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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 13:26

 

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2013/03 - CYANURE / Catégorie
2013/03 - CYANURE / Catégorie

4 mars 2013 / En entrevue pour CYANURE

Photo: 

https://twitter.com/ismaelScribe/status/308679082768486400


 

Le 2e long-métrage de Séverine Cornamusaz, «Cyanure», sort en Suisse romande le 27 février. La réalisatrice et plusieurs membres de l'équipe, dont l'acteur principal Alexandre Etzlinger, sillonneront les salles pour le lancement du film, et seront présents au Cosmopolis à Aigle, le 26 février et au Graind'Sel à Bex, le 7 mars.

Pour la cinéaste, «Cyanure» est inclassable: «Il est jouissif, baroque, ludique et il décoiffe. C'est très difficile de vendre un film sans pouvoir y mettre une étiquette, mais j'espère sincèrement qu'il trouvera son public».

La plupart des scènes ont été tournées dans le Chablais; un choix évident pour Séverine Cornamusaz, puisqu'elle en est originaire.

http://www.leregional.ch/N46117/l-amour-beau-et-toxique.html

2013/03 - CYANURE / Catégorie
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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 14:24


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2013 - CYANURE
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2013 - CYANURE
2013 - CYANURE
2013 - CYANURE

PHOTOS: Yann Mingard

http://yannmingard.ch/category/news

 

2013 - CYANURE


Cyanure


Site officiel (dossier de presse):

http://www.frenetic.ch/fr/espace-pro/details//++/id/907


Page officiellehttps://www.facebook.com/pages/Cyanure-le-film/


Genre/Catégorie: Drame psychologique
 
Réalisation: Séverine Cornamusaz
 
Scénario: Séverine Cornamusaz / Marcel Beaulieu

Pays: Suisse / Canada, Québec

 
Langue: français

Lieu et dates de tournage: Entièrement réalisé dans le Chablais et sur la Riviera vaudois (Lac Léman), Suisse / D'octobre à décembre 2011 (40 jours)


Avant-Première: 5 février 2013 (48ème Journées de Soleure)

Année de sortie ou diffusion: 27 février 2013 (Suisse) / 15 mars 2013 (Canada, Québec)

 
Durée: 105 min
 
Images: Carlo Varini

Costumes: Françoise Nicolet

 
Montage images: Daniel Gibel
 
Son: Henri Maïkoff

 
Musique: Luc Sicard

 
Producteur: Xavier Grin
 
Société de production: P.S. Productions / Item 7

Société de distribution
Frenetic Films (Zürich) / Les Films Séville


 

Seul Québécois sur le plateau, Roy Dupuis a dû emprunter l'accent français pour le rôle.

«C'est certain que l'accent est une préoccupation supplémentaire, mais l'origine du personnage n'est pas précisée dans le film, fait-il remarquer. Si ça se trouve, ce type pourrait bien être un Québécois installé en Europe depuis longtemps. Pour un acteur, le travail est le même, peu importe la nationalité de l'équipe avec laquelle il tourne. Il n'y a que les horaires qui sont différents. Ils sont beaucoup plus "lousses" (= plus relax...) là-dessus là-bas que chez nous. Et ils prennent le temps de bien manger!»

Marc-André Lussier

9 mars 2013 - La Presse

9 mars 2013 - La Presse


Résumé: C’est l’histoire des retrouvailles entre Joe, qui vient de sortir de prison, et son fils Achille, 13 ans, qu’il n’a jamais connu. Le retour à la réalité est haut en couleurs, tant pour l’ancien gangster que pour l’adolescent, qui vit seul avec sa mère et rêve de réconcilier ses parents. Achille découvre la vraie nature de ce père longtemps idéalisé.



Interprétation:
 

Alexandre Etzlinger  (Achille)

Roy Dupuis  (Joe)

Sabine Timoteo  (Pénélope)

Christophe Sermet  (Alexis)

Ludivine Geschworner  (Mathilde)

Thierry Jorand  (Patron de Joe)


 

2013 - CYANURE
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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 09:20


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2013/03 - Roy Dupuis, un gangster pas comme les autres


16 mars 2013

 

Roy  Dupuis,  un  gangster  pas  comme  les  autres  dans

 «Cyanure»

 

Par Ismaël Houdassine


 

Les bandits, Roy Dupuis, ça, il connaît. Rien que ces dernières années, on peut dire qu'il en a interprété un certain nombre. De Mesrine à Roche papier ciseaux, en passant par Les doigts croches et Coteau rouge, le comédien aime jouer les délinquants. Dans Cyanure, une coproduction canado-suisse signée par la réalisatrice helvétique Séverine Cornamusaz, Roy Dupuis campe un voyou qui joue les gros durs. Mais il n'arrive pas à dire «je t'aime» à son propre garçon Achille (Alex Etzlinger). Un personnage qui a permis à l'acteur québécois de jouer un père de famille confronté à l'image fantasmée que son fils porte sur lui. Entrevue.

 

À la lecture du scénario, Roy Dupuis n'a pas hésité une seule seconde. Il voulait jouer ce repris de justice qui à sa sortie de prison doit composer avec sa femme et en particulier avec son fils. «Achille entretient une image idéalisée de son père. Il le voit comme un grand gangster, libre, audacieux et flamboyant. Finalement, l'ado se retrouve en face de quelqu'un de tout à fait différent», raconte-t-il.

