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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 19:03


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20 mars 2008



«BLASTÉ» - Un univers apocalyptique 


Par MARIE-JOËLLE PARENT

     


2008-03-20-JDM



Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 

 




19 mars 2008


Tout  au  plus  quelques  haut-le-coeur...
 

Par Marie-Joëlle Parent



2008-03-19-JDM



Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


  

     

  

22 mars 2008

 
Blasté: avez-vous aimé ça?
 

Par Sylvie St-Jacques

 

 

 

     
Deux heures de douleur plus tard, Blasté s'éteignait dans le sang, le désordre, la déchéance, la destruction. Chez le public de l'Usine C, des applaudissements retenus et brefs. Puis, la moitié de la salle s'est pressée de quitter ce théâtre de l'insupportable. Les autres sont restés cloués à leurs sièges, muets, figés, le regard assombri.


À la sortie du théâtre, un attentat à la pudeur, un cas de non-assistance à personnes en état de choc: des caméras de télé qui se braquaient sur les visages des rescapés. Puis, une chroniqueuse qui s'est jetée sur les rescapés pour recueillir leurs réactions «à chaud.»
 

«Avez-vous  aimé  ça?»
 

Non, je n'ai pas «aimé» Blasté. Même que rapidement, j'ai eu très hâte que la pièce s'achève. J'ai eu des haut-le-coeur, voulu hurler mon déplaisir, souhaité très fort que Roy Dupuis, Céline Bonnier et Paul Ahmarani cessent tout. 

La guerre intérieure qui se répercute sur une deuxième personne et dégénère de façon onirique en conflit armé. Sarah Kane a tout dit, dans cette pièce qui n'est que noirceur et désespoir. La vision du monde d'une artiste suicidaire, profondément troublée par la violence du monde dans lequel elle est née. 

Sans la performance magistrale des trois acteurs et la mise en scène efficace de l'hyper sensible Brigitte Haentjens, Blasté aurait pu devenir une plate entreprise de voyeurisme. Pour son retour à la scène après 14 ans d'absence, Roy Dupuis en chair et en os nous rappelle qu'il est un acteur aussi puissant sur une scène que devant une caméra. Céline Bonnier, actrice fétiche de Haentjens, est absolument crédible en gamine punkette et ambivalente, victime de troubles nerveux. Puis, débarque Ahmarani, en soldat endoctriné, un homme détruit par l'horreur guerrière, qui ne demande plus qu'à tuer, violer, détruire tout sur son passage. 

On n'aime pas Blasté. Même si, à mon sens, cette pièce est l'objet le plus puissant, le plus dérangeant, le plus traumatisant de l'actuelle saison de théâtre. Ce genre de spectacle nous habite des jours durant, hante nos nuits d'images cauchemardesques et parasite notre inconscient. Et tant pis pour les chroniqueuses assoiffées de réactions pour alimenter leur topo du lendemain: de telles expériences nécessitent un temps de réflexion.

Oui, bien sûr, on nous a d'abord expliqué que Sarah Kane dresse un parallèle entre la violence privée et la violence guerrière, celle qui sévit dans des contrées lointaines ravagées par d'interminables conflits civils. Mais le choc de cette violence matraquée pendant deux heures n'est pas assimilé de façon si rationnelle. 

Blasté pénètre en nous, frappe notre émotivité. Alors qu'au milieu de la pièce, Roy Dupuis quittait momentanément le huis clos de la chambre d'hôtel, pour planter son regard sur le public, j'ai songé à une phrase qu'il a répétée deux ou trois fois lors de notre entrevue de la semaine dernière. L'acteur affirmait qu'il ne voulait pas «vivre à Disneyland.» 

Blasté est justement aux antipodes de la Mecque du divertissement: une oeuvre désagréable, insupportable, répugnante. Une vision du monde qu'il faut pourtant regarder bien face.
 

Source:
La Presse
 


BLASTE

«Pour Roy Dupuis, jouer dans Blasté est un des plus grands défis de sa carrière».

 
 
 



 

22 mars 2008

Blasté:  une  soirée  en  enfer
 

Par Luc Boulanger



Une pièce scandaleuse. Une auteure sacrifiée. Une metteure en scène de haut vol. Et une star qui remonte sur les planches après 14 ans d'absence. Les attentes étaient grandes avec Blasté. Et le résultat ne laissera personne indifférent.

En 2002, peu avant la création montréalaise de la pièce de Sarah Kane au Quat'Sous, la metteure en scène Stacey Christodoulou avait dit: Blasted est comme un scalpel pour disséquer l'être humain et le monde. Souvent, c'est nécessaire. Mais ça ne veut pas dire que vous allez aimer ça...» 

Six ans plus tard, en revoyant Blasté, cette fois à l'Usine C, je ne partage toujours pas l'engouement que suscite cette auteure britannique. Dans les mains de Brigitte Haentjens, qui dirige Céline Bonnier, Roy Dupuis et Paul Ahmarani, ce spectacle qui dénonce la violence, la guerre et la «faillite de l'humanité» ne fait que montrer l'horreur. En nous répétant ad nauseam que le monde est cruel et sans pitié. En 2008, après des siècles de génocides, de tortures, de massacres et de guerres injustes, est-ce vraiment utile qu'on nous le rappelle? 

Dans les années 30, Antonin Artaud, autre dramaturge troublé et troublant, prônait le théâtre de la cruauté (sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le théâtre n'est pas possible). Ici, Sarah Kane va encore plus loin: le théâtre du masochisme. Si vous êtes du type à aimer se faire inciser au scalpel pendant deux longues heures, à froid, réservez vos places.
 

