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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 16:44


27 janvier 2007

ROY  DUPUIS
À  la  défense  de  Mère  nature



 


Par David Patry



À l’image des rivières qu’il protège, Roy Dupuis est une force tranquille. D’ordinaire peu bavard, l’homme s’est ouvert et a accepté de dévoiler humblement sa philosophie de vie, empruntée à la sagesse des peuples autochtones, qui l’inspire et lui donne l’énergie de continuer son combat en faveur de l’environnement.


Né en Ontario, Roy Dupuis a grandi à Amos, en Abitibi, berceau de la rivière Harricana. Il y a habité jusqu’à l’âge de douze ans. En traversant un boisé, il pouvait se rendre à pied dans le village voisin de Pikogan, un hameau algonquin. Dans sa tendre enfance, il a donc développé un lien particulier avec les rivières et avec les Premières Nations.


Mais ce n’est que plus tard que ces liens se sont concrétisés. Approché par l’organisme
«Adoptez une rivière» pour son statut de vedette et sa visibilité auprès des médias, Roy Dupuis a commencé à s’informer et à parler à des spécialistes de la question environnementale et énergétique. «J’ai appris beaucoup, et je me suis dit que la meilleure façon de faire entendre ces gens-là, c’était de m’impliquer encore davantage», dit-il. C’est ainsi qu’il est devenu cofondateur de la Fondation Rivières. Certaines personnes ont critiqué son implication, prétextant qu’il prêtait son image à une cause et empêchait ainsi d’aller de l’avant avec des projets dont le Québec «ne peut pas se passer».


Mais Roy Dupuis a fait ses devoirs. Son implication dépasse le prêt de son image et de sa voix auprès du public. Lorsqu’il parle des rivières, il cite des spécialistes. Il assure aussi rester à l’écoute des arguments de ceux qui font la promotion des projets hydroélectriques. «Mais personne n’a encore réussi à me convaincre», atteste-t-il.
 

Une  culture  méconnue
 

Dans son combat, il a effectué des visites dans des villages amérindiens, notamment chez les Cris. Ce qu’il a appris sur leurs croyances et leur mode de vie l’a impressionné. La méconnaissance que les Québécois entretiennent envers les Premières Nations l’a frappé en plein visage. «On paie des billets d’avion pour aller voir d’autres civilisations à l’autre bout du monde, alors qu’il y en a une juste à côté de nous», remarque Roy Dupuis.
 

L’homme n’a eu aucune difficulté à s’identifier à la philosophie de vie des peuples autochtones. À commencer par leur relation avec la nature qui se résume en une phrase: on n’hérite pas la terre de ses ancêtres, on l’emprunte plutôt à nos enfants. 
«C’est fort, quand on y pense. Nous on croit qu’on hérite de la terre, mais c’est une illusion qu’on se fait, et on y croit. Qu’on l’emprunte, ça veut dire qu’elle ne nous appartient pas, qu’elle appartient aux générations futures. Et tout ce qu’on fait a une incidence dans le futur», souligne-t-il.
 

Une      philosophie
 

C’est cette pensée que Roy Dupuis garde en tête lorsqu’il se bat pour sauvegarder les rivières du Québec. Plus qu’un simple combat ponctuel, il pense que c’est toute notre façon de penser qu’il faut changer. Notre philosophie aurait avantage à s’inspirer de la sagesse amérindienne. «Trop souvent, on dissocie l’homme de la nature. On parle souvent du combat de l’homme contre la nature, de l’homme qui modifie son habitat. Alors qu’en fait, on fait partie de la nature. Tant qu’on n’arrivera pas à respecter la nature, on ne se respectera pas nous-mêmes», insiste-t-il.
 

Changer  les      choses
 

Pour changer les choses, Roy Dupuis avance une solution originale. Pourquoi ne pas instaurer une période dédiée au retour à la nature dans notre système scolaire? «Les jeunes pourraient passer une semaine en nature, mais pas dans les Laurentides, une semaine sur une rivière vierge, s’il en existe encore, pour apprendre ce que vivaient nos ancêtres et voir ce que ça signifie vivre dans la nature à l’état sauvage.» D’après Roy Dupuis, au contact d’une rivière qui coule tranquillement, en communiant avec la nature, les jeunes générations comprendront d’où ils viennent et où ils s’en vont.
 

Sur  le  pied  de  guerre
 

Quand Québec a annoncé qu’il allait de l’avant avec son projet de détournement de la rivière Rupert, Roy Dupuis avait la mine basse: la Fondation Rivières venait d’essuyer un échec. 
«D’une certaine façon, concède Roy DupuisMais la réalité, c’est que la rivière n’est pas encore détournée.» En d’autres mots, Fondation Rivières a perdu une bataille, mais pas la guerre. D'abord, Roy Dupuis dresse un constat positif sur les actions prises par la fondation dans ce dossier. «Ce qu’on fait n’est pas inutile. Les médias sont mieux informés», indique-t-il.
 

La  lutte  continue
 

Le fait que le lancement du projet ait été devancé témoigne aussi d’une certaine inquiétude, affirme Roy Dupuis
De plus, le projet devait coûter au départ quelque quatre milliards de dollars. Le gouvernement l’estime maintenant à cinq milliards. Mais selon la Fondation Rivières, il faut plutôt parler de six milliards de dollars. «À ce prix-là, ça revient plus cher que l’éolien. Même cet argument-là (que l’éolien est trop cher) ne tient plus», soutient Roy Dupuis.
 