 

Joe est effectivement un criminel d'une autre nature. Égoïste et désadapté social, il ne s'intéresse pas à son fils qu'il n'a pas vu depuis quinze ans. «En fait, c'est un pauvre type. J'ai aimé cette idée que mon personnage plutôt ordinaire soit vu par le regard de l'enfant. Il se fait des idées sur son père et lorsqu'à sa sortie de prison, ils finissent par se voir, tout s'effondre. Pourtant, l'enfant n'abandonne pas. Il veut constamment se rapprocher de lui, jusqu'à lui pardonner son manque d'amour.»

 

Une relation que la réalisatrice a voulu conserver durant le tournage de Cyanure. «Séverine ne voulait pas que le jeune acteur Alex me rencontre avant notre première scène ensemble devant la caméra. Je trouvais cela intéressant, alors je suis rentré dans le jeu.»

 

Tout passe donc par l'imaginaire de ce jeune garçon qui s'invente mille et une choses. «La vision tronquée du fils crée un univers ludique par rapport à la réalité qui est plus dure. Les scènes tournées en version manga japonaise sont par exemple une opportunité d'aborder l'histoire avec davantage de légèreté. À mon avis, cela rend le film plus divertissant et probablement plus original aussi.»


 

Gangster un jour, gangster toujours


 

Ainsi Cyanure, en plus de déconstruire le mythe du gangster à l'américaine, est un film sur l'impossibilité pour un détenu de reprendre une vie de famille normale. «C'est une autre raison qui m'a fait accepter le rôle. Je n'avais jamais joué ce genre de délinquant auparavant. Vous savez un des problèmes majeurs du milieu carcéral, c'est que la plupart des criminels qui y passent un certain temps y retournent bien souvent après leur sortie, incapable comme mon personnage de se réinsérer dans la société.»


 

D'ailleurs, sa rencontre en 2004 avec Réal Chartrand, le dernier condamné à mort canadien continue de l'inspirer. Pour les besoins du film Manners of Dying, Roy Dupuis s'était entretenu longuement avec lui. «Il s'était raconté à moi. J'étais là pour voir ce qu'il se dégageait de son regard en essayant de comprendre cet homme qui a passé sa vie en prison. Même si sa propre expérience est différente de celle de mon personnage, car il n'existe pas un seul type de détenu, notre rencontre m'a beaucoup aidé dans la façon de jouer les criminels.»

 

Roy Dupuis interprète un homme qui ne sait effectivement pas vraiment où est sa place. Qui plus est, au fil du récit, on n'en apprendra pas beaucoup sur son passé. Un mystère entretenu par l'acteur lui-même. «Il pourrait être un Québécois qui a décidé à un moment donné d'aller vivre en Europe.»

 

D'où l'accent français international? «Oui tout à fait. Dans le film, mon accent n'est pas pointu comme peut l'être parfois celui des Suisses ou des Français. Il ne faut pas oublier qu'il a passé quinze ans en prison, alors c'est normal qu'il ait pris les manières de parler de son environnement. Toutefois, cela ne me dérangeait pas que l'on ne sache pas véritablement d'où il vient. Je porte un intérêt marqué pour les personnages qui ne se dévoilent pas totalement.»

 

Cyanure - Coproduit par PS. Productions et Item 7 - Drame psychologique - 103 minutes - Sortie en salles le 15 mars 2013 - Suisse, Canada.

 



Source:

http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/03/16/roy-dupuis-cyanure_n_2892294.html?ncid=edlinkusaolp00000003

 

 

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 08:16


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2013/03 - Le cœur animal de Roy Dupuis dans CYANURE


14 mars 2013


Le  cœur  animal  de  Roy  Dupuis  dans  CYANURE


Par Martin Gignac




Roy Dupuis incarne un méchant garçon qui parle un français européen dans Cyanure de Séverine Cornamusaz, une coproduction Suisse-Québec. L’exemple par excellence d’un père que personne ne veut avoir.


Le dernier chapitre, Les doigts croches, Monica la mitraille, The Timekeeper, L’instinct de mort: Roy Dupuis s’est fait une spécialité des rôles de bandits et de salauds, et il ajoute ici une corde à son arc. «C’est sûr que je peux fitter dans les films de gangsters, avoue, sourire en coin, le populaire acteur qu’on peut également voir dans Roche Papier Ciseaux. Souvent, on va demander des criminels qu’ils soient spéciaux, qu’ils aient une certaine force. J’accepte de jouer ces personnages-là, parce que ce sont des marginaux.»


Dans Cyanure, il se glisse dans la peau d’un père qui vient tout juste de sortir de prison et qui tente d’utiliser son fils adolescent (Alexandre Etzlinger) pour reconquérir sa femme. Cet être violent et manipulateur est prêt à tout pour arriver à ses fins. «Je trouvais ça très intéressant qu’il se câli**e de son enfant. Pour lui, il n’est pas père. Il n’a pratiquement jamais vu son fils. C’est un aspect du film qui est venu me chercher et qui participe à la démolition du mythe des gangsters.»


«Tu as aussi toute la problématique du système d’incarcération, qui fait en sorte que les gens, s’ils passent un certain temps en dedans, deviennent mésadaptés, poursuit l’interprète. Ce qui fait que la plupart du temps, ils y retournent.»