L'enfer  près  de  chez  vous


Blasté est le récit, non pas d'une, mais de plusieurs descentes en enfer. D'abord celle d'un couple d'écorchés. Lui (Roy Dupuis), journaliste de faits divers, alcoolique, homophobe, pervers et amer. (Parenthèse pour ses fans qui se demandent s'il est bon? L'acteur s'en tire assez bien.) Elle (toujours excellente Céline Bonnier), jeune femme dépendante, violée et agressée. La première partie consiste au spectacle de leur malsaine intimité lors de retrouvailles dans une chambre d'hôtel. Lui, boit, crache, tousse et jouit. Il faut bien que les fluides exultent. Elle subit, rit et se défend tant bien que mal. 

Puis, ça tourne à l'horreur, avec l'arrivée brutale d'un soldat (Paul Ahmarani) qui annonce que la ville est assiégée. Ce soldat, toujours en pointant son arme, manipule, sodomise et blesse le journaliste en lui arrachant les yeux, qu'il va manger comme des oeufs à la coque (sic!), avant de se suicider. Enfin, l'horreur verse dans l'Apocalypse. Aveugle et affamé, le personnage de Roy Dupuis tombe dans la déchéance totale et s'avérera plus faible qu'il en avait l'air. Tandis que son ex, finalement plus forte que l'on pensait, revient lui donner quelques bouts de sandwich. Il la remercie pour la première fois. Rideau.
 

L'oeuvre  au  noir


Malgré la puissance tragique de ses thèmes, Blasté, vous aurez compris, n'a pas réussi à me toucher. Bien que Brigitte Haentjens fasse ici un travail remarquable. Elle plonge dans l'infini néant, l'épaisse noirceur de l'oeuvre. Fidèle à sa grande rigueur, elle respecte entièrement le texte et les intentions de l'auteure. Elle est bien secondée par ses collaborateurs à la conception: le beau décor qui se transforme d'Anick La Bissonnière; l'oppressante musique électro-acoustique de Michel Normandeau; les éclairages crépusculaires d'Étienne Boucher. 

Les adeptes de Sarah Kane avancent que l'horreur dans ses pièces n'est que le reflet de notre monde. Tel OEdipe-Roi, l'être humain préfère devenir aveugle plutôt que de contempler sa propre monstruosité. D'accord. Mais, au bout du compte, une oeuvre est réussie, qu'importe le genre, quand elle parvient à nous rendre plus humain. Blasté fait tout le contraire. 

Se peut-il que le destin tragique de Sarah Kane (en 1999, elle a brutalement mis fin à ses jours, à 28 ans, en se pendant avec ses lacets dans les toilettes d'un hôpital) ait contribué au mythe et à la fascination autour de son oeuvre? 

La question se pose même si elle est cruelle. Comme sa pièce. 


Source:
La Presse
 
                   
 




 

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18 MARS 2008
 
 


Roy  Dupuis  renoue  avec  le  théâtre:

14 ans après «True West», «Blasté»  

 

2008-03-site-UsineC


SYNOPSIS



«Blasté» est l’histoire de Ian, de son calvaire et de sa renaissance. Écrite il y a dix ans, cette première pièce visionnaire de Sarah Kane dénonce en partie nos aveuglements et notre impuissance face au conflit yougoslave, dont la barbarie était diffusée à l’époque en direct sur CNN. L’illusion d’un quelconque progrès dans les rapports humains semble plus que jamais d’actualité. L’écriture de Sarah Kane élève cette histoire épouvantable et inconcevable à la hauteur des mythes antiques.

 
 
«Nous devons parfois descendre en enfer par l’imagination pour éviter d’y aller dans la réalité.»
Sarah Kane
 
 

Texte de Sarah Kane

Traduction de Jean Marc Dalpé

Mise en scène de Brigitte Haentjens

Avec Paul Ahmarani, Céline Bonnier et Roy Dupuis.

Dramaturgie: Stéphane Lépine.

Scénographie: Anick La Bissonnière.

Musique: Robert Normandeau.

Lumière: Etienne Boucher.

Costumes: Yso Maquillage et coiffure: Angelo Barsetti.

Assistance à la mise en scène et régie: Colette Drouin.
 

Une création de Sibyllines. Présenté à partir du 18 mars 2008 à l’Usine C


 



«Roy Dupuis risque d’attirer à l’Usine C des gens qui n’y ont jamais mis les pieds»



2008-03-blaste-jdm-2

 

 

 

À  LIRE  AUSSI !!!

La  «Roymanie»  n'a  pas  de  frontières

 http://www.ledevoir.com/2008/03/18/181062.html


 


 


 

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 21:17


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13 - 19 mars 2008


À  LA  UNE  -  DANS  L'OEIL  DU  CYCLONE

 

2008/03 - Blasté / Dans l'oeil du cyclone
 

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Source:
Article journal ICI

 



 

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:35


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2008-03-22-Blasté-02
Photo © Lydia Pawelack
 


15 mars 2008
 

«BLASTÉ»  -  ROY  DUPUIS:  Être  d'introspection
 

Par Marie-Joëlle Parent




Choisir des oeuvres qui font réfléchir sur le genre humain, c’est un peu le leitmotiv de Roy Dupuis. Après le génocide rwandais dans J’ai serré la main du diable, il s’attaque à «Blasté», une pièce où la guerre sert aussi de trame de fond. Un rôle qui risque de rester dans les annales.


Mercredi matin, lendemain de la énième tempête de neige de la saison. Roy Dupuis arrive avec Céline Bonnier au loft de répétition, avenue de l’Esplanade.
 

Ils font la bise à leur metteure en scène fétiche, Brigitte Haentjens (pour votre info, prononcer «N15»). Elle est d’ailleurs la dernière à avoir travaillé avec Roy au théâtre, il y a 14 ans dans la pièce True West.
 

Ils prennent place autour d’une table où s’enchaînent tisanes pour Céline et cigarettes pour Roy. Ils ont une longue journée devant eux, les répétitions sont plutôt intenses.
 

Roy Dupuis est fidèle à lui-même. Il assiste à la discussion les bras croisés, fixe son regard bleu laser dans le vide et ne parle que lorsque c’est nécessaire. D’un naturel calme et peu volubile, il s’enthousiasme cependant quand il est question de répéter.
 

