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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 13:11

Historique complet du film (Articles / Contenus officiels / Photos & Vidéos)



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Septembre 2003

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2004/04 - MONICA LA MITRAILLE
2004/04 - MONICA LA MITRAILLE
2004/04 - MONICA LA MITRAILLE
2004/04 - MONICA LA MITRAILLE

 





 

 

 

Monica  la  Mitraille




Genres/Catégories: Fiction / Film de gangsters
 
Réalisation: Pierre Houle
 
Scénario: Luc Dionne / Sylvain Guy
 
Pays: Canada, Québec
 
Langue: français
 
Durée: 122 min
 
Autres titres: Machine Gun Molly
 
Source originale: Georges-Hébert Germain (D'après son roman SOUVENIRS DE MONICA)
 
Dates et lieux de tournage: 15 septembre/4 novembre 2003 - Montréal (Canada, Québec)
 
Première: 28/04/2004, Théâtre Maisoneuve, PLACE DES ARTS DE MONTRÉAL (QUÉBEC)
 
Sortie en salle: 30 avril 2004
 
Assistant réalisation: Carole Dubuc / Sébastien Pelland
 
Musique: Michel Cusson
 
Photographe de plateau: Véro Boncompagni
 
Montage images: Gaétan Huot
 
Effets spéciaux: Louis Craig / Mario Rachiele
 
Maquillage: Christine Larocque / Cécile Rigault / Diane Simard / Giorgio Tucci (Prothésiste)
 
Producteur: Luc Martineau / Lorraine Richard
 
Société de distribution: ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM (QUÉBEC)
 
Société de production: CITÉ-AMÉRIQUE (QUÉBEC)
 
 






Résumé: Fille aînée d'une famille pauvre vivant dans le Red Light de Montréal, Monique Sparvieri parvient à s'extirper de la misère et de la prostitution lorsqu'elle épouse Michael Burns, un habile cambrioleur d'origine écossaise. Mais peu avant la naissance de leur deuxième enfant, Michael l'abandonne. Monique refait alors sa vie avec Gaston Lussier, un voleur de banques dont elle devient la complice, jusqu'au jour où il se retrouve en prison. La jeune femme poursuivra sa carrière criminelle aux côtés de Gérald Simard, son nouvel amant. Avec leur complice Bob, le couple cambriole plusieurs banques et devient ainsi activement recherché. Monique, désormais surnommée Monica-la-mitraille, est abattue par la police en 1967 à la suite du braquage d'une caisse populaire dans le nord de Montréal. (officecom.qc.ca)

 
 

Interprétation:
 
Alexis Belec  (Maréchal)

Émilie Bibeau  (Thérèse Vigor)
 
Céline Bonnier  (Monica Sparvieri)
 
2004-MLM-Celine
 

Anne Casabonne  (Paula Sparvieri) 

Isabelle Blais  (Sylvana Sparvieri)  (Les Invasions barbares, 2003) 

MLM-Isabelle Blais
 

Deano Clavet  (Scoop I, II, III, 1992-94 / Mesrine - L'Instinct de mort, 2008)
 
Rémy Girard  (Maurice Morissette) 

MLM-Capture-9

 

Hugolin Chevrette  (Mario Sparvieri)

Hugo Dubé  (L'enquêteur Allaire)  (Les Filles de Caleb, 1990 / Being at Home with Claude, 1992 / Blanche, 1993 / C'était le 12 du 12 et Chili avait les blues, 1994)

Roy Dupuis  (Gérald Simard) 
 
Patrick Huard  (Gaston Lussier)  (J'en suis!, 1997)
 
MLM-Huard
 

Marie-Josée Gauthier  (Marie-Ange)

David Gow  (Gordon)
 
Mario Jean  (Bob Simard) 

MLM-Capture-7
 
 
Sylvain Massé  (Larry)

Onil Melançon  (L'enquêteur Boisvert)

Marc Labrèche  (Théo Sparvieri) 

MLM-Capture-6
 

Julien Poulin  (L'enquêteur Loignon)  (Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, 1989)

Frank Schorpion  (Michael Burns)  (Le Dernier Chapitre, 2002)
 
MLM-Capture-12
 

Source:
 

 
 

VOIR  TOUTES  LES  PHOTOS  DU  FILM

EN  DIAPORAMA  GRAND  FORMAT  SUR:

MLM-01
https://picasaweb.google.com/MONICALAMITRAILLE



Synopsis:



Montréal, 1967. Une jeune femme embrasse ses enfants avant de monter dans son véhicule. Elle enfile une perruque blonde, des verres fumés et elle roule en direction d’une banque. Monique Sparvieri se prépare à entrer dans la légende.