La relation entre Roy Dupuis et le jeune Alexandre Etzlinger étant au cœur du récit, la réalisatrice s’est arrangée pour inscrire leur première rencontre dans la trame du long métrage. «Séverine m’a caché à lui, se rappelle celui qu’on verra au cours des prochains mois dans L’autre maison. On s’est seulement rencontrés la journée où on a tourné la scène où j’arrive à la maison. Il était un peu en admiration, comme il est devant son père dans le film. Ce rapport-là était très présent, et j’ai embarqué là-dedans. Au début, je ne lui parlais pas beaucoup. Je n’étais pas aussi méchant que mon personnage, mais j’entretenais la distance.»


L’autre  bout  du  spectre


Cyanure rompt avec Cœur animal, le précédent film de la réalisatrice, qui était de facture plus naturaliste et dérangeante, à mi-chemin entre le cinéma de Bruno Dumont et celui de Rodrigue Jean. Il adopte un esthétisme plus stylisé, pas très éloigné de la bande dessinée, avec une bonne dose d’humour.


«C’est un sujet qui aurait pu être très lourd, concède Roy Dupuis. Mais vu qu’on est toujours du point de vue du fils, on alterne entre l’imaginaire et la réalité, jusqu’à un monde manga, et ça aide à faire passer la pilule. Ça en fait un objet particulier. C’est un film qui a son originalité, son souffle, sa couleur, tout en parlant de choses très sérieuses.»




Source:
http://journalmetro.com/culture/275160/le-coeur-animal-de-roy-dupuis-dans-cyanure/





 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 07:39


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2013/03 - «Cyanure» / Déconstruire le mythe du gangster



14 mars 2013


 

Roy  Dupuis / Cyanure

Déconstruire  le  mythe  du  gangster

 


Par ALEXANDRE DUGUAY
 




Roy Dupuis n’en est pas à son premier rôle de bandit, mais dans Cyanure de Séverine Cornamusaz, il campe un criminel à mille lieues du modèle hollywoodien.

 

En plus d’avoir été interpellé par cette idée, exposée du point de vue de l’enfant, d’une réunion entre un ex-détenu et son fils qu’il n’a jamais connu, un des éléments du scénario ayant également donné envie à Roy Dupuis d’incarner Joe était de défaire cette image préconçue du gangster américain fantasmée par son fils Achille (Alexandre Etzlinger). Dans le récit coécrit par la Suissesse Séverine Cornamusaz et le Québécois Marcel Beaulieu, Achille, qui admire son père malgré tout, réalisera qu’il n’est en fait qu’un simple truand qui n’a rien d’extraordinaire.

 

«Joe est complètement mésadapté. Il a passé 15 ans de sa vie en dedans, il est incapable d’avoir des responsabilités et ne sait même plus comment vivre à l’extérieur. L’aspect plus réaliste de ces gens en milieu carcéral apporte une certaine dureté. Je pense qu’ici, on tombe dans quelque chose de beaucoup plus cru. Au départ, Joe s’en “câlice” de son fils. Il profite de lui, de sa naïveté pour tenter de reconquérir sa blonde. Personnellement, c’est un univers assez sombre que je n’avais jamais vraiment exploré.»

 

Malgré cette lourde réalité dépeinte dans le film et qui soulève, selon Roy Dupuis, plusieurs sujets importants tels que l’état du système carcéral, notre responsabilité envers les anciens détenus ou tout simplement la famille, l’acteur apprécie le ton plus poétique amené par la réalisatrice à travers le personnage d’Achille. «En voyageant entre la réalité et l’imaginaire de l’enfant et en ajoutant des séquences qui viennent de l’univers des mangas, Séverine allège ce qu’elle raconte. Pas que je n’aime pas faire des films plus lourds, mais là, je trouvais ça intéressant. Il y a aussi de l’espoir quelque part, parce que Joe est aimé.»

 

Si la relation tumultueuse entre Joe et la mère d’Achille, interprétée par Sabine Timoteo (finaliste pour la meilleure interprétation féminine au Prix du cinéma Suisse pour ce rôle), est une des pierres angulaires de cette histoire de famille déchirée, c’est d’abord la dynamique père-fils qui se retrouve au cœur du second long métrage de Séverine Cornamusaz. Roy Dupuis partage ainsi plusieurs moments avec Alexandre Etzlinger, qui en est à ses tout premiers pas au cinéma.

 

«Séverine m’a caché à Alexandre, dit-il d’emblée. La première fois qu’il m’a vu, c’est lors de la scène où je rentre à la maison. C’était le fun comme rapport», affirme Dupuis en se remémorant quelques moments partagés avec le jeune comédien. Il se souvient notamment de cette anecdote où Etzlinger, un peu inquiet avant de tourner une séquence intime se déroulant avec sa petite amie dans la piscine, est allé vers le comédien expérimenté afin de se faire rassurer au sujet de certains détails d’ordre technique. «On a eu de beaux échanges, renchérit-il. Il était curieux, très attentif et ne voulait pas se tromper, un peu comme ce qu’on observe de son personnage dans le film.»

 


Source:

http://voir.ca/cinema/2013/03/14/roy-dupuis-cyanure-deconstruire-le-mythe-du-gangster/

 

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 22:44


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Photo © Pedro Ruiz - Le Devoir

Photo © Pedro Ruiz - Le Devoir

«De CyanureRoy Dupuis affirme aimer l’idée de déboulonner le mythe du gangster à l’américaine à travers le regard du fils.»