La fondation estime également que la majorité des Cris sont défavorables au projet. Ils ont bien signé la Paix des Braves, mais le détournement de la rivière était noyé dans un immense dossier. «Présentement on est un peu à la remorque des Cris. Ça brasse chez eux. Le projet les a beaucoup divisés», dit Roy Dupuis, qui affirme que la fondation n’a pas dit son dernier mot...
 

Source:
Le Journal de Montréal
 



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Published by Michèle - dans Roy Dupuis et la Fondation Rivières
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 16:25


12 - 14 janvier 2007

 

ROY DUPUIS
, dans son rôle de coprésident de la Fondation Rivières, a lancé un cri d’alarme hier, après que le premier ministre Jean Charest eut officialisé le début des travaux de 5G$, comprenant la dérivation partielle de la rivière Rupert, pour le projet hydroélectrique Eastmain-1-A



2007-01-Metro-Ml-2


Lancement  du  projet  Eastmain-l-A 

Rentable  économiquement,  contesté  écologiquement
 

LE PREMIER ministre Jean Charest et Hydro-Québec ont finalement annoncé à Montréal, hier, le début des travaux du vaste projet hydroélectrique de 5 G$ Eastmain-t-A. Le projet comprend la dérivation partielle de la rivière Rupert vers le nord, la construction de la centrale Eastmain-1-A, puis celle de la centrale de la Sarcelle.
 

Une  place  aux  Cris


Les Cris se verront octroyer des contrats d'une valeur d'au moins 240M$, a précisé le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil. 
Le grand chef du Grand conseil des Cris, Matthew Mukash, a avoué ses «sentiments partagés» face à ce projet. En tant qu'autochtone attaché à ses terres, à ses rivières, il se dit «triste», mais il faut également admettre que le développement électrique et la Convention de la Baie James ont stimulé la croissance économique dans la région, a-t-il fait valoir.
 

De  nombreux  mécontents


Les opposants au projet, des écologistes et des membres de la communauté Crie opposés à la dérivation de la Rupert, sont nombreux. Anne-Marie Saint-Cerny, de la Fondation Rivières, demande carrément «un moratoire pour que des alternatives soient étudiées avant de tout saccager». Ces solutions de rechange seraient par exemple l'éolien ou les économies d'énergie, suggère-t-elle.
 

Le comédien Roy Dupuis, coprésident de la Fondation Rivières, a plaidé la même cause. «Aujourd'hui, on ne peut plus se permettre d'empiéter sur l'environnement à moins que ce soit absolument nécessaire. Et ce n'est vraiment pas le cas avec la Rupert», a-t-il dit. 
«Hydro-Québec, c'est nous autres. Notre gouvernement, c'est nous autres aussi. Donc, c'est nous autres qui détournons la Rupert, qui est un joyau.»
 

Daniel Green, du Sierra Club, n'y est pas allé par quatre chemins, affirmant que l'hydroélectricité au Québec, à cause de la contamination au mercure, n'est pas propre. L'hydroélectricité, par les grands réservoirs, pollue l'eau, pollue le poisson et pollue les gens qui mangent ce poisson.» (PC)
 

Le  projet  Eastmain-l-A


- la mise en service des différentes phases du projet débutera à la fin de 2009 pour se terminer durant les derniers mois de 2012. 

- 4000 travailleurs seront affectés à ce projet 

- La production hydroélectrique des deux centrales équivaut à la consommation de 425.000 clients résidentiels. 

- L’énergie ainsi produite le sera à un coût de 5,1 cents le kilowattheure.
 

 

Source:
Article Journal Métro/W-E 

 
 

Pour  une  consultation  facile  et  rapide,  je  vous  invite  à  naviguer  soit  par 
 Catégories,  soit  par  la  page  PLAN  DU  SITE. 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 16:05


4 novembre 2006
 
La  Fondation  Rivières  décidée  à  faire  tomber  des  barrages

Par Ariane Lacoursière



La construction de 30 barrages hydroélectriques privés menacera autant de rivières québécoises dès l'an prochain. Mais la Fondation Rivières, qui tenait sa soirée bénéfice annuelle hier soir, n'a pas l'intention de rester sans rien faire.
 

«Nous avons déjà réussi à stopper l'implantation de 33 barrages privés, nous le ferons encore une fois», prévient le cofondateur et directeur de l'organisme,
Michel Gauthier. «D'autant plus que ces ouvrages ne sont pas nécessaires. Ils ne font qu'augmenter l'offre d'électricité, mais nous n'avons pas plus de demande», affirme l'autre fondateur de l'organisme, Alain Saladzius.


Pour cette troisième soirée bénéfice en quatre ans d'existence, la Fondation Rivières avait invité plusieurs personnalités publiques. Marc Déry, Paul Piché, Geneviève Brouillette, Emmanuel Bilodeau et le coprésident de l'organisme, Roy Dupuis, étaient du nombre.
 

Yann Perreault, qui parraine la rivière l'Assomption depuis deux ans, y était également. Il a offert une prestation aux quelque 300 personnes présentes. Il a d'ailleurs tenu à féliciter les artistes qui s'étaient déplacés: «Il y a une mode présentement de critiquer les artistes engagés. On dit qu'ils font ça pour se faire voir. Moi, je leur dis de continuer. Épouser une cause demande beaucoup de temps et d'énergie. On ne fait pas ça pour être populaire.»
 