Criminelle, crient les uns. Héroïne, pensent les autres. Depuis des mois, les hold-up incroyablement audacieux de Monique Sparvieri, alias Monica la mitraille (Céline Bonnier), font la une des journaux. Même si les policiers resserrent inexorablement leur étau sur elle, Monique continue à voler beaucoup, passionnément, à la folie. Elle n’a peur de rien. Sauf de retourner dans l’enfer où elle est née.


27 ans plus tôt, Monique voit le jour dans le Red Light, un quartier rongé par la pauvreté et la criminalité. À l’est de ce territoire délimité par la Main, Morissette fait la loi. À l’ouest, les Anglais règnent. Pendant que les bulldozers démolissent les immeubles en ruines, faisant fuir leurs habitants comme des rats, les Sparvieri luttent pour survivre. Monique constate très jeune qu’elle a le choix entre la misère ou la prostitution. Idem pour sa cousine et meilleure amie Sylvana, avec qui elle rêve de jours meilleurs. Les nuages se dissipent momentanément lorsque Monique rencontre Michael, un cambrioleur avec qui elle vit un amour fou jusqu'à ce qu'il l’abandonne, alors qu’elle attend leur deuxième enfant. Désormais, seule la volonté de se sortir des «vidanges» anime Monique Sparvieri.



Malgré l’opposition de Gaston, qui l’a prise sous son aile, elle s’implique dans les vols de banque orchestrés par ce dernier jusqu’au jour où il est condamné à 10 ans de prison. Monique est déçue par les hommes de sa vie: son père qui lui refile le rôle de soutien de famille, Michael qui l’abandonne et Gaston avec sa malchance font qu’elle décide de mener ses affaires à sa manière. Désormais elle contrôle et organise les coups. Grisée par le danger, le succès et la rage, Monica la mitraille rencontre son dernier amant Gérald (Roy Dupuis), son alter ego. Ensemble ils choisissent l’impossible.
 


Source:

http://www.radio-canada.ca/television/notre_cinema/nos_films/synopsis.asp?film=29

 
 
 



 



 
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 13:39


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2004/04 - Tapis rouge pour Monica-la-mitraille
2004/04 - Tapis rouge pour Monica-la-mitraille
En conférence de presse pour la sortie de Monica la Mitraille

En conférence de presse pour la sortie de Monica la Mitraille


29 avril 2004

 

Tapis  rouge  pour  le  Red  Light  de  Monica
 

Par Chantal Guy 


Une rafale de flashes attendait les vedettes de Monica la MitrailleCéline BonnierRoy DupuisFrank Schorpion et Patrick Huard, ainsi que le réalisateur Pierre Houle à la première du film à la Place des Arts hier (28/04).
 


 
On s'en doute, Monica la Mitraille, légende du monde interlope québécois des années 60, entrait toujours par la grande porte. Des bars ou des banques, certes, de gré ou de force, soit! Mais personne n'aurait pensé qu'un jour on lui déroulerait le tapis rouge à la Place des Arts...


Près de 40 ans après sa mort, c'est pourtant ce qui arrive à Monica Proietti, maintenant immortalisée sous les traits de Céline Bonnier au grand écran dans le film Monica la Mitraille de Pierre Houle, dont la première avait lieu hier au Théâtre Maisonneuve. On se demande ce qu'aurait pensé la vraie Monica de tout ce faste médiatique. C'est sa fille, Ginette, présente pour l'événement, qui répond à sa place: «Pensez-vous vraiment que tout ça se serait fait si elle vivait encore?»
 

Effectivement, c'est le destin tragique de cette mère atypique qui continue de fasciner. Cela ne surprend guère le chroniqueur judiciaire Claude Poirier, qui a bien connu la braqueuse de banques, dont il a appris la mort en direct: «C'est la seule femme criminelle de ma carrière et c'est la première qui a eu son procès dans la rue. Elle avait plus de cran que bien des hommes. Elle m'a déjà engueulé à propos d'un de mes articles sur ses vols!»
 

Mais hier, c'était plutôt le show-business qui faisait s'agglutiner les caméras. Pratiquement toute la distribution du film était là, et elle compte des noms parmi les plus en vue du milieu: Rémy GirardPatrick HuardFrank SchorpionIsabelle Blais...


2004-MLM-TRL'attention était plus particulièrement braquée sur le couple Céline Bonnier et Roy Dupuis, dont le look rock stars a fait tourner bien des têtes lors de son arrivée. On sait que Roy Dupuis est plus rompu à ce genre d'attention que sa compagne, et celle-ci s'accrochait gentiment à son ami Pierre Houle. «Tu ne m'abandonnes pas!» lui a-t-elle lancé en riant dans la cohue au foyer Maisonneuve.
 

«C'est sûr que les premières au Théâtre de Quat'sous sont un peu plus calmes, a souligné la comédienne. Mais j'ai du fun. Le buzz autour du film est bon». «On a hâte que le film soit en salle, afin de le sortir de notre tête pour le laisser aux gens», a poursuivi Pierre Houle.
 