 




9 mars 2013 


Roy  Dupuis  entre  lumière  et  ténèbres 

Le  comédien  veut  choisir  la  justesse  plutôt  que  les  rôles  voyants 

 

Par François Lévesque 

 


Dans Cyanure, une coproduction Canada-Suisse destinée à un public adolescent, Roy Dupuis incarne deux variantes du même personnage: le gentleman cambrioleur fantasmé par son fils de 14 ans et le pauvre type, dans la réalité, qui ne fait pas grand effort pour recouvrer le droit chemin à sa sortie de prison. D'office, on pourrait voir là un désir d'ajouter un truand supplémentaire à une liste déjà longue dans la filmographie récente du comédien. Il n'en est rien, explique le principal intéressé au Devoir. L'évadé de prison Jean-Paul Mercier dans le diptyque Mesrine, le voleur en goguettes dans Les doigts croches, l'agent immobilier sans scrupule dans Coteau rouge, le médecin qui a envoyé paître Hippocrate dans Roche Papier Ciseaux: la part d'ombre inhérente aux rôles de crapules serait-elle donc irrésistible pour un acteur? 

 

«C'est pas que je sois particulièrement attiré par ces personnages-là, mais ce sont des marginaux, et parce qu'ils sont marginaux, ils vivent des situations inusitées, souvent extrêmes. Et ça, c'est l'fun à jouer. Pour ce qui est du registre... la lumière m'intéresse autant que les ténèbres», assure Roy Dupuis. Vedette de Manners of Dying, dans lequel il campe un condamné à mort dont le destin funeste est décliné en moult versions, le comédien n'est par ailleurs pas étranger à la mécanique de la variation du personnage. 

 

«Pour ce qui est de Cyanure, poursuit-il, le film parle surtout de la famille. Il est raconté du point de vue d'un fils qui retrouve un père qu'il n'a jamais connu, mais qu'il a imaginé. Je n'ai pas d'enfant, mais c'est un thème qui me préoccupe, comme celui du milieu carcéral et de la réinsertion. Mon personnage a été en dedans trop longtemps. Il n'arrive pas à s'ajuster à la liberté. En même temps, j'aimais l'idée qu'on déboulonne le mythe du gangster à l'américaine à travers le regard du fils. Et puis, les passages plus fantaisistes que la réalisatrice voulait intégrer pour illustrer les pensées du petit, je trouvais ça intéressant.» 

 

L'éloge  de  la  justesse

 

Après un long silence puis une dernière hésitation, l'acteur se lance, son regard bleu perçant soudain très animé: «Maintenant, je fais les films plus pour l'histoire que pour le rôle. Je regarde l'ensemble. Ça s'est fait graduellement, depuis sept ou huit ans. C'est quelque chose dont j'ai pris conscience. Si on me propose un beau personnage complètement flyé dans une intrigue que je trouve banale, je vais passer. Désormais priment le récit, le sujet, la vision du cinéaste.» 

 

«Jeune comédien, par exemple, je ne crois pas que j'aurais joué le personnage de Roche Papier Ciseaux [présentement à l'affiche] comme ça. Il est en retrait, il essaie de disparaître parce qu'il n'est pas bien avec ce qu'il fait. Il était écrit comme ça et je l'ai joué comme ça: effacé. Il ne s'agit pas d'un rôle voyant. Et ce n'est plus ce qui compte pour moi. Ce qui compte pour moi maintenant, c'est la justesse. C'est incarner exactement ce qui est sur la page tout en étant en harmonie avec le reste de la distribution. Oui, c'est ça. Aujourd'hui, j'aspire à la justesse.» 

 

Lorsqu'on lui fait remarquer qu'il n'a jamais donné l'impression de craindre l'intériorité, pas plus qu'on ne lui connaît une propension au cabotinage, Roy Dupuis sourit à demi, encore plongé dans ses pensées. «Au fond, j'ai peut-être toujours joué comme ça, instinctivement. J'ai reçu une bonne formation. Mais à présent, c'est un choix conscient. Je ne suis plus dans le "trip" d'acteur. Je veux juste apporter ma contribution au tout, à l'équipe, au film.»

 

 

Source:

http://www.ledevoir.com/culture/cinema/372667/roy-dupuis-entre-lumiere-et-tenebres

 




 

«De CyanureRoy Dupuis affirme aimer l’idée de déboulonner le mythe du gangster à l’américaine à travers le regard du fils.»

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:56


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2013/03 - Cyanure: «Mon père ce bandit»

 

6 mars 2013

 

CYANURE

Mon  père  ce  bandit

 

Par MARC-ANDRÉ LEMIEUX

 



Roy Dupuis a joué plusieurs types de criminels au grand écran. Parmi eux, citons un braqueur de banque dans Monica la mitraille (2004), un complice dans Mesrine – L’instinct de mort (2008) ou encore un voleur de bas étage dans Les Doigts croches (2009). L’acteur québécois répète l’expérience dans Cyanure, une tragicomédie signée Séverine Cornamusaz. Mais, cette fois-ci, une nouvelle variable vient s’ajouter à l’équation. «Souvent les bandits sont libres. C’est l’image qu’on véhicule au cinéma. Ils peuvent partir quand ils veulent. Du jour au lendemain. Mais pas Joe. Pour lui, c’est autre chose. Il a une famille», explique le comédien en entrevue.

