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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 09:18


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«Faute d'un budget approprié, le personnage de Roy Dupuis, Liam Hennessy, qui devait être le personnage principal, n'intervient donc qu'au troisième acte, soit neuf ans après la naissance de Némésis (Alice Morel-Michaud), fruit d'une nuit d'amour entre la veuve Bombardier (Céline Bonnier) et Robert Sincennes (Pierre-Luc Brillant), papa du narrateur et personnage principal, Louis (Renaud Pinet-Forcier à l'écran, André Forcier en voix off).»

http://roydupuis-partners.over-blog.com/article-2009-je-me-souviens-l-etranger-46159898.html

 

 
2009/03 - «Je me souviens»
2009/03 - «Je me souviens»

 

Je  me  souviens

 

 
Genres/Catégories: Drame / Humour noir / Oeuvre de mémoire / Film de fiction en noir et blanc
 
Réalisation: André Forcier
 
Scénario: André Forcier / Linda Pinet
 
Pays: Canada, Québec
 
Langue: français
 
Durée: 88 min
 
Autres titres: I Remember
 
Titre de travail: Némésis
 
Tournage: Abitibi (Québec) / Irlande / Fin 2007 - Début 2008 
 
Premières: 21 février 2009, Val-d'Or (Abitibi, Québec - Projection privée) / 2 mars 2009, Montréal (Québec)
 
Sortie en salle: 6 mars 2009 (Québec)
 
Festivals: 11 October 2009, Vancouver International Film Festival (Canada) / 6 décembre 2009, Cinéma du Québec à Cannes (France) / 12 décembre 2009, Cinéma du Québec à Paris (France) / 7 février 2010, Santa Barbara International Film (USA) /  20 février 2010, Festival du Film d'Amour de Mons (Belgique)
 
Producteur: Linda Pinet
 
Producteur associé: Daniel Gagné
 
Producteurs exécutifs: André Forcier / Pascal Maeder
 
Direction artistique: Gilles Aird
 
Costumes: Maory Gastelo

Images: Daniel Jobin 
 
Montage: Linda Pinet
 
Recherche: Tammy Bellevre
 
Musique/Son: Louis Desparois
 
Société de distribution: ATOPIA DISTRIBUTION (QUÉBEC)
 
Société de production: 9187-1608 QUÉBEC / ATOPIA PRODUCTION (QUÉBEC) / SOCIÉTÉ DE DÉVELOPPEMENT DES ARTS ET DE LA CULTURE DE LONGUEUIL (QUÉBEC)
 


Interprétation:
 
Michel Barrette  (Maurice Duplessis)  (Maurice Richard, 2005)
 
Céline Bonnier (Mathilde Bombardier)

Hélène Bourgeois-Leclerc (Anita Sincennes) et Julie Du Page (Margherite Devos)  (Scoop I, 1992)
 
2009-03-02-HBL-JD

David Boutin  (Richard Bombardier)
 
Pierre-Luc Brillant  (Robert Sincennes)
 
France Castel  (Martha Taylor)
 
2009-03-02-FCastel


Roy Dupuis  (Liam Hennessy)

Rémy Girard  (Monseigneur Madore)
 
2009-03-02-Remy


Gaston Lepage  (Amédée Maréchal)

Alice Morel-Michaud (Némésis) et Renaud Pinet-Forcier (Louis Sincennes adolescent)
 
2009-JMS-Nemesis


Charles-Olivier Pelletier  (Louis Sincennes enfant)

Mario Saint-Amand  (Roch Devos)

Doris St-Pierre  (Iram Taylor)
 

Sources principales:

 

 

 


Résumé:


En Abitibi en 1949, le petit Louis (Charles-Olivier Pelletier) a pour idole son papa Robert Sincennes (Pierre-Luc Brillant), un communiste et libre-penseur qui veut prendre la tête du syndicat de la Sullidor Mining. Mais pour les patrons de la mine où Robert travaille, pour l’Église Catholique - représentée par Monseigneur Madore (Rémy Girard) - et pour le tout puissant Premier Ministre du Québec, Maurice Duplessis (Michel Barrette), il est l’ennemi.


Son Rival, Richard Bombardier (David Boutin), compte pour sa part sur le vote de jeunes mineurs orphelins engagés par le clergé pour gagner l’élection. Mais celui-ci meurt tragiquement le soir de la Saint-Valentin - qu'il fêtait avec sa femme Mathilde (Céline Bonnier) - en trébuchant sur une coupe de champagne dont le verre lui tranche la jugulaire.