2004-MLM08Après quelques séances d'autographes accordées à ses fans, Roy Dupuis, qui interprète le dernier amant de Monica, a commenté ce qui arrivait à Céline, dont tout le monde loue la performance dans le film. «Ça fait longtemps que je connais Céline et son travail, que j'ai toujours énormément respecté. Ça ne change rien pour moi! Il y a un côté positif à être connu, mais il n'y a pas que du positif...»
 

Probablement. En tout cas, Pierre Houle en a connu les effets, puisqu'il a raconté cette anecdote avant la projection de son film: «D'habitude, je fais des séries télé que je regarde dans le salon avec mes fils. Maintenant, mon garagiste me parle de cinéma. Il m'a souhaité bonne chance pour ce soir et m'a demandé si j'avais vu le film!»
 

Patrick Huard, qui incarne le deuxième chum de Monica, n'était pas encore en mesure d'offrir son verdict sur Monica la Mitraille. «Je dois visionner plusieurs fois un film pour savoir ce que je ressens», a-t-il confié, tout en laissant transparaître qu'il avait aimé Monica la Mitraille bien plus que ce qu'il en disait. «Ça va au-delà de ça!» Ce qui est certain, c'est qu'il a adoré son expérience avec l'équipe. «Même si je me levais à 4 h, ce n'était pas un fardeau. Et puis, travailler avec Céline Bonnier, c'est un plus!»
 

Guy A. Lepage était des nombreuses personnalités présentes hier soir. Il n'était pas tant curieux de la vie de Monica que du travail de Pierre Houle et du scénariste Luc Dionne, dont il n'a rien raté depuis leurs débuts avec Omertà. «C'est un film de Houle et Dionne. Peu importe le sujet, je serais venu!»
 

Enfin, un certain parfum de la Main flottait sur la soirée, puisque Claude Blanchard avait été engagé pour présenter Monica la Mitraille aux invités qui ont fait salle comble au Théâtre Maisonneuve. «Chaque fois qu'on fait un film sur la mafia, on me téléphone, a cabotiné l'ancien habitué du Red Light. Pourtant, je n'ai pas connu Monica-la-mitraille. Mais j'ai rencontré plusieurs Monica dans ma vie!»
 

Juste avant sa présentation, plein de gentillesse, Claude Blanchard racontait à Ginette le monde de sa mère, qui a fait entrer sa fille, pour un soir, dans le grand monde des stars.
 
 

Source:
La Presse 
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 13:04


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2004/04 - Monica-la-Mitraille à l’attaque des cinémas


5 avril 2004

 
Monica  la  Mitraille  à  l’attaque  des  cinémas  le  30  avril
 


Après avoir fait vibrer le Québec dans les années ‘60, l’histoire de la légendaire Monica-la-Mitraille sera de retour dans le paysage québécois le 30 avril prochain avec le premier long-métrage de Pierre Houle. 
 

Tiré du roman de Georges-Hébert Germain qu’ont adapté les scénaristes Luc Dionne et Sylvain Guy, Monica la Mitraille met notamment en vedette Céline BonnierRoy DupuisPatrick Huard, Frank Schorpion, Marc Labrèche, Rémy Girard, Isabelle Blais et Mario Jean.


La musique du film, signée Michel Cusson, ainsi que la chanson-thème interprétée par Nanette Workman, transporteront les cinéphiles de tout le Québec dans l’univers de la célèbre braqueuse de banques.
 

Monica la Mitraille est produit par Lorraine Richard et Luc Martineau de Cité-Amérique et distribué par Vivafilm, la même équipe ayant présenté Séraphin - Un Homme et son Péché au grand écran en 2002. Le film prendra l’affiche partout au Québec le 30 avril dans près d’une centaine de salles, dont une version avec sous-titres anglais au Forum AMC.
 

Fille aînée d’une famille démunie du Centre-Sud de Montréal, Monique Sparvieri jure de trouver le moyen de sortir de la misère. Abandonnée par l’amour de sa vie, Monique se retrouve à nouveau seule lorsque son second conjoint est condamné à dix ans de prison. Alors que la plupart des femmes de son époque rêvent encore au prince charmant, Monique prend son propre destin en main. C’est ainsi qu’elle passera à l’histoire avec une série de hold-ups audacieux qu’elle orchestre avec son dernier amant, son âme sœur. Grisée par la passion et le succès, Monique Sparvieri n’a peur de rien. Elle est prête à tout pour s’assurer que ses enfants ne se retrouvent jamais dans le milieu sordide de la Main.
 

La production de ce long-métrage a été rendue possible grâce à la participation financière de Téléfilm Canada, la Sodec, le Programme de crédit d’impôt du Québec, la Société Radio-Canada, Astral Média, le Programme de crédit d’impôt fédéral et le Fonds Harold Greenberg.