 

Coproduction Canada-Suisse, Cyanure dépeint la rencontre entre Achille (Alexandre Etzlinger) et son père Joe (Roy Dupuis), qui retrouve sa liberté après avoir croupi en prison pendant une quinzaine d’années. Plusieurs ­éléments viendront compliquer les ­retrouvailles entre les deux hommes, à commencer par l’attitude de l’ex-détenu, qui refuse dans un premier temps d’avouer sa paternité.

 

«Son fils, il s’en crisse au début du film, dit Roy Dupuis. Pour Achille, c’est une désillusion. En quelques heures, son père passe du mythe à l’homme bête qui a ­juste envie de fourrer sa femme.»

 

Cyanure explore les conséquences d’une incarcération prolongée sur la ­famille du bandit. La caméra de Séverine Cornamusaz s’attarde notamment sur ­Pénélope (Sabine Timoteo), la mère d’Achille, qui tente en vain de refaire sa vie avec un autre homme.

 

«Ce sont des situations très difficiles à vivre... Pour toutes les personnes ­impliquées», souligne Roy Dupuis.

 


Entre  la  comédie  et  le  drame

 


Cyanure mélange les genres. On y trouve plusieurs éléments dramatiques, mais ­aussi quelques scènes comiques, histoire d’alléger l’ensemble. «Pour moi, c’est du ­cinéma d’auteur divertissant… à cause des outils que Séverine a utilisés pour éviter de tomber dans la tragédie pure. Elle réussit à raconter cette histoire de façon ­poétique. À travers les yeux d’un enfant. On échappe au surplus de lourdeur.»

 

Séverine Cornamusaz mise beaucoup sur les problèmes d’adaptation de Joe pour provoquer les rires. On pense ­notamment à son incapacité d’utiliser les nouveaux téléphones cellulaires.

 

«Le père est complètement inadapté, dit Roy Dupuis. Il a l’air tellement solide... Se trouver aussi démuni devant un ­téléphone cellulaire, ça peut être drôle.»

 

Blague à part, Cyanure dénonce une cruelle réalité, remarque Dupuis.

 

«C’est un film qui met en lumière un ­problème important du système carcéral. Ces gars-là sont complètement déphasés quand ils sortent de prison. Ils sont en ­retard sur tout. Quand ça fait trop ­longtemps que t’es en prison, c’est souvent plus compliqué quand t’es à l’extérieur.»

 


« Précision  nord-américaine »

 


Cyanure sortira en salle seulement trois semaines après Roche Papier Ciseaux de Yan Lanouette Turgeon, un autre long métrage mettant en vedette Roy Dupuis. Force est d’admettre que, à 49 ans, ­l’acteur est toujours aussi populaire.

 

«J’aimais bien le scénario de Cyanure, explique-t-il. C’était l’histoire la plus intéressante qu’on m’offrait. Ça rentrait bien dans mon horaire.» Roy Dupuis a ­beaucoup impressionné Cornamusaz avec «sa précision nord-américaine». La réalisatrice ne tarit pas d’éloges envers l’acteur québécois, qui compte une quarantaine de films à son actif.

 

«Travailler avec Roy était une très belle expérience, dit-elle. Parce que, d’une part, c’est un acteur immense. Puis on était dans un contraste culturel fort intéressant. Il est d’une grande générosité. Il est très juste… sans chercher la performance à tout prix. C’est rare qu’un acteur avec l’habitude de jouer des premiers rôles accepte de jouer un personnage secondaire.»

 

«Quand je décide d’endosser un personnage, je travaille fort. Je m’impose une certaine rigueur, indique Roy Dupuis. Sur un plateau, j’aime bien dire au ­réalisateur: “Laisse-moi t’en donner une. Ne me dis rien. Donne-moi une prise, puis on passe à autre chose.” J’arrive toujours avec une proposition.»

 


Périple  en  Inde

 


Roy Dupuis devrait retrouver le chemin des plateaux de tournage cet été. Entretemps, il s’envolera pour l’Inde, histoire de compléter un périple entamé en 2010. Cette fois-ci, l’acteur explorera le nord du pays pendant deux mois et demi. Un voyage de ressourcement au cours duquel il visitera notamment le Népal en plus de grimper l’Himalaya pour fêter son 50e anniversaire.

 

Cyanure, en salle le 15 mars.

 



2013-03-09-JDM-1


 


«MÊME  DANS  LES  PIRES  DRAMES,  ON  PEUT  RIRE»

- Séverine Cornamusaz -




Nous avons discuté avec Séverine ­Cornamusaz, qui signe avec Cyanure son deuxième long métrage. «Cœur ­animal était un film très austère. J’avais besoin d’autre chose. Quelque chose qui bougeait. Quelque chose avec un rythme différent», dit-elle à l’autre bout du fil.

 

Pourquoi décrivez-vous ce film comme une tragicomédie?

 

Parce qu’il est difficilement classable. La trame narrative père fils est plutôt ­dramatique. Mais on a glissé beaucoup d’humour. Le plus qu’on pouvait, en fait. Et puis, on oublie le volet des fantasmes. Tout l’univers psychique du petit garçon...

 

Pourquoi teniez-vous à ajouter des ­éléments comiques au film?