«Ce que je préfère dans mon métier, c’est les répétitions de théâtre. Après, je me satisfais… de quelques représentations!», dit l’acteur de 44 ans.
 

En répétition, Roy Dupuis est dans son univers. Il aime ce cocon de création et les liens qui se tissent avec la troupe. Être d’introspection, Roy Dupuis aime le luxe du temps alloué à l’analyse de l’oeuvre. Il aime se questionner sur son personnage. On voit qu’il y a beaucoup réfléchi. À peine arrivé, il faisait déjà part à Brigitte Haentjens de remarques digérées depuis la veille. La démarche est très différente du cinéma. Sur un plateau tout va plus vite. Pas le temps de trop se questionner. «On filme les répétitions, c’est à peu près ça le temps, la répétition tu la fais chez toi», dit-il.
 

RETOUR  SUR  LES  PLANCHES
 

Roy Dupuis est déjà très occupé du côté du 7e art, alors pourquoi ce retour au théâtre? «On m’a présenté beaucoup de pièces classiques, mais je me suis toujours dit que si je retournais au théâtre, ce serait pour une création ou une pièce moderne et marginale», dit-il.
 

«Tant qu’à faire du théâtre, c’est le genre de théâtre que je voulais faire», ajoute-t-il. Ça fait trois ans que le projet est en branle. Avant même qu’il tourne le film sur la vie du général Dallaire.
 

A-t-il hésité? «J’y ai pensé un peu, mais pas très longtemps. C’est quelque chose qui est venu me chercher. Sans avoir le coup de foudre, il y a quelque chose que je trouvais dérangeant», dit-il.
 

Dérangeant n’est pas le mot. Son personnage chie sur scène, se masturbe, se fait sodomiser, manger les yeux et connaît une lente agonie. On est loin de Disneyland.
 

Roy l’avoue, le rôle est «épuisant mentalement et physiquement». Il reste sur scène pendant… 1h45. «C’est dur à jouer. Ça a l’air tout croche, mais c’est d’une grande précision», dit-il.
 

Il joue le rôle d’un journaliste. Attention, on est loin du Michel Gagné de Scoop au début des années 1990. Ian est un homme dans la quarantaine, un être abject qui traite Cate (Céline Bonnier) comme son esclave sexuelle. «Je joue un journaliste qui vit à Londres et qui porte un revolver. Je préfère limiter la description à ça», dit Roy, qui ne veut pas trop en révéler sur son rôle.
 

Le grand loft de répétition est presque vide sauf pour un matelas recouvert de plastique qui leur sert à répéter… «Les dialogues sont très difficiles à apprendre parce que ce sont des spirales, des phrases non finies qui reviennent tout le temps», explique Roy Dupuis à propos du texte traduit par Jean-Marc Dalpé. Le langage de l’auteure Sarah Kane est cru et ne permet pas aux acteurs de s’égarer. Le rythme est ultra-réaliste. «Il n’y a pas de recherche d’efficacité. La première partie, c’est presque de la téléréalité!» explique-t-il.
 

Le public est-il prêt à le voir dans un rôle aussi audacieux? «On s’en fout!» lance Roy du tac au tac. Il n’a pas le temps de se préoccuper de ce genre de détail, il a du travail sur… les planches.
 

CITOYEN  AVANT  TOUT
 

«En allant au Rwanda l’été dernier, j’ai vu encore plus l’importance de présenter cette oeuvre-là», confie Roy Dupuis.
 

Roy Dupuis se transforme de plus en plus en comédien-citoyen dans ses choix de rôles. On peut dire qu’il se positionne politiquement avec ses choix culturels. Ce fut le cas avec le film J’ai serré la main du diable, qui raconte comment le monde entier a fermé les yeux devant le génocide du Rwanda.
 

Avec «Blasté», Roy Dupuis veut provoquer une réflexion sur notre indifférence face aux guerres. «C’est en regardant ce qu’on est qu’on apprend à aller plus loin et à évoluer. C’est une pièce qui n’a pas peur de dire ce qu’on est, il n’y a pas de fuite, il n’y pas d’artifices, pas de magie dans cette pièce-là», dit-il.
 

Quelques jours avant la grande première, on sent déjà Roy Dupuis habité par l’oeuvre.
 

Il ne voit pas nécessairement un message derrière l’oeuvre, mais plutôt «un constat de la réalité, de ce qu’on est devenus. C’est une pièce qui est encore plus actuelle qu’à l’époque où elle a été écrite», dit-il, faisant référence à la guerre en Irak entre autres. «Ça part de l’intimité et ça s’en va dans la politique internationale», ajoute-t-il.
 

PREMIÈRES  AMOURS
 

Roy Dupuis a fait ses débuts au théâtre avant même de sortir de l’École nationale en 1986. ll se remémore alors la pièce Harold et Maude. «On avait fait une grande tournée acadienne!» dit-il.
 

Il a aussi joué dans Les Muses orphelines sous la direction d’André Brassard et dans trois pièces dirigées par Brigitte Haentjens, dont Le Chien en 1988. Côté cinéma, Roy Dupuis est encore et toujours au sommet de son art. Il vient de gagner le trophée du meilleur acteur aux Jutra pour son interprétation du général Dallaire.
 

Il vient de terminer le tournage du film Némésis, d’André Forcier, où il partage la vedette avec Rémy Girard, France Castel, Gaston Lepage et Michel Barrette.
 

Il a aussi tourné dans le nouveau film surréaliste de Kim Nguyen, Truffe, avec Céline Bonnier, Michèle Richard, Jean-Nicolas Verreault, Pierre Lebeau et Danielle Proulx.
 

Roy Dupuis sera entraîneur de baseball dans Un été sans point ni coup sûr, de Francis Leclerc, le fils de Félix, avec qui il s’est lié d’amitié.
 

