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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 23:44


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1995/1996 - SCREAMERS / Galerie de photos
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1995/1996 - SCREAMERS / Galerie de photos

 

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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Screamers
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 23:16


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«Tiré  d'une  nouvelle  de  jeunesse  de Philip K. Dick,  SCREAMERS  nous  conte  le  futur  de  l'humanité,  éparpillée  dans  la  galaxie  et  déchirée  par  une  guerre  civile.  Sur  un  astéroïde  oublié,  une  poignée  de  soldats  doit  affronter  un  adversaire  inattendu,  les  screamers,  des  armes  robotisées  qui  accèdent  à  la  conscience  et  se  retournent  contre  leurs  créateurs.»

 

 

SCREAMERS 



Titre originalScreamers 
 
Genres/Catégories: Film de science-fiction
 
RéalisationChristian Duguay    
 
Scénario: Dan O'Bannon / Miguel Tejada-Flores
 
Source originale: COLUMBIA TRISTAR TELEVISION (ÉTATS-UNIS), d'après la nouvelle Second Variety de Philip K. Dick (1928-1982)
 
Pays: Canada, Québec / USA
 
Langue: V.O. en anglais
 
Lieux de tournage: Joliette, Canada (Québec) / Montréal, Canada (Québec)
 
Première mondiale: 8 septembre 1995 au TIFF (Toronto International Film Festival - Canada, Ontario)
 
Année de sortie ou diffusion: 26 janvier 1996 (Canada - USA) / 28 juin 1996 (UK) / 10 juillet 1996 (France) / 30 novembre 1996 (Japon)
 
Autres titresPlanète hurlante (France) / Screamers: l'armée souterraine (Canada, Québec)
 
Durée: 1h 48'
 
Effets spéciaux: Cheryl Bainum / Ryal Cosgrove (Québec)
 
Images: Rodney Gibbons
 
Montage images: Yves Langlois
 
Musique/Montage sonore: Normand Corbeil
 
Producteur: Franco Battista / Tom Berry
 
Producteur délégué: Josée Bernard (co-producteur exécutif) / Charles W. Fries (producteur exécutif) / Antony I. Ginnane (producteur superviseur) / Masao Takiyama (co-producteur exécutif) / Stefan Wodoslawsky (producteur associé)
 
Société de distribution: COLUMBIA PICTURES CORPORATION (ÉTATS-UNIS) / COLUMBIA TRISTAR HOME VIDEO (ÉTATS-UNIS)
 
Société de production: ALLEGRO FILMS (QUÉBEC)
 

 
Interprétation:

Tom Berry

Bruce Boa

Michael Caloz  (David)

Jason Cavalier

Roy Dupuis  (Becker)
    
 Screamers05
 

Liliana Komorowska  (Lieutenant Landowska)

Andrew Lauer  (Ace Jefferson)

Sylvain Massé

Leni Parker

Charles Powell  (Ross)

Henry Ramer


Peter Weller  (Joe Hendriksson)

Ron White  (Chuck Elbarak)

et


Jennifer Rubin  (Jessica Hanson), de son vrai nom, Jennifer Collene Rubin, actrice américaine, née le 3 avril 1962 à Phoenix, en Arizona / Ancienne nageuse de compétition  / Fut mannequin pour Calvin Klein puis nommée «Ford International Model of the Year» en 1984 / Mariée à Elias Koteas de 1987 à 1990.


1996-Jennifer-Rubin
 
 

Doublage en français:
 

Roy Dupuis : lui-même

Liliana Komorowska : Hélène Mondoux

Andrew Lauer : Joël Legendre

Charles Powell : Sébastien Dhavernas

Jennifer Rubin : Marie-Andrée Corneille

Peter Weller : Jean-Marie Moncelet

Ron White : Guy Nadon
 


Source:
 

 

 




Synopsis:


En 2078, sur la planète Sirius 6B, la guerre dure depuis dix ans. On y avait découvert un minerai miraculeux mais tellement radioactif que les mineurs, regroupés sous le nom d'Alliance, ont exigé du N.B.E. (Nouveau Bloc Économique), leurs employeurs, l'arrêt de cette exploitation meurtrière.


Pour toute réponse, on les a soumis à un bombardement nucléaire sauvage. Les survivants résistent toujours... Pour se défendre, l'Alliance a créé une arme nouvelle et redoutables, des «épées autonomes mobiles» baptisées screamers, des robots hurleurs, enfouis dans le sable.


Devant un bunker de l'Alliance, un soldat isolé du N.B.E. se fait immédiatement découper vivant par les screamers. Il était porteur d'un message de paix du général Cooper. Un appareil s'étant écrasé dans les environs, le seul survivant est un jeune tireur d'élite, Ace. L'attaque d'un screamer frénétique permet de découvrir que les robots ont évolué par eux-mêmes et engendré de nouvelles générations...