 

Parce que, même dans les pires drames, on peut rire. C’est aussi pour donner un peu de légèreté. On ne voulait pas tomber dans un drame social. C’est un film qui aurait pu être assez lourd si on l’avait fait comme les frères Dardenne ou Ken Loach.

 

Travailler avec Roy Dupuis, c’est comment?

 

Roy est un acteur extrêmement précis. Il retient tous les gestes et l’émotion. Il n’a pas besoin de script. Il n’a pas besoin qu’on lui rappelle sa position, le moment où il prend un verre dans sa main, etc. Il est capable de ­reproduire chaque scène à ­l’infini. On a l’impression qu’il fait presque la même chose d’une prise à l’autre, puis au montage, c’est d’une richesse ­incroyable. C’est très beau à voir.

 

Y a-t-il de l’espoir pour un ­homme comme Joe?

 

C’est un genre d’homme qu’on appelle un multirécidiviste, c’est-à-dire un homme qui passe plus de temps à l’intérieur d’une prison qu’à l’extérieur. Parfois, ces hommes réussissent à ­repartir dans le droit chemin. J’ai lu des témoignages d’hommes comme ça… Ils ­arrivent à 55 ans et, finalement, ils décident de travailler à leur réinsertion sociale loin du ­monde criminel. Il faut parfois plus qu’une sortie de prison pour y parvenir.

 

Vous misez beaucoup sur les ­difficultés d’adaptation de Joe pour soutirer les rires. On pense notamment à cette séquence où il doit donner une pièce de monnaie pour obtenir un panier au supermarché…

 

C’est quelque chose que j’ai lu plusieurs fois dans les témoignages de femmes de prisonniers. Un autre truc qui revenait ­souvent: les gars ont passé ­tellement d’années sans barrer leur porte qu’ils oublient systématiquement leurs clés dans la ­maison une fois sortis de prison! C’est comme dans Wall Street 2. Quand le personnage de Michael Douglas retrouve sa liberté après avoir passé huit années en prison, on lui remet un immense téléphone portable! Les ex-détenus sont perdus face aux nouvelles technologies. Ils sont complètement décalés… D’où certains problèmes de réinsertion. Bien entendu, il existe d’autres types de décalages, qui proviennent de l’enfermement, la privation des libertés.

 

Que sont les parloirs sauvages?

 

C’est le fait de communiquer avec un détenu de manière illégale. C’est une façon qu’ont trouvée les familles des ­prisonniers pour avoir des contacts avec leurs proches. Pour détourner le système ­judiciaire carcéral. Dans le film, on voit des familles ­discuter avec les prisonniers dans leurs cellules. J’ai ­découvert l’existence des ­parloirs sauvages durant mes recherches. J’ai vite réalisé que les gens qui ont un proche en prison vivent aussi la ­prison à l’extérieur, parce qu’ils subissent les horaires de visite, ils doivent donner de l’argent, etc.

 

Comment décririez-vous ­l’ambiance durant le tournage?

 

Très agréable. C’était un film très ludique à tourner. Comme réalisatrice, j’avais des scènes hyperstimulantes à filmer: des cascades sur deux roues, des bagarres, des chicanes ­intenses… Tout ça, dans un nombre impressionnant de ­décors. C’était vraiment du ­bonheur. Chaque jour, j’avais un grand sourire accroché au ­visage. Ça faisait beaucoup rire Roy. Je crois que mon attitude a déteint sur toute l’équipe.

 


Source:

http://www.journaldemontreal.com/2013/03/06/mon-pere-ce-bandit

 

 


 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:26


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2013/02 - Première de «Cyanure» à Genève

Photo: http://www.severinecornamusaz.com



 


Première  de  «Cyanure»  de  Séverine  Cornamusaz  -  Genève

 


Séverine Cornamusaz qui a remporté, aux Prix du Cinéma Suisse 2010, la récompense du Meilleur film de fiction pour Coeur animal, présentera son nouveau long métrage Cyanure à Genève le 27 février 2013 à 19h45 aux Cinémas les Scala.

 

La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, animée par Jean Perret, responsable du Département Cinéma/cinéma du réel.

 


Source:

http://head.hesge.ch/cinema/Premiere-de-Cyanure-de-Severine

 


 





  

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 22:22


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2013/02 - «Cyanure» / Fantasmes dans un jardin


26 février 2013

 

Séverine  Cornamusaz,  fantasmes  dans  un  jardin

 

Par Norbert Creutz

 


Trois ans après «Cœur animal», la Vaudoise revient avec un épatant «Cyanure». Rencontre avec une cinéaste sans calcul.


 

 

 

 

Comment transformer l’essai après un premier film réussi? Après Cœur animal, Quartz du meilleur film suisse en 2010 et sélectionné dans une trentaine de festivals, Séverine Cornamusaz aurait pu paniquer. Elle a préféré foncer. Même si Cyanure a connu les vicissitudes habituelles aux fictions de ce pays, à l’arrivée, c’est un film qui fait plaisir à voir par son énergie et son audace. Pas plus «film de festivals» que produit commercial à la zurichoise, ce deuxième opus ressemble presque plus à un premier que son adaptation (même très libre) du roman Rapport aux bêtes de Noëlle Revaz.

 

Le Temps: Est-ce que vous avez connu une période de doute après l’excellent accueil fait à «Cœur animal»?