Depuis la création du programme «Adoptez une rivière» par la fondation, plusieurs personnalités publiques ont décidé de se porter à la défense des 4500 rivières de la province. Ils sont aujourd'hui près de 100 artistes engagés dans cette cause.
 

Selon les estimations de
Michel Gauthier, environ 20.000 $ devaient être récoltés hier soir. Un objet ayant appartenu à Roy Dupuis, mis à l'encan, devait contribuer à ces recettes. «Je pense qu'on va avoir 10.000 $ pour ça», prévoyait Michel Gauthier en début de soirée.
 

Selon lui, les sommes amassées seront plus que nécessaires, car la lutte pour la préservation des rivières est encore longue. La pollution agricole et les projets de barrages menacent les cours d'eau. «En plus d'enlever des attraits touristiques aux régions, cela met en péril plusieurs espèces végétales et animales du Québec», dit-il.
 

La publication cette semaine d'un rapport favorable à la dérivation du fleuve Rupert à la Baie-James est un autre exemple de bataille à mener. «C'est le projet le plus destructeur de l'histoire d'Hydro-Québec. Près de 85 % de l'eau sera détournée sur une distance plus grande que celle qui sépare Montréal et Québec», illustre
Alain Saladzius.
 

L'acteur Roy Dupuis a quant à lui précisé que la bataille n'est pas finie: «Trois villages Cris affectés par ce projet tiendront des référendums dans les prochaines semaines. Ce n'est pas parce qu'un comité dit qu'un projet est bon qu'il se fera automatiquement», affirme-t-il.
 

Roy Dupuis
, qui appuie la Fondation Rivières depuis sa création, a répété que le but de l'organisme est d'inciter la population à «arrêter d'empiéter sur la nature à moins que ce ne soit absolument nécessaire»«J'aimerais aussi que le Québec devienne un exemple à suivre dans le monde pour sa conscience écologique. Je suis optimiste. On va y arriver», a lancé l'acteur.
 

Source:
La Presse
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 15:22


4 octobre 2006


OPINIONS


Roy Dupuis

Paul Piché, 
Yann Perreau



Beaucoup de rivières auraient pu être protégées et mises en valeur avec le budget de l’actuelle campagne de publicité d’Hydro-Québec.


Hydro-Québec lançait récemment une campagne publicitaire visant à se montrer sous un jour écologiquement responsable: «Notre choix est clair. Notre choix est vert».
 

L’envergure de cette campagne nous amène à nous questionner sur la somme que notre société d’État a investi dans celle-ci. Combien de milliers de dollars ont été dépensés? Combien de rivières aurait-on pu protéger et mettre en valeur avec un tel budget? On aimerait mieux les voir agir vert plutôt que de parler vert.
 

Le nom d’Hydro-Québec est déjà sur les affiches culturelles partout au Québec, à Montréal et en régions. Ne pourrait-on pas aussi voir ce nom associé à la protection des rivières? Ne serait-il pas mieux d’utiliser cet argent pour développer des parcs en régions et investir dans l’efficacité énergétique, afin de protéger les rivières et créer de l’emploi?


Une des publicités parue dans un quotidien nous montre, en arrière-plan, une chute à son état naturel; à l’avant-plan, un jeune musicien adolescent, guitare en bandoulière et tenant bien haut une fiche pour brancher sa guitare; en bas, coin gauche, se trouve une prise de courant sur un rocher devant la chute. Le pendant télévisé de cette pub nous montre la chute qui s’active dès lors que la guitare est branchée.
 

Hydro-Québec y parlait pourtant de «développement» hydroélectrique. Où est donc le barrage? Ce n’est pourtant pas avec une chute qu’on produit de l’électricité, mais bien avec le barrage– un mur de ciment – qui aura été construit à même la chute, en la faisant disparaître.
 

Le jeune adolescent devant cette chute bucolique est-il justement là à attendre patiemment qu’on exploite cette rivière sauvage? Est-il trop centré sur son art pour se questionner sur ses choix énergétiques? Il n’est pourtant pas de la génération de Québécois affligés du syndrome du castor qui, au son de la rivière, sont pris d’un urgent besoin de faire couler le béton! Nous sommes plutôt portés à croire que ce jeune, s’il représente sa génération, sera de ceux qui vont au front pour changer la vision du développement au nom duquel on a déjà trop harnaché de rivières.
 

Nous croyons dans le développement économique du Québec et nous croyons que le Québec peut s’enrichir en vendant son énergie à fort prix sur les marchés extérieurs. Mais nous ne voulons pas que ce soit en faisant la promotion de projets hydroélectriques dont les impacts sociaux et environnementaux sont camouflés.
 

Il est irresponsable qu’une société d’État dépense les deniers publics pour une campagne publicitaire «nous sommes beaux - nous sommes gentils » alors que l’heure est à l’examen des impacts de nos méthodes de production d’énergie et de nos habitudes de consommation. Tant qu’une attention particulière ne sera pas donnée à l’économie d’énergie en y mettant des incitatifs financiers réels, la société d’État Hydro-Québec ne pourra pas vendre à fort prix sur les marchés extérieurs les économies d’énergie réalisées par les Québécois.
 

Pour ce qui est de l’éolienne dans la campagne publicitaire, on comprend le besoin d’Hydro et du gouvernement de se refaire une image, mais ce n’est pas Hydro-Québec qui développe ce créneau, c’est présentement une production privée, développée à la «va-comme-je-te-pousse» et qui rapportera d’abord des bénéfices au secteur privé.


