contexte historique, ce film raconte avant tout l'histoire d'une véritable amitié, d'une vraie rencontre entre deux mondes. Mobilisés par la même cause - l'amour des gens et de la nature - Humboldt (Christian Vadim) et Bonpland (Roy Dupuis), partent à la découverte du Nouveau Monde et rencontrent Pedro (Carlos Cruz), le maître d'école. Ces hommes que tout sépare, pas seulement la distance géographique, mais aussi leur culture, se retrouvent et se découvrent des choses en commun qui vont bien au-delà de la distance géographique, de leur culture et de ce qu'ils tiennent pour acquis. Ce qui est beau, c'est cette initiation mutuelle. Et ce qui est formidable, c'est que cette histoire s'est aussi produite sur le plateau, entre les membres d'une équipe franco-vénézuélienne qui ont su se découvrir dans l'accomplissement du film.» (Morelba Pacheco, productrice)
 

«Certains éléments de ce film sont inspirés de faits historiques, les personnages du Baron Von Humboldt et du Dr Bonpland, ainsi que leurs carnets de voyages, ayant réellement existé.» (Québec Audiovisuel)

 


1995-AL-c
Photo:



199-AL-cover


 
 


 
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 14:30


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1993-Blanche 

 
1993-Blanche 
 
1993-Blanche 
 

Blanche



Genres/Catégories: Drame historique / Étude des moeurs / Télésérie romantique


Réalisation: Charles Binamé


Scénario: Andrée Pelletier / Louise Pelletier


Pays: Canada, Québec


Langue: français


Durée: 13 épisodes de 60 min


Année de sortie ou diffusion: 23 septembre 1993


ProducteurMichel Gauthier


Producteur délégué: Monique H. Messier / Lorraine Richard


Source originale: Roman d'Arlette Cousture, Le Cri de l'Oie blanche)


Images: Thomas Vamos


Prise de son: Louis Collin / Claude Hazanavicius / Pierre Tessier


Montage: Michel Arcand (Image) / Louis Collin (Sonore)


MusiqueRichard Grégoire


Direction artistique: Ronald Fauteux


Costumes: Michèle Hamel


Production: Cité-Amérique


Distribution: Cité-Amérique International
 



Résumé:

Blanche est la suite de la populaire série Les Filles de Caleb. Blanche (Pascale Bussières) est la fille d'Émilie Bordeleau, celle qui est née dans la neige dans la série précédente. On la retrouve une vingtaine d'années plus tard alors que la pauvreté sévit à Montréal et que, dépitée de n'avoir pu accéder à la profession de médecin en ces temps réservée exclusivement aux hommes, devenue infirmière, elle se rend en Abitibi soigner les habitants de ce territoire nouvellement colonisé. C'est là qu'elle rencontre Clovis (Patrice L'Écuyer), l'homme dont elle tombera follement amoureuse.




Interprétation:


Dorothée Berryman  (Jack Paradise, 2003)

Jean-François Blanchard

Jennifer Boivin

Céline Bonnier

Raymond Bouchard (Duhaime)

Reynald Bouchard

Geneviève Brouillette (Marie-Ange Pronovost)

Robert Brouillette (Paul Pronovost)

Pascale Bussières (Blanche Pronovost)

Jean-Raymond Châles

Marie-Ève Champagne

Michel Charette (Thibeault)

Benoît Dagenais

Martin Dion

Hugo Dubé (Joachim Crête) (Les Filles de Caleb, 1990 / Being at Home with Claude, 1992 / Maurice Richard - Histoire d'un Canadien, 1999 / Monica la Mitraille, 2004)

Marilys Ducharme (Blanche Pronovost, jeune)

Roy Dupuis (Ovila Pronovost)

Michel Forgues

Marie-Thérèse Fortin

Roger Garceau

Amulette Garneau

Rémy Girard (Mari de Marie-Ange)

Françoise Graton

Elise Guilbault (Femme médecin)

Jonathan Join

Patrice L'Ecuyer (Clovis) (L'Héritage, 1987 / Bye, Bye 1991 / L'homme idéal, 1996)

David La Haye (Napoléon) (Dans le Ventre du Dragon, 1989 / Urgence, 1996)

Martin Larocque

Jean-Sébastien Larouche

Dominique Leduc (Adélaïde Lefebvre)

Marie-Claude Lefebvre

Hélène Loiselle

Jacques Lussier (Henri Douville)

Albert Michel (Jeune médecin)

Pierre Monet-Bach

Pascale Montpetit (Marie-Louise) (C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues, 1994)