Son remplaçant, peu aimé des orphelins, est ainsi battu par Robert Sincennes, à la grande joie de son fils Louis. Anita Sincennes (Hélène Bourgeois-Leclerc) - qui travaille comme téléphoniste et qui enregistre toutes les conversations importantes et surtout, compromettantes - et sa meilleure amie, Margherite Devos (Julie Du Page), les femmes des deux leaders syndicaux, accusent insidieusement Mathilde d'avoir assassiné son mari. La veuve inconsolable se transforme alors en femme fatale et séduit leurs époux. C'est de cette double trahison que naîtra Némésis, le fruit de sa vengeance.
Pour Anita et Margherite, c'est la honte, aucun pardon n'est possible: les maris se voient contraints de partir et s'engagent dans la Légion étrangère, le temps de se faire oublier.


Neuf ans plus tard. Le petit Louis Sincennes, devenu grand (Renaud Pinet-Forcier), s'est lié d'amitié avec Némésis (Alice Morel-Michaud), et passe tout son temps avec sa demi-soeur. La petite souffre de mutisme, et n’a jamais prononcé un son qui ressemble à un mot... Jusqu’à ce que Liam Hennessy (Roy Dupuis), un révolutionnaire Irlandais exilé en Abitibi, fasse son apparition. Entre-temps, Mathilde est, quant à elle, tombée au fond du gouffre: alcoolique et complètement dépravée, elle vit constamment en guerre avec sa fille qui la déteste. C'est d'ailleurs ce dégoût envers sa mère qui lui fera sortir son premier mot de la bouche... en gaëlique! Stupéfait, Liam se met alors à enseigner sa langue maternelle à Némésis qui s'est lentement remise à parler et qui s'est profondément attachée à son professeur. Mais sa haine pour sa mère ne décroît pas, au point que Mathilde, victime en pleine nuit d'une simulation de meurtre, a fait ses valises, laissant la fillette seule avec Liam et Amédée, son propre père. Quelques temps plus tard, celle-ci revient, désintoxiquée... et repentie. Elle reprend la maison en main... et renaît à la vie: elle est amoureuse de Liam qui, lui aussi, a succombé à son charme. Un semblant de vie de famille s'installe... jusqu'à ce qu'un nouveau drame vienne faire éclater le fragile équilibre retrouvé. Alors qu'elle patinait avec sa fille sur la rivière Harricana, la glace cède et, sous les yeux indifférents de Némésis, les eaux glaciales engloutissent Mathilde...


Liam, dévasté, retourne en Irlande. La croyant possédée par le diable, le grand-père envoie alors la fillette à l'orphelinat, chez les bonnes Soeurs qui tenteront de l'exorciser. Mais Louis est prêt à tout pour la sortir de là: il se sert des enregistrements de sa mère pour faire chanter le clergé et obtenir qu'on les conduise en Irlande, rejoindre Liam qui... une fois le premier choc passé et la douleur ravivée surmontée, les accueillera à bras ouverts. Outre les liens d'affection qui les unissent, la transmission de sa langue et de sa culture est désormais assurée.

________________________________________________________________________
 

«Voir JE ME SOUVIENS, c’est retrouver l’André Forcier des belles années, celui à qui l’on doit des films de la trempe de BAR-SALON, L’EAU CHAUDE, L’EAU FRETTE et AU CLAIR DE LA LUNE. De fait, dans ce voyage lumineux au cœur de la Grande Noirceur, on retrouve cette même tendresse pour les petites gens et les marginaux, cet irrésistible mélange de poésie et d’humour cruel, de même que cet amour teinté de désarroi pour un pays dont l’avenir l’inquiète.»

Par Manon Dumais
http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=7&article=63140



________________________________________________________________________


   «Une étude éclatée sur les rapports amoureux, de la séduction à la trahison.
Un drame social sur le capitalisme sauvage et l’exploitation des mineurs exploités.
Un film politique sur la Grande Noirceur et liens entre l’église et le pouvoir.
Une tragédie sur la vengeance d’une femme blessée.
Une comédie de mœurs sur la vie d’une petite ville minière des années 50.
Une fable poétique sur une fillette d’Abitibi qui ne parle que le gaélique.
Une réflexion ludique et grave sur l’identité québécoise.