Finalement, on a appris récemment qu’il allait jouer dans le prochain film de Ken Scott, Les Doigts croches, aux côtés de Claude Legault et Patrice Robitaille. Bref, beaucoup de travail et quelques moments libres pendant lesquels «je travaille sur ma terre et mon bateau». Quoi de mieux pour garder les deux pieds sur terre?
 


Source:

 
 


 
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 17:37


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2008-Contact-Blaste
 



15 mars 2008


Roy  Dupuis:  l'éveil  du  ténébreux


Par Sylvie St-Jacques




Deux jours avant notre rencontre, Dupuis a raflé le Jutra du meilleur acteur pour son interprétation du général Roméo Dallaire dans Shake Hands With the Devil. Mais le comédien, qui se prépare à prendre la scène de l’Usine C, n’avait déjà plus la tête à célébrer. À compter de mardi prochain, il sera Ian, un journaliste agresseur et dominé, qui vit une déchéance dans la violence dans «Blasté», de Sarah Kane.


La dernière fois qu’on l’a vu au théâtre, c’était en 1994, dans True West de Sam Sheppard, sous la direction de Brigitte Haentjens. Cette longue absence n’était pourtant pas le symptôme d’une lassitude pour la scène.
 

«J’ai été beaucoup occupé au cinéma. Et pendant cinq ans, j’ai été emprisonné par Nikita, qui était tourné à Toronto. Ça devenait difficile de faire du théâtre. On me proposait beaucoup de pièces; plusieurs n’étaient pas inintéressantes, mais souvent, il s’agissait de classiques. Moi, ce qu’il me fallait pour revenir au théâtre, c’était une création ou une pièce pas connue. Puis, Brigitte (Haentjens) m’a proposé celle-là. J’ai accepté pour différentes raisons: pour le texte lui-même, le propos, l’écriture de Sarah Kane. Et aussi parce que j’avais envie de travailler avec Brigitte et Céline (Bonnier).»
 

À sa création au Royal Court Theatre à la fin des années 90, «Blasted» a soulevé l’ire des critiques, qui ont reproché à la jeune dramaturge son goût pour la violence servie de façon extrêmement crue. Des reproches qui auraient meurtri Kane, qui a écrit «Blasté» pour exposer la haine meurtrière et guerrière qui sommeille en nous, tout en faisant écho à la guerre en Bosnie.
 

«La pièce est à l’image de la façon dont je veux vivre. Je n’ai pas envie de nier aucune facette de la vie, ou de l’humanité. Je ne veux pas vivre à Disneyland», lâche Dupuis, qui soutient que la violence intense qui traverse son personnage est la même que celle qui nous est tous les jours transmise par la télévision.


L’antihéros


En séjournant en Afrique pour entrer dans la peau du général Roméo Dallaire, Roy Dupuis a vécu une prise de conscience profonde. «Ouais, l’Afrique, avant d’y aller, ça me semblait loin. Mais maintenant, c’est devenu proche. C’est le projet qui m’a le plus appris sur l’humanité, jusqu’où on peut aller dans l’horreur. À l’opposé, j’ai aussi compris jusqu’où on peut aller dans la volonté de changer les choses», confie celui qui, par le plus pur des hasards, avait accepté d’être de la distribution de «Blasté» avant d’apprendre qu’il était pressenti pour jouer Roméo Dallaire.
 

Pour Roy Dupuis, c’est précisément l’horreur vécue au Rwanda qui explose dans «Blasté». «Cette violence existe même chez nous et prend source dans la même rivière. La nature des conflits armés provient de la même violence qui peut surgir entre un homme et une femme, ou entre deux hommes. Elle émerge d’une peur de l’autre, d’une situation où la seule issue est d’essayer de dominer l’autre pour survivre et, finalement, essayer d’être aimé.»
 

Son rôle dans cette pièce traduite par Jean-Marc Dalpé (qui a conservé le contexte britannique) se situe à l’extrême opposé de celui qu’il campe dans Shake Hands With the Devil. Au début de la pièce, on est dans une chambre d’hôtel de Leeds, en Angleterre, où se rencontrent un journaliste âgé d’une quarantaine d’années et une jeune femme qu’il agresse.
 

Le style évolue dans un hyper réalisme, qui ressemble presque à de la téléréalité. Puis, l’onirisme se met de la partie avec un soldat qui débarque. Le local devient alors international, avec l’esprit de domination guerrière qui foudroie tout lors de l’arrivée d’un soldat (incarné par Paul Ahmarani).
 

«C’est pas facile de porter un personnage semblable. Ian, c’est l’antihéros total, qui vit une descente totale. Je n’essaie pas de le rendre efficace. Pour lui, il n’y a pas d’issue: tu l’as en pleine face.»
 

Cela dit, inclure le nom de Roy Dupuis à une distribution de théâtre risque d’attirer des gens qui n’ont jamais mis les pieds à l’Usine C. «Tant mieux. Ce n’est pas un divertissement, ni une balade en montagnes russes. J’espère que tout le monde va sortir de la pièce avec une plus grande compréhension de qui on est.»


Une  démarche


Roy Dupuis est convaincu que cette violence qui nous est lancée en pleine figure par Sarah Kane n’est pas innée chez l’humain. Il estime plutôt qu’elle découle d’une peur «nourrie par un système favorable à la division pour mieux régner».
 

«Je pense qu’on a les outils nécessaires pour tranquillement basculer vers une société basée sur le partage. On n’a qu’à penser à toutes les ONG environnementales et humanitaires qui poussent. Même la Terre nous demande de changer notre façon de faire.»
 

Ce qui nous amène sur le sujet de son rôle de porte-parole de la Fondation Rivières, un engagement qui découle d’une démarche existentielle. «Je le fais parce que les gens que j’ai rencontrés m’ont appris des choses que j’avais envie de partager», exprime-t-il, en toute sincérité.
 