Produit par Cité-Amérique, une compagnie FRV Media, Monica la Mitraille est distribué par Vivafilm au Québec.

 
 

Source:
 

 
2004/04 - Monica-la-Mitraille à l’attaque des cinémas


18 avril 2004

 
MONICA  LA  MITRAILLE
 
(Traduction française de l'article paru dans «The Gazette of Montreal»)



Les réalisateurs du film ont décidé de raconter l'histoire de Monica au travers des trois hommes-clé de sa vie, son mari, Michael Burns (Frank Schorpion), et ses deux derniers petits amis, Gaston (Patrick Huard) et Gérald (Roy Dupuis).


Burns fut l'homme qui aida Monica à se sortir de sa misérable existence des taudis des bas-quartiers du Boulevard St-Laurent, et ses deux autres amoureux lui firent découvrir les montées d'adrénaline des braquages de banque, à une époque où Montréal en était indiscutablement la capitale en Amérique du Nord.


Dupuis dit qu'il n'a pas eu à fournir beaucoup d'efforts pour aller rechercher les détails de la vraie vie de Gérald, qui était le conjoint et le complice de Monica Proietti au cours des derniers mois de sa vie. C'est avec Gérald qu'elle commença à prendre une part beaucoup plus active dans «le métier».


«Gérald n'est pas un personnage célèbre», nous dit Dupuis«Personne ne le connaît. Et je vais de pair avec le scénario. Je savais pertinemment bien ce qui était intéressant en lui, d'où il venait et comment il a fini. Mais c'est toujours un film. Ce n'est pas la vraie vie. Dans l'histoire, il est le type avec qui elle a le plus de complicité. Ils nourrissent tous deux la même passion (celle de braquer des banques). C'est avec lui qu'elle a pris sa vie en main».


Dupuis précise aussi qu'il n'a jamais pensé un seul instant que le public puisse s'identifier à de violents bandits tels que Monica Proietti et toute sa gang d'amants/criminels. «Ça ne m'inquiète pas du tout que les gens sympathisent avec eux», dit-il. «Tout ce qu'elle veut, c'est devenir quelqu'un. C'est sortir de ce quartier nommé Red Light. Ils ne sont pas de mauvaises gens. Ils sont juste des «baisés» (par la vie). Et ils avaient la vie dure.»


Source:
 




 
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 22:15

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 21:45


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Jack  Paradise

 

Genres/Catégories: Fiction / Film sur fond de musique de jazz

Réalisation/Scénario: Gilles Noël

Pays: Canada, Québec
 
Langues: français / anglais
 
Année de sortie ou diffusion: 20 février 2004
 
Durée: 97 min
 
Autres titresJack Paradise - Les Nuits de Montréal

Titre de travailLes Nuits de Montréal

Source originale: Richard Langlois (d'après une idée originale de)

Direction artistique: Louise-Marie Beauchamp

Costumes: Nicoletta Massone

Images: Sylvain Brault

Scripte: Thérèse Bérubé

Maquillage: Marie-Angèle Brettner-Protat

Musique: James Gelfand / Daniel Mercure

Prise de son: Claude Hazanavicius

Producteur: Anouk Brault / Aimée Danis

Société de distribution: K-FILMS AMÉRIQUE (QUÉBEC)

Société de production: NANOUK FILMS (QUÉBEC) / VERSEAU INTERNATIONAL INC.
 

 




 

 

Interprétation:

 

Roxan Bourdelais  (Jack enfant)

Benoît Dagenais  (Janvier Paradis)

Dorothée Berryman  (Tante Jeanne)  (Blanche, 1993 / Free Money, 1998 / Les Invasions
barbares
, 2003)

 
2004-berryman dorothee
 

Gregory Hlady  (Gino O' Connor)  (L'Homme idéal, 1996 / The Last Chapter II, 2003 / Manners of Dying, 2004)


Gregory-Hlady
 
 
Geneviève Rioux  (Gisèle)  (Roméo et Juliette, 1989)
 
 
JP-53
 

Marie-France Lambert  (Sandra)
 

 
2003-06-7J-MF
 


Philippe Charbonneau  (Louis Paradis à 16 ans)

Tyrone Benskin  (Winston White)

 
Marc Beaupré  (Willy)

Hugo St-Cyr  (Dan Langlais)

Larry Day  (Commerçant)  (Maurice Richard, 2005) 



Roy Dupuis  (Jack Paradise) et Dawn Tyler Watson  (Curly Brown)
 
 


 

Gardi Fury  (Babe)

Jayne Heitmeyer  (Sinead)

Warren 'Slim' Williams  (Bob Monk)

Fabienne Colas

Lydia Moore


 



                

 


 
 
Synopsis:



Dans un club de jazz de Montréal, quatre musiciens évoquent le parcours exceptionnel de leur ami et collègue, le pianiste blanc Jack Paradise.
 