Alors la générosité d’Hydro-Québec d’offrir gratuitement de la promotion aux producteurs d’éolienne apparaît déplacée quand on sait tout ce qui pourrait être réalisé pour protéger l’environnement avec ce budget.
 

Mensonges ou demi-vérités que ces publicités? À vous de juger.


***********************


Les auteurs sont porte-parole de la 
Fondation Rivières.
 
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 15:04

2006-05-Journal-Vert-2


Printemps 2006
 

LA  MISSION  DE  
ROY  DUPUIS
Le héros de la croisade des rivières contre les harnacheurs


Par 
Jean Serge Turcot
 


Porte-parole de la 
Fondation RivièresRoy Dupuis s'est découvert depuis quelques années une vocation écolo-sociale, et les gouvernements qui s'imaginent faire ce qu'ils veulent une fois élus, devront compter avec la force médiatique de celui qui a incarné en Maurice Richard la révolte d'un peuple. Ce peuple qui oubliait son aliénation dans ce jeu de rôles, qu'est le hockey. Ils auront affaire avec l'inoubliable Ovila, sur qui ont fantasmé des millions de femmes - et quelques hommes sans doute - des Filles de Caleb. Sa façon de jouer, - physique, presque animale - disent les critiques, approuvés en cela par nombre de metteurs en scène ainsi que les comédiennes qui ont partagé avec lui un plateau de tournage, emporte l’adhésion du public.
 

Avec 
Roy Dupuis sur l


a scène des barrages, les administrateurs d'Hydro-Québec n’ont qu'à bien se tenir. Le beau Roy risque de mobiliser tout le Québec féminin. Comme le disait sa partenaire dans NikitaPeta Wilson: «Il est très dominant; lorsque je ne pouvais accepter certaines choses, il me prenait la main, me regardait droit dans les yeux et me survoltait (grounded)».


Le chargé du casting pour la série 
Nikita le décrit quant à lui comme «un secret bien gardé, une combinaison inusitée de machisme mâle à la Mel Gibson combiné à la grâce romantique d'un Brad Pitt». Bref, si Jean Charest s'entête à harnacher les rivières, il devra tout d'abord se défaire de l'emprise de l'étalon des Filles de Caleb.
 

Dans une lettre récente au premier ministre, le comédien n'a pas hésité à demander carrément de stopper le développement de petites centrales privées sur les grandes rivières du territoire québécois. Selon lui, des promoteurs veulent ni plus ni moins s'approprier les richesses collectives que sont les rivières, et n'hésitent pas pour ce faire à acheter le consentement des élus locaux afin de réaliser leurs projets. C'est ainsi que dans le cas du projet de centrale privée de 40MW sur la rivière à saumon Magpie, sur la Côte-Nord, le promoteur Hydromega Services et le groupe Aecon (Laval) ont offert secrètement 300.000$ à la municipalité en échange de son appui. Au moins sept projets de barrages d'une puissance de moins de 50MW sont en phase d'évaluation. Le projet sur la rivière Trois-Pistoles, présenté par Gestion-Conseil SCP était en 2001 actionnaire de Grade Trois-Pistoles, avec comme associés l'homme d'affaires Jean-Marc Carpentier et André Boulanger, président d'Hydro-Québec Distribution depuis juillet 2003 et auparavant vice-président de Gaz Métropolitain. Le projet de la rivière Batiscan, qui a été contesté jusqu'en Cour Suprême, doit passer à travers d'éventuelles audiences publiques avant d'obtenir l'approbation gouvernementale. Un autre projet, celui d'Axor à Saint-Adelphe, et qui vise à transformer 13 km de cours d'eau en réservoir hydro-électrique, a vu le chanteur Paul Piché venir appuyer le groupe de citoyens qui s'y sont opposés. Il y a également les deux projets des autochtones de la bande innu de Betsiamites, sur la rivière Sault-aux-Cochons, à la hauteur de Forestville. Rappelons que la tête de cette rivière a déjà été détournée vers les turbines de Bersimis, derrière la réserve.
 

Selon
Alain Saladzius, président de la 
Fondation Rivières, le projet de la Magpie contrevient à la Politique nationale de l'eau, élaborée sous l'ancien patronage du chef actuel du Parti Québécois, André Boisclair, et il faudrait démolir l'ancienne centrale d'Hydro-Québec afin de faciliter la remontée des saumons dans ce qui est considéré comme l'un des plus beaux sites de kayak et de rafting.
 

UN  SAUVAGE?
 

Roy Dupuis
 a la réputation de quelqu'un qui ne parle pas beaucoup... et qui ne veut ni n'aime parler de lui. Il donne ses rendez-vous aux représentants de la presse chez son agent, Hélène Mailloux, qui veille au grain...


Georges Privet, qui l'a interviewé pour le magazine 
Elle Québec, mentionne que la vedette (Roy, pas Mailloux) est «une montagne de contradictions.» Ainsi, à l'exemple d'autres artistes qui ont épousé une cause, il consent à jouer le jeu et admet sans ambages que la Fondation Rivières vit des objets (photos des séries et de films, T–shirts, etc...) qu'il autographie et qui sont vendus afin de procurer le financement nécessaire. Bref, la vedette qui refuse souvent de répondre à des questions qualifiées de «personnelles» ne ressent aucune gêne à jouer sur son charme personnel et sur le mythe attaché à sa personne afin de procurer des fonds à la fondation dont il est vice-président.
 