Swann Morin

Marina Orsini (Émilie Bordeleau)

Caroline Ouellette

Lorraine Pintal

Gérard Poirier

Luc Proulx

Anne-Marie Provencher

Guy Provost

Lénie Scoffié

Valérie Valois

Noémie Yelle




Récompenses:


FIPA d'Or de la meilleure télésérie. Cannes. 7e Festival int. de programmes audiovisuels. 1994

«Gold Medal» de la meilleure série dramatique. New York. 1993 Award Comp. for TV Programming and Promotion

- Prix Gémeaux de la meilleure série dramatique. Montréal. 9e Édition des Prix Gémeaux. 1994

- Prix Gémeaux de la meilleure réalisation à Charles Binamé. Montréal. 9e Édition des Prix Gémeaux. 1994

- Prix Gémeaux du meilleur maquillage à Louise Mignault. Montréal. 9e Édition des Prix Gémeaux. 1994

Prix Gemini (7 catégories) Montréal 1994
 


Sources:
 

http://collections.cinematheque.qc.ca/filmo_repertoire.asp?tpl=repertoire&id=14410


 






 

 


18 août 1992


«Les  Filles  de  Caleb»,  tome  deux,  en  tournage
 

Par Paule des Rivières
 


On a ri, on a pleuré et les commanditaires en ont redemandé. Avant même qu'elles ne disparaissent du petit écran, il était évident que Les Filles de Caleb n'avaient pas dit leur dernier mot. Dans une semaine donc commence le tournage des dix épisodes de Blanche, inspirée du tome deux du best-seller d'Arlette Cousture.
 

Le tournage débute en Mauricie mais l'équipe se déplacera beaucoup plus que lors du premier tournage, notamment pour se retrouver en Abitibi où M. Duhaime (qu'incarnera Raymond Bouchard) accueillera les nouveaux colons. Plusieurs scènes seront tournées à Montréal également. La multiplication des lieux de tournage augmente du même coup considérablement le nombre de figurants. Ils seront au moins de 1000. Elle augmente aussi les coûts puisque 20 épisodes des Filles de Caleb avaient coûté 13 millions$ et 10 épisodes de Blanche coûteront 9,8 millions$.
 

Téléfilm Canada, Radio-Canada - qui diffusera la série à l'automne 1993 -, Ro-na Dismat et Provigo (qui vient prendre la place de Steinberg comme commanditaire), le ministère des Finances du Québec, Alliance International et Cité-Amérique, qui produit la série, ont réuni les deniers nécessaires à la production.
 

À la réalisation, Charles Binamé remplace Jean Beaudin. M. Binamé dirigera, outre les comédiens de la première série, Rémy Girard, qui incarnera Georges, le mari de Marie-Ange, qui est la soeur de Blanche. David La Haye jouera Napoléon Frigon, l'amoureux de Blanche. Pascale Montpetit sera Marie-Louise Larouche, l'amie de Blanche. Le rôle titre, on le sait, revient à Pascale Bussières.
 

Mais les mordus pourront, s'ils comprennent l'anglais, se tourner vers CBC dès cet automne car le réseau présente Les Filles de CalebMarina Orsini et Roy Dupuis ont doublé eux-mêmes leur voix, dans l'espoir de minimiser le choc du doublage, auquel les Canadiens anglais, tout comme les Américains, sont très rébarbatifs, pour ne pas dire franchement hostiles.
 

Les Filles de Caleb, que trois millions de Québécois ont regardée en 1990, a été vendue dans 10 pays, excluant la France, où l'accent québécois faisait tiquer trop de monde. Mais Cité-Amérique est à mettre la dernière main à une entente avec la France, pour la présentation de la série là-bas. Les Français ne voulant rien entendre de l'accent québécois, il y aura doublage, mais la série sera doublée ici, ce que le producteur considère comme une victoire. Car l'industrie du doublage en France est puissante et n'accepte pas facilement de céder la place à d'autres. «De cette manière, on garde le contrôle du ton de la série», commentait hier le porte-parole de Cité-Amérique.
 

Source:
Archives Le Devoir -  www.ledevoir.com 
 

 

 
1993-Blanche-pic-02     1993-Blanche-pic-01 
 
 

 




18 septembre 1993


«Blanche»  devrait  répéter  l'exploit  des  «Filles  de  Caleb»


Par Pierre Cayouette



Jeudi prochain (23/09/93), à 20h, les téléspectateurs n'auront plus besoin des circuits de Tel-Aide. Plus personne ne sera choqué ou traumatisé. Plus personne n'aura besoin d'un psychologue ou d'un psychiatre pour regarder la télévision... Car les Garçons de Saint-Vincent et leurs supérieurs pédophiles auront enfin quitté l'écran pour faire place à la remarquable télésérie Blanche.