Convaincu que la Terre les a abandonnés, le colonel Hendricksson décide d'aller négocier la paix avec Cooper, emmenant Ace avec lui et laissant le commandement du poste à son ami et second Elbarak. En chemin, ils rencontrent un garçonnet abandonné, David, qu'ils acceptent de protéger. Lorsqu'ils arrivent devant un poste du N.B.E., David est mis en pièces: c'était un robot meurtrier, un screamer d'une nouvelle génération, une ruse pour s'introduire dans le bunker.


Celui-ci est tenu par deux hommes, Becker (Roy Dupuis) et Ross, commandés par une jeune femme, Jessica. Tous ensemble, ils se rendent au Q.G. de Cooper, qui est vide, investi par les screamers. L'énervement perpétuel de Ross frôlant la psychopathie, Becker finit par l'abattre en l'accusant (à tort) d'être un screamer.


La petite troupe retourne vers le bunker de l'Alliance, mais celui-ci est occupé par une armée de jeunes «Davids» qu'il faut exterminer. Ace est tué. Becker révèle alors sa vraie nature: c'est un screamer! Hendricksson l'élimine, et se retrouve seul avec Jessica. Ils fuient vers un vaisseau spatial programmé pour rejoindre la Terre. Sur place, un faux Elbarak tente de les empêcher de partir. Hendricksson le tue. Mais la navette ne contient qu'une seule place. En pleurant, Jessica avoue à Hendricksson que, de toute façon, elle ne pouvait pas venir.


Tuée par une deuxième fausse Jessica, elle meurt dans les bras d'Hendricksson, qui quitte Sirius 2B..., sans prendre garde qu'il emporte avec lui l'ours en peluche d'un petit David...

 


Source:
http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=60442


 



 
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
Première de SCREAMERS

Première de SCREAMERS


___________________________________________________________




27 janvier 1996 



scream02
 

Voyage en enfer
«Screamers»  (L'armée souterraine)


Par Odile Tremblay
 


Sans doute faut-il aimer au départ la science-fiction pour apprécier pleinement Screamers. Genre qui, je l'avoue, me laisse indifférente. Pour quelque raison psychanalytique que ce soit, la science fiction fait plus d'adeptes masculins que féminins (les femmes préférant en général le fantastique.
 

Mais soyons justes. Screamers est bien exécuté, filmé, monté avec soin. Rien à redire aux effets spéciaux exécutés avec grande adresse par l'équipe montréalaise Buzz. Et cette structure du futur dessinée sur ordinateur puis projetée sur les décors d'une carrière de sable à Joliette a l'air d'émerger comme il se doit d'un ailleurs mal intentionné.
 

En l'an 2078, le film a pour cadre Sirius 6B, planète ravagée par la guerre et par des armes qui se sont retournées contre l'homme, les «screamers», lames souterraines tuant tout ce qui bouge et mutant pour revêtir d'autres formes plus redoutables encore. Un escadron de survivants part affronter l'ennemi en des terres hostiles.
 

Peter Weller, acteur toujours charismatique, incarne le colonel à la tête de ces desperados du futur, Andy Lauer joue le benêt de service qui comprend toujours tout en retard. Roy Dupuis (dans son premier rôle en anglais) qui manifeste une présence physique indéniable - mais sa diction est trop molle en anglais - incarne un survivant de l'ennemi d'hier aux côtés de la belle Jennifer Rubin.
 

On reprochera à Screamers sa langueur, les rebondissements insuffisamment marqués. L'histoire constitue d'abord un voyage intérieur. Celui d'humains oubliés sur leur planète qui, menacés par des ennemis souterrains carburent à l'angoisse, mais les sommets dramatiques manquent et on s'ennuie quelque peu. Faute de couleur. Les décors (intérieurs et extérieurs) paraissent trop bruns, noirs, blancs. On cherche une stimulation visuelle et dramatique. Et la romance qui s'engage entre deux des héros tourne un peu à vide, sans se développer vraiment.


Au fond, Screamers rappelle les films de la même eau, sorte d'Alien mâtiné de Blade Runner. Mais Screamers n'a pas eu les moyens d'ériger des décors aussi spectaculaires que Ridley Scott. Christian Duguay a exécuté un beau travail propre et net, mais l'ensemble manque de folie, de force et ne renouvelle guère le genre.
 


Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com 

 
 
1995/09-1996/01 - SCREAMERS
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1995/09-1996/01 - SCREAMERS
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 22:03


ROY  DUPUIS  EN  L'AN  2058
 


Par Solange Beaulieu

 


1994-LeLundi-1

 


Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines qui est actuellement en vente sur E-Bay.

Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 



Source:
Article Magazine LE LUNDI





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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Screamers
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 18:03

Historique complet du film (Articles / Contenus officiels / Photos & Vidéos)



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1993/02 - CAP TOURMENTE / Catégorie
 
 
 
 
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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Cap Tourmente
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:35


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CAP  TOURMENTE



Genres/Catégories: Film de fiction


Réalisation/Scénario: Michel Langlois


Pays: Canada, Québec


Langue: français


Année de sortie ou diffusion: 5 février 1993 


Durée: 112 min 13 sec 


Titre de travail: Ressac / La Traversée 


Direction artistique: Normand Sarrazin 


Images: Éric Cayla


Montage images: Jean-Claude Coulbois 


Photographe de plateau: Bertrand Carrière 


Prise de son: Richard Besse


Productrice: Bernadette Payeur


Distributeur: Christal Films distribution (Québec) 


Société de production: ASSOCIATION COOPÉRATIVE DE PRODUCTIONS AUDIO-VISUELLES (QUÉBEC) (majoritaire) / OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA (minoritaire)


 

Prix: Prix Guy L'Écuyer, Rendez-vous du cinéma québécois 




Interprétation:


André Brassard

Michèle Deslauriers

Caroline Dhavernas

Roy Dupuis (Alex O'Neil)

Gabriel Gascon

Élise Guilbault  (Les Deux Gentilshommes de Vérone, 1985-86 / Sortie 234, 1988 / C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues, 1994)

Andrée Lachapelle  (Dans le ventre du dragonJésus de Montréal, 1989 / Scoop, 1992)

Macha Limonchik

Luc Picard

Gilbert Sicotte  (Mesrine - L'Instinct de mort, 2008)




Source:

http://collections.cinematheque.qc.ca/filmo_repertoire.asp?tpl=repertoire&id=4257


 





 

 


Que raconte le film?
 


Cap Tourmente met en scène les débats affectifs entre une mère, veuve d'un homme de mer, son fils Alex (Roy Dupuis), un homme-enfant provocant et destructeur, sa fille, une femme désabusée et révoltée, et un ami de famille, Jean-Louis.
 


Le film débute avec l'arrivée du fils, Alex, coïncidant avec celle de Jean-Louis, dans un petit village de Charlevoix qu'ils ont quitté quelques années auparavant. Ils viennent rejoindre la mère (Jeanne) et la soeur (Alfa) d'Alex, résidant dans une vieille auberge qu'ils ont tous les quatre habitée ensemble neuf ans plus tôt.


La diégèse illustre les multiples mouvements du désir qui bouleversent la destinée des quatre protagonistes, les divers affrontements opérant peu à peu une levée du refoulement, mettant à nu leurs motivations et ce qui constituerait, en bonne partie, la cause de leurs désirs incestueux.

 

 

 1993-CT-e

 


Tourmentés par une douleur innommable, donc indéfinissable, les personnages se heurtent les uns aux autres, tantôt avec tendresse et sensualité, tantôt avec une violence inouïe, tant dans l'ordre de la parole que par le biais d'un langage dit sémiotique, notamment celui du corps. De plus, les scènes d'affrontements font sans cesse retour, ordonnées par une compulsion de répétition qui détermine le rapport d'aliénation unissant les personnages. D'ailleurs, le scénario de Langlois s'intitulait à l'origine La Traversée. Il s'agissait alors des quatre premières versions (mars, avril et septembre 1985, puis juillet 1989). Quelques années plus tard, l'auteur réintitula son scénario Ressac, nom commun désignant le retour violent des vagues sur elles-mêmes, lorsqu'elles se brisent contre un obstacle.
 


Ressac et Traversée, ces deux métaphores paradoxales l'une par rapport à l'autre définissent les voies mystérieuses qu'empruntent le désir. Cap Tourmente de Michel Langlois illustre avec une poésie conforme à l'ensemble de son oeuvre cinématographique les profondeurs et les orientations de désirs les plus souvent individuellement et socialement refoulées, exposées ici à travers une écriture et des représentations singulières, propres à l'imaginaire de l'auteur.

 


Source:
http://www.erudit.org/revue/CINE/1999/v9/n2-3/024788ar.pdf

 

 


1993-CT-PR-1

1993-CT-PR-2

Photos:
http://www.premierrole.com/index.php?www=albumphoto&lang=fr&id=9





1993-CT-d



«Défiant l'immensité d'un fleuve, dressée comme un phare sur la rive, l'Auberge des Quatre Vents abrite le clan des O'Neil, une famille de marins qui n'a plus ni bateau ni capitaine. Jeanne, veuve d'un homme de mer, aime trop son fils AlexAlex aime trop sa soeurr, Alfa, qui voudrait bien ne pas tant aimer son frère et qui donnerait tout pour se savoir aimée de sa mère. Et puis Jean-Louis, l'ami, l'amant, revient après une longue absence. Il va montrer à chacun le chemin de la liberté. Mais à quel prix?»


Source:

http://www.acpav.ca/filmographie.php



1993-CT-b

 

1993-CT-c


1993-CT-f


1993-CT-a


 

 

 
 
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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Cap Tourmente
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:27


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27 août 1994 


La  rentrée  culturelle
Cinéma  québécois
 


... Toujours dans la foulée du FFM qui le lançait hier, le film de Charles Binamé, le réalisateur de la télésérie Blanche, arrive avec «C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues».