 

Séverine Cornamusaz: Pas vraiment, en fait. J’ai eu la chance d’avoir écrit le sujet de Cyanure avant même la sortie de Cœur animal, qui n’a pas été un succès en salles mais a connu une carrière incroyable en festivals. Après avoir consacré des années à ce quasi-huis clos très dur, j’avais ressenti le besoin de m’amuser un peu. À ce moment, j’étais encore vierge par rapport aux réalités du marché. Et, autant la première fois je n’avais pas mesuré la difficulté d’adapter un livre inadaptable, autant cette fois j’ai fait preuve de naïveté à ne pas vouloir censurer mon imagination.

 

– Un personnage masculin un peu fruste, ici un voyou, et l’amour vache qui va avec créent un lien…

 

– C’est vrai, je suis attirée par ce type de personnages, inadaptés à la vie en société. Ce qui n’empêche pas une certaine complexité. Joe a plus de panache, il est beau, il a son «gun». On peut comprendre qu’il suscite une passion. En face, Pénélope vit aussi au jour le jour, sans projet, même si elle a compris la souffrance qui vient avec. Mais cette fois, le récit est centré sur leur fils, un adolescent.

 

– Les quelques similitudes avec «L’Enfant d’en haut» d’Ursula Meier relèvent bien sûr du hasard?

 

– J’ai trouvé l’inspiration bien avant sa sortie, dans un livre de photos sur les prisons en Belgique. J’avais été frappée par l’image d’un multirécidiviste, accompagnée d’une légende racontant qu’il s’était fait apporter par son fils une dose de cyanure. Ne restait plus qu’à imaginer comment ils en étaient arrivés là! Dans mes recherches, j’ai été frappée par comment les familles vivent la prison à l’extérieur. C’est très lourd, pour la compagne ou les enfants – d’où cette mère qui élève seule son fils. Mais la tonalité est devenue celle d’une tragicomédie.

 

– L’ouverture du film installe tout de suite une dimension imaginaire…

 

– L’idée de traiter leur vie d’avant en forme de fantasme du garçon a entraîné un vrai challenge sur le plan de la narration. Je pouvais me situer sur plusieurs plans de réalité, même changer de style d’une scène imaginaire à l’autre, vu les multiples influences que subissent les ados d’aujourd’hui. C’est ce qui donne au film sa tonalité pop, mais aussi ce qui a rendu le tournage si ardu. La séquence d’ouverture, de 3 minutes 30, a pris à elle seule une semaine de tournage!

 

– Ce plaisir d’écriture, on le retrouve dans la mise en scène, plus riche et travaillée que la moyenne…

 

– Merci, mais ça me paraît normal. Je viens de l’image, j’ai fait l’école de photo de Vevey, et des stages à New York et en Pologne m’ont amené une certaine rigueur. Je pense en termes visuels, je cherche toujours le cadrage juste. Je réfléchis aux différentes valeurs de plan, aux attaques de scènes et aux enchaînements. J’ai même suivi des ateliers pour apprendre à tourner une scène érotique et des cascades! L’obstacle, c’est le budget. Je ne vous dis pas toutes les pressions pour me faire renoncer à certaines idées trop «baroques»… Mais je ne voulais surtout pas d’un téléfilm tiède, alors j’ai bataillé ferme. Je suis une teigneuse, je ne lâche pas. D’où un tournage marathon, à raison de trois-quatre scènes par jour. Une folie!

 

– Au vu du résultat, les comédiens ont l’air d’avoir apprécié. Comment les avez-vous choisis?

 

– Le processus a été compliqué par une coproduction française. Quand elle a capoté, tout s’est éclairci. La Bernoise Sabine Timoteo est depuis dix ans l’une de nos meilleures actrices, avec une belle carrière en Allemagne. Mais personne n’avait songé à la faire jouer en français, qu’elle parle couramment! C’est quelqu’un qui travaille sans filet, elle a mon âge et elle affirme s’être inspirée de moi… 


Roy Dupuis, lui, est une immense star au Canada, où il a fait rêver toute une génération de filles! Il avait cette sorte d’arrogance physique, ce côté cow-boy américain que je cherchais. En même temps, il est d’un professionnalisme incroyable, hyper-conscient de la caméra et de ses effets – sans jamais chercher à rendre le personnage plus intelligent. Pour finir, c’est grâce à lui qu’on a obtenu une coproduction canadienne, concrétisée par une postproduction faite là-bas.

 

– Et le garçon, lui aussi formidable?

 

– Je l’ai trouvé à travers un casting. Il est Genevois et n’avait encore jamais joué en dehors de son école. Mais il faut savoir qu’on ne trouve jamais le personnage tel quel. Le rôle demandait par exemple une rage qu’il n’avait pas. D’où un gros travail de préparation, pour lequel j’ai eu la chance de pouvoir compter sur une coach extraordinaire, la Française Véronique Ruggia.

 

– En deux films, vous avez construit un paysage intime très varié, malgré les limites géographiques…

 

– Je suis chez moi entre Chablais et Riviera. Une région d’une richesse étonnante si l’on sait vraiment regarder, entre les montagnes majestueuses et une urbanisation étrange, avec des coins de nature intacts. Il n’y a que la prison qu’il a fallu chercher en France, du côté de Lyon. Avec en plus les différences culturelles de l’équipe, qui ont produit une hybridation intéressante, je ne pense vraiment pas que le film souffre d’un manque de diversité. A Soleure, le public s’est en tout cas montré très réceptif. 

