Mars 2002
UN HOMME DE FAMILLE
«De bum timide à homme libre, mais toujours en défendant les siens»
Par Michelle Coudé-Lord
Roy Dupuis surveille tout ce qu’on dit et écrit sur lui et sa famille. Il n’a pas aimé ce qui fut rapporté sur son père dans la revue L’Actualité de février, où on peut lire un portrait fort étoffé de l’acteur. Il fera une correction dans un des numéros de mars...
Il défendra alors son père Roy, décédé en décembre 2000. «Ce n’est pas vraiment de la faute au journaliste André Ducharme, mais il a appelé dans ma famille, des frères et sœurs de mon père qui sont en chicane, et l’un d’entre eux lui a rapporté que mon père ne nous avait pas inculqué le sens de la famille. Ce n’est pas vrai. J’ai voulu rectifier les choses car je ne voulais pas qu’on entende des faussetés sur mon père. C’est plate que le journaliste soit tombé sur quelqu’un qui en voulait à mon père», confie sur un ton presque solennel Roy Dupuis.
Le sujet de la famille l’atteint profondément. Ça se sent. «Oui, mon père nous a inculqué les valeurs familiales et je sais encore plus aujourd’hui que la famille fait le monde. On l’oublie trop souvent. J’espère un jour avoir des enfants», ajoute l’acteur. La mère de Roy Dupuis, un professeur de piano, vit toujours et Roy a un frère et une sœur.
Star System...
Roy Dupuis n’aime pas ainsi se dévoiler. Il n’est pas à l’aise dans ce star system. «Il y a un côté là-dedans qui me brusque, je ne m’y sens pas à l’aise mais avec le temps et parce que j’aime ce métier avec passion, je le sais maintenant, il a fallu que je m’habitue à cette réalité. Je comprends que parfois il faut faire des entrevues, de la promotion.»
Et n’allez pas croire qu’il ne lit pas ce qu’on écrit sur lui. Il avoue même aimer travailler «avec le journaliste, relire le texte avant sa publication afin d’éviter les malentendus», précise-t-il. (Petite note aux lecteurs, Roy Dupuis n’a pas demandé à lire ce texte).
Roy Dupuis, ce bum timide, qu’on a tant décrit, est aujourd’hui un homme libre prêt à se lever pour les siens. «Pas question qu’on touche à mes amours, à ceux que j’aime, à ma famille, aux miens», conclut Roy Dupuis.
Source:
Le Journal de Montréal