Pas un mot donc sur ses séances de psychanalyse, sur ses ruptures dont celles avec l'alcool et les drogues, de même que sur sa dernière passion: la voile (il s'est acheté un voilier). Pas un mot non plus sur sa maison à la campagne, qui date de 1840 et est située quelque part «près de la frontière américaine», et qu'il partage avec la femme de sa vie: 
Céline Bonnier, autre membre de l'écurie Mailloux. Ce fils de commis voyageur, d'Amos en Abitibi, aurait été joueur de hockey si l'arrivée en ville à l'âge de 14 ans n'avait pas changé sa vie, s'il n'était pas entré à l'École nationale de théâtre en remplaçant à pied levé l'ami d'une copine lors d'une audition. Il a depuis finalement incarné des personnages stéréotypés, lesquels ont peu à peu façonné l'image publique de son propre personnage: Maurice Richard, Alexis Labranche, dans Un Homme et son Péché, Ovila dans Les Filles de Caleb. Et quoi de mieux que le regard hypnotique de ces yeux bleus verts pour ce nouveau rôle de celui de défenseur de grandes rivières sauvages et tumultueuses...
 

Il est de plus en plus courant que des artistes se mobilisent pour une cause. Marcel Leboeuf milite pour la santé mentale, Dan Bigras appuie le Refuge des jeunes, Luc Picard Amnistie International, Chantal Fontaine combat la violence conjugale, Serge Postigo parraine le Chaînon! Céline Dion la fibrose kystique etc... Mais, l'engagement de certains artistes est parfois considéré par certains comme discutable comme c'est le cas au Canada de Brigitte Bardot, Pamela Anderson et Sir Paul McCartney dans le cas de la chasse aux phoques, de Clémence Desrochers qui s'est élevée contre les «maudits condos» du Mont-Orford et de Richard Desjardins qui a soulevé une véritable vague de fond contre l'exploitation abusive des forêts, véritable tsunami médiatique dont la fureur ne se dément pas et qui a été récupérée par les compagnies qui viennent d'obtenir près d'un milliard de dollars pour les aider à traverser la «crise»...


Roy Dupuis
, lui, a eu droit aux honneurs du quotidien La Presse. Dans son éditorial, Alain Dubuc n’y est pas allé avec le dos de la cuiller: l’action de la Fondation Rivières, écrit-il, «repose lourdement sur l’image de Roy Dupuis» et il trouve déplorable que si certains artistes parrains de rivières gagnent et que tous ces projets sont abandonnés, voilà «un showbusiness qui nous coûterait très cher»...
 

Alors qu'en entrevue avec le 
Journal VERTRoy parle surtout de sensibiliser la population à d'autres formes d'énergie: «Les technologies alternatives existent, dit-il, appuyé en cela par Jean-François Blain, analyste en ressources énergétiques pour la Fondation Rivièresl'éolien, le solaire et surtout les économies d'énergie»...


Bien sûr, il admet que son rôle principal est bien sûr, de 
«faire passer le message», mais que, c'est une longue bataille «qu'on n'a pas le choix de mener». Et qu'à tout prendre, «c'est sa façon à lui de rendre quelque chose à la société québécoise.»



Source:
Article Journal VERT
 

2006-Journal-Vert
 

 
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Published by Michèle - dans Roy Dupuis et la Fondation Rivières
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 13:54


18 - 24 mai 2006


2006-05-Roy-Rupert
«Hydro-Québec  s’apprête  à  détourner  la  rivière  Rupert,  une  des  dernières  grandes  rivières  vierges  du  monde  –  qu’on  devrait  d’ailleurs  plutôt  qualifier  de  "fleuve",  puisqu’elle  se  jette  dans  une  mer  (la  baie  James).»


Par Michel Vézina
 


«C’est un endroit magnifique, accessible à tous, pas seulement en avion ou en hélicoptère, mais en “char”
,
 s’exalte Roy DupuisIl faut réussir à préserver ça... C’est une richesse incroyable!»


Certains reprochent aux écologistes d’être contre le progrès économique, contre la richesse. On leur reproche même d’aborder l’écologie comme une nouvelle religion. Roy Dupuis serre les dents... «Ça ne peut pas être une religion, c’est basé sur des faits, pas sur une croyance.»
 

Le porte-parole, vice-président et cofondateur de 
Fondation Rivières raconte que, «au départ, on ne s’intéressait pas aux projets d’Hydro-Québec. On était concentrés sur l’aménagement des petites rivières par l’entreprise privée. C’est à partir du moment où on a vu la Rupert dans toute sa splendeur qu’on a décidé de mettre le pied dans le nid de guêpes qu’est ce dossier-là. On est allés rencontrer des chefs Cris, parce que ça fait 12.000 ans qu’ils habitent sur les rives de la Rupert. On leur a demandé s’ils étaient d’accord pour qu’on se manifeste contre le projet. Ils ont dit oui. On a alors appliqué le mandat de la fondation dans toute sa simplicité: avant de saccager une rivière, est-ce qu’on s’est demandé s’il y avait autre chose qu’on pouvait faire?»


Mais le mandat de Fondation Rivières est-il strictement lié à la question de l’énergie? La question de l’eau représente une problématique extrêmement vaste.


Jean-François Blain
(
JFB), consultant en matière d’énergie pour Fondation Rivières répond: «Nous nous intéressons à tous les enjeux liés aux rivières: les conflits d’usage, les contaminations agricoles et industrielles... Mais le défi principal auquel la fondation fait face au Québec, c’est l’exploitation hydro-électrique. C’est l’usage le plus compromettant, avec l’agriculture.»