 


Source:

http://www.letemps.ch

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 13:33


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Photo: http://www.frenetic.ch/fr/catalogue/detail//++/id/907

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17 décembre 2011

 

«Cyanure»  dans  la  boîte

 


CHÂTEL-ST-DENIS • Séverine Cornamusaz tournait jeudi dans le studio

de PS.Productions l’une des dernières scènes de son deuxième long-métrage. 

 

 

Par Stéphane Sanchez

 



Séquence 109. Un parloir de prison, un mur couvert de graffiti, une table, deux chaises et deux visages découpés dans la lumière crue d’un néon. Le jeune talent genevois Alex Etzlinger, alias Achille, donne la réplique à Roy Dupuis, alias Joe, son taulard de père. La tension, ce jeudi sur le plateau du petit studio de PS.Productions, à Châtel-Saint-Denis, est à son comble: la réalisatrice vaudoise Séverine Cornamusaz s’apprête à tourner l’une des dernières scènes de «Cyanure» – une scène clé, qui donnera tout son sens au titre de son deuxième long-métrage.

 

Assise au pied des deux acteurs, Séverine Cornamusaz dirige, explique, scrute, reprend leurs gestes, retouche le dialogue. Jusqu’à ce que le jeu du duo illumine son visage: «Oui, c’est un vrai plaisir de voir tout le travail de ces derniers mois s’incarner enfin dans des voix et dans des corps. D’autant plus grand que c’est la scène qu’on a le plus réécrite», commente-t-elle en tirant sur sa cigarette, au sortir de la répétition.

 

«Du  costaud»

 

Sur le plateau, l’avis est unanime: on joue aujourd’hui «du costaud». Le face-à-face entre Joe et Achille est en effet dur, lourd de chantage et d’enjeux. Il couronne tout le drame de «Cyanure», centré autour des retrouvailles du fils et du père. Alex Etzlinger, 14 ans, choisi lors du casting pour sa justesse et son instinct, confirme: «La difficulté de cette scène, c’est d’encaisser tout le mal que mon père me jette à la figure. Toute cette tristesse...»

 

On l’aura compris, la lauréate du Prix du cinéma suisse 2010 renoue avec l’âpreté psychologique de «Coeur animal», son premier long-métrage. Mais pas seulement. «Cyanure» est une tragi-comédie, «le reflet de la vie», souligne la réalisatrice: «On peut rire dans les pires moments». On peut rêver, aussi. Le scénario fait donc la part belle aux fantasmes d’Achille, qui sublime ce père qu’il n’a jamais connu en une sorte de gangster flamboyant. D’où l’univers d’adolescent qui envahit le film: «Il y aura pas mal d’effets spéciaux, des cascades, des scènes à l’américaine, des animations genre manga. C’est assez rare dans le cinéma suisse pour qu’on le signale. J’espère que cette fraîcheur parlera au jeune public, qui a souvent une assez mauvaise opinion des productions suisses», glisse le producteur exécutif Gérard Cavat.

 

Trois  millions  de  budget

 

Ces choix expliquent en partie le budget relativement élevé de «Cyanure» (près de 3 millions de francs, soit le double de «Coeur animal»), qui mise aussi sur la présence de la star canadienne Roy Dupuis, notamment remarqué dans «Mesrine». Le chef opérateur Carlo Varini, déjà présent sur «Coeur animal», et nominé au César de la meilleure photographie pour «Subway» et pour «Le Grand Bleu» en 1989, devrait aussi apporter sa patte. Le choix des décors est lui aussi essentiel, comme dans «Coeur animal». Les trente techniciens ont tour à tour investi une trentaine de sites entre Lyon et Villeneuve, où l’équipe vivait hier son quarantième et dernier jour de tournage. Seul point de chute privilégié: une vieille bicoque à Saint-Triphon – la maison d’Achille et de sa mère – coincée entre les voies de chemin de fer, la carrière, la raffinerie et les montagnes. Les constructeurs du département scénographique de la RTS ont été jusqu’à ériger un château fort dans la carrière, pour les besoins du film.

 

Montage  éclaté

 

Le montage s’annonce tout aussi éclaté, puisqu’il sera réalisé à Genève et à Paris, tandis qu’un laboratoire canadien se chargera des trucages numériques et du traitement des images. «Cyanure» est en effet une coproduction, qui réunit PS.Production et une société basée à Montréal, Item 7.

 

À quand la sortie en salle? «En automne 2012. «Coeur animal» a fait environ 15000 entrées en Suisse, ce qui est un joli succès pour un film aussi pointu. Nous espérons bien que «Cyanure», plus grand public, fera le double», confie le châtelois Xavier Grin, patron de PS.Production.....

 


Source:

http://www.laliberte.ch/regions/cyanure-dans-la-boite


 


19 décembre 2012



CYANURE  en  nomination  pour  le  Prix  du  Public  aux

 «Journées  de  Soleure»  (Suisse)

 

20090


Première mondiale: samedi 26 janvier 2013 à 20h30


Photo:

 http://www.solothurnerfilmtage.ch/home/page.aspx?page_virtual_url=fr-filme


 



 

 

20090

Première mondiale: samedi 26 janvier 2013 à 20h30


Photo:

 http://www.solothurnerfilmtage.ch/home/page.aspx?page_virtual_url=fr-filme

 

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