Roy Dupuis, sans se prononcer sur ses allégeances politiques, exprime son inquiétude à l’endroit d’une société dans laquelle «les gouvernements sont plus concernés par le PIB que par le bien-être de leurs citoyens.»
 

Il préfère les actions aux idéaux. Les résultats qui en découlent lui paraissent plus satisfaisants. «Des idéaux, j’en ai peut-être. Mais mes actions sont nourries par la science, par les données que me transmettent les spécialistes. Quand on réussit à sauver une rivière, je ne le vois pas comme une victoire, mais plutôt comme une démarche. Parce que la rivière appartient à tout le monde.»



2008-03-Blasté-DD



L’affiche  de  la  controverse


«Pour moi, il était clair que je voulais travailler avec Roy et Céline», confie Brigitte Haentjens, une metteure en scène qui, au fil des ans, s’est entourée d’une belle communauté d’acteurs.
La production «Blasté» prend l’affiche dans un contexte bien particulier. Elle arrive au moment même où Sybillines célèbre ses 10 ans. Cet automne, sa directrice Brigitte Haentjens a été récompensée par le prestigieux Prix Siminovitch...
 

... En revanche, la pièce s’est fait une publicité involontaire, lorsque la STM a retiré des stations de métro ses affiches qui montraient des personnages ensanglantés. Certains jugeaient que ces images pouvaient attiser les tendances suicidaires de certains usagers du métro. Des actions qui ont amené Haentjens à prendre sa plume pour exprimer publiquement son indignation contre ce qu’elle qualifie de «forme de censure».
 

«C’était important de dire ce que je pensais sur ce que j’estime être une hypocrisie. Qu’ils choisissent les images qu’ils veulent montrer. Mais dans ce cas, qu’ils établissent la règle et l’appliquent.»
 

Quant à Roy Dupuis, il n’exprime pas vraiment d’opinion sur cette histoire d’affiches. L’acteur semble plutôt absorbé par l’idée que bientôt, il foulera les planches pour la première fois en 14 ans.
 

Et d’ici deux ou trois ans, il compte prendre le large sur les planches de son bateau, avec sa compagne Céline Bonnier.
 

Les deux projettent de partir à la voile faire le tour du monde, pour une période indéterminée. «On ne sait pas quand on va revenir, ça peut être dans cinq, 10 ans. Mais c’est clair qu’il y aura une caméra à bord, pour filmer des histoires ramassées en cours de route», annonce celui qui a senti l’appel de la mer il y a maintenant sept ans.
 

«À voile, t’es forcé d’être constamment à l’écoute. Le mensonge ne survit pas sur un bateau. Ça accélère les relations. Ce voyage vient d’un appel très fort de connaître le monde. Je veux tout toucher, tout savoir sur moi et sur l’autre. Je ne veux pas mourir comme je suis né.»
 

Source:
La Presse
 

 


 
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 16:35


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2008-Blaste-a
Photo © Daniel Desmarais
 



15 mars 2008


Théâtre - Dans  le  cru  du  réel
 

Par Michel Bélair
 


Brigitte  Haentjens  s'attaque  au  très  dur  Blasté  de  Sarah  Kane  à  l'Usine C
 

Brigitte Haentjens approche de l'état d'ébullition. Ses yeux brillent d'un éclat étonnant et les mots semblent se bousculer pour sortir de sa bouche. Près d'elle, ni Roy Dupuis ni Céline Bonnier ne fait le moindre geste, ne dit le moindre mot pour tempérer ses ardeurs. Bien au contraire; on n'est surtout pas là pour ça!
 

Nous sommes en fait dans les loges de l'Usine C, à une semaine de la première de «Blasté» de Sarah Kane, que son vieux complice franco-ontarien Jean-Marc Dalpé a traduit pour elle. Elle brûle, la Brigitte Haentjens; elle irradie. Avec ses mains, avec ses phrases parfois sibyllines, oui, avec toute la ferveur qu'elle peut mettre parfois dans le moindre geste, elle est en train de dire que ce «Blasté» est un des textes les plus puissants auxquels elle ait jamais travaillé.
 

Des  humains  abîmés  ordinaires
 

«C'est un texte tellement riche que ma perception s'en est transformée à plusieurs reprises. Au début, à la première lecture, on est... j'ai été choquée par tant de violence: oui, c'est vrai. Le côté trash, in your face theatre, qui s'impose d'abord est très dur, très difficile à supporter... Et puis peu à peu, c'est la dimension tragique, universelle, la force dramatique de tout cela qui m'a frappée; j'ai pensé à Sophocle, à cause des yeux probablement, à Beckett, à Müller aussi. Ce parcours auquel Sarah Kane nous convie pendant plus d'une heure et demie est en fait une véritable descente aux enfers... Maintenant que le spectacle est en salle, que nous travaillons sur le plateau, c'est encore plus vrai.»


Puisqu'il sera question de cette même violence tout au long de cette rencontre immensément riche avec trois êtres remarquables, aussi bien vous situer tout de suite...
 

«Blasté» raconte l'histoire de Ian et Cate qui s'installent dans une chambre d'hôtel «de luxe» d'une ville où la guerre fait rage; un peu Bilal à Sarajevo. À l'époque d'ailleurs (1995), Sarah Kane voulait dénoncer notre apathie généralisée face au conflit bosniaque, mais on peut facilement penser à une foule de situations similaires, non? Ian est une ordure, donc, et agit de façon infâme avec Cate. Il la frappe, la violente, la viole; elle résiste à sa manière et le quitte. Puis un soldat fait irruption, viole Ian à son tour, lui arrache les yeux et les mange avant de se suicider devant nous. Lorsque Cate revient, Ian succombe à son tour. Rideau. Ouffffffff.
 

Bon. Cette violence insupportable -- et je ne vous ai pas tout raconté! --, il n'y a pourtant pas moyen de passer à côté, dira la metteure en scène. «La stylisation n'est pas possible; ça ne marche pas! Il faut tout faire, tout jouer, passer absolument par là. Si le côté réaliste de cette violence n'est pas là, la métaphore n'est plus possible par après.»
 