Je me souviens, le 11e long métrage d’André Forcier, est tout cela et plus. Depuis Bar Salon, les films de Forcier sont irréductibles, dans le sens premier du terme, "qui ne peuvent pas être réduits". Celui-ci plus que tout autre.»



Une très belle critique d'Éric Fourlanty que je vous invite à lire sur

http://www.revue24images.com/articles.php?article=966




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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 23:02


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2010-02-FFMons-BE

20 février 2010

 

Deux  films  québécois  participent  au  Festival  du  Film  d'Amour  de  Mons  (Belgique)
 


Chaque année, le FIFA vous propose de découvrir des films engagés et interpellants. Cette 26ème édition ne dérogera pas à la règle, avec plus de 80 longs et 35 courts métrages venus de tous horizons. De la Bulgarie au Burundi, de la Slovaquie au Québec, la sélection de films vous fera découvrir des histoires de vie qui, malgré la distance, traitent de l'Amour en tant que valeur universelle:
 

- JE ME SOUVIENS d'André Forcier (2009, 1h28)
 

- UN CARGO POUR L'AFRIQUE de Roger Cantin
 



Source:




 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 22:08


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2009/12 - «Cinéma du Québec» à Cannes

2009-12-forum




 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 21:30


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20 mars 2009

 

LES  CHOIX  DE  ROY  DUPUIS



Par Samuel Pradier

 

2009/03 - Les choix de Roy Dupuis

LE COMÉDIEN EST EN VEDETTE DANS JE ME SOUVIENS,

LE NOUVEAU FILM D'ANDRÉ FORCIER

 


Cet article fait partie d'une collection papier privée de 625 pages de journaux & magazines qui est actuellement en vente sur E-Bay.


Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 


 


Source:
Article Magazine 7 JOURS




 


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Ci-dessous, un petit aperçu de ce qu'elle contient: 

 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 21:06


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2009/03 - Entrevue: «Je me souviens»


4 mars 2009

 

Entrevue:  «Je  me  souviens»
 

Par Karl Filion
 



André Forcier présente cette fin de semaine son nouveau long métrage, Je me souviens, qui raconte l'histoire de l'émergence d'un syndicat dans une mine de l'Abitibi au début des années 50. Le réalisateur s'est entouré d'acteurs qu'il connaît bien pour ce nouveau film, plus réaliste que ses précédents.
 

Discussion avec André Forcier, Rémy Girard, Céline Bonnier, Pierre-Luc Brillant et Roy Dupuis.
 

.... Céline  Bonnier 
 

«J'ai fait Le Vent du Wyoming avec Forcier il y a quand même douze ans.» 
 

A-t-il changé depuis?
«Non, pas vraiment. C'est les budgets des films qui ont changé, je pense qu'il y en a de moins en moins. Il a toujours des scénarios intéressants, fleuris, ce n'est jamais banal ce qu'il propose. C'est toujours très, très, très référé, il y a de la rigueur, c'est rare qu'on lit des scénarios comme ça.» 
 

C'est moins «fabuleux» que ses films précédents.
«Effectivement, mais il y a plus de références historiques québécoises... Il y en a tout le temps de toute façon. Il est dans la poésie. C'est sûr que quand Forcier m'appelle, sans savoir ce que ça va être, je sais que ça ne sera pas banal, que ce sera un personnage coloré.» 
 

Est-ce que le tournage est amusant?
«C'est drôle des fois, mais d'autres fois c'est moins drôle. Comme on n'a pas le budget adéquat, on tourne en moins de jours, pas assez longtemps, donc ça donne des plateaux stressés.» 
 

Qu'est-ce qui vous plaît dans cette écriture?
«C'est proche de la théâtralité. Il y a quelque chose dans l'expression, la parole, comme une liberté proche de l'écriture théâtrale, avec plus de poésie, un autre genre de narration que le réalisme qu'on voit souvent au cinéma. Moi, c'est vraiment mon univers, ça stimule mon nerf créatif. Il y a de la liberté là-dedans, j'ai envie de faire partie de ça.» 
 