Roy Dupuis
«Et si on en vient à être assez organisés pour s’occuper des problèmes agricoles, vous pouvez être sûr qu’on va s’en occuper! On s’attaque d’abord aux problèmes les plus urgents...»
 

Le plus urgent, selon la fondation, est donc lié aux problèmes d’énergie? Hydro-Québec dit par contre que le projet de la rivière Rupert est essentiel et viable...


Roy
«D’abord, il faut bien comprendre que nous ne sommes pas “contre” Hydro-Québec. Nous avons un préjugé favorable qui est clair et indéfectible en la propriété et la gestion publique des ressources. Pourquoi fait-on ça alors? On demande d’abord pourquoi produire plus d’électricité? Pour notre bien-être? D’accord. Utilisons alors les technologies disponibles pour promouvoir la diminution de la consommation plutôt que le développement de la consommation d’énergie. Faisons un meilleur usage de l’énergie que nous produisons.»
 

Les tenants du projet de la Rupert vous reprochent de ne pas proposer de solutions de rechange...


Roy
«On propose de nouvelles façons de bâtir! Et un des bons exemples, c’est le Cégep de Saint-Hyacinthe. Ils ont investi près de 900.000$ pour rendre leur bâtiment moins énergivore. En plus de créer de l’emploi, seulement l’année d’après, ils ont économisé 300.000$ sur leur facture d’énergie... soit 40% de leur facture précédente.

En trois ans, l’investissement va donc être couvert et, ensuite, ils auront 300.000$ par année de plus pour le bien-être de leurs étudiants... Cette énergie ainsi économisée, c’est 300.000$ de plus dans les bassins d’Hydro-Québec. Sur le marché extérieur, la Société d’État pourra faire 600.000$ en revendant cette électricité.

Des études montrent que l’économie d’énergie crée nettement plus d’emplois que la construction de barrages! On veut détourner la rivière Rupert pour produire 800 mégawatts alors qu’on pourrait décider de dépenser l’argent pour économiser 800 mégawatts, qu’on pourrait revendre au double du prix... La Rupert, ça va coûter au moins quatre milliards. Certains disent même peut-être six milliards... Avec un programme de restauration de bâtiments au Québec, c’est incroyable ce qu’on pourrait économiser.»


JFB
: «On est présentement assis sur le parc hydro-électrique le plus flexible du monde, en raison de ses réservoirs et de son réseau de transport. On est aussi le territoire géographique qui a le plus grand potentiel éolien inexploité du monde. Aucune entreprise sur la planète n’est aussi bien placée qu’Hydro-Québec pour faire le jumelage optimal entre l’éolien et l’hydraulique.»


Roy
«Les sociétés qui vont s’en sortir au XXIe siècle sont celles qui vont être en mesure de satisfaire leurs besoins primaires (alimentation, chauffage, habitation) avec le moins de ressources possible. Le véritable progrès, c’est ça. La partie de la richesse que tu ne gaspilles pas, tu peux la remettre en disponibilité pour payer la santé, l’éducation, le communautaire, la culture... Il faut donc libérer de l’énergie. Et on a les technologies pour le faire.»
 

Les écologistes parlent souvent du principe de précaution. Qu’en est-il exactement?


JFB
: «D’abord, il faut dire que le principe de précaution ne s’oppose absolument pas au développement; il pose la question de la finalité du développement proposé. Est-ce que c’est justifié, est-ce que c’est vraiment un besoin qu’on veut combler? Quelle est la meilleure option ou la meilleure combinaison d’options pour atteindre l’objectif? Si ce n’est pas le projet qui est sur la table, eh bien, c’en sera un autre! C’est ça, l’essence du principe de précaution...»


Roy
«Sauf que, trop souvent, la seule vraie raison qui justifie les projets, c’est le profit... Il ne faut pas se laisser piéger par les discours qui prétendent que les débats au Québec sont une opposition idéologique entre le développement économique et la protection de l’environnement. En fait, c’est un débat idéologique entre un modèle de développement économique qui est basé sur des intérêts particuliers et un désir d’appropriation des ressources qui inclut les considérations environnementales, sociales et économiques, compte tenu des urgences sociales et environnementales auxquelles nous faisons face au XXIe siècle. Il y a une nouvelle mode qui consiste à prétendre que les écologistes voudraient empêcher le développement. C’est faux. À partir du moment où les gens vont constater que l’économie d’énergie est rentable, que ça crée plus d’emplois que la construction de n’importe quel barrage, peut-être que les mentalités vont changer. On a été assez intelligents pour inventer l’éolien et la géothermie, il faudrait que ça serve».
 

Comment peut-on imaginer que l’économie d’énergie puisse être un projet économique rentable et viable?


JFB
: «Un kWh consommé au Québec en 2006 rapporte en moyenne 5,4 cents à Hydro Québec pour environ 1,2 cent de marge bénéficiaire sur les ventes au Québec. Ce qui veut dire 54 millions de dollars de revenus par térawattheure (TWh) (le Québec consomme autour de 180 TWh par année). Un TWh d’économie au Québec, ça veut dire une perte de revenus de 54 millions et une perte de bénéfice de 12 millions. Mais ce TWh gardé en stock derrière les barrages peut être revendu sur le marché privé et rapporter non plus 54 millions, mais bien 90 ou 100 millions de dollars, avec non plus une marge bénéficiaire de 12 millions, mais une marge de 40 à 50 millions de dollars par TWh. On attend quoi au juste? Cette joute économique est littéralement jetée dans l’ombre...»