Roy Dupuis acquiesce. Il n'y a sans doute pas de hasard au fait qu'il ait choisi Sarah Kane pour revenir sur les planches après une absence de 14 ans; pour jouer aussi, pour la première fois au théâtre, avec Céline Bonnier. Cette pièce l'a tout de suite accroché. Et c'est sans problème qu'il s'est glissé dans le rythme du langage de la scène, malgré son souffle différent de celui des plateaux de cinéma, moins hachuré, plus soutenu, «plus exigeant»... Il parle, lui, de «télé-réalité».


«C'est de l'hyper-réalisme comme on en rencontre souvent au cinéma. Les personnages agissent comme s'ils ne savaient pas qu'ils sont suivis par une caméra cachée; ils sont plongés, et nous tous avec eux, dans une sorte d'intimité ordinaire, crue... Je n'ai pas eu de problème à adopter le rythme du théâtre parce que le texte est assez bizarre aussi: aucune recherche d'efficacité. Pourtant, on oublie une mesure, on en échappe un morceau et plus rien ne marche. La seule solution, c'est d'être là, dans le cru du réel, dans l'intimité ordinaire de l'horreur, dans ces gestes qui appartiennent, qu'on le veuille ou non, à tous les humains...»


... À qui s'adresse «Blasté»? Qui ira voir ce spectacle? Des gens touchés par le phénomène de la violence? Des intervenants sociaux? Des profs qui amèneront leurs élèves voir une pièce qui parle leur langage et qui aborde leur monde? Des fans de Roy Dupuis? Des fans de Céline Bonnier? Des fans de Brigitte Haentjens?


«Il ne faut pas se le cacher, reprend la metteure en scène, Roy et Céline sont de grandes vedettes et ils vont très certainement drainer un public différent, plus large probablement, plus diversifié: tant mieux! Mais j'ai aussi rencontré des jeunes étudiants [un groupe de réflexion sur la violence de l'école FACE] et des intervenants du quartier ici autour de l'Usine C qui sont touchés quotidiennement par cette problématique de la violence. Le taxage, la violence à l'école, le suicide, ça existe aussi chez nous: c'est un phénomène qui nous interpelle directement... »
 

«Et ce n'est certainement pas en s'imaginant qu'on vit à Disneyland, enchaîne Roy Dupuis, que tout va aller pour le mieux. Tout est là; on n'a qu'à ouvrir les yeux. Même la planète lance un cri d'alarme... L'horreur quotidienne des téléjournaux est immensément plus violente que ce que raconte Sarah Kane.»
 

«Mais heureusement, la liberté de parole est plus grande au théâtre, poursuit Céline Bonnier. Il n'y a pas vraiment de rating pour nos spectacles comme il y en a eu pour Tout est parfait au cinéma, par exemple. Il y a moins de contrôle à la porte. On peut tout dire sur scène, remettre le monde en question... Profitons-en pour proposer des choses qui font réagir, qui ébranlent et qui suscitent le dialogue...»
 

Cela ne s'est pas vraiment terminé là-dessus. Et il y a tout plein de trucs dont on parlé, là, pour le vrai, qui ont à peine été effleurés ici, triste... Mais l'essentiel est là, c'est ce qui compte. C'est comme ça. Que voulez-vous, comme disait l'autre en frottant ses balles de golf...
 

***
 

Blasté
Texte de Sarah Kane traduit par Jean-Marc Dalpé et mis en scène par Brigitte Haentjens. Une production Sibyllines présentée à l'Usine C jusqu'au 5 avril.
 


Source:
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 16:19


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13 mars 2008

 

«Blasté»  -  Épouvantablement  humain
 

Par 24 HEURES

 
 

2008-03-affiche
 



Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 

Source:
Article journal 24 Heures

 
 
 
 
 
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 13:15


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17 août 2007
 

Pas  de  temps  mort  à  l'Usine  C!
SAISON  2007-2008


Par 24 HEURES
 


Au cours de la saison 2007-2008, l'Usine C fera plus de place que jamais à la création avec huit nouvelles œuvres dont six qui seront présentées en première mondiale.........
 

... Au cours des prochains mois, des figures de proue du théâtre contemporain québécois et étranger feront vibrer les planches de l'Usine C avec des productions comme Othello, un classique de Shakespeare revu et corrigé par Denis Marleau; Homme sans but, la dernière création très attendue du Français Claude Régy avec Bulle Ogier et Jean-Quentin Chatelin; Histoire de Marie avec Sophie Clément dans le rôle titre; et «Blasté», une mise en scène de Brigitte Haentjens qui réunira Céline Bonnier, Roy Dupuis et Paul Ahmarani...
 

Source:
 

 


               
 

30 octobre 2007



Théâtre: Brigitte  Haentjens  reçoit  le  prestigieux  prix  Siminovitch
 


TORONTO - La metteure en scène montréalaise Brigitte Haentjens s'est vu décerner un important prix de théâtre lundi - ce qui ne l'a pas empêchée de travailler toute la matinée à Montréal avant de s'envoler en après-midi pour recevoir le Prix Siminovitch, à Toronto.


Mme Haentjens avait en effet prévu une répétition pour la pièce «Blasté», de Sarah Kane, qui mettra en vedette Roy Dupuis, Céline Bonnier et Paul Ahmarani. Puis elle a pris l'avion pour la ville-reine, où on lui a remis son prix de 100.000$, le plus richement doté des prix de théâtre au pays...
 

Source:





Photo:
http://www2.bmo.com/news/article/0,1083,contentCode-7017_divId-4_langId-1_navCode-116,00.html



 

La femme de théâtre Brigitte Haentjens a reçu hier soir, à Toronto, le Prix Siminovitch 2007. La distinction salue 30 ans de contribution ininterrompue à l’avancement du théâtre au Québec et au Canada de sa part. Elle lui est conférée trois jours après que l’École nationale de théâtre lui eut décerné le Prix Gascon-Thomas, sensiblement pour les mêmes raisons...
 