Tout commence en 1929 où Jacques Paradis enfant (Roxan Bourdelais), fils d'un petit commerçant sans envergure, court dès qu'il peut chez sa tante Jeanne (Dorothée Berryman) dans le faubourg Saint-Antoine - le quartier noir de Montréal -, laquelle l'initie à l'amour de la musique et du piano. Femme libre, pianiste de jazz pour un auditoire de déficients mentaux qu'elle gardiennait, cette ancienne prostituée - atteinte d'une maladie incurable - fascinait son neveu qui adorait jouer à quatre mains avec elle. La «musique de neg», tant méprisée par son père, coule déjà dans les veines du p'tit gars qui traîne dans le bas de la ville en rêvant de devenir une idole des nuits interlopes de la métropole.
 


 

 


Dans la ruelle derrière le club Terminal, il fait la connaissance de Curly Brown (Dawn Tyler Watson), une fillette noire frondeuse qui rêve d'aller chanter à New York. À sa majorité, sa mère quitte son père, et lui fait de même. À force de travail, de passion et de conviction, le petit "Frenchie" du quartier Saint-Henri - aussi appelé Griffintown ou Faubourg Saint-Antoine selon les appartenances ethniques - séduit son entourage et s'immisce dans le milieu des musiciens noirs anglophones, réussissant à faire swinguer la clientèle des meilleurs clubs de la ville.


Nuits endiablées, cigarettes, alcool, chambres d'hôtels et prostituées sont dès lors son pain quotidien. Jack est devenu le pianiste vedette du Terminal, club de Gino O'Connor (Gregory Hlady) - un Européen faisant du blanchiment d'armes dans sa cave -, tandis que Curly, de plus en plus sous l'emprise de la drogue, y déploie ses talents vocaux. Là, plus de barrières sociales ni raciales. Dans ce microcosme coupé du monde, seule compte la musique.

 


Entre temps, tante Jeanne est décédée et Jack se voit remettre une lettre par son père dans laquelle cette femme tant aimée lui révèle être... sa vraie mère, et l'avoir confié à sa soeur pour qu'il ne grandisse pas dans une chambre d'hôtel entre deux clients...
 

 


 

Ébranlé, Jack tombe alors sous le charme de la douce et casanière Gisèle (Geneviève Rioux) qu'il épouse et qui lui donnera un fils... né sourd! Mais malgré ce mariage qui lui a donné un foyer et l'illusion d'une vie normale, le duo Jack-Curly demeure inséparable.



C'est ainsi que lorsque, après une tentative de suicide, Curly décide de partir à New York, Jack doit choisir entre ses devoirs de père de famille et l'amour qu'il porte à la chanteuse... et au jazz.




Son fils le regardera partir, tapotant quelques notes du bout des doigts sur le rebord de la fenêtre...
 

 



VOIR  AUSSI
 
Jack Paradise - «Roy & partenaires»
 
(En hommage à Dawn Tyler Watson et Dorothée Berryman)
 



 
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 19:56


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2004/02 - Première de Jack Paradise
2004/02 - Première de Jack Paradise
17 février 2004 - Première du film Jack Paradise / Photos www.newscom.com

17 février 2004 - Première du film Jack Paradise / Photos www.newscom.com


18 février 2004

 


Première  de  «Jack  Paradise»
 



La Presse assistait hier au Clap, à Québec, à la première de Jack Paradise, suivie d’une conférence regroupant réalisateur, producteur et principaux interprètes. Un film de Gilles Noël, d'après une idée originale de Richard Langlois.


Jacques Paradis (Roxan Bourdelais), à l’exemple de sa tante Jeanne qu’il adore (Dorothée Berryman), aime le jazz; au point de sortir en cachette la nuit pour aller entendre la musique qu’on joue au bar voisin, le Terminal.
 

Devenu grand, il sera Jack Paradise (Roy Dupuis), le pianiste de jazz ayant réussi à pénétrer l’univers noir de la musique soul. Quelque part entre les deux mondes - le noir et le blanc - il aimera Jeanne (Geneviève Rioux), il aimera Curly (Dawn Tyler Watson)... Mais d’abord et avant tout, il aimera la musique.
 

C’est évidemment elle, le tout premier personnage de ce film qui oscille, lui aussi, entre blanc/noir et couleur, «la réflexion quant au choix ayant finalement cédé le pas à l’intuition», admettra tout à l’heure le réalisateur.
 