Le film met en scène Lucie Laurier dans le rôle d'une jeune collégienne à l'âme tourmentée en une Amérique endeuillée au lendemain de la mort de Kennedy. Aux côtés de Roy Dupuis, elle entonnera la complainte du mal d'amour. Un thème qui se veut urbain, sans fard, jonglant avec l'envie d'en finir et le désir éperdu de se rapprocher, bref un blues. Il sera en salle dès le 9 septembre.
 

Source:
Odile Tremblay 
Archives  www.ledevoir.com


 

1994-chili-07     1994-Chili-4


 

 
Festival  des  films  du  monde  (FFM)
Hors  compétition

C'était  le  12  du  12  et  Chili  avait  les  blues 
 

Par Bernard Boulad



Homme de télévision et réalisateur de nombreux films publicitaires, Charles Binamé est maintenant connu du grand public grâce à Blanche, la fameuse télésérie à succès qu'il a dirigée et dont on parle encore dans les chaumières.


Avec C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues (quel titre!), il tourne pour la première fois pour le grand écran à partir d'un scénario écrit par José Fréchette, l'auteure d'On a marché sur la lune de Johanne Prégent, un joli court métrage. Tous les espoirs étaient donc permis. Malheureusement, l'exercice est loin d'être concluant, surtout par la faute d'un scénario inepte.
 

Toute l'action du film est concentrée dans une soirée au cours d'une tempête de neige qui paralyse la ville entière. On est au mois de décembre 1963 et les trains ne circulent plus. Dans une gare, les voyageurs doivent prendre leur mal en patience. Parmi eux, Chili (Lucie Laurier), une couventine révoltée, et Pierre-Paul (Roy Dupuis), un vendeur d'aspirateurs, dans le genre bon gars, pas brillant. Leur rencontre est plutôt inusitée puisqu'il la surprend dans la toilette, un pistolet dans la bouche. Ils commencent alors à jouer au chat et à la souris puis finiront, de façon très prévisible, dans les bras l'un de l'autre.
 

Si vous voulez voir révélés les mystères du Scotch tape, des Chiclets et des Life Savers, vous aurez sans doute bien du plaisir à suivre les dialogues insipides de ces personnages sans profondeur qui, à coup de banalités, de généralités et de métaphores bidons, sont supposés évoquer le charme suranné des années soixante. Des clichés en voulez-vous, en voilà.


De la mort de John Kennedy à Marlon Brando, en passant par Soeur Sourire, le Vietnam et le hoola-hoop, le film de Binamé passe le répertoire complet de tous les poncifs de l'époque pour nous faire croire qu'on est bien en 1963.


Car, il est vrai que rien, ni dans le comportement des personnages, ni dans ce qu'ils disent ne peut laisser imaginer que le Québec est à l'aube de la Révolution tranquille. Nous avons ainsi droit à des couventines finement maquillées et drôlement délurées, des soeurs très permissives, des armes à feu facilement accessibles. Bref, rien qui nous permet de croire un instant à cette histoire à la nostalgie ringarde et à la psychologie primaire.
 

Ni comédie, ni drame, un peu des deux, C'était le 12 du 12... cherche constamment son équilibre et ne le trouve pas. Sans véritable tension dramatique (rien de plus mortel pour un huis clos), ponctué d'anecdotes et de personnages secondaires caricaturaux, le film traîne en longueurs et sombre dans l'ennui. Roy Dupuis et Lucie Laurier font les doux yeux mais rien ne passe. Et les belles images de Pierre Mignot ne peuvent rien y faire. Dommage.
 
 
Source:
Archives Le Devoir - www.ledevoir.com 
 

          

1994-chili-c (1)
Photo:
http://collections.cinematheque.qc.ca/filmo_repertoire.asp?tpl=repertoire&id=7110

 

 

C'était  le  12  du  12  et  Chili  avait  les  blues
  

Genres/Catégories: Film de fiction
 
Réalisation: Charles Binamé
 
Scénario: José Fréchette
 
Source originale: José Fréchette (d'après son roman LE PÈRE DE LISA, C'ÉTAIT LE 12 DU 12)
 
Pays: Canada, Québec
 
Lieu de tournage: Montréal (Canada, Québec - 15 octobre 1993/24 novembre 1993)
 
Première: 26 août 1994, Montréal (Festival des Films du Monde)
 
Sortie en salles: 9 septembre 1994, Montréal
 
Durée: 100 min
 
Langue: français
 
Autres titres: Chili's Blues
 
Assistant réalisation: Louis Bolduc
 
Direction artistique: François Séguin
 
Images: Pierre Mignot
 
Musique: Richard Grégoire
 
Photographe de plateau: Véro Boncompagni
 
Producteur: Louise Gendron / Josée Mauffette
 
Scripte: Mona Medawar
 
Société de distribution: ALLIANCE VIVAFILM (QUÉBEC)
 