Roy
«Le discours des gens qui sont au pouvoir et qui disent que les écologistes sont en train d’empêcher le développement est totalement dépassé. On dirait que ça arrange ceux qui sont au pouvoir... Ce sont les grosses compagnies qui tiennent les marchés et qui font tout pour que ça reste dans ce sens-là. On dirait que ça fait leur affaire de refuser le développement...»
 


Géothermie = économies


Le principe d’économie d’énergie le plus prometteur pour l’instant s’appelle la géothermie. Un principe somme toute assez simple. Il s’agit d’aller chercher de l’air dans le sol, soit dans un puits horizontal, soit dans un puits vertical, au moins à 30 mètres de profondeur. On transporte cet air toujours à environ 14 degrés par convection vers une thermopompe située en surface.
 

Roy Dupuis
 défend l’idée de la géothermie: «C’est carrément extraordinaire. Tu produis quatre unités de chaleur en moyenne pour une unité d’électricité, contrairement à un système de chauffage électrique ordinaire qui, lui, produit quatre unités de chaleur pour quatre unités d’énergie. Ça chauffe et, en plus, ça climatise! L’été, tu vas chercher de l’air frais dans le sol et, l’hiver, de l’air plus chaud... Imagine tous les bâtiments publics: les hôpitaux, les écoles, les édifices publics... C’est hallucinant à quel point on gaspille. Il est là le développement.»
 

Jean-François Blain, le consultant en matière d’énergie pour la Fondation Rivières va plus loin: «Avant de considérer la conversion d’un bâtiment à la géothermie, capable de subvenir aux besoins en chauffage ou en refroidissement des espaces pour environ 40% de toute la consommation électrique, il y a tout le potentiel du solaire qui est complètement inexploité: on aurait besoin d’une mise à jour du Code du bâtiment, aménagement et urbanisme, des normes d’orientation des bâtiments... Il y a de 15 à 20% des besoins énergétiques qui peuvent être évités sans même changer son enveloppe thermique, juste en orientant les fenêtres correctement sur les murs chauds et en ayant des fenêtres plus petites et plus résistantes sur les murs froids...


En construisant un garage adjacent à une maison sur le coin nord-ouest plutôt qu’ailleurs, on crée un effet tampon du côté des vents dominants les plus froids... Il faut déplacer une partie des besoins énergétiques en chauffage vers des avenues plus avantageuses, moins dommageables pour l’environnement.


Pour réaliser tout le potentiel d’économie d’énergie, il faut introduire des normes de captage solaire passif pour toute la construction résidentielle et commerciale, tous secteurs confondus. Il faudrait entreprendre un programme de conversion vers la géothermie. Mais pour que ça se réalise, il faut qu’un distributeur qui est en situation de monopole comme Hydro-Québec soit forcé de contribuer au financement initial nécessaire pour ces conversions-là. 
Sinon, 80% minimum des clients n’auront jamais le cash down pour réaliser l’investissement.»


Roy
: «Admettons qu’Hydro-Québec paye l’installation de ton système géothermique. Tu continues à payer la même facture électrique que l’année précédente tout en consommant de 30 à 40% de moins. Tu rembourses la contribution d’Hydro-Québec pendant que ta facture reste constante. Quand tu as fini de rembourser, tu profites à perpétuité de la réduction. Pendant qu’elle se rembourse intégralement, Hydro-Québec se retrouve avec un surplus d’énergie à revendre deux fois plus cher à l’étranger... Les 4 milliards (ou les 6, c’est selon…) prévus pour le barrage de la rivière Rupert pourraient peut-être servir de montant de départ à ce vaste programme...»



Source:
Journal Ici Montréal
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Published by Michèle - dans Roy Dupuis et la Fondation Rivières
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 13:16


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2006/05 - Lancement du livre «EAU DE VIE»


Ce livre fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines anciens (1990-2013) qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 

 


Une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 

 

MONTREAL /CNW Telbec/ - A eu lieu à Montréal mardi 2 mai, le lancement du collectif Eau de vie, publié aux éditions Un Monde différent (http://www.umd.ca/), qui invite le lecteur à la réflexion et la conscientisation, afin de développer une relation plus saine et sacrée avec l'eau.
 

Regroupant plusieurs artistes, écrivains, poètes et environnementalistes tels: Raôul Duguay, Marc Favreau, Yann Perreau, Hubert Reeves, David Suzuki, Gilles Tibo, Gilles Vigneault et plusieurs autres, la préface est signée par Roy Dupuis, comédien et cofondateur de la Fondation Rivières.
 

Toutes  les  redevances  de  ce  livre  sont  remises  à  la  Fondation  Rivières,  organisme  visant  la  sauvegarde  et  la  protection  des  rivières.
 
Préface  de  Roy  Dupuis

 
 


Divisé en quatre grandes sections: "Eaux du souvenir", évoquant des mémoires agréables d'enfance; "Eaux de sciences", apportant un regard lucide sur la nature et l'état de l'eau; "Eaux de mots", touchant l'onde par une plume fictive et littéraire; "Eaux de poésie", déposant sa rosée délicate d'espoir sur l'avenir. Chacun des écrits représente une invitation à voguer sur les eaux courantes de la réflexion et de la conscientisation afin de développer une relation plus saine et sacrée avec l'eau.»