Présentement, Mme Haentjens est fort occupée. En plus de recevoir des prix, elle travaille à son premier Sarah Kane, «Blasté», qui devrait prendre l'affiche en mars et qui mettra en vedette pour une très rare fois sur une même scène, Céline Bonnier et Roy Dupuis que l'on n'a pas vu au théâtre depuis des lunes. Le travail en répétition est déjà amorcé. Plus que quatre mois et demi avant qu'elle nous explose le coeur encore...
 

Source:
Le Devoir
 



 
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:03


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TRUE  WEST  en  bref


«True West» est une pièce de l'américain Sam Shepard, traduite par Pierre Legris, et mise en scène par Brigitte Haentjes qui dirige ici Roy Dupuis pour la troisième fois.


La troupe se produisit à la NCT (Nouvelle Compagnie Théatrale, salle Denise Pelletier) du 18 janvier au 17 février 1994.
 

Interprétation:

LeeRoy Dupuis

Austin: Norman Helms

Saul Kimmer: Brian Dooley

La mère: Janine Sutto


____________________________________________________________________

 

 



27 avril 1993
 
 
Théâtre - Le  vent  souffle  du  côté  de  la  NCT
 

Par Robert Lévesque
 


À certains moments, pour des raisons qui doivent un peu au hasard et beaucoup au travail, un théâtre parmi les autres ressort de l'ensemble et semble avoir un bon vent dans les voiles. Aujourd'hui ce vent souffle du côté de la Nouvelle Compagnie Théâtrale.
 

Brigitte Haentjens, qui a pris la succession de Guy Nadon à la direction artistique, a réussi en une saison le difficile sauvetage de cette compagnie où tout allait à vau-l'eau après les trois échecs artistiques de la saison Nadon, suivis de la démission fracassante du comédien qui n'a passé qu'un an et demi à la barre de ce théâtre...
 

... La saison prochaine pourrait être aussi solide. Haentjens mijote une seconde équation universel-actuel en mettant à l'affiche à la fois Shakespeare et deux contemporains, Bernard-Marie Koltès (mort en 1989) et Sam Shepard...
 

... Après le Koltès, Haentjens met en scène la meilleure pièce de Sam Shepard, «True West».


Haentjens a l'art de créer l'événement et de composer ses affiches: pour ce Shepard elle a réussi à mettre sous contrat le comédien Roy Dupuis, la star du cinéma québécois qui est aussi et d'abord, ne l'oublions pas, un comédien de théâtre qui a souvent travaillé avec Haentjens (pour «Le Chien» de Dalpé, «Un Oiseau vivant dans la gueule» de Delisle).


Dupuis fera duo avec le comédien Norman Helms dans cette pièce sur deux frères dont l'un est scénariste et l'autre cambrioleur...
 


Source:
Archives Le Devoirwww.ledevoir.com

 

 
____________________________________________________________________

 
Photo:

http://premierrole.com/comediens/roy-dupuis-2/
 




14 janvier 1994
 

 
Roy  Dupuis  chez  Sam  Shepard
 

Par Robert Lévesque
 


Avec Scoop III et «True West», la rentrée télévision et la rentrée théâtre - deux mondes - se chevauchent chez Roy Dupuis, le comédien le plus connu du grand public parmi ceux qui sont sortis de l'École nationale de Théâtre dans les années 80.


Un comédien particulier, qui a ses preuves à faire, alors qu'il est déjà piégé dans la machine médiatique simpliste et agressive qui veut faire de lui un Brando (sans son Kazan...), un sexe symbole, ou rien de moins qu'un acteur-culte!
 

L'entreprise médiatique et commerciale grotesque échappe heureusement au monde plus honnête du théâtre où, là, Roy Dupuis, à 30 ans, est un comédien comme un autre, la Nouvelle Compagnie Théâtrale lui ayant proposé de jouer le rôle de Lee dans «True West» de Sam Shepard sans mettre en branle une opération particulière, sans soudoyer les rédactions (on me proposait une entrevue avec le comédien Norman Helms qui joue le rôle d'Austin à ses côtés!), sa gueule de star éberluée n'est pas sur l'affiche, et dans les Cahiers de la NCT aucun article n'est consacré à la «star».
 

Roy Dupuis a peu joué au théâtre: un spectacle en plein air avec des copains de l'École nationale, une tournée d'Harold et Maude avec Viola Léger, un Roméo au TNM avec une certaine balourdise, un rôle secondaire dans un Sam Shepard au Quat'Sous (Fool for Love), puis, sous la direction de Brigitte Haentjens qui le dirige maintenant dans «True West», il a connu ses deux meilleures performances à la scène avec Le Chien de Jean-Marc Dalpé à Fred-Barry et Un Oiseau vivant dans la gueule de Jeanne-Mance Delisle au Quat'Sous.
 

C'est au théâtre plus qu'à l'écran, et en particulier sous la direction de Haentjens, que l'on a vu Roy Dupuis doté d'une certaine «présence», d'un talent de comédien. C'est là, plus que dans ses films (Being at home with Claude et Cap Tourmente) où il joue gros et faux avec une diction molle et une présence floue, que Roy Dupuis pourra peut-être trouver sa forme, une nature, un état, et il y a fort à parier qu'il saura défendre ce personnage de Shepard, Lee, un bum qui débarque chez son frère universitaire et rangé planchant sur un projet de scénario, dans une pièce qui renouvelle l'universel combat des frères ennemis.
 