Société de production: PRODUCTIONS DU CERF (QUÉBEC)

 

Chili-50-b
 
 
Résumé: Dans les toilettes d'une gare montréalaise paralysée par une tempête de neige, Pierre-Paul surprend Chili, une jolie collégienne, un pistolet dans la bouche. «C'était le 12 du 12... est aussi un hommage à Pierre Mignot, le directeur photo dont la caméra saisit les visages et l'atmosphère avec une acuité particulière.» (Gérard Boulad)

 
Chili-51

 
Interprétation:

Marie-Josée Bergeron  (Marie-Stella)

Emmanuel Bilodeau

Margot Campbell

Michel Charette

Normand Chouinard

Pierre Curzi  (Les Filles de Caleb, 1990)

Julie Deslauriers  (Cathou Barbeau)

Hugo Dubé

Roy Dupuis

Steve Gendron

Elise Guilbault   (Les Deux Gentilshommes de Vérone, 1985-86 / Sortie 234, 1988 / Cap Tourmente, 1993)

Lucie Laurier  (Danny [Les Enfants de la rue], 1987 / Les Filles de Caleb, 1990 / C'est pas moi, c'est l'autre!, 2004)

Fanny Lauzier  (La Puce)

Vincent Lemay-Thivierge

Pascale Montpetit

Joëlle Morin  (Lili Tomasso)

Brigitte Paquette

Marie-Chantal Perron  (Les Rescapés II, 2012)

Jean-François Pichette

Aron Tager

 
Source:
 
 
 
1994-Chili-Affiche     1994-Chili02

 


17 septembre 1994
 
Charles  Binamé  et  la  jeunesse  année  zéro
 
Par Odile Tremblay
 

Quand vous interrogez Charles Binamé sur son dernier film, il vous confesse quelques regrets. Un rythme de son propre aveu trop lent. Et si c'était à refaire... Mais on ne refait jamais rien. On recommence ailleurs et c'est tout.

 
C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues fut reçu avec des critiques mitigées au dernier FFM. Première grande question existentielle: est-il vraiment le film de Charles Binamé?
 

Oui et non. Oui, parce que le cinéaste de la télésérie Blanche a fait ce qu'il voulait avec le matériau qu'il avait entre les mains. Non, parce qu'il n'a pas pris le fleuve à sa source, mais l'a attrapé au vol.
 

Derrière la plomberie du film, une histoire de dernière minute. Depuis longtemps, un jeune réalisateur travaillait sur le scénario de José Fréchette. Il avait une vision, une collaboration avec la scénariste, une distribution planifiée. Tout cela fut balayé du revers de la main par Téléfilm qui demandait, quand le budget se mit à gonfler et à prendre des proportions sérieuses, que le film soit tourné par un cinéaste senior.
 

Exit le jeune débutant qui s'échinait sur le projet. Entre en scène Charles Binamé, à qui on demande de tout reprendre à zéro. Nouvelle distribution, malaise de tasser un collègue, mais l'envie de tourner, mais, mais, mais…
 

C'est plutôt avec le film qu'il est en train de faire avec trois sous et beaucoup d'impro (terminé en principe au printemps) Eldorado Fluo, que le réalisateur de la télésérie Blanche se refera vraiment une virginité comme cinéaste. Il le sait, met son énergie et ses espoirs sur ce film-là.
 

En attendant, C'était le 12 du 12... vient de sortir en salles. Le film donne la vedette à Lucie Laurier (Chili) et à Roy Dupuis (Pierre-Paul) dans une gare, au lendemain de la mort de Kennedy, quand les petites couventines se trimbalent avec des revolvers dans leur poche et que les vendeurs d'aspirateurs ont tout à coup envie de changer la vie.
 

À l'origine de C'était le 12 du 12…, se trouve un scénario de José Fréchette. José Fréchette, c'est la romancière du très remarquable Père de Lisa. C'est aussi la scénariste du merveilleux court métrage Au Clair de la Lune de Johanne Prégent. La même José Fréchette qui signait le scénario de Soho de Jean-Philippe Duval, lancé au FFM.
 

Il en parle comme d'un scénario très littéraire avec les défauts et les qualités du genre. Sur des dialogues très stylisés, «qu'il est difficile de rendre naturels». Un texte presque encombrant à force de se tenir tout seul, que Binamé voulait humaniser au maximum.
 
 
La  brisure  du  miroir
 

«C'était le 12 du 12..., c'est la jeunesse année zéro, explique le cinéaste. La brisure du miroir. Avec la mort de Kennedy, les illusions sont tombées, comme le mythe du héros salvateur s'effondrait à Dallas. On a arrêté de croire que l'Amérique opérait de nobles causes.»
 