 
 
 
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:52


25 avril 2006
 


«Mes  questions  dérangent-elles?»

Roy Dupuis
Comédien et coprésident de la Fondation Rivières


 

 

À  propos  de  son  discours  environnemental
Roy  Dupuis  dénonce  la  malveillance  de  médias
 
Presse Canadienne (PC) 
 

L'acteur 
Roy Dupuis se plaint que ses interrogations à propos des projets de petites centrales hydroélectriques et du projet de dérivation de la rivière Rupert aient fait l'objet d'une attention malveillante de certains éditorialistes.


À titre de co-président de la Fondation Rivières, M. Dupuis rappelle qu'un artiste est aussi un citoyen et que la fondation réunit des citoyens de l'ensemble des régions du Québec et des spécialistes d'une multitude de disciplines scientifiques, pas seulement des artistes.


La sortie du comédien, exprimée dans une longue lettre que Le Devoir a publiée, mardi matin, survient au même moment où à la une, La Presse rapporte que le gouvernement du Québec s'apprête à lever le moratoire sur la construction de petites centrales hydroélectriques, de moins de 75 mégawatts.
 

Dans sa stratégie énergétique, Québec proposerait qu'un total de 500 mégawatts soient produits par ces petites centrales privées.
 

La Fondation Rivières considère que les ressources naturelles du domaine de l'État appartiennent à la collectivité et que pour que leur utilisation soit justifiée et profitent à tous, il faut que leur financement relève d'une planification nationale et du contrôle public ce qui n'est quand même pas, de dire Roy Dupuis, un chèque en blanc pour Hydro-Québec.
 

M. Dupuis dénonce les conditions d'étude du projet de dérivation de la Rupert, notamment parce que l'examen des solutions de rechange se résume à quatre pages sur 6000.
 

Il déplore aussi qu'il soit impossible d'obtenir la ventilation des coûts et l'analyse des revenus projetés sur ce projet de quatre milliards $, de même que les données sur la contamination au mercure qu'il pourrait créer.
 

Source:
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Published by Michèle - dans Roy Dupuis et la Fondation Rivières
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:30



4 août 2004






16 novembre 2004



Montréal -
 
Roy Dupuis, cofondateur et vice-président de la Fondation Rivières, vous invite en dehors des berges de bataille à célébrer les deux ans d'existence de l'organisme. La fondation est appuyée par plus de quatre-vingt-dix personnalités publiques. Elle est née d'un profond attachement aux rivières du Québec qui sont en danger à cause de la pollution, la privatisation, des divers intérêts économiques et bien sûr les projets de barrages hydroélectriques.


Trop de compagnies assoiffées de profits menacent nos rivières avec la complicité de notre gouvernement. Hydroméga veut la Magpie, AXOR la Batiscan, Financière Manu-Vie les rivières des Quinze et aux Rochers, le Conseil de bande de Betsiamites veut la Sault aux Cochons, Innergex la Matawin,Algonquin Power rachète tout ce qui est à revendre ou en faillite et Energie Brascan cible les rivières de la région de l'Outaouais.
 

Et ce n'est qu'un début. Le projet de loi 62 déposé à l'Assemblée nationale permettrait aux municipalités de s'associer avec le privé pour harnacher toutes les chutes disponibles. Et n'oublions pas toutes nos grandes rivières menacées par les projets d'Hydro-Québec.


La Fondation Rivières, avec votre appui, est déterminée à poursuivre ses actions. Plusieurs marraines et parrains seront au rendez-vous. Florent Vollant, Marc Déry, Luis Oliva, Martin Léon, Béatrice Bonifassi, Mario Peluso et Geneviève Bilodeau vont se manifester en chanson, Gaston Lepage en cinéaste, Léo-Paul Lauzon et son éloquente présentation d'Hydro-Québec, etc... Céline Bonnier, Isabel Richer, Armand Vaillancourt, Francois-Étienne Paré, Sylvie Boucher, Suzanne Champagne, Geneviève Brouillette, Christian Bégin, Robert Brouillette et plusieurs comités de citoyens seront présents. L'animatrice Suzann Méthot, marraine de la rivière aux Rochers, nous promet de belles surprises.


Des objets de tous azimuts, offerts à la Fondation Rivières par des personnalités, seront mis aux enchères. Cette collecte de fonds permettra à la Fondation Rivières de poursuivre son implication sociale par ses actions d'éducation et de sensibilisation des citoyens et ainsi continuer à véhiculer son message de respect de l'environnement et à partager sa passion pour les rivières.



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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:48



25 mai 2004

 
Environnement: Roy Dupuis entre dans le débat sur les petites centrales
 

Presse Canadienne



Montréal - Le comédien Roy Dupuis fait son entrée dans le débat sur les petites centrales hydroélectriques privées.


Il a écrit récemment une lettre au premier ministre Jean Charest pour lui demander de cesser sa politique actuelle à ce sujet. Dans sa missive dont Le Devoir a publié des extraits, Roy Dupuis critique cette façon de faire qui, selon lui, morcelle le patrimoine collectif et sème la division dans la société.
 

Lui-même cofondateur et vice-président de la Fondation Rivières, il souhaite que les cours d'eau en danger soient préservés dans la mesure du possible et qu'on cesse de les céder à la pièce.
 

Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir en avril 2003, ils ont remis en selle les projets de mini- centrales privées. Sept de ces projets sont à l'étude, dont celui très controversé sur la rivière Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent.
 


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