Avez-vous conscience du public en tournant le film?
«En le faisant, non. On le sait parce qu'on connaît les films de Forcier, mais pour moi, le bonheur se mesure à l'expérience que je suis en train de vivre là, l'univers dans lequel je baigne et ce que je suis en train de partager avec l'artiste qui m'offre ça. Donc je m'en fous, sur le plateau. Mais après, je souhaiterais de tout mon coeur qu'il y ait plus de monde qui s'intéresse à ça. Il s'agit juste d'avoir une curiosité...» 
 

.... Roy  Dupuis
 

C'est un film plus réaliste dans la filmographie du réalisateur, est-ce pour vous une préparation différente?
«Des personnages plus réalistes, ça fait longtemps que j'en joue, c'est pas une préparation différente. Ce qui est différent avec les films et les histoires de Marc-André, c'est que premièrement tu ne changes pas un mot. C'est déjà écrit, c'est poétique, même si c'est réaliste, les mots sont quand même choisis. Ça se rapproche un peu du théâtre, à ce niveau-là. Au théâtre, tu ne changes pas un mot quand tu veux. Au cinéma, quand on joue un personnage réaliste, on peut facilement modifier les phrases pour les faire siennes, pour les rendre plus justes. Mais avec Marc-André, tu ne touches pas à ça, parce qu'il a sa musicalité.» 
 

«Deuxièmement, même si c'est un film réaliste, ça ne l'est jamais vraiment, et en général, quand je travaille un personnage, je vais avoir envie de scruter la réalité, d'aller puiser de l'information dans un secteur quelconque de la société, de la vie. Mais dans un film de Marc-André, j'ai juste envie d'être avec lui, de lui poser des questions, de lui faire parler de l'histoire. C'est un univers qui lui appartient.»
 


Source:

 

2009-03-jms-10

 

 

13 mars 2009



ROY  DUPUIS  -  Entre  carcan  et  liberté



«J'allais à l'église. J'ai servi la messe. Je me souviens d'avoir eu hâte d'aller chercher l'hostie; je n'en avais pas le droit parce que je n'avais pas encore fait ma première communion. Je me souviens de "la claque sur la gueule" que j'ai reçue à ma confirmation et du curé qui, de temps en temps, venait faire son tour dans la classe pour nous parler. Et c'est sûr que je me souviensde l'Abitibi, car je viens de là. Je me souviens d'un autre côté aussi: la liberté, le lac, le chalet, le hockey, le sport, la musique, le violoncelle chez les soeurs...»

 


Source:
 Magazine 7 JOURS

 

 



 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 20:27


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2009/03 - Tapis rouge pour «Je me souviens»
2009/03 - Tapis rouge pour «Je me souviens»


Tapis  rouge  pour  «Je  me  souviens»
 


L'inclassable cinéaste André Forcier était bien entouré hier [lundi 2 mars] au Cinéma Impérial pour le lancement de son dernier film, Je me souviens.
 

Il faut dire que le réalisateur a un fort penchant pour les films «chorales», remplis de personnages dont les destins s'entremêlent.
 

On peut donc voir sur cette photo, de gauche à droite: Rémy Girard, Hélène Bourgeois-Leclerc, André Forcier, Julie Du Page, Pierre-Luc Brillant, Roy Dupuis, David Boutin et France Castel (et, au premier plan, Charles-Olivier Pelletier et Alice Morel-Michaud).
 

Je me souviens, qui se déroule dans les années 50 au Québec avec comme toile de fond les conflits dans le secteur minier, prend l'affiche ce vendredi.
 


Source:
La Presse





 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 19:51


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2009/03 - «L'étranger d'ici»

 

2 mars 2009


«Je  me  souviens»  d’une  histoire  fantaisiste


Par Martin Gignac 





.... L'étranger  d'ici



Toujours occupé à mille projets, c'est avec plaisir et bonheur que Roy Dupuis a renoué avec André Forcier, quatre années après Les États-Unis d'Albert. Son personnage, cette fois plus introverti, évolue dans un carcan porté par la surenchère. «Ça vient avec le texte, l'écriture, note celui qui a été partout en 2008, de Emotional Arithmetic à Un été sans point ni coup sûr en passant par Truffe.



Souvent, quand on fait un film plus réaliste, j'aime beaucoup aller puiser dans la réalité, aller explorer différentes facettes de la vie. Quand tu fais un film de André, j'ai juste envie d'être avec lui, de l'écouter raconter son histoire. C'est là que je puise l'information la plus importante. C'est vraiment à partir de lui, à partir de son imaginaire, de ce qu'il est. Et ses films, c'est ça aussi. Oui, il y a de la démesure, parce que c'est du cinéma. Mais c'est juste plus le fun... Je n'avais pas l'impression de surjouer, parce que tu es dans une autre réalité, tu es dans sa réalité à lui. À partir du moment où tu es conscient de ça, tu rends cela authentique. Tu n'as pas besoin de te forcer beaucoup, car c'est souvent dans le texte.»