Charles Binamé s'est plu à observer la collision entre un train (lui) et un bateau en dérive (elle). «Chili est un personnage avec une conscience de l'injustice qui est blessée par elle. Pierre-Paul vit encore dans le passé, quand Chili est notre contemporaine. C'est l'éclosion de la conscience de Pierre-Paul qui se joue ici.»
 

En Lucie Laurier, il dit avoir trouvé la Barbie à la tête cassée qui compose la fibre du personnage. Ensemble, ils ont beaucoup travaillé le sous-texte, l'émotion. «Je me promenais avec Lucie sur la rue en crachant sur tout le monde, en guise d'apprentissage au cynisme et à la dérision.» Quant à Roy Dupuis, il lui a gardé la bride au cou, comme à un cheval rétif, l'empêchant d'en faire trop, de prêter son magnétisme à un personnage qu'il fallait garder en sourdine.
 

Pour Binamé, le film est davantage celui d'un âge que d'un individu. Un âge où l'on quitte le rivage des certitudes pour plonger dans cet ailleurs appelé la condition adulte. Un âge qui étend sa nappe d'huile à une petite troupe de désastres possibles: ces couventines dans une gare et ces personnages secondaires qui sont la toile de fond de C'était le 12 du 12... Avec chacun sa douleur en bandoulière. Comme cette femme étrange incarnée par Élise Guilbault qui parle avec le vison de son manteau. «L'hyper-piège d'un film comme ça, c'est la caricature.» Il a cherché à créer des personnages aux antipodes du cirque, «véhiculant une humanité qui les dépasse».
 

Un film comme ça, c'est l'habituelle série de contraintes qui sont le pain quotidien d'un cinéma désargenté. Un budget de 2,4 millions de dollars «avec une gare qui essaie d'être pleine». Mais encore faut-il payer une armada de figurants. Alors, on rogne un peu ici. Et voilà. Un document d'époque, c'est cher. Il faut trouver des accessoires, des costumes, des coiffures. «Et quand chaque paquet de gomme est une pièce de musée...»
 

Mais contraintes ou pas, tournage pris au vol ou pas, Binamé qu'il défendra jusqu'au bout le film de commande. C'était le 12 du 12… n'est nullement son oeuvre la plus personnelle, mais un film sur lequel il a posé son regard de cinéaste. Donc, il l'assume.
 

Source:
Archives Le Devoirwww.ledevoir.com 
 
 
  

 

VOIR  TOUTES  LES  PHOTOS  DU  FILM
EN  
DIAPORAMA  GRAND  FORMAT  SUR


Chili-00

https://picasaweb.google.com/CETAITLE12DU12




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Films-du-Qu-bec

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1994-Chili-Musique
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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 19:58


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1993/03 - Entangled/Les Veufs


ENTANGLED



Réalisation/Producteur: Max Fischer


Scénario: Max Fisher / Michel Tureau


Pays: Canada / France


Langue: anglais


Genres/Catégories: Long métrage - Thriller


Année de sortie ou diffusion: 1993 (24 mars en France / 27 octobre aux USA)


Durée: 1h 34'


Autres titresFatal Attack / Les Veufs / Impulso Fatal / ObsesiÓn al Límite / Malér 


Images: Ennio Guarnieri


Musique: Jean-François Fabiano

Montage images: Marie-Sophie Dubus


Société de production: BELSTAR PRODUCTIONS (FRANCE) / FILMS ANNABELLE (QUÉBEC) / PARMENTIER PRODUCTIONS S.A.R.L., FRANCE


Source originale: Boileau-Narcejac (d'après le roman LES VEUFS)

 

Résumé: Une voiture et un camion entrent en collision, la femme sur le siège arrière est probablement morte, le conducteur est sévèrement blessé. En flashback, nous découvrons ce qui a conduit à cette tragédie. Lui, c'est David, un écrivain québécois vivant en France, qui présente son roman à un concours sous couvert de l'anonymat. Elle, c'est Annabelle, sa bien-aimée, un mannequin au top du succès. Mais aucun des deux ne livre son secret à l'autre. David est malade de jalousie, il la fait suivre par Max (Roy Dupuis), son ami photographe. Il affronte alors puis tue un homme qu'il suppose être son amant, un meurtre qui ruine sa future carrière et entraîne involontairement la mort de celle qu'il chérit. Et tandis que David se remet des blessures de l'accident, il apprend qu'un autre ami d'Annabelle a revendiqué le roman comme étant le sien. L'heure est maintenant à la confrontation finale...
 