Des musiciens de l’orchestre de Jack Paradise, réunis autour de quelques bouteilles de champagne, se rappellent le bon vieux temps et quelques moments clés de la vie de Jack, de son enfance à sa maturité... Une vie somme toute assez banale - mariage, enfant, divorce, la routine, quoi! - mais dont le montage se superpose, sur toile de fond jazzée, à des événements mondiaux (guerre, alunissage) et régionaux (élection de Jean Drapeau à la mairie, par exemple).
 

Toute une époque nous est ainsi restituée, dont on découvre des aspects laissés dans l’ombre, comme plusieurs scènes du film, tournées dans la ruelle derrière le cabaret. Et voilà bien le deuxième personnage en importance de ce film, bien indiqué d’ailleurs par le sous-titre, Les nuits de Montréal.


L’atmosphère des années d’avant-guerre est donnée dès les premières images, à travers quelques documents d’archives. Gilles Noël racontera tantôt que l’économie de moyens - dont il est loin de se plaindre! - se trouve souvent à l’origine du choix des images, force à la créativité et favorise un résultat final peut-être plus original. En témoigne la scène de la fermeture du Terminal, par exemple, où un seul plan sur Jack et Curly suffit à tout expliquer; ou encore, ces gros plans filmés à l’intérieur du club (en studio, donc), forcément traversés de personnages, et qui rendent ainsi parfaitement compte d’un lieu «qui bouge».
 

Finalement - et curieusement! - les acteurs occupent peu d’espace; mais ils le remplissent bien. Ils disent peu de choses; à commencer par Roy Dupuis, dont le jeu n’en est pas moins toujours aussi juste et naturel. La musique s’exprime pour lui, pour eux tous. Dorothée Berryman tient ici un tout petit rôle; c’est pourtant à elle qu’on doit le moment le plus émouvant du film.


Un reproche: il y a si peu de répliques… et on les entend parfois mal!
 
 

En  conférence  de  presse 



L’histoire est très librement inspirée de la vie du père de Richard Langlois. «J’ai vécu avec un père obsédé par la musique. Cette passion est très présente dans le film, et j’en suis très content.»


Bob Langlois, l’un des premiers musiciens à s’intégrer aux Noirs, a joué au piano-bar du château Frontenac! Mais Jack Paradise est une pure fiction. Et ça n’est pas rien de l’avoir rendu si crédible qu’au sortir du visionnement, on se demande si le personnage a réellement existé...


Oui, Roy Dupuis aime bien le jazz, mais en dilettante. «Mon défi, c’était de me croire! La musique de James m’y a beaucoup aidé.» Il a longuement écouté le musicien, il a longuement visionné ses mains sur le piano. Ça a tout de même été beaucoup plus difficile, pour l’acteur, de faire du handsync, comme il dit, que de jouer tout court!
 

Pour Dawn Tyler Watson, chanter n’était pas un problème, puisqu’il s’agit de son véritable métier. «Mais refaire devant la caméra ce que je venais de faire en studio, ça, c’était difficile! Surtout quand je venais d’improviser. Un bip se retrouvait parfois à la place d’un bop!», dit-elle avec son air de petite fille espiègle.


Pour Dorothée Berryman, le défi a été de tout tourner en un seul jour, le tournage du film entier en ayant occupé vingt-quatre. «It’s now or never», s’est-elle dit en arrivant le matin sur le plateau. Il était très plaisant, bien sûr, de s’y présenter en sachant que le rôle avait été écrit... en pensant justement à elle! Contrairement aux autres comédiens, son défi musical consistait à tout faire en même temps, chansons et répliques. Mais c’est surtout du côté de l’histoire que des surprises l’attendaient.


Elle avait, évidemment, déjà effectué des recherches musicales de ce type, mais jamais sur Montréal. «J’ai découvert plein de choses! Par exemple, Duke Ellington allait prendre un verre au Terminal à la fin de la veillée, vous vous imaginez!», raconte-t-elle avec spontanéité. «Ça a nourri une passion qui était déjà attisée...» Ça, on n’en doute aucunement!
 

Dans 60 salles du Québec à compter du vendredi 20 février. Au Clap, à Québec, jusqu’au 10 avril. 
 


Source:
 

 

 

21 janvier 2004 

 

Lancement  de  la  bande  sonore  de  «Jack  Paradise»



Lancement mardi à Montréal de l'album de la bande sonore du film Jack Paradise - Les Nuits de Montréal mettant en vedette Roy Dupuis et Dawn Tyler Watson. Le lancement a eu lieu en soirée dans les studios de Musimax à Montréal.


Jack Paradise - Les Nuits de Montréal nous fait revivre l'univers enfumé des boîtes de jazz montréalaises des années folles. Le film de Gilles Noël, qui sortira le 20 février, raconte la vie de l'un des premiers musiciens blancs francophones à se mesurer avec des jazzmen anglophones.