Il défend les couleurs de Liam Hennessy, un Irlandais de passage au Québec qui cherche ardemment à défendre sa langue. Afin de rendre crédible l'accent et le dialecte, le général Dallaire de Shake Hands with the Devil a dû se mettre au gaélique.



«Il paraît que j'ai bien fait ma job. J'avais un coach que j'ai rencontré une fois. Elle m'a fait un CD, cela s'est fait assez rapidement. À partir de là, tu apprends les onomatopées par phonétique... Le gaélique, cela n'a aucun rapport avec l'anglais finalement. En anglais, ils ne font pas leurs R, comme en français. Mais en gaélique, ils le font. Je ne pouvais pas faire un «WRRR» à l'anglais. Donc, cela a donné un accent.»



Le tournage de Je me souviens a été bien différent du précédent film d'André Forcier. «Il faisait pas mal plus frette, s'exclame Roy Dupuis en riant. Pour Les États-Unis d'Albert, on était dans le désert du Mexique et là, on était dans le désert de l'Abitibi... Mais j'aime bien ça l'hiver. C'est plus nourrissant. Et c'était un retour chez nous. Mes oncles m'ont raconté que lorsqu'ils ont su que je tournais là, ils m'ont dit dans quelle cabane mon grand-père avait habité. Même si je faisais un étranger finalement, c'est le fun de retourner par chez nous.»



Un retour au pays qui sera accompagné en 2009 de plusieurs productions, dont The Timekeeper, Les Doigts croches et L'Instinct de mort....





Source:

http://www.lecinema.ca/entrevue.php?Id=1075

 


 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 18:17


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2009/02 - «Je me souviens» / Jeu d’acteur, jeu d’enfant


27 février 2009


«Je  me  souviens»:  Jeu  d’acteur,  jeu  d’enfant


Par Isabelle Binggeli




Le douzième film d’André Forcier, Je me souviens, plonge dans les années sombres du duplessisme pour relater les tribulations de mineurs d’Abitibi et leur lutte pour le syndicat de la Sullidor Mining. Robert Sincennes, militant communiste, en prend la tête lorsque son rival meurt accidentellement. Accusée à tort du meurtre de son mari par le clan communiste, Mathilde (Céline Bonnier) ourdira une vengeance toute charnelle.



Des années plus tard, sa fille illégitime, Némésis, se cloître dans le mutisme. La petite connaîtra enfin le bonheur à l’arrivée de Liam Hennessy (Roy Dupuis), un énigmatique Irlandais exilé. Elle s’ouvrira au monde et prononcera ses premiers mots en gaélique...



Céline Bonnier et Roy Dupuis se disent tous deux ravis de retrouver André Forcier et son univers plein de rebondissements et de fantaisie.



«Quand un homme comme lui te demande de participer à l’un de ses projets, tu acceptes d'emblée. Son écriture rigoureuse, ses mots qui respirent la liberté, c’est du bonheur pur!» s’exclame l’actrice.



De son côté, Roy Dupuis confie s’être laissé porter par les paroles du cinéaste. «André est un excellent conteur. Il connaît la "petite histoire", celle qui rend possibles les grands personnages. Tout ce que je voulais, c’était l’écouter raconter.»



De  l’instinct  avant  tout



Beaucoup d’écoute, donc, mais aussi une grande part d’instinct ont contribué à la préparation des acteurs. Cette fois-ci, exit la psychologie poussée des personnages et la recherche historique; Roy Dupuis et Céline Bonnier y sont allés d’un jeu plus spontané.



Afin de jouer Mathilde, tout d’abord l’épouse pétillante, puis la veuve vengeresse et la mère délurée, l’actrice a puisé dans ses connaissances et expériences personnelles. «On accumule toutes sortes de bagages dans une vie. Pour ce rôle, il me fallait ouvrir le "tiroir" approprié», souligne-t-elle.