 

1993-LV-02

 

Interprétation:


Pierce Brosnan  (Garavan)

Lorenzo Caccialanza  (Mark) 

Roy Dupuis  (Max)

Judd Nelson  (David)

Laurence Treil  (Annabelle) 
 

Avec aussi: Lucie Gagnon / Michael McGill / Dorian Joe Clark / Bernadette Li / Christina Chase / Claudie Chagnon / Danielle Bissonette / Alexander Chapman / Jean Chevalier / Jacques Herlin / Dany Kogan / Robert Lombard / Pauline Lapointe / Christopher MacCabe / Julian Plestina / Max Vialle / Claire Marsden / Anne-Marie Pisani / Raphael Hime / Hans Jorg Schnass / Charles-Henry Tissot / Brad Lee 



Source:

http://collections.cinematheque.qc.ca/filmo_repertoire.asp?tpl=repertoire&id=21806

 
 


Entangled

Photo:

http://collections.cinematheque.qc.ca/filmo_repertoire.asp?tpl=repertoire&id=21806




Synopsis:

  

David Mirkin, un jeune romancier québécois installé à Paris, vient de publier un roman anonymement. Lorsqu'il tombe amoureux d'Annabelle, une célèbre top-model qui vient vivre avec lui, il garde le secret et se met aussitôt à écrire un autre roman. Les Éditions Duras acceptent de publier Les rendez-vous d'Anna, signé "X".
 


Ignorant tout des activités d'Annabelle et la soupçonnant de s'adonner à des activités lubriques secrètes, David charge son copain Max (Roy Dupuis) de l'espionner.


Mais les choses tourneront mal. Fou de jalousie, il tue un ami de sa concubine qui était, en fait... homosexuel. Son roman, non signé, obtient à ce moment-là un grand prix littéraire, mais il ne peut révéler son identité sous peine de se faire accuser. Sa belle le quitte...


 

 




 



VOIR  AUSSI:

  Entangled - Roy «et partenaires» 

(Hommage à Laurence Treil)


     


 
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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 16:01


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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Cap Tourmente
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 15:01


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2009  -  «Mère  et  monde»



En 1993, Michel Langlois réalise Cap Tourmente, long métrage de fiction, dont il est aussi l’auteur du scénario. Son écriture s’inspire de sa longue fréquentation des membres de la famille Desgagnés, qui tiennent une auberge à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix.
 

Désireux de rendre aux membres de cette famille – et tout particulièrement à la mère, Yvonne Cimon – ce qu'il a l'impression de leur avoir volé en scénarisant un film à partir de leur histoire, Langlois les réunit pour le tournage d'un documentaire.


Mais tous ne sont pas là: Geneviève, à l'origine de l'arrivée de Langlois dans cette famille en 1969, vit désormais au Mexique et refuse de revenir. Après Lettre à mon père et Le fil casséMère et monde affirme une fois de plus la dimension autobiographique du travail de Michel Langlois, reliant même cette veine documentaire à son travail en fiction. Film ambitieux, Mère et monde prend la forme d'une quête intime dans laquelle le cinéaste se révèle en fait à la recherche de lui-même.



Source:
            
      


 
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Published by TeamRDE - dans Films 1991-1995 Cap Tourmente
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 14:40


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5 février 1993

 

Première  du  film  «Cap  Tourmente» 
 


1993-CT-hCe long-métrage de fiction en couleur est réalisé par Michel Langlois et produit par Bernadette Payeur et Doris Girard. Parmi les interprètes, on retrouve Andrée LachapelleÉlise Guilbault et Roy Dupuis.


Là où le fleuve est large comme la mer, une demeure familiale est devenue auberge. C'est le fief des O'Neil: la mère, Jeanne, et ses deux enfants, Alex et Alfa. Le soudain retour de Jean-Louis, l'ami venu d'ailleurs, aura sur chacun l'effet d'un révélateur.
 

Dans ce premier long métrage, Michel Langlois donne une large place aux chansons et aux secrets qui unissent et déchirent une aubergiste en faillite, sa fille, son fils et leur ami.
 

Au cours de l'année 1993, Cap Tourmente récoltera 110.000 $ au terme de six semaines passées en salle.
 


Source:
 

 



 

«Cap Tourmente est un film plein d'aspéritiés, d'angles, de recoins où se perdre, glisser, puis ressortir; plein également d'une lancinante poésie que traversent des flux de douleur sourde auxquels se heurtent les personnages pour mieux, ultimement, s'en affranchir. Bourrasques de sentiments tiraillés entre une inhibition et leur exhibition immodérée, Cap Tourmente est tragique en ce qu'il montre l'impossible rapprochement d'êtres qui se cherchent, se désirent les uns les autres, mais non moins vivifiant par l'impétueuse énergie qu'il libère. Cette énergie est aussi celle que le réalisateur, Michel Langlois, a su puiser chez ses comédiens (et qu'en retour, ils ont su puiser en eux); une solide équipe d'acteurs dont la qualité de présence à l'écran trahit, séquence après séquence, un souverain accord. Ici, les comédiens ne jouent pas chacun pour eux, repliés sur eux-mêmes et (sur) leur propre performance comme ce que l'on voit trop souvent, mais ensemble, jusqu'à former un tout, un noyau immorcelable, toutes forces tendues vers le même point, le même film.
 