Sam Shepard est avec David Mamet l'un des deux plus intéressants dramaturges américains actuels (ils sont les successeurs des Albee, Williams, Miller, et de l'ancêtre O'neill). Il a écrit «True West» au début des années 80. John Malkovitch a défendu le rôle de Lee à Chicago. À New York, ce fut Dennis Quaid. À Paris, Richard Bohringer. À Montréal, Robert Toupin s'est cassé la gueule dans une production ratée, au Rialto il y a quelques années (sous le titre Une vraie vue).


À la NCT la semaine prochaine on assistera donc à sa véritable création au Québec...
 

... Avec une quarantaine de pièces, dont seules trois ont été produites à Montréal (Fool for LoveA Lie of the Mind et «True West»), Sam Shepard, aussi acteur (The Right Stuff) et scénariste (le Paris,Texas de Wenders), beau et doué, a produit une oeuvre percutante qu'hélas les théâtres québécois n'ont pas vraiment fait retentir.
 

Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com
 

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26 janvier 1994
 

Théâtre - Oui,  Roy  Dupuis  est  bon!  (mais  il  est  le  seul)

«True  West»  de  Sam  Shepard  n'est  pas  vraiment  là  sur  la  scène  de  la  NCT



Par Robert Lévesque



Eh bien oui, il est bon, Roy Dupuis. Le problème, c'est que dans  «True West», il est le seul à l'être; le seul à avoir une présence en scène, et même une certaine grâce dans le geste, dans la dégaine, qui fait oublier, lorsque c'est à lui, la pesanteur et les errements incroyables d'une mise en scène superficielle qui dessert la pièce de Shepard au point de la rendre insuffisante, apparemment simpliste.


 

Brigitte Haentjens sait bien mettre en confiance ce comédien naturel qu'est Roy Dupuis, et sous sa direction, voilà un comédien très exceptionnel, dont on saisit les intentions du personnage et dont on entend fort bien le texte (contrairement à ce qu'on dit...), mais dans cette production de la pièce de Shepard on dirait que le travail de Haentjens s'est limité à entraîner cet acteur, aux dépens de la compréhension de la pièce.


Dupuis entre en scène, avec un long riding-coat, sa gueule de poussière, sa bière fraîche, et dès sa première colère, son lancer de la canette, on croit au personnage, qui revient du désert. Dupuis est un vrai acteur. Mais il y a quelque chose qui ne fonctionne pas du tout dans cette mise en scène de «True West», et qui devient évident dès que l'affrontement entre les deux frères va se préciser.
 

Il s'agit, pour comprendre, et je vous l'explique, d'un affrontement sans merci entre deux frères, d'une négociation serrée et tragique. L'un, Lee, est un vagabond qui vit de vols, qui erre, qui traverse le désert du Mojave, et qui ce jour-là débarque dans la maison familiale (le père, alcoolique, est parti depuis longtemps, la mère est en voyage en Alaska) et tombe sur son frère, Austin, qui s'est installé dans le bungalow californien le temps d'écrire en paix un scénario de film, longuement négocié avec un producteur. 


Austin est le gars qui a réussi, un gars qui fonctionne dans l'univers dépeint par Altman dans ses films sur Hollywood. Un gars qui l'a. Lee est le perdant. Le gars qui ne l'a pas. Et toute la pièce va devenir une sorte de transfiguration, une rencontre de miroirs, où Austin perdra l'assurance qu'il affichait, et Lee la détresse qu'il traînait. Lee propose des idées de film, il va intéresser le producteur qui vient voir Austin, un producteur qui va faire confiance à Lee.


Tout est là. Dès ce moment, Lee et Austin vont l'un l'autre se mettre en état de siège. Lee voudra être sûr que Austin va l'aider à écrire ses idées, ce dont il est incapable. Et Austin va vouloir contrôler Lee, ne pensant qu'à s'en défaire pour sauver le plus possible de son estime de soi, de sa figure de gagnant.


La pièce se termine dans une apocalypse sans vainqueurs...
 


Source:
Archives Le Devoir -  www.ledevoir.com





 
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 19:18


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La pièce «Un Oiseau vivant dans la gueule», écrite en 1987 par la Québécoise Jeanne-Mance Delisle, fut mise en scène par Brigitte Haentjes pour prendre l'affiche le 21 janvier 1990 au Théatre de Quat'Sous de Montréal.


Présentée au Festival de théâtre des Amériques de Montréal en avril 1987 (ce qui lui valut le Prix du Gouverneur général du Canada), la pièce fut par la suite traduite en anglais par Yves Saint-Pierre sous le titre «A Live Bird in Its Jaws» [Nuage Éditions - 1992] et jouée non seulement à Toronto en 1991 mais aussi en Écosse.
 
 
 




UN  OISEAU  VIVANT  DANS  LA  GUEULE
 

Violente et troublante, elle tourne autour de trois personnages: Xavier (Luc Picard), l'amant d'Hélène (Paule Baillargeon), qui est également épris d'Adrien (Roy Dupuis), son frère jumeau. L'éternel triangle amoureux... 

Réunis dans une maison isolée en Abitibi, Hélène, accompagnée de Xavier, est venue terminer l’écriture d’une pièce de théâtre. Adrien rejoint son frère pour aller à la chasse. À mesure que la pièce progresse, Adrien sert de détonateur, attirant sexuellement à la fois Hélène et Xavier. La femme et les deux hommes mettent à nu une relation amoureuse ardente et dévastatrice...

Le conflit se dissout dans le sang avec la mort des deux frères qui s’entre-tuent devant leur maîtresse.
 



1990-uovdlg-Yves-Richard

 
«Et la performance la plus étonnante est à mon avis celle de Roy Dupuis qui tient là un rôle révélant enfin sa pleine mesure. Le torse bombé, la voix tendue comme un arc, le regard ensorcelé, il apporte au personnage amoral d’Adrien juste ce qu’il faut de beauté maléfique.» 

(Gilles Lamontagne, journaliste de La Presse


Source: 
Extrait du livre «Dans les peaux de Roy Dupuis»
Par Danièle St-Denis [Éditions Stanké, octobre 2004] 




 
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