Le rôle de Liam Hennessy, l’Irlandais exilé, a quant à lui exigé une approche plus technique. «L'apprentissage du gaélique m’a demandé des heures d’écoute, indique Roy DupuisUne fois que je l’ai eu en bouche, je me suis inspiré de ma façon de le parler pour modeler mon accent dans la langue française.»



Complices du réalisateur, les acteurs estiment que les rôles que celui-ci leur a concoctés correspondent de façon plus ou moins marquée à leur personnalité. «Comme Liam, je me bats pour préserver la diversité. Ma perception du monde depuis quelques années s’est beaucoup élargie», avance Roy Dupuis.



Quant à Céline Bonnier, sa réponse est spontanée: «Je suis toujours à la recherche de liberté, mais jamais au point d’atteindre le niveau d’irresponsabilité de Mathilde




Source:
Journal Métro
http://www.journalmetro.com/culture/article/188395

    


 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:55


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9 février 2009

Forcier est fébrile de présenter son film aux Valdoriens

Il avait promis et tient promesse: André Forcier, le réalisateur du film Je me souviens tourné à Val-d'Or à la fin de 2007 et au début 2008, vient présenter son long-métrage aux Valdoriens en avant-première québécoise le 21 février prochain, en compagnie de plusieurs artisans du film.

Il s'agira bien sûr d'un visionnement réservé aux figurants, aux partenaires locaux du film, bref à tous ceux ayant collaboré à la réalisation du long-métrage [intitulé] Némésis au départ. Ce sont néanmoins près d'une centaine de personnes qui y seront invitées.

http://www.lechoabitibien.ca/2009/02/09/forcier-est-febrile-de-presenter-son-film-aux-valdoriens





26 février 2009


«Je  me  souviens»  -  L'étranger 


Par Manon Dumais




Dans Je me souviens, d'André Forcier, Roy Dupuis incarne un révolutionnaire irlandais dans l'Abitibi sous Duplessis.


Quatre ans après Les États-Unis d'Albert, celui qu'on surnomme encore l'enfant terrible du cinéma québécois est de retour en force avec Je me souviens, une histoire inventée à propos de syndicalisme et de duplessisme, de révolution et de passion, réalisée en noir et blanc. 
«Le noir et blanc, c'est un choix esthétique parce qu'on tournait en Abitibi, explique André Forcier. Je souhaitais faire ressortir les maisons noires sur fond de neige blanche. Aussi, je voulais retourner à des préoccupations plus sociales. Comme je suis contre les films historiques ou calqués sur notre histoire, j'ai voulu tracer un portrait onirique de la Grande Noirceur. Cette métaphore peut s'appliquer au Québec d'aujourd'hui... qui ne va nulle part.»



Pessimiste, le cinéaste? «Comme ses films, ses personnages, André est à la fois sombre et lumineux, avance Roy DupuisJe trouve ça inspirant en tant qu'acteur. Lorsque je travaille mes personnages, j'aime puiser dans la réalité; avec André, j'ai seulement envie d'être proche de lui, de l'entendre me raconter son histoire. Il connaît bien la petite histoire, et on dit souvent que c'est par la petite histoire qu'on fait la grande. C'est un peu ça, les films d'André, ce sont de vrais poèmes. Aucun acteur ne pourrait refuser de travailler avec lui»....



.... Faute d'un budget approprié, le personnage de Roy Dupuis, Liam Hennessy, qui devait être le personnage principal, n'intervient donc qu'au troisième acte, soit neuf ans après la naissance de Némésis (Alice Morel-Michaud), fruit d'une nuit d'amour entre la veuve Bombardier (Céline Bonnier) et Robert Sincennes (Pierre-Luc Brillant), papa du narrateur et personnage principal, Louis (Renaud Pinet-Forcier à l'écran, André Forcier en voix off). Son apparition tardive évoque alors celle d'un messie ou d'un ange descendu du ciel.



«Comme pour Les Invasions barbares de Denys Arcand, je n'ai pas lu le début du scénario, que je me suis fait raconter par André. Ça nourrit mon personnage, car j'arrive en Abitibi sans trop savoir qui sont ces gens. Je me suis renseigné sur l'Irlande, la situation à l'époque, et André m'en a raconté beaucoup à ce sujet. Je ne me voyais donc pas comme un messie, seulement comme un révolutionnaire irlandais venu aider la petite Némésis», conclut Dupuis.



En salle le 6 mars.





Source:
http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=7&article=63093

    
 

 

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