Deux défis considérables attendaient les producteurs cette nouvelle télésérie, Cité-Amérique et la SRC. Il leur fallait d'abord oublier la pression engendrée par le succès gigantesque des Filles de Caleb. Trois millions de Québécois avaient regardé la télésérie: difficile de répéter pareil exploit. Il fallait aussi créer une héroïne du petit écran qui respecte la nature discrète et très subtile du personnage du roman d'Arlette Cousture. Il fallait et il faudra enfin faire oublier le mythique couple Marina Orsini (Émilie) - Roy Dupuis (Ovila).



Sur la foi des deux épisodes (le premier et le troisième) présentés à la presse cette semaine, il ne fait aucun doute que les producteurs ont su relever ces nouveaux défis. Blanche fera assurément des ravages. La télésérie devrait atteindre sinon surpasser les cotes d'écoute phénoménales des Filles de Caleb. Et, comme le prédisait récemment Michèle Fortin, responsable de la programmation à Radio-Canada, rafler une brochette de prix Gémeaux.



Ce sera assurément un succès parce que les producteurs y ont mis l'argent nécessaire. Pour réaliser les 11 épisodes d'une heure, ils ont dépensé 9,8 millions$, un budget à la mesure des 120 décors, 160 rôles parlants et 1500 figurants.



Dès les premières minutes de la télésérie, on goûte toute la splendeur et toute la finesse des images du directeur photo Thomas Vamos. On retrouve avec le même bonheur la musique de Richard Grégoire. La continuité est assurée. Mais il y a plus.



Si les Québécois avaient eu un coup de coeur pour Marina Orsini dès le début des Filles de Caleb, il est à prévoir qu'ils succomberont tout autant à Pascale Bussières (Blanche).



On avait pu, à ce jour, la voir dans La vie fantôme de Jacques Leduc en 1992, un rôle qui lui avait permis de rafler le Prix de l'interprétation féminine au Festival des Films du Monde de Montréal, et dans quelques téléromans.



Cette fois, son talent éclatera au grand jour, au profit d'un plus vaste public. Autant Émilie Pronovost était exubérante, bouillante, autant Blanche Pronovost est réservée, intérieure, sensible.



Superbement guidée par le réalisateur Charles Binamé, Pascale Bussières joue avec finesse, émotion et authenticité. Son doux visage, comme le note Thomas Vamos, dégage une profondeur, une intériorité et une mobilité fascinantes.



La télésérie raconte l'histoire de Blanche, fille d'Émilie Pronovost. L'action se déroule entre les années vingt et les années quarante. On y trouve un fidèle portrait des valeurs de l'époque. Pour les femmes, la question fondamentale, le choix entre la carrière et le foyer, s'y pose pour la première fois.



Blanche ne veut pas faire la même vie que sa mère. Follement amoureux d'elle, Napoléon Frigon (David La Haye), étudiant en droit, lui trace pourtant un scénario alléchant: une vie consacrée à élever de nombreux enfants. Elle refuse, animée par l'ambition tenace d'entreprendre des études universitaires en médecine.



Le discours que livrera Monseigneur Bégin (Roger Garceau) sur la nécessité pour la femme de demeurer à la maison la laissera de glace. Blanche s'installe à Montréal. Elle tente en vain d'entrer à la très masculine faculté de médecine. Le mépris du responsable des admissions l'ébranlera fortement. En revanche, elle sera admise à l'école d'infirmières après un malheureux séjour dans une école où l'on forme des secrétaires parfaites.



La série sera l'occasion d'intéressantes découvertes pour le grand public. Pascale Montpetit, que l'on a pu voir au théâtre dans Ines Pérée et Inat Tendu en 1991 et dans le film H, fera des malheurs dans son rôle de Marie-Louise Larouche, une fille simple, directe, dégourdie et, surtout, extrêmement attachante.



Il faudra attendre au septième épisode avant de voir Patrice L'Écuyer dans le rôle de Clovis Lauzé, un grand romantique amoureux de Blanche.
 



Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com

 



 
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 14:07


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2012-7J-Retrospective-1
«Roy Dupuis
venait à peine de sortir de la peau du bel Ovila dans Les Filles de Caleb qu'il prenait l'allure d'un journaliste branché dans Scoop. Dans cette télésérie comme dans la précédente, il est vite devenu l'idole de ces dames!»

 

 


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Article Magazine 7 Jours

 

 


 

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