Premier long métrage pour le cinéma de celui qui nous avait donné en 1988 le magnifique Sortie 234Cap Tourmente est une réalisation intransigeante, courageuse comme on en voit peu au Québec depuis dix ans, qui crie à s'en déchirer les flancs, une passion inassouvissable où l'amour se confond avec la haine, l'attirance avec le refus, la vie avec la mort. Un film qui ne peut laisser personne indifférent...»
 


Source:
M.-GL (revue inconnue)

 
 

 


5 février 1993
 

Les  Rendez-vous  du  Cinéma  québécois
Cap  Tourmente


Par Alain Charbonneau
 


1993-CT-gLa vie n'est décidément pas taillée sur mesure. On dirait même qu'avec ses passions dévorantes, ses gestes inutiles et ses désirs à haut voltage, elle est comme un vêtement trop ample, un prêt-à-porter fait exprès pour n'aller à personne. Soit qu'on le porte en dépit du ridicule, comme dans les films d'Arcand. Soit qu'on le déchire en dépit des cris et des chuchotements, comme dans un film de Doyon. Ou comme dans le premier long métrage de Michel Langlois, Cap Tourmente, qui ouvrait hier la 11e édition des Rendez-vous du Cinéma québécois et qui sort en salle aujourd'hui même.
 

Cap Tourmente est une tragédie pas très classique, que le scénariste préféré de Léa Pool a amputée de son tragique, une tragédie où la mort se dérobe sans déserter et la vie persiste sans signer. Une tragédie, c'est-à-dire tout d'abord une unité de lieu.


L'espace d'un film, Langlois prend congé du cadre urbain, où le cinéma québécois aime camper ses intrigues depuis dix ans, pour nous transporter dans le beau pays de Charlevoix, en bordure du fleuve, sur les rives heurtées de Saint-Joseph-de-la-Rive, où s'élève la demeure de la famille O'Neil, convertie en une auberge qui affiche vacant dix mois sur douze. C'est dans cet implacable piège à fiction que vit, tant bien que mal, une famille tissée serré: la mère, une veuve la quarantaine bien entamée, la fille, une serveuse automate aux rêves brisés, et le fils, un homme-enfant qui part souvent et qui revient toujours, incapable de couper le cordon qui le lie aux deux femmes de sa vie, sa mère et sa soeur.
 

Un  drame  sans  entonnoir
 

Dans ce noeud de vipères où l'amour a dangereusement fermenté, va venir se glisser un corps à demi étranger, l'ami Jean-Louis qui revient après une absence de neuf années et qui voue à la famille une amitié à la fois ambiguë et indéfectible. La présence de ce survenant familier fera l'effet d'un catalyseur de sentiments trop longtemps refoulés, même si son rôle, dans le déchirement à venir, restera, du début à la fin, passif.
 

Rien n'est innocent dans ce film qui, tout en sonnant du timbre aigu de l'autobiographie, puise dans l'univers de Cocteau et de Pasolini, conjuguant la dynamique perverse des Enfants terribles au théorème implacable de L'ange exterminateur. Rien, ni la tignasse teinte blond de Roy Dupuis, qui rime avec celle de sa mère interprétée par Andrée Lachapelle, ni les dialogues qui sont lourds de ce qu'ils disent au moins autant que de ce qu'ils ne disent pas, ni les allers-retours incessants entre les extérieurs et les intérieurs où s'orchestre le quatuor déchiré et déchirant de ces êtres en quête d'eux-mêmes.
 

Rien n'est innocent, et pourtant Cap Tourmente n'a pas la rigueur interne d'un huis clos à ciel ouvert. C'est ce qui en fait tout l'intérêt, toute la fragilité, mais aussi toute la faiblesse. Langlois, qui navigue ici en terrain connu (rappelez-vous Comme un voleur et attendez de voir son prochain téléfilm), noue sous nos yeux un drame sans entonnoir, où le temps (plusieurs semaines) joue contre l'action au lieu de la resserrer - la fameuse unité de temps classique. Si bien que la tension souterraine, qui gronde dès les premières scènes, fatigue ses ressorts au lieu de les forcer à se rompre. L'enfoui émerge, mais il n'éclate jamais.
 

Restent une photographie limpide, et une forte direction d'acteurs, dont les interprétations sont, chose rare, d'une qualité partout égale. Sicotte marche sur des oeufs avec les pas prudents d'une ballerine, Guilbault est solaire, Lachapelle troublante, et même Dupuis, qu'on voit un peu trop à l'écran ces derniers temps, tire son épingle d'un jeu casse-gueule, qui aurait pu prêter à tous les ridicules.


Et une mini-découverte: Macha Limonchik, dans un rôle de soutien qu'elle interprète avec un naturel qui ne passera sans doute pas inaperçu.
 


Source:
Archives Le Devoir www.ledevoir.com
 



 
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