L'album fait des liens entre des grandes périodes de l'évolution de la société au XXe siècle et des courants musicaux. Au menu, on a des pièces de ragtime, de swing, de be bop et de hard pop. Le compositeur James Gelfand s'est inspiré des plus grands musiciens de l'époque pour composer ses mélodies. Entre autres, on a une nouvelle version de Swanee, la célèbre chanson de George Gershwin. Cette pièce a aussi un lien avec Montréal car c'est au Studio RCA Victor que Gershwin l'a lui-même enregistrée pour la première fois, en 1919.
 

Source:
Presse Canadienne 
 




 
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12 février 2004

 

Roy Dupuis au Paradis

 

Par Jean-Philippe Gravel

 

2004/02 - Roy Dupuis au paradis2004/02 - Roy Dupuis au paradis


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Source:
 
Article journal ICI


 
 


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31 janvier 2004


Roy  Dupuis - Un  homme  et  sa  passion

Entrevue / Un  tournage  n'attend pas  l'autre


 

2004/01 - Roy Dupuis / Un tournage n'attend pas l'autre


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Source:
Article LE JOURNAL DE QUÉBEC


 
 
 
 

 


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2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise


12 mai 2003

 

ROY  DUPUIS  à  la  belle  époque  du  jazz  montréalais


Par Marc Gadoury
 



Dans  un  film  de  Gilles  Noël



Le tournage de Jack Paradise, un long-métrage écrit et réalisé par Gilles Noël avec Roy Dupuis dans le rôle principal, est actuellement en cours à Montréal. Le film retrace la belle époque du jazz montréalais à travers le personnage de Bob Langlois alias Jack Paradise.
 

Outre Dupuis, la distribution est aussi composée de Dawn Tyler Watson, Dorothée Berryman, Geneviève Rioux, Roxan Bourdelais, Johanne-Marie Tremblay, Benoît Dagenais et Gregory Hlady.
 

Jack Paradise raconte l'histoire d'un amour interdit, celle d'un pianiste blanc, Jack Paradise (Dupuis) et d'une chanteuse noire, Curly Brown (Dawn Tyler). Le film s'inspirera parfois de la grande tradition des comédies musicales et d'autres fois il évoquera les différents styles de jazz du siècle et ce, dans l'univers du jazz montréalais de 1929 à 1970.
 

Jack Paradise est produit par Nanouk Films et Verseau International et le film bénéficie d'un budget de 2,8 millions $US. Le tournage doit se terminer à la fin du mois.
2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise
2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise
2003/05 - Roy Dupuis est Jack Paradise
22 mai 2003 - Photos http://agencequebecpresse.photoshelter.com/

22 mai 2003 - Photos http://agencequebecpresse.photoshelter.com/



Entrevue - Roy  Dupuis  est  Jack  Paradise




Nous avons découvert un Roy Dupuis totalement débarrassé de son statut de sex-symbol. Honnête, sincère, généreux, fiable, il s'est plié au jeu parfois ingrat de l'interview. En attendant la sortie du film Jack Paradise (Les Nuits de Montréal) de Gilles Noël en février 2004...
 

Comment cette aventure cinématographique a-t-elle débuté?
Disons qu'elle a des origines théâtrales. Cela remonte à l'époque où j'étais étudiant au secondaire V. J'habitais à Sainte-Rose (Laval) avec ma mère, professeure de piano. Un jour, une de ses anciennes élèves, accompagnée de son copain, est venue nous rendre visite. Comme le couple ne voulait pas passer la soirée à la maison, nous sommes allés voir le film Molière d'Ariane Mnouchkine. À la sortie du cinéma, je savais déjà ce que je voulais. Au collège, j'étudiais les sciences pures. Et pourtant, ce jour-là, après avoir assisté à la simple projection d'un film, j'ai opté pour le théâtre. Avec une copine, nous avons monté Le Malade imaginaire de Molière. Par un concours de circonstances, je me suis retrouvé à l'École Nationale de Théâtre où je suis resté pendant quatre ans.
 

Et puis vous avez entamé une carrière à la télévision et au cinéma. Entre les deux formes d'expression pour un comédien, le théâtre et le cinéma, laquelle vous met plus à l'aise et vous permet d'être plus combatif?
Je dois avouer que je m'ennuie du théâtre, particulièrement des répétitions. Car c'est là un processus de création incroyablement édifiant. L'art de jouer sur la scène permet au comédien d'explorer différentes avenues, de foncer sur plusieurs directions, de voir les différentes facettes d'un personnage. Au cinéma, il ne possède pas assez de temps pour établir ces liens particuliers. Sans oublier qu'au théâtre, il y a une pression que je trouve saine et énergétique. Par contre, au cinéma, on peut grandement apprécier le côté immédiat de la création filmique. Au théâtre, elle est presque indicible lorsqu'on joue sur scène.
 

Très jeune, vous avez commencé une carrière cinématographique, que vous poursuivez d'ailleurs, avec des réalisateurs de renom. Cette particularité, accompagnée d'attributs corporels non négligeables, vous a octroyé dès le début un statut de sex-symbol. De quelle façon assumez-vous cette dualité?
En effet, il y a l'acteur et il y a l'image publique. Pourtant, je crois faire bien des efforts pour que la représentation que le public se fait de moi ne trahisse pas mes véritables intentions. Mais, en même temps, cela dépend de qui regarde. Parfois, un premier regard, une première impression peuvent demeurer ancrés dans l'imaginaire collectif.
 

Sur ce point, je suppose que vous n'acceptez pas la majorité des rôles qu'on vous propose?
Il y a l'art, bien entendu, mais aussi l'argent. Souvent, on est obligé, notamment au début d'une carrière, d'accepter d'incarner des personnages que plus tard, on aurait refusés. Mais très vite, je me suis habitué à lire les scénarios avant d'accepter de jouer. J'en ai même refusés. Il y a le personnage, bien sûr, mais aussi le récit. Il faut qu'il m'intéresse, quitte à ce que le personnage ressemble à celui que j'ai incarné précédemment. Dans un sens, un acteur est un serviteur. Il doit être au service du réalisateur, émotivement et surtout intellectuellement. À partir du moment où je lis un scénario qu'on me propose et qui me plaît, il est impératif que je rencontre le réalisateur pour qu'on partage des idées sur le personnage. La qualité première d'un réalisateur, c'est de faire en sorte que les personnages transportent le récit, l'histoire qu'il veut raconter. Pour ma part, une fois le costume endossé, une fois le personnage incorporé, mes idées deviennent claires et précises. Le dialogue est possible.
 

Selon le film, arrive-t-il qu'un personnage demeure en vous longtemps après le tournage?
Absolument. Il y a parfois des personnages accaparants qui ne vous quittent plus. Ce fut le cas, entre autres, de celui que j'incarnais dans Being At Home With Claude de Jean Beaudin. Yves m'a poursuivi pendant longtemps.
 

Dans Jack Paradise (Les Nuits de Montréal), votre tout dernier film où vous tenez le rôle principal, l'action se passe à une époque que vous n'avez pas connue. Comment vous êtes-vous inspiré pour mener à bien votre mission?
J'ai vu énormément de films d'archives. Ce que j'ai découvert et que je ne connaissais absolument pas, c'est la folie qui régnait à cette époque dans l'univers nocturne. Comme si les interdits imposés par la puissante force religieuse de l'époque explosaient une fois la nuit venue. Les oiseaux de nuit avaient un appétit féroce pour la vie. Une fois les lumières du soir allumées, ils devenaient de vrais déchaînés.
 

L'univers de nuit constituait également un espace social où les barrières raciales n'existaient plus.
C'est tout à fait vrai. Jack Paradise, le personnage principal, est un passionné de musique jazz, la musique des Noirs d'Amérique. Dès le début de sa carrière, il a une profonde admiration pour un peuple qui a contribué admirablement à l'essor de la culture. Pour rendre ce personnage crédible, j'ai suivi un processus d'intellectualisation. J'ai procédé à une structure de la pensée. De par le scénario, je savais déjà quelles étaient ses valeurs, son mode de vie, sa dynamique sociale et artistique. Jack est un artiste, un musicien, un extrême de la société. Cela m'a permis d'aller plus loin dans mon personnage, de lui donner une certaine audace. Jack est aussi un silencieux, un être intérieur. Il s'exprime par le piano.
 

Vous lui avez donc permis de germer?
En effet. Et, petit à petit, je l'ai laissé décanter ses idées, ses gestes, ses interrogations. C'est à ce moment que le personnage me possédait. Par ailleurs, je ne me suis pas senti obligé de voir jouer des acteurs de cette époque. Inconsciemment, par contre, il est possible qu'un vieux film que j'ai eu l'occasion de voir m'ait laissé une certaine influence.
 

Dans le domaine du long métrage, c'est surtout au Canada que vous avez joué. Est-ce que tourner ailleurs vous intéresse?
C'est bien simple: ici, c'est chez moi. C'est ici que je me sens le mieux. J'aime voyager, mais pour l'instant, j'aimerais jouer dans un film d'auteur, ici, localement. Il y a, bien sûr, Jack Paradise, mais aussi Monica la Mitraille, de Pierre Houle (dans lequel j'ai un petit rôle) et Manners of Dying, d'après une nouvelle de Yann Martel, premier long métrage de Jeremy Peter Allen; je joue le personnage principal dans ce film tourné au Québec, en anglais.
 

Cela vous tient vraiment à coeur.
Absolument. Le cinéma d'auteur, c'est vraiment là que ça se passe...
 



Source:
 

